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QUINTA SERIE

AVVERTENZA

l. Il presente volume -il primo della Serie V, relativa agli anni 19141918 -abbraccia il periodo compreso tra la comunicazione ai diplomatici stranieri della neutralità dell'Italia e la morte del marchese di San Giuliano: 2 agosto-16 ottobre 1914.

I documenti pubblicati sono tratti quasi esclusivamente dai fondi dell'Archivio Storico del Ministero degli Esteri e precisamente dagli Archivi di Gabinetto, della Cifra e della Direzione Generale degli Affari Politici. I telegrammi in arrivo (Regg, n. 384, 335, 386, 387) sono compresi tra i nn. 7078 e 9961, quelli in partenza (Regg. nn. 378, 379) tra i numeri 4474 e 5882.

La corrispondenza privata tra il Di San Giuliano e il Salandra è tratta dal cosiddetto fondo Salata, attualmente in deposito presso la Segreteria della Commissione per la Pubblicazione Documenti Diplomatici.

2. Debbo invece agli eredi di Antonio Salandra --,che ringrazio con viva cordialità -la lettera del Di San Giuliano al presidente del Consiglio, del 9 agosto, nonchè quella al re Vittorio Emanuele III, del giorno su~cessivo, e la relazione del segretario generale De Martino, del 4 settembre.

La corrispondenza fra gli ambasciatori Avarna e Bollati è stata edita negli anni 1949-50 e 51 nella Rivista Storica ItaLiana, e da quella pubblicazione è tratto il carteggio da me riprodotto.

Parimenti ho dovuto ripubblicare non pochi documenti già editi in precedenti volumi e ho dovuto accennare, sovrattutto nelle note, a documenti stranieri appavsi nelle collezioni parallele alla nostra. Occorre quindi, più che alla tavola generale delle abbreviazioni, per la quale rinvio ai precedenti volumi della raccolta (1), far riferimento alle speciali abbreviazioni a cui si è dovuto ricorrere nel testo e nelle note:

D.A. = Diplomatische Aktenstilcke zur Vorgeschichte des Krieges 1914 Ergiinzungen und nachtriige zur Oesterreichisch ungarischen Rotbuch, Wien 1919. Teil I, II, III.

Il numero romano indka la parte, il numero arabico il numero del documento. SALANDRA, Neutralità = Antonio SALANDRA, La neutralità italiana 1914-1915. Milano 1928. Il numero arabico indica la pagina. ALBERTINI, Origini = Luigi ALBERTINI, Le origini della guerra del 1914, Milano 1943. Il numero romano indica il volume, quello arabico la pagina.

ALBERTINI, Venti anni = Luigi ALBERTINI, Venti anni di vita politica, parte 2a, L'Italia nella guerra mondiale, vol. I, Bologna 1951. Il numero arabico indica la pagina.

(l) -Le abbreviazioni usate nell'indicazione della corrispondenza sono le seguenti: T. -= telegramma; T. -gab. = telegramma gabinetto; T. -gab. r. = telegramma gabinetto riservato; T. -gab. rr. = telegramma gabinetto riservatissimo; T. -gab. s. = telegramma gabinetto segreto; T. -gab. ss. = telegramma gabinetto segretissimo; T. -gab. u. = telegramma gabinetto urgente; T. -gab. uu. = telegramma gabinetto urgentissimo.

VII

GIOLITTI, Memorie = Giovanni GIOLITTI, Memorie della mia vita, a· edizione, Milano 1945.

I.B. = Die Internazionalen Beziehungen im Zeitalter des Imperialismus, Serie III (1914-17).

Il primo numero romano indica la serie nella traduzione tedesca, il secondo numero romano quello del volume, il numero arabico quello del documento

o della pagina.

D.F. = Documents diplomatiques français (1871-1914).

Quando non è indicata la serie si tratta della a• (1911-1914). Il numero romano indica il volume, quello arabico il numero del documento.

Oc.-U.R. Oesterreichisch-ungarische Rotbuch. Diplomatische Aktenstilcke betrefjend die BeZiiehungen Oesterreich-Ungarns zu Italien in der Zeit vom 20 Juli 1914 bis 23 mai 1915. Wien, Staatsdruckerei, 1915.

B.D. = British Documents on the OTigins of the War, 1898-1914. Vol. XI, The Outbreak of War, London 1926 (viene citata la pagina).

Z.R. = Das Zaristiche Russland ìm Weltkriege, Berlin 1927.

L'intervento dell'Italia = L'intervento dell'Italia nei documenti segreti dell'Intesa, Roma 192a.

I.i.W. = Iswolski im Weltkriege, Berlin 1925.

PoiNCARÉ, L'invasion = R. PoiNCARÉ, Au service de la France, vol. V., L'invasion, Paris, Plon, 1918.

SABINI = G. SABINI, Le fond d'une querelle. Documents inédits sur les relations franco-italiennes (1914-1921), Paris 1921.

PINGAUD = A. PINGAUD, Histoire diplomatique de la France pendant la grande guerre, Paris, Editions «Alsati:a », 19a8.

ALDROVANDI, Guerra diplomatica = L. ALDROVANDI MARESCOTTI, Guerra Diplomatica: Ricordi e frammenti di Diario, Milano, Mondadori, 19a8.

3. Nel licenziare il presente volume, esprimo la gratitudine più viva ai funzionari tutti che presso la Segreteria della Commissione, sotto la direzione illuminata e affettuosa del prof. Ruggero Moscati, segretario della Commissione stessa e consulente archivistico del Ministero degli Esteri, hanno collaborato alla presente fatica.

Tra essi, mi piace ricordare, in ispecial modo, i direttori negli Archivi di Stato, prof. Francesco Bacino e dott. Mario Pastore, che hanno posto a servizio dell'opera la loro laboriosità e la loro consumata perizia, nonchè la dottoressa Ebe Gerunda, che, con vigile e intelligente cura, mi ha aiutato nella collazione del testo e nella compilazione degli indici.

AUGUSTO TORRE

VIU


DOCUMENTI
1

IL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO, ALL'AMBASCIATORE AUSTRO-UNGARICO A ROMA, MÉREY (Ed. in Oe. -U. R. n. 26: in D. A. III, 109: in SALANDRA, Neutralitd, 102-106)

L. P. Roma, 2 agosto 1914.

Nous avons examiné hier au soir, Salandra et moi, la réponse du Comte Berchtold au sujet de l'art. 7. et je m'empresse de Vous communiquer le résultat de notre conversation.

Le Comte Berchtold subordonne l'acceptation de notre interprétation de l'art. 7 à l'attitude que l'Italie prendra dans la crise actuelle. Or, on peut subordonner à cette condition ou à une autre condition quelconque, toute modifìcation à un traité mais on ne peut subordonner à aucune condition son interprétation, car il ne s'agit pas d'exprimer la volonté actuelle des parties contractantes, mais de constater leur intention au moment où elles ont contracté le pacte.

En effet, l'Allemagne ne subordonne à aucune condition son interprétation conforme à la nòtre, et c'est logique.

En second lieu il faut considérer que la crise actuelle est transitoire, tandis que la Triple Alliance est destinée à durer douze ans, et peut etre renouvelée, et il est désirable, je puis meme dire qu'il est nécessaire, que pendant cette longue période la politique de l'Italie et celle de l'Autriche-Hongrie soient identiques dans les question balkaniques: il est désirable et meme nécessaire que leur activité diplomatique puisse se développer dans le plus parfait accord et avec la plus entière confìance et cordialité réciproque. Pour atteindre ce but il est indispensable que nous soyons parfaitement rassurés sur l'interprétation de l'artide 7. Cette nécessité est encore plus évidente dans la crise actuelle, meme si nous ne prenons pas part à la guerre, car c'est surtout dans les moments les plus difficiles et dans lesquels les occasions d'appliquer l'art. 7 semblent plus probables, que pour pouvoir appuyer d'une manière constante, claire et resolue, par notre attitude diplomatique l'action militaire de nos alliés, nous avons besoin d'etre cntièrement rassurés sur l'interprétation par l'Autriche-Hongrie de l'art. 7.

D'autre part son acceptation de notre interprétation de l'art. 7 qui est d'une grande importance pour notre attitude diplomatique, ne peut pas suffire à elle seule pour éliminer toutes les raisons très graves qui nous empèchent, au moins en ce moment, de prendre part à la guerre.

En effet, cette formule générale n'~tablit pas un accord clair et précis sur la nature et la valeur des compensations éventuelles, et sur leur proportion avec les dangers et les sacrifìces immenses, auxquels cette guerre pourrait nous exposer, dangers et sacrifìces énormément sucr;>érieurs à ceux auxquels s'exposent nos alliés. Cette différence immense entre les dangers et les sacrifices d'une part et les avantages espérés d'autre part, est justement la raison qui explique pourquoi l'Autriche-Hongrie a voulu une guerre, qu'elle aurait pu facilement éviter, tandis que nous avons fait tout ce qui était en notre pouvoir pour épargner

1 -Documenti diplomatici-Serie V-Vol. I

à l'Europe cette terrible calamité. Nous espèrons toutefois que, meme sans

prendre part à la guerre, des occasions se présenteront pour prouver à nos alliés

nos sentiments sincèrement amicaux, et nous comptons par conséquent sur un

accord de nature à concilier nos intérets respectifs.

Toutes ces considérations, si graves qu'elles soient, ne nous empecheraient

pas de remplir notre devoir, si ce devoir existait, mais comme le « casus foede

ris » n'est pas applicable à la guerre actuelle le Conseil des Ministres a hier

au soir décidé la neutralité, sauf à prendre plus tard des décisions plus conformes

aux désirs de nos alliés, si tel sera notre devoir ou si nos intérets le conseilleront.

L'equilibre de l'Europe, de la péninsule des Balkans, et de la mer, qui

entoure l'Italie, est pour notre pays un intéret vital, et il ne reculera devant

aucun des sacrifices, devant aucune des décision, que la sauvegarde de son

avenir et de son existence meme pourra lui imposer.

Dès le jour, où j'ai pris la direction de la politique étrangère de mon pays, un des buts principaux de mon activité a été de resserrer de plus en plus les liens d'amitié réciproque entre l'ltalie et l'Autriche-Hongrie. C'est dans ce but que je continuerai à diriger tous mes efforts, car je le crois essentiel dans l'intéret de nos deux pays, et pour l'atteindre, il faut que leurs intérets soient mis en harmonie et que ceux de l'un puissent trouver satisfaction sans que ceux de l'autre soient lésés.

Je compte sur le Comte Berchtold et sur Vous, Mon Cher Ambassadeur, pour m'aider à remplir cette tache.

2

IL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO, ALL'AMBASCIATORE A VIENNA, AVARNA (l) (Ed. in SALANDRA, Neutralità 144-146; ALBERTINI, Origini, III 315-16; ID. Venti anni, 219-220)

D. 21. Roma, 2 agosto 1914. Espongo a V. E. tutte le ragioni, per le quali il R. Governo ha dovuto dichiarare la neutralità dell'Italia nell'attuale conflitto. Le espongo ,con piena franchezza in via confidenziale a V. E. per suo uso esclusivo, e naturalmente lascio giudicare dei limiti e modi nei quali potrà in parte servirsene nelle sue conversazioni. In un paese democratico come l'Italia non è possibile fare una guerra ed ancor meno una grossa e rischiosa guerra contro la volontà ed il sentimento della Nazione. Ora salvo una piccolissima minoranza la Nazione si è subito rivelata unanime contro la partecipazione ad una guerra originata da un atto di prepotenza dell'Austria contro un piccolo popolo che essa vuole schiacciare, in opposizione ai principii liberali ed al principio di nazionalità, per ambizioni politiche e territoriali più o meno dissimulate e contrarie agli interessi dell'Italia.

In un paese, come l'Italia, si può forse, senza gravissimi pericoli interni ed esterni trascinare il Paese ad una guerra non rispondente al sentimento nazio

naie, se al buon senso del nostro popolo si possono chiaramente dimostrare vantaggi corrispondenti al pericolo ed ai sacrifici.

Ma tale non è oggi il caso; noi avremmo dovuto imporre al bilancio dello Stato ed alle economie nazionali, già adesso in condizioni non floride, da cui deriva un diffuso e pericoloso malcontento, immensi sacrifici che avrebbero aggravato tale malcontento, esposto a grave pericolo le istituzioni vigenti, e ritardato di mezzo secolo l'incremento della ricchezza generale del Paese, che pure è urgente per preservarsi da più gravi cataclismi politici e sociali e per mantenere il nostro posto nel mondo.

Avremmo esposto le nostre città marittime a gravi offese, con pericolosa ripercussione politica in tutto il nostro paese e rischiato di perdere le Colonie e le truppe che vi si trovano e peggio ancora avremmo visto distruggere la nostra flotta dalla flotta anglo-francese rimanendo per alcuni anni privi di marina militare con durevole danno di tutti i nostri interessi politici ed economici e di tutta la nostra posizione nel Mediterraneo e nel mondo.

E tutto questo per ottenere che cosa?

Superfluo dire quali tristi eventi si sarebbero prodotti in caso di sconfitta della Triplice Alleanza ma se questa avesse riportato una mediocre vittoria non avrebbe avuto la possibilità di darci compensi adeguati, e se avesse riportato vittoria completa, riducendo per molti anni Francia e Russia all'impotenza, non avrebbe avuto nè interesse nè volontà di darci compensi proporzionati ai sacrifici.

Infatti, V. E. ricorda che Austria e Germania hanno sempre rifiutato di consentire a determinare i compensi, e Mérey ha sempre escluso che potessero comprendere in tutto o in parte le provincie italiane dell'Austria.

In qualunque modo dopo la guerra e la vittoria comune ottenuta da noi a ben caro prezzo, la delusione nel Paese sarebbe stata grandissima e pericolosa per le istituzioni.

Non mi dissimulo però la gravità delle difficoltà ed anche dei pericoli, che dovremo forse affrontare per effetto della decisione presa di mantenere la neutralità, ed è appunto sull'entità, natura, data probabile di tali difficoltà e pericoli, nonchè sui mezzi migliori di prevenirli, impedirli o fronteggiarli che io prego V. E. di volermi illuminare col suo autorevole consiglio e con frequenti informazioni, previsioni e pareri.

(l) La stessa lettera è stata inviata all'ambasciatore a Berlino, Bollati.

3

IL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO,

ALL'AMBASCIATORE A BERLINO, BOLLATI (l)

(Ed. in D. D. III, 755; in ALBERTINI, Origini, III, 317; ID. Venti anni 221)

T. GAB. s. 850. Roma, 2 agosto 1914 (2).

Prego V. E. far pervenire a S. A. l'Imperatore il seguente telegramma che gli dirige S. M. il Re:

(l} Questo tel. rispondeva ad uno del 1° agosto (D. D. III, 530), col quale l'ImperatoreGuglielmo Il, dopo aver comunicato l'imminente e inevitabile inizio della guerra contro la Russia e la Francia, faceva appello all'aiuto dell'alleato. Con suo tel. gab. 94 (t. a. gab. 957) del 3 agosto 1914, ore 11,37 (perv. ore 15), Bollati comunicava di aver fatto pervenire, per mezzo del ministero degli Esteri, il telegramma del Re all'Imperatore di Germania.

«Je viens de recevoir ton télégramme. Je regrette profondément que tes nobles efforts auxquels se sont joints aussi les nòtres pour éviter les graves conséquences internationales de l'initiative de l'Autriche-Hongrie aient échoué. Mon Gouvernement a fait connaìtre dès le début au tien et au Gouvernement austro-hongrois, que, ne se vérifiant pas actuellement le "casus foederis, prévu par le traité de la Triple Alliance il mettra en oeuvre toute son activité diplomatique pour soutenir les intérets légitimes de nos alliés et les nòtres et pour travailler à la cause de la paix.

Je t'envoie l'expression sincère de mes voeux les plus cordiaux pour ton bien et le bien de l'Allemagne ».

(2) Di questo tel. non è indicata l'ora di partenza, ma dovette essere spedito dopo il doc. riportato al n. l.

4

IL RE D'ITALIA, VITTORIO EMANUELE III, ALL'IMPERATORE D'AUSTRIA-UNGHERIA, FRANCESCO GIUSEPPE (l) (Ed. in Oe. -U. R. n. 23; D. A. III, 100 B: ALBERTINI, Origini, 322; ID. Venti anni. 266-227)

T. 2 agosto 1914 (2). J'ai reçu le télégramme de Votre Majesté. Je n'ai pas besoin d'assurer Votre Majesté que l'Italie qui a fait tous les

efforts possibles pour assurer le maintien de la paix et qui fera tout ce qu'elle pourra pour contribuer à la rétablir aussitòt que possible, gardera une attitude cordialement amicale envers ses alliés conformément au traité de la Triple Alliance, à ses sentiments sincères et aux grands intéréts qu'el'le doit sauvegarder.

5

IL MINISTRO A DURAZZO, ALIOTTL AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO (3)

T. 70781764. Durazzo, 2 agosto 1914, ore 15,15 (per. ore 18,15).

Governo inglese telegrafa al suo del-egato Commissione Controllo che nel caso in cui navi da guerra italiane ed austriache non rimanessero sul posto per garantire sicurezza Commissione Controllo egli deve immediatamente ritornare in Patria. In risposta a domanda di Lamb gli ho detto che la nostra nave e nostri marinai faranno quanto le circostanze permettono per offrire a lui e alla Commissione Controllo tutte la protezione richiesta. Egli si è accontentato di tale risposta e rimane sino a nuovo ordine tanto più che non si teme per la

• Ritengo urgente che V. E. insista presso codesto Governo affinchè lasciando in Albania il proprio delegato renda possibile alla Commissione di Controllo di continuare a funzionare. A titolo non ufficiale V. E. potrebbe far capire che il ritiro dei delegati della Triplice Intesa sarebbe certamente gradito all'Austria mentre sarebbe un danno per noi. Nostra nave da guerra non lascerà Durazzo •.

sicurezza della Commissione Controllo nel caso in cui ribelli entrassero in città. Partenza delegato inglese equivarrebbe scioglimento Commissione Controllo, secondo ritiene lo stesso Lamb anche come conseguenza del ritiro del distaccamento britannico di Scutari.

(l) -Questo te!. rispondeva ad uno del l o agosto (D. A. III, 100 A), col quale l'ImperatoreFrancesco Giuseppe, comunicando la mobilitazione russa, faceva appello all'alleanza. (2) -In Archivio vi è solo un progetto di risposta, datato 1° agosto; nei documenti austriaci porta la data del 2 agosto, e l'ora della spedizione dovette coincidere con quella del te!. perl'Imperatore di Germania (D. 3). (3) -II 4 agosto (T. 4493) Di Sangiuliano, trasmettendo questo telegramma agli ambasciatori a Londra, Parigi e Pietroburgo, aggiungeva:
6

L'INCARICATO D'AFFARI A PARIGI, RUSPOLI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO (l)

T. GAB. s. 938/61. Parigi, 2 agosto 1914, ore 16,45 (per. ore 19).

S. E. Giolitti fu qui ieri di passaggio proveniente da Londra. Governo francese e « Paris-Lyon-Méditerranée » malgrado le difficilissime condizioni di transito di ieri misero a sua disposizione vagone speciale. S. E. Giolitti mi disse che a suo ricordo, circostanze attuali non costituiscono per noi il casus foederis e che a suo parere in questo momento Italia deve prendere contatto con l'Inghilterra della quale dobbiamo restare amici.

• Ruspoli mi telegrafa la tua opinione sulla politica da seguire in questi gravi momenti. È appunto quella che sino dal primo momento io ho proposta a Salandra ed a S. M. il Re, e che è stata adottata. Anche questa volta tu ed io abbiamo avuto lo stesso pensiero senza avere avuto modo di scambiare le nostre idee. Salandra ti ha fatto cercare per avere il tuo consiglio, e sarà lietissimo ora di sapere che è conforme all'attitudine adottata •. (GIOLITTI, Memorie, pp. 513-14).

Lo stesso giorno gli scriveva anche Salandra :

c Nei giorni scorsi. quando diventarono improvvisamente imminenti le gravi decisioni circa

l'atteggiamento dell'Italia nella conflagrazione europea, che non si è potuto evitare nonostante

i nostri sforzi, avrei voluto sentire, nell'interesse dello Stato, il tuo consiglio. Ma il prefetto

di Cuneo, al quale chiesi dove tu ti trovassi, mi rispose che eri a Londra, prossimo a ritornare,

aggiungendo che il tuo indirizzo non era noto.

c Incalzarono intanto gli avvenimenti, ed ora apprendo quasi contemporaneamente il tuo

passaggio per Parigi ed il tuo arrivo a Bardonecchia.

c Ho saputo pure che a Parigi hai espresso parere favorevole alla interpretazione da no!

data al Trattato della Triplice, interpretazione che oltre all'essere, a senso mio, giuridicamente

esatta, corrispondeva al sentimento prevalente nella grande maggioranza del paese. E la tua

opinione conforme è per me di grande importanza.

c Non mi nascondo però le gravi ragioni che militavano per una diversa risoluzione; e so bene che gli avvenimenti, i quali si svolgeranno nessuno può dir come, faranno sorgere altri problemi e imporranno altre risoluzioni; le quali, oltre che sulla politica estera, avranno conseguenza di massima importanza sulla politica interna e sulla politica economica del paese.

c Mi sarebbe perciò gratissiJ:no giovarmi della tua lunga esperienza di governo e discorrere con te sulle più probabili ipotesi per l'avvenire, nonchè sui provvedimenti più urgenti; e cercherei ben volentieri il modo d"incontrarti anche fuori di Roma, se nei momenti presenti non mi fosse impossibile lasciare la Capitale anche per un giorno.

• -Non posso quindi se non pregarti di tenermi informato del tuo sicuro recapito nel prossimo periodo, affinchè io, se possibile, abbia modo di prendere un contatto con te •· (GIOLITTI, Memorie, pp. 515-16). - • -Sono stato a Vichy, poi a Parigi e Londra e devo confessare che non credevo alla possibilità che con tanta leggerezza si provocasse una guerra europea. Non vi credei che il 31 luglio, e il 1o agosto partii precipitosamente da Londra per l'Italia. - • -Per fortuna la cosa fu condotta in modo da giustificare la nostra neutralità. Non mi nascondo che questa potrà avere anche conseguenze non buone per noi, ma il Governo ora non poteva seguire altra via. Un conflitto dell'Italia con l'Inghilterra non è possibile, e il modo come la guerra fu provocata dall'Austria avrebbe reso molto difficile persuadere il no~tro paese a parteciparvi con entusiasmo. Aggiungasi che evidentemente l'Austria si propone firu che non concordano coi nostri interessi.

• Ritengo che ora più che mai dobbiamo coltivare i nostri buoni rapporti con l'Inghilt~rra, e fare quanto ci è possibile per limitare o abbreviare la durata e le conseguenze del conflttto.

• Come ritengo pure che dobbiamo tenerci militarmente pronti. . .

c Ti auguro buona fortuna, perchè ciò significa anche la fortuna d'Italia; tl prego _dl salutare da parte mia l'on. Salandra e ti stringo cordialmente la mano •. (GIOLITTI, Memone, pp. 514-15).

(l) A seguito di questo telegramma. che confortava con l'autorevole opmwne di Giolitti, la decisione presa dal Governo italiano, Sangiuliano telegrafava il 3 agosto a Giolitti:

7

IL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO, AGLI AMBASCIATORI A MADRID, BONIN LONGARE, A PARIGI, TITTONI, A LONDRA, IMPERIALI, A VIENNA, AVARNA, A BERLINO, BOLLATI, A PIETROBURGO, CARLOTTI, A COSTANTINOPOLI, GARRONI, E AI MINISTRI A BELGRADO, SQUITTI, A BUCAREST, FASCIOTTI, A SOFIA, CUCCHI BOASSO, A CETTIGNE, NEGROTTO, AD ATENE, DE BOSDARI, A BRUXELLES, CARIGNANI, A L'AJA, SALLIER, A COPENAGHEN, SACERDOTI, A STOCCOLMA, TOMMASINI, A CRISTIANIA, MONTAGNA

T. GAB. U. 849. Roma, 2 agosto 1914, ore 18 (1).

(Per Berlino e Vienna). Ho diretto alle RR. Rappresentanze in Europa il seguente telegramma:

(Per tutti). Il R. Governo ha deciso di rimanere neutrale nel presente conflitto.

È imminente la dichiarazione di neutralità.

Prego farlo conoscere a codesto Governo.

8

L'AMBASCIATORE A BERLINO, BOLLATI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. GAB. 7090/91 (2). Berlino, 2 agosto 1914, ore 18,10 (per. il 3, ore 1).

Mi è stato riferito da buona fonte che Germania ed Austria-Ungheria avrebbero negoziato colla Turchia per indurla a prender parte alla guerra contro la

quella fatta ai diplomatici stranieri, i quali prima o sul mezzogiorno furono informati della

decisione del Govemo italiano.

Il primo a conoscerla, o per Io meno a comunicarla al suo Govemo fu l'ambasciatore russo,

Krupensky, che telegrafò il 2 agosto a mezzogiorno (I. B. V. n. 459). Pochi minuti dopo, alle

12,40, anche l'ambasciatore francese, Barrère, telegrafa a Parigi: c Il Consiglio dei ministri,

riunito (?l a mezzanotte ha confermato in modo netto e definitivo la neutralità dell'Italia nel

conflitto. Il marchese Di Sangiuliano me l'ha comunicato or ora • (D. F. XI, n. 580). Segue

in ordine di tempo l'ambasciatore austriaco, il quale con un telegramma partito da Roma alle

14,15, annuncia a Berchtold di avere ricevuto • poco prima. (soeben) la lettera di Sangiuliano

di cui al n. l (D. A. III, n. 108). Cinque minuti dopo di lui, alle 14,20, anche l'ambasciatore

tedesco informava il suo Governo (D. D. III, n. 675), ma la comunicazione l'aveva avuta diret

tamente da Sangiuliano a mezzogiorno (B. D. XI, n. 502). L'ultima comunicazione fu quella

dell'ambasciatore inglese che telegrafò alle 20,20 (doc. cit.).

Ora è facile supporre che Di Sangiuliano, mentre informava i diplomatici stranieri, abbia

pensato di comunicare anche ai rappresentanti italiani all'estero una decisione di cosi grave

momento quale era quella della neutralità. Inoltre la copia del telegramma esistente nelle carte

Avama indica come ora di arrivo a Vienna le ore 18,45, corrispondente alle ore 17,45 di Roma,

ossia il telegramma sarebbe arrivato prima di partire! Se poi consideriamo il tempo che i

telegrammi impiegavano fra Vienna e Roma vediamo che la media è dalle tredici alle diciassette

ore: eccezionalmente un te! è arrivato in ore 3,45 (doc. n. 157) e un altro in 5 ore (doc. n. 14).

Quindi anche il telegramma presente deve aver impiegato almeno 4 ore. Tenendo conto di

tutte queste circostanze si è indotti a pensare che l'indicazione delle ore 18 sia errata; e che

con tutta probabilità l'errore sia dovuto alla trascrizione dalla velina alla copia a stampa:

nella velina probabilmente era scritto 13, ma il 3 non era chiaro e quindi è stato preso per

un 8, cosicchè il 13 è diventato 18. Ma in realtà il telegramma parti alle ore 13.

L'ambasciatore a Berlino, Bollati, con suo te!. gab. 95 (a. gab. 956) del 3 agosto, ore 11,57

(per. alle ore 15), comunicava di aver fatto al Govemo germanico la dichiarazione di

neutralità.

Russia. Secondo gli accordi che sarebbero sul punto di essere conclusi, il concorso della Turchia dovrebbe esplicarsi coll'invio in Caucaso di un corpo di spedizione operante sotto gli ordini della Missione militare tedesca a Costantinopoli.

(l) Nella copia a stampa, esistente in Archivio, come ora di partenza sono indicate le 18, ma alcune circostanze fanno supporre che il telegramma sia partito verso mezzogiorno o pocodopo, e cioè la comunicazione ai diplomatici italiani sia stata fatta contemporaneamente a

(2) Questo te!. venne comunicato (T. gab. 866 del 6 agosto 1914) agli ambasciatori a Londra, Vienna e Costantinopoli e ai ministri a Sofia ed Atene, con l'annotazione per Londra e Vienna: • Comunico quanto precede a V. E. per opportuna informazione •: e per Sofia, Costantinopoli e Atene: • Prego V. E. riferirmi quanto le risulta in merito alle notizie comunicatemi da Berlino •.

9

L'AMBASCIATORE A BERLINO, BOLLATI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. GAB. 7079/92 (1). Berlino, 2 agosto 1914, ore 18,14 (per. ore 22).

A quanto è stato riferito a questo ministro di Romania Governo bulgaro avrebbe detto a Berlino ed a Vienna di essere disposto a dichiarare a Bucarest che qualsiasi cosa fosse per accadere esso rinunziava ad ogni rivendicazione territoriale verso Romania. Ciò darebbe mano libera a questa ultima per mantenere i suoi impegni.

10

IL MINISTRO A BUCAREST, FASCIOTTI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. GAB. s. 947/8. Sinaia, 2 agosto 1914, ore 20 (per. il 3 agosto, ore 1).

Decifri Ella stessa. Telegramma di V. E. n. 848 (2).

Dopo aver fatto ieri al Re Carlo ed or ora al Signor Bratianu le dichiarazioni dalla E. V. ordinatemi coi telegrammi n. 801 (3) e 816 (4) non mi pare di poter più appoggiare domanda austriaca di pubblicazione della accessione romena alla Triplice Alleanza. Ciò significherebbe spingere Romania alla guerra od almeno esporla alle rappresaglie russe dopo guerra, il che non mi pare si possa da noi (appoggiare] proprio quando dichiariamo di non voler per ora impegnarci a fondo nella guerra stessa. Quindi a meno ordini precisi in contrario mi asterrò.

11

L'AMBASCIATORE A VIENNA, AVARNA, AL MINISTRO DEGLI ESTERI. DI SANGIULIANO

T, GAB. s. 955/97 (5). Vienna, 2 agosto 1914, ore 20,30 (per. il 3, ore 11).

V. E. ha dichiarato: 1° che finché Governo I. e R. non avrebbe accettato la nostra interpretazione dell'articolo VII non esisterà di fatto il trattato di alleanza nelle questioni balcaniche (telegr. di V. E. 797) (6); 2° che prima di decidere

n. -24; D. A. III, 106).

ctrca contegno da tenere nel conflitto attuale Ella desidera di addivenire con Berchtold alla determinazione dei compensi da accordare in caso nostra partecipazione concordandoli previamènte.

Circa il primo punto V. E. avrà rilevato dal mio telegramma Gab. n. 93 (l) che Berchtold si è arreso alle nostre ragioni ed ha accettato integralmente la interpretazione dell'art. VII del trattato chiedendo che noi adempiamo nostri doveri di alleati nel caso conflitto attuale conducesse ad una conflagrazione europea. Quanto al secondo punto dubito che il Conte Berchtold sia disposto ad una preventiva discussione dei compensi.

Mi risulta però in modo positivo che qualora noi avanzassimo la domanda di ottenere la cessione del Trentino Berchtold risponderebbe negativamente. E mi risulta che S. M. l'Imperatore sarebbe piuttosto disposto ad abdicare che di cedere quella provincia italiana facente parte integrale dei suoi Stati in compenso di un aiuto derivante dall'obbligo assoluto del trattato di alleanza. Se noi persistessimo quindi a chiedere un compenso di tale natura che sappiamo di non potere conseguire e che non ci sarebbe consentito in alcun caso, ciò significherebbe chiaramente che non abbiamo alcuna intenzione di prestare la nostra cooperazione agli alleati.

Comprendo che cessione del Trentino e di una parte del territorio di lingua italiana del'l'Austria faciliterebbe il compito del« R. Governo» (2) nel giustificare in certo modo la sua partecipazione all'eventuale guerra dinanzi l'opiniòne pubblica del Regno che si dimostra favorevole ad una cooperazione coll'Austria-Ungheria non potendosi da noi fare una politica estera in opposizione all'opinione pubblica.

Ma la nostra opinione pubblica, che non è sempre in grado di rendersi conto esatto degli alti interessi di stato che sono in giuoco, e che giudica talora la politica estera da un orizzonte ristretto limitato alla sola Italia, prescindendo dalla situazione generale dell'Europa non potrebbe essere presa come guida nelle presenti circostanze. In un momento così grave per l'avvenire dell'Italia spetta per contro al R. Governo che ha nelle mani la responsabilità delle sorti del Paese, di scegliere la via più atta a tutela dei nostri interessi e dei nostri doveri morali verso l'alleata che fosse per prendere agendo risolutamente di conseguenza.

Non è da ammettere all'uopo che rapporti di amicizia intrattenuti per lunghi anni con altre Potenze e gli impegni eventualmente presi con esse siano lasciati in un dato momento in balia al sentimento popolare. Un Governo che subordinasse a tali vedute le sue decisioni non avrebbe ragione di esistere e non potrebbe inspirare alcuna fiducia nelle altre Potenze.

V. E. ha detto a Mérey (telegramma di V. E. Gabinetto segreto n. 831) (3) che il R. Governo deciderà pro e contro la sua partecipazione alla guerra a tempo opportuno e secondo i suoi interessi che desidera mettere in armonia con quelli dei suoi alleati e che se Italia parteciperà alla guerra lo farà di sua propria e libera volontà perchè ai sensi del trattato non v'è casus foederis. V. E. permetterà di osservare che data situazione generale europea il tempo stringe e che il tar·

dare a prendere una decisione non potrebbe che ridondare a nostro danno e fare perdere ai nostri alleati ogni fiducia in noi. Un tale ritardo poi comprometterebbe gravemente la condotta strategica degli eserciti della Triplice Alleanza.

Non spetta a me di interpretare il trattato e convengo con V. E. che questo ha carattere difensivo e che la conflagrazione attuale ove avvenisse sarebbe in certo modo una conseguenza del conflitto provocato dall'Austria-Ungheria contro Serbia.

Convengo altresì che l'Austria-Ungheria è venuta meno ai doveri che le incombeva in virtù del trattato non avvertendoci precedentemente e non chiedendoci il nostro consenso pel passo fatto a Belgrado che ha dato luogo al presente conflitto.

Ma pure ammettendo che non vi sia fra noi il casus foederis e l'obbligo di prestare 1<:~. nostra cooperazione agli alleati il trattato di alleanza ci impone però dei doveri morali i quali non possono, mi sembra, esimerci dallo schierarci francamente dal loro lato.

Al momento in cui si trovano di fronte l'uno all'altro i due aggruppamenti delle potenze unite rispettivamente da legami di alleanza che lottano per l'egemonia in Europa, non sarebbe certo da ammettere che l'Italia si astenga dalla lotta adducendo la ragione che il casus foederis non si è presentato.

Tale ragione potrebbe forse essere addotta in altro momento politico di gravità minore di quello presente nel quale un supremo interesse di stato richiede che l'Italia non si separi dai suoi alleati rimanendo neutrale. La risoluzione che sarà per prendere il R. Governo non potrà che essere decisiva per l'avvenire del nostro Paese giacchè non è da escludere che una nostra astensione nel momento presente possa condurre i nostri alleati a denunziare l'alleanza. È indubitato che una simile astensione potrebbe mettere a cimento la nostra indipendenza politica e forse la nostra stessa esistenza come grande Potenza tanto se la vittoria arridesse all'Austria-Ungheria ed alla Germania che alla Triplice Intesa.

Nel primo caso la Germania e l'Austria-Ungheria ci farebbero pagare a caro prezzo la nostra astensione che le avrebbe messe in grave pericolo ed i vari problemi implicanti vitali nostri interessi, che sono stati felicemente risolti d'accordo con loro, potrebbero essere messi nuovamente a dura prova.

Nel secondo caso se anche la Triplice Intesa ci ricompensasse della nostra astensione, essa lo farebbe con danno della nostra indipendenza perchè noi saremmo interamente alla mercè della Francia. Ed i nostri alleati presenti non mancherebbero poi di cercare una occasione propizia per riprendersi su di noi una rivindta.

Chiedo venia a V. E. se, in presenza delle serie preoccupazioni che desta in me la grave situazione presente, mi sono preso la libertà di aprirle l'animo mio sottomettendole le considerazioni che precedono. Aggiungo che qui si attende la nostra cooperazione effettiva, la si desidera e la si apprezzerà a guerra finita.

È bene che da noi non si dimentichi che il voler evitare di partecipare alla guerra pre~ente a lato dei nostri alleati potrebbe mettere l'Italia di fronte alla alternativa o di far guerra all'Austria-Ungheria a breve scadenza qualora essa occupasse il Lowcen o parte dell'Albania, perchè la Monarchia in seguito alla nostra astensione potrebbe considerare alleanza come non più esistente, oppure di rendere inevitabile una guerra coi nostri alleati in epoca più o meno remota.

(l) -Comunicato come il doc. precedente. V. D. 8 nota 2. (2) -Del 2 agosto 1914, col quale Di Sangiuliano incaricava Fasciotti di adoperarsi, se lo credeva, presso il Re e il Governo di Romania, affinchè accogliessero la richiesta austro-ungarica di pubblicare l'accessione romena al trattato della Triplice Alle:mza. (3) -Del 28 luglio 1914, col quale Di Sangiuliano comunicava che non esisteva per l'Italia il casus toederis. il che non escludeva l'eventualità di andare in aituto degli alleati, ma era cosa da decider~i. (4) -Del 29 luglio 1914, col quale Di Sangiuliano comunicava che il Governo italiano non aveva preso ancora nessuna decisione per il caso di guerra europea, ma non si credeva obbligato a prendervi I>arte. (5) -Le idee espresse in questo tel. Avarna le manifestò anche a Berchtold (Oe. -U. R. (6) -Del 28 luglio. (l) -T. gab. 918 del 1° agosto. (2) -Completato sulla minuta di Avarna. (3) -Del 31 luglio.
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IL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO, ALL'AMBASCIATORE A BERLINO, BOLLATI

T. GAB. 852. Roma, 2 agosto 1914, ore 19.

Suo telegramma Gabinetto n. 87 (1).

Partecipazione Italia alla guerra è almeno per ora impossibile per ragioni gravissime che le esporrò per lettera particolare (2). Ignoro che cosa potrà farsi più tardi. Accettazione da parte di Berchtold della nostra interpretazione dello articolo settimo può molto giovare per facilitare il modo di concordare azione diplomatica con Austria-Ungheria ma non può bastare per indurci a partecipare alla guerra.

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IL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO, AGLI AMBASCIATORI A PARIGI, TITTONI, A LONDRA, IMPERIALI, A VIENNA, AVARNA, A BERLINO, BOLLATI, A PIETROGRADO, CARLOTTI, A COSTANTINOPOLI, GARRONI, E AI MINISTRI, AD ATENE, DE BOSDARI, A NISCH, SQUITTI, A CETTIGNE, NEGROTTO, A SOFIA, CUCCHI BOASSO, E A SINAIA, FASCIOTTI

CEd. in I. B. V, n. 460).

T. GAB. 851. Roma, 2 agosto 1914, ore 19,30.

Questo ambasciatore di Germania mi ha comunicato che l'Imperatore ieri alle 5 ha ordinato la mobilitazione generale in seguito ad un attacco di truppe russe contro il territorio tedesco.

La GE'rmania si trova perciò in guerra con la Russia e in seguito a ciò

la Francia attaccherà la Germania. La Germania spera che l'Italia adempirà i suoi doveri di alleata. Ho risposto a Flotow che il Governo italiano intende rimanere almeno per

ora neutrale nel presente conflitto non essendosi verificato il casus foederis che lo obblighi a cooperare con gli alleati (3).

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L'INCARICATO D:AFFARI A PARIGI, RUSPOLI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. GAB. 946/66. Parigi, 2 agosto 1914, ore 20 (per. ore 23).

Essendomi recato oggi Ministero Affari Esteri per chiedere schiarimenti sulla condizione ·che sarà fatta agli italiani residenti in Francia, Gout con parole improntate alla più viva simpatia per l'Italia mi ha assicurato che autorità hanno istruzioni di accordare ogni facilitazione ai nostri connazionali.

(l) -T. gab. 927 del 1° agosto 1914. In una conversazione fra Di Sangiuliano e Flotow questi argomenti sono sviluppati più ampiamente (D. D. III, 675). (2) -Vedi D. 2. (3) -Con suo T. gab. 95 (T. gab. 956) del 3 agosto, ore 11,57 {perv. ore 15) l'ambasciatore a Berlino. Bollati, comunicava di aver confermato questa dichiarazione.
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L'AMBASCIATORE A VIENNA, AVARNA, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. GAB. 948/98. Vienna, 2 agosto 1914, ore 21,5 (per. iL 3, ore l)

Essendomi recato al BalLplatz a richiesta di Berchtold egli mi ha informato che aveva ricevuto un telegramma da Mérey in cui questi rendeva ·conto di una lunga conversazione avuta con V. E. sulla situazione presente e nella quale Ella avevagli fatto conoscere che il Consiglio dei Ministri aveva deciso essere interesse dell'Italia di rimanere neutrale. V. E. aveva però aggiunto che tale decisione non era definitiva e che l'Italia avrebbe potuto partecipare alla guerra in un periodo posteriore. Berchtold mi ha detto allora che per evitare qualsiasi equivoco o malinteso egli doveva significarmi che era beninteso che dichiarazione che mi aveva fatta ieri di cui trasmisi ieri stesso d'urgenza testo a V. E. con telegr. Gab. 93, (l) avrebbe avuto valore nel caso che noi adempissimo fin da principio della lotta ai nostri doveri di alleati. Ho creduto fare rilevare a Berchtold che secondo pensiero di V. E. trattato aveva carattere difensivo e che esso non ci obbligava a partecipare all'eventuale guerra che era stata motivata dalla provocazione dell'Austria-Ungheria alla Serbia. Berchtold ha replicato che egli non chiedeva la nostra cooperazione nel conflitto colla Serbia ma per la provocazione che la Russia aveva fatta all'Austria Ungheria e alla Germania col mobilitare per la prima le sue truppe contro le due potenze. Gli risultava anzi che quantunque Russia non avesse ancora dichiarato guerra alla Germania le sue truppe avevano già varcato le frontiere dell'Impero.

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IL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO, AGLI AMBASCIATORI A VIENNA, AVARNA, E A BERLINO, BOLLATI

T. GAB. 853. Roma, 2 agosto· 1914, ore 24.

Per Vienna. Suo telegramma Gab. 93 (2). Per Berlino. Ho ricevuto da Avarna il telegramma seguente: (Come dal telegramma da Vienna Gab. n. 918/93).

Con tel. 4475 ad Avarna, del 3 agosto Di Sangiullano confermava:

• l! indubitabile che non esiste un c casus toederis • per l'Italia e che le simpatie della nostra opinone pubblica non sono in queste circostanze per l'Austria e che da noi si è molto

preoccupati per l'equilibrio balcanico ed adriatico se l'Austria sarà vittoriosa. Perciò per

prevenire più tardi gravi complicazioni e pericoli converebbe trattare sin da ora eventuali accord1. Certo almeno per ora sarebbe impossibile al Governo anche se lo volesse di trascinare il paese a combattere specialmente non essendovi speranza di avere il Trentina •·

Ho risposto ad Avarna quanto segue:

Per entrambi. Ho fatto noto a Mérey che si può subordinare alla nostra partecipazione alla guerra o a qualsiasi altra condizione qualsiasi modificazione d'un trattato ma non la interpretazione di esso, e che l'accettazione della nostra interpretazione dell'articolo settimo può certamente facilitare la nostra intenzione di seguire una politica favorevole all'Austria, ma non può da sola bastare ad eliminare le gravi ragioni che ci impediscono di prender parte ad una guerra alla quale il trattato non ci obbliga e nella quale i danni ed i rischi sarebbero per noi molto superiori ai possibili vantaggi. Segue dispaccio.

(l) -T. gab. 918 del 1° agosto. (2) -T. gab. 918 del 1° agosto. Con esso Avarna comunicava !"accettazione di Berchtold dell'interpretllzione italiana dell'art. VII della Triplice c a condizione che l'Italia tenesse un atteggiamento amichevole rispetto alle operazioni di guerra • contro la Serbia ed adempisse c ai doveri di alleata nel caso in cui Il conflitto presente conducesse ad una conflagrazionegenerale •
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IL MINISTRO A DURAZZO, ALIOTTI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. PER POSTA 7178/762. Durazzo, 2 agosto 1914 (per. il 4, o1·e 8).

Diretta dall'ufficiale germanico barone Gumpelberg ed organizzata dalla polizia locale, di cui è controllore il Biegeleben, ebbe luogo ieri sera una dimostrazione a favore dell'Italia. Circa 150 volontari austro-germanici si recarono alla Legazione facendo calorose ovazioni alla Triplice Alleanza ed all'Italia. In quell'occasione sono spuntati una quantità di austriaci vestiti da gendarmi o da albanesi sotto la guida del famoso Biegeleben. Sono per la massima parte cannonieri o sottufficiali che riesce molto difficile identificare perchè si nascondono con molto cura. Molti di questi volontari giunti nel luglio sono ripartiti ieri a bordo della nave austro-ungarica «Panther » per raggiungere i loro reggimenti. Si dice che parecchi altri dovranno seguirli.

Il sentimento generale si è trasformato repentinamente, anche per mezzo degli agenti privati austriaci od allo stipendio dell'Austria, tutto a favore dell'Italia. Ciò dimostra quanto questi agenti abbiano sobillato la campagna antitaliana, che non ha però lasciato nessuna forte radice nella popolazione locale.

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IL MINISTRO A DURAZZO, ALIOTTI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. PER POSTA 7179/765. Durazzo, 2 agosto 1914 (per. il 4, ore 8).

Il maggiore Kroon (l) è venuto a dirmi confidenzialmente che in seguito alla partenza imminente della maggior parte dei volontari ancora rimasti, la difesa della città sarebbe impossibile. D'altra parte notizie trapelate dall'interno del paese tenderebbero far ritenere, secondo mi dicono gli olandesi e persone addette al Principe, che gli insorti persistono nell'essere intransigenti al riguardo dell'abdicazione del sovrano.

I miei colleghi di Germania, Francia e delegato di Russia hanno insistito d'accordo col ministro Nogga affinché si discuta della situazione fra rappresentanti esteri e C.I.C. e si decida sulla opportunità di far conoscere al Principe la sua vera situazione.

La riunione fra rappresentanti e delegati non dette però nessun risultato.

Il ministro d'Austria ed io abbiamo espresso il parere che si debba sostenere il Principe fino a che le circostanze lo permetteranno. Tutti gli altri intervenuti hanno espresso il parere che ormai il Principe non avrebbe altro da fare che rimettere le cose nelle mani della C.I.C. e recarsi temporaneamente in Europa per evitare l'umiliazione di una abdicazione forzata. Si pensò però converrebbe aspettare pericolo imminente prima di far preparativi e dar consigli al Sovrano.

Lowenthal, mi dice, che il suo Governo gli aveva raccomandato di non influenzare il Principe, ma di lasciare l'Ammiraglio giudice della impossibilità di difendere la sua posizione. Ora queste istruzioni sono inapplicabili dopo la partenza delle navi austriache. Gli ho dichiarato che i nostri marinai sino a nuov'ordine di V. E. proteggeranno il Principe, ma tutti si preoccupano del possibile richiamo della nostra nave che potrebbe trascinare lo scioglimento della C.I.C. e rendere assai scarsa la possibilità di rimettere in modo dignitoso i poteri nelle mani della C.I.C.

Prego V. E. volermi dare in proposito le direttive che crederà opportune. Intanto mi regolo secondo le istruzioni contenute nel telegramma n. 4291 (1).

(l) Maggiore olandese della polizia albanese.

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L'AMBASCIATORE A PIETROBURGO, CARLOTTI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. GAB. 953/42. Pietroburgo, 3 agosto 1914, ore 1,30 (per. ore 11,45).

Ambasciatore d'Inghilterra in seguito dirette istruzioni del Re si è recato ieri sera presso Czar a Peterhoff con missione cercare terreno accomodamento fra Russia e Austria-Ungheria in quel qualunque modo fosse possibile. Buchanan giunse in presenza Czar poco dopo la dichiarazione di guerra ma comprese che suo tentativo sarebbe stato inutile anche se lo avesse compiuto prima.

S. M. era infatti vivamente irritata per la formula improvvisamente minatoria e quasi di ultimatum con la quale l'Imperatore di Germania aveva chiesto smobilitazione russa mentre tenore telegrammi poc'anzi scambiati nella maniera la più amichevole e dichiarazione russa pacifica e rassicurante verso Germania. Czar disse a Buchanan avere esaurito tutti i mezzi pacifici e responsabilità guerra ricade interamente su Germania.

Buchanan mi ha manifestato sua convinzione che guerra contro Russia fosse da lungo tempo premeditata da Germania ma che Pourtalés e lo stesso Jagow non fossero a cognizione di quanto si preparava nel più grande segreto.

Egli crede al pari Sazonoff che Tschirschky abbia incoraggiato Austria-Ungheria alla intransigenza e che ambasciatore di Germania e amba,sciatore d'AustriaUngheria in Pietroburgo abbiano male informato loro Governi circa serietà propositi difendere Serbia.

Da quanto mi è sembrato comprendere nel nostro colloquio eventuale azione Inghilterra consisterebbe in bloccare porti germanici.

(l) Del 23 luglio 1914.

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IL MINISTRO A BUCAREST, FASCIOTTI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULANO

T. GAB. 961/51. Sinaia, 3 agosto 1914, ore 1,30 (per. ore 18).

Ho fatto in questo momento al signor Bratianu la comunicazione della

E. V. ordinatami col telegramma Gabinetto n. 849 (1). Bratianu mi ha risposto che oggi il Consiglio di Ministri coll'intervento dei capi partito e sotto la presidenza del Re deciderà sul contegno deHa Romania. Bratianu mi ha fatto poi presente i pericoli che presenterebbe per noi la vittoria del germanismo, che le sue informazioni verosimili (?) fanno prevedere in seguito alla nostra neutralità. D'altra parte in questi circoli di Corte, ove la vittoria germanica è pure ritenuta sicura, si dice che la Germania toglierebbe alla Russia la Polonia per unirla alla Polonia austriaca, esigerebbe dalla Francia una enorme indennità e la cessione di alcune colonie nel Mediterraneo. Questa cessione insieme ai mutamenti che sarebbero per verificarsi nei Balcani a benificio della Austria-Ungheria e la minaccia che la vittoria di quest'ultima rappresenterebbe per lo stesso nostro territorio nazionale mi sembra debba consigliarci a sostenere la nostra neutralità che è legittima e per ora conforme ai nostri interessi, con adeguati preparativi militari ed eventualmente con speciali accordi coll'Inghilterra, interessata come noi all'equilibrio balcanico e mediterraneo.

21

L'AMBASCIATORE A LONDRA, IMPERIALI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. GAB. s. 965/254. Londra, 3 agosto 1914, ore 2,50 (per. ore 19).

Da persona che non posso nominare mi è stato ora assicurato nel modo più nssoluto in base a confidenze sfuggite ad un autorevole tedesco che Germania era stata minutamente informata da Austria di ogni particolare della notaultimatum alla Serbia.

(l) Vedi D. 7.

22

IL MINISTRO A BUCAREST, FASCIOTTI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. GAB. 954/49. Sinaia, 3 agosto 1914, ore 2 (per. ore 11).

Ministro di Germania tornato ora da Berlino mi dice essergli stato assicurato al Ministero Affari Esteri che Bulgaria e Turchia marceranno coll'Austria-Ungheria e colla Germania. Egli si considera sicuro che anche Romania farà lo stesso e che oggi stesso verrà decisa mobilitazione esercito romeno. A completamento quanto ho riferito col mio telegramma Gabinetto n. 48 (l) comunico essere stato assicurato che Re Carlo per forzare la mano ai capi partito minaccierà di abdicare come già fece nel 1876 se verrà respinta proposta...... guerra alla Russia.

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L'AMBASCIATORE A VIENNA, AVARNA, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. GAB. 975/101. Vienna, 3 agosto 1914, ore 5,30 (per. ore 23).

Telegramma di V. E. n. 849 (2).

Ho fatto conoscere al Conte Berchtold che il R. Governo aveva deciso di rimanere neutrale nel presente conflitto e che dichiarazione di neutralità era imminente.

Berchtold mi ha detto che non comprendeva come il R. Governo potesse ri

manere neutrale giacchè « casus foederis » previsto dal Trattato di alleanza era evidente Germania essendo stata provocata dalla Russia la quale aveva mobiliz!ato senza ragione alcuna il suo esercito alla frontiera germanica.

Ho ricordato quanto gli avevo già fatto rilevare ieri che il casus foederis non esisteva in realtà per noi, la guerra attuale essendo stata motivata dalla provocazione dell'Austria-Ungheria contro Serbia. Al che Berchtold ha replicato che non era stata l'Austria-Ungheria che aveva provocato la Serbia bensl la Serbia che aveva provocato l'Austria-Ungheria con la propaganda panserba che esercitava sul territorio della Monarchia e che era diretta a scuoterne le basi.

L'Austria-Ungheria non aveva altro scopo che di difendersi contro quella propaganda giacchè non era sua intenzione fare acquisto di territorio serbo che avrebbe aumentato con grave suo danno numero delle popolazioni serbe della Monarchia.

(l) -T. gab. 941 del 2 agosto 1914. (2) -Vedi D. 7. Berchtold fece il 4 agosto un resoconto più ampio di questo colloquio,nel quale avrebbe accennato anche alla Savoia e a Tunisi (D. A. III, n. 134).
24

L'AMBASCIATORE A VIENNA, AVARNA, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. GAB. 7162/1072. Vienna, 3 agosto 1914, ore 8,30 (per. ore 23).

Biegeleben.

Telegramma di V. E. 4426. Forgach col quale mi espressi nel senso che noi ci riserviamo di proporre eventualmente che l'Ispettore e Controllore della polizia a Valona sia un italiano mi ha detto stava bene ed ha aggiunto che da quando sono partite le navi austro-ungariche da Durazzo non è più pervenuta al Ballplatz alcuna notizia di Albania cosicché non si sapeva se Biegeleben non avesse dovuto lasciare Albania per essere stato richiamato sotto le armi.

25

L'AMBASCIATORE A VIENNA, AVARNA, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. GAB. 974/100. Vienna, 3 agosto 1914, ore 8,30 (per. ore 23).

Telegramma di V. E. Gabinetto n. 841 (1).

Mi risulta da fonte autorevole in via confidenziale che non è esatto che Berchtold abbia dato istruzioni a Szapary di comunicare a Sazonoff il consenso del Governo I. R. di entrare nell'esame e discussione degli articoli dell'ultimatum presentato alla Serbia.

Berchtold avrebbe incaricato soltanto Szapary di fornire schiarimenti sul contenuto della nota ove ne fosse stato richiesto e di entrare in discussione con Sazonoff circa le relazioni dirette fra Austria-Ungheria e Russia.

26

IL MINISTRO A BUCAREST, FASCIOTTI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. GAB. uu. 7175/52. Sinaia, 3 agosto 1914, ore 10,30 (per. il 4, ore 6).

Mio telegramma Gabinetto. Consiglio dei Ministri coll'intervento dei capipartito sotto la presidenza di S. M. il Re ha deciso all'unanimità meno il voto del signor Carp (?) di non partecipare alla guerra nè pubblicare dichiarazione di neutralità ma di adottare misure militari per la difesa del paese. Ciò deve intendersi come... (2) di misure militari più ristrette della mobilitazione generale ma tali da poter impedire a qualsiasi Stato di invadere Romania. Qualunque potenza tenterà traversare territorio dello Stato sarà considerata come in stato di guerra colla Romania.

Dichiarazione neutralità italiana ha avuto influenza decisiva su questa determinazione.

(l) -Del l o agosto 1914. (2) -Gruppo indecifrabile.
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L'AMBASCIATORE A COSTANTINOPOLI, GARRONI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. 7788/343. Therapia, 3 agosto (?), ore 11 (per. il 15, ore 19,10).

Mio telegramma n. 339 (1). -Nel ricevimento ebdomadario di ieri Gran Visir ha detto ai vari rappresentanti esteri che la mobilitazione parziale non aveva ·carattere aggressivo ma costituiva una semplice misura precauzionale analoga a quella adottata da molti altri piccoli Stati perchè Turchia diffida dei suoi vicini. Ha soggiunto che missione militare germanica rimane pel momento poichè non ha veste politica ma un incarico amministrativo. Ha riconosciuto che Governo non ha molti mezzi per condurre (2) . . . . . mobilitazione ma ha detto che vi farà fronte con le risorse di cui dispone. A questo proposito riferisco che da buona fonte mi è stato assicurato che nell'ultimo Consiglio dei Ministri sarebbe stata ventilata opportunità di sequestrare riserva del Debito Pubblico Ottomano. Si parla anche dell'applicazione del 4 % senza autorizzazione delle Potenze.

28

L'AMBASCIATORE A BERLINO, BOLLATI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. GAB. 958/93. Berlino, 3 agosto 1914, ore 11,20 (per. ore 14).

In una breve conversazione Jagow a proposito contegno che terrà l'Italia nella presente guerra egli mi ha accennato fra le altre cose a preteso nostro accordo segreto coll'Inghilterra. Io gli risposi che in ciò non vi era nulla di vero ma aggiunsi che ove l'Italia potesse davvero accordarsi coll'Inghilterra sulla base della neutralità dei due Stati noi avremmo reso a mio avviso un ancora maggiore servizio alla Germania, che non la nostra cooperazione. Egli non parve lontano dallo ammetterlo disse però che ormai era troppo tardi.

29

L'AMBASCIATORE A VIENNA, AVARNA, AL MINISTRO DEGLI ESTERI. DI SANGIULIANO

T. GAB. P. 99. Vienna, 3 agosto 1914.

Essendo di assoluta necessità ed urgenza ch'io conferisca con V. E. pregola volermi permettere fare rapidissima corsa Roma.

2 -Documenti diplomatici -Serie V -Vol. I

(l) -Col tel. 339 (t. a. 7104) del 2 agosto Garroni comunicava: • È stato testè affisso preavviso mobilitazione generale», Tale telegramma permette di supporre che il presente, il quale manca dalla data di partenza, sia del 3 agosto. (2) -Gruppo indecifrabile.
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IL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO, A TUTTE LE AMBASCIATE E LEGAZIONI, ALL'AGENTE DIPLOMATICO AL CAIRO, SERRA, E AI GOVERNATORI AD ASMARA, SALVAGO RAGGI, A MOGADISCib, DE MARTINO, A TRIPOLI, GARIONI, E A BENGASI, AMEGLIO

(Ed. in Oe. -U. R. n. 28: B. D. nn. 543, 668; D. F. XI, 666: .ALBERTINI, Origini, III, 305; ID. Venti anni, 208)

T. 4474. Roma, 3 agosto 1914, ore 12,45.

Trovandosi alcune Potenze d'Europa in istato di guerra, ed essendo l'Italia in istato di pace con tutte le Potenze belligeranti, il Governo del Re e i cittadini e sudditi del Regno hanno l'obbligo di osservare i doveri della neutralità, secondo le leggi vigenti e secondo i principii del diritto internazionale.

Chiunque violi questi doveri subirà le conseguenze del proprio operato e incorrerà, quando sia il caso, nelle pene dalla legge sancite. Pregola informare (sic) codeste Autorità e provvedere alla diffusione di questa notizia.

31

L'INCARICATO D'AFFARI A PARIGI, RUSPOLI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. GAB. 962/68 (1). Parigi, 3 agosto 1914, ore 13,5 (per. ore 18).

Giuntomi nella notte. Conformemente istruzioni di V. E. ho questa mattina notificato a questo Presidente del Consiglio decisione R. Governo di rimanere neutrale nel presente conflitto. Il Signor Viviani non trovandosi ancora al Ministero all'ora indicatami feci la comunicazione a Margerie e Berthelot facente funzioni di Direttore politico, i quali accolsero annunzio con manifesta emozione. Introdotto presso Viviani questi mi ringraziò commosso e mi pregò di ringraziare V. E. e mi espresse a nome Francia sensi viva riconoscenza. Detta notizia produrrà la più grande impressione in Francia dove non sarà mai dimenticato atteggiamento preso dalla Nazione sorella nel gravissimo momento che Paese sta attraversando.

(l) Con successivo T. gab. 72 (T. gab. 964) del 3 agosto, ore 14 (perv. ore 18), Ruspoli informava che nella comunicazione al Governo francese non aveva incluso la frase < rimane almeno per ora neutrale», contenuta nel doc. n. 13. Lo stesso giorno l'agenzia Havas, comunicando il pa&so di Ruspoli, aggiungeva: < Il Presidente del Consiglio ha ringraziato commosso il rappresentante del Governo italiano e si è felicitato del fatto che le due nazioni sorelle latine che hanno la stessa origine gli stessi ideali tutto un passato di glorie comuni non si trovino di frente l'una dell'altra •· (Tel. di Ruspoli n. 6178 del 3 agosto). Delle istruzioni date a Barrère, e ricordate in questo telegramma, di esprimersi nello stesso senso col Governo italiano, non c'è traccia nei D. F. Con T. gab. 859 del 4 agosto Di Sangiuliano invitava Ruspoli a non fare la riserva del T. gab. 851 (D. 13).

32

L'INCARICATO D'AFFARI A PARIGI, RUSPOLI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. GAB. S. 966/70. Parigi, 3 agosto 1914, ore 14 (per. ore 19). Questa mattina la situazione rimaneva sempre la stessa. Schon è sempre qui e non si presentò al Quai d'Orsay. Circola la voce, non confermata, che truppe germaniche sarebbero entrate nel Belgio. Pattuglie germaniche sarebbero effettivamente entrate per vari chilometri in territorio francese cosa resa possibile dal fatto che truppe francesi si concentrano a dieci chilometri dalla frontiera come ne informai già V. E. Viviani mi ha detto vi sarebbe qualche morto francese. Margerie mi disse del tutto confidenzialmente che in una conversazione personale avuta con von Schon questi si mostrò preoccupatissimo della piega che prendevano le cose e

disse considerare la guerra come un suicidio per la Germania perchè si sarebbe trovata sola con Austria-Ungheria di fronte alle tre Potenze della Triplice Intesa.

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IL MINISTRO AD ATENE, DE BOSDARI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. 7129/331 Atene, 3 agosto 1914, ore 14,30 (per. ore 16,30). Streit mi ha detto stamane che in seguito ai Consigli dei Ministri tenuti dopo il ritorno di Venizelos è stato confermato propositi Grecia resteranno fintantochè non muova Bulgaria. Rispetto attitudine di quest'ultima non regna per il momento inquietudine grave tanto più che ministro d'Austria Ungheria ha fatto sapere Streit che Austria Ungheria aveva imposto Bulgaria neutralità. È evidente quando ciò le convenga Austria Uugheria potrà invece imporre Bulgaria intervento. Dichiarazioni di cui si tratta mi sono state fatte da Streit prima che egli ricevesse visita ministro di Turchia, che ho incontrato in anticamera e che mi ha detto veniva recarsi annunziare mobilitazione turca. Queste notizie

imprevedute potranno forse cambiare attitudine Grecia. Procurerò tenere informata V. E.

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IL MINISTRO AD ATENE, DE BOSDARI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI. DI SANGIULIANO

T. GAB. 7143/16. Atene, 3 agosto 1914, ore 14,30 (per. il 3, o1·e 16,50). Telegramma V. E. 849 (1).

Ho informato Streit delle intenzioni R. Governo. Egli mi è parso approvare nostra attitudine e mi ha detto essere pronto a collaborare coll'Italia in

ogni intento di pace ed anche nei limiti possibili per assicurare servizi di comunicazione ~he possono essere gravemente compromessi dal fatto di tante Potenze in guerra fra loro. Stampa invece, come risulta da telegramma in chiaro che invio contemporaneamente, si scaglia violentemente contro decisa neutralità dell'Italia.

(l) Vedi D. 7.

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IL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO, AGLI AMBASCIATORI A

BERLINO, BOLLATI, A VIENNA, AVARNA, E AL MINISTRO A DURAZZO,

ALlOTTI

T. 4476. Roma, 3 agosto 1914, ore 15,15.

Per Berlino e Vienna: (l). Ho diretto al Regio ministro a Durazzo il seguente telegramma di cui la prego informare codesto ministro degli Affari Esteri:

(Per tutti) navi austriache.

Quest'ambasciatore d'Austria-Ungheria mi ha detto che in causa della guerra l'Austria ha ritirato le proprie navi da Durazzo, che ciò non significa disinteressamento dall'Albania e che l'Austria resta ferma sulla base dello accordo coll'Italia e della Conferenza di Londra.

Ho risposto che noi non intendiamo affatto profittare in alcun modo del ritiro momentaneo dell'Austria e dei suoi imbarazzi attuali per assicurarci in Albania una posizione superiore alla parità, ma intendiamo restar fedeli agli accordi.

Prego V. E. di mantenere un atteggiamento analogo in ogni occasione che fosse per presentarsi. Desidero che nessun dubbio possa sorgere circa la sincerità e la lealtà dei nostri intendimenti verso l'Austria Ungheria.

Voglia impartire severissime istruzioni identiche ai RR. Consoli dipendenii. Chiunque agisca in senso diverso da queste categoriche istruzioni sarà subito richiamato.

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IL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO. AL MINISTRO A BUCAREST, FASCIOTTI

T. GAB. 855. Roma, 3 agosto 1914, ore 17.

Suoi telegrammi, Segreto n. 9 e Gabinetto n. 48.

Offerta cui accenna suo telegramma Segreto n. 9 (2) non è stata fatta, non pare probabile ignorandosi esito guerra, e non modificherebbe nostro proponimento di mantenere neutralità, specialmente essendo ormai certa partecipazione dell'Inghilterra alla guerra.

Turchia mostra tendenza a parteciparvi, ma certamente Inghilterra glielo impedirà.

(l) -Con tel. del 4 agosto (T. 7236) Avarna trasmetteva il ringraziamento dì Berchtold perla comunicazione di questo telegramma. (2) -Con questo tel. del 2 agosto (T. gab. 942) Fasciotti comunicava che Bratianu e Take Jonescu avevano saputo da Vienna che l'Austria-Ungheria e la Germania si proponevano di offrire all'Italia, in compenso del suo concorso militare, Nizza, la Tunisia, e forse anche Savoia e Corsica. Il tel. Gabinetto 48 è del 1° agosto. Vedi nota al D. 22.
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IL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO ALL'AMBASCIATORE A LONDRA, IMPERIALI

T. GAB. 854. Roma, 3 agosto 1914, ore 18.

Suo telegramma Gabinetto n. 248 (1). Quantunque partecipazione alla guerra sia contraria ai nostri vitali interessi ci saremmo rassegnati a compiere il nostro dovere se il casus foederis esistesse, ma fortunatamente l'azione aggressiva dell'Austria e lo svolgimento ulteriore dei fatti nonchè l'assoluta ignoranza in cui fummo tenuti delle intenzioni dei nostri alleati e del tenore della nota austriaca alla Serbia ci danno il diritto incontestabile, secondo la lettera e lo spirito del trattato d'alleanza, a mantenere la nostra neutralità. Su tutti i principali giornali italiani e specialmente nel Giornale d'Italia e nel Corriere della Sera troverà argomenti convincentissimi. Prego conferire coi principali giornalisti ed illuminare codesta opinione pubblica.

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L'AMBASCIATORE A PIETROBURGO, CARLOTTI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. GAB. SS. UU. 971/31. Pietroburgo, 3 agosto 1914, ore 19,15 (per. il 4, ore 5).

Constami da sicura fonte che Czar ha oggi diretto un telegramma all'Imperatore per ringraziarlo del suo intervento a Vienna, i cui risultati rendono possibili trattative in vista della soluzione pacifica, per dirgli che mobilitazione russa è stata decretata in seguito a quella generale dell'Austria ma che non ha il più remoto significato di ostilità contro la Germania, ,per rilevare che ragioni tecniche ben comprensibili impediscono contrordine mobilitazione russa ma (assicura) che non un soldato varcherà frontiera nè un corpo di truppe minaccerà invasione in Austria finchè penderanno trattative.

A quanto apprendo da altra fonte parimenti sicura Austria riserverebbesi di occupare Belgrado e territori circostanti ma la sua occupazione sarebbe a ciò limitata. Ho motivo di ritenere che Sazonoff si adopererà affinchè trattative non abbiano luogo in via diretta fra Vienna e Pietroburgo ma mediante concorso delle quattro Potenze. Egli crede che nel primo caso sarebbe più difficile all'Austria di cedere e forse pensa che non conviene alla Russia un negoziato che sostanzialmente sarebbe sotto alta direzione germanica.

Sembrami egli abbia ragione anche se il secondo modo di procedere sia di nostra convenienza ma naturalmente resta a vedersi quali sono (intenzioni) di

Cll Del 2 agosto.

Berlino in proposito soprattutto dopo alta posizione mediatore che ha saputo acquistarsi. Qualora collaborazione europea corrisponda ..... (l) di V. E., le sarei grato rendermene edotto per norma mia condotta.

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IL MINISTRO A DURAZZO, ALIOTTI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. 7146/766. Durazzo, 3 agosto 1914, ore 19,35 (per. ore 20,45).

Stamane sono partiti via Brindisi dirigendosi Olanda tutti ufficiali organizzatori Milizia, salvo generale De Veer maggiore Kroon e aiutante di campo che partirarmo soltanto appena saranno liberati i due ufficiali prigionieri. Corrono già trattative per questa liberazione.

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IL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO, AGLI AMBASCIATORI A BERLINO, BOLLATI, E A VIENNA, AVARNA

T. GAB. 856. Roma, 3 agosto 1914, ore 20.

L'Ambasciatore di Germania mi ha oggi comunicato quanto segue: « D'après le rapport du Commandement Général du 3° Corps d'Armée, des aviateurs francais jetèrent des bombes dans les environs de Nurenberg. En outre des patrouilles françaises ont franchi la frontière. Ces actes hostiles avant une déclaration de la guerre sont une attaque de la France sur nous et forment le «casus foederis »· De méme la Russie a ouvert les hostilités avant la déclaration de la guerre. D'après des nouvelles absolument sures la France a commis le 2 aout contre nous les empiètements suivants.

« -l. Des patrouilles de cavalerie française ont passé ce matin de bonne heure la frontière près de Altmuensterol en Alsace. « -2. Un aviateur militaire français a été tué au voi près de Nurenberg.

«3. Deux français ont essayé d'effectuer l'explosion du tunnel de Cochem près de la Moselle. Ils ont été fusillés.

« 4. Des troupes d'infanterie française ont violé la frontière en Alsace et ont tiré des coups de feu.

« Ces incidents se sont produits quoique le Président du Conseil des Ministres français ait déclaré à l'ambassadeur d'Allemagne à Paris que la mobilitation de l'armée française n'avait pas de caractère aggressif contre l'Allemagne et qu'il avait été ordonné aux troupes francaises de rester à dix kilomètres de distance de la frontière allemande.

« La France en permettant les empiètements susmentionnés a par conséquent

provoqué et attaqué l'Allemagne ce qui constitue sans aucun doute le casus

foederis pour l'Italie ».

Mentre Flotow mi comunicava quanto precede un suo segretario gli portava

un telegramma di Jagow che smentisce gli sconfinamenti di truppe tedesche in

Francia colla quale la Germania non è ancora in guerra.

Io gli ho risposto che in una frontiera come quella franco-tedesca, sconfina

menti involontari sono possibili e che da una parte e dall'altra tali incidenti non

sono sufficienti per costituire una provocazione irreparabile, Gli ho di nuovo ri

petuto le ragioni, che naturalmente non lo hanno convinto, per le quali, a nostro

giudizio, non esiste per noi il casus foederis (1).

(l) Gruppo indecifrabile.

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L'AMBASCIATORE A BERLINO, BOLLATI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. GAB. 973/96. BerLino, 3 agosto 1914, ore 21,50 (per. il 4, ore 1,25).

Szogyeny venuto a trovarmi stamane dopo aver avuto notizia dal Dipartimento Affari Esteri della nostra dichiarazione di neutralità, mi disse che essa era considerata come l'uscita dell'Italia dalla Triplice Alleanza.

All'addetto militare a questa Ambasciata chiamato dal Capo di Stato Maggiore dell'Esercito questi ha detto (?) pure che, in seguito alla nostra dichiarazione, era dolente di dover constatare che l'Italia non era più alleata della Germania.

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IL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO, AGLI AMBASCIATORI A VIENNA, AVARNA, E A BERLINO, BOLLATI

T. GAB. 858. Roma, 3 agosto 1914, ore 24.

(Per Vienna). Suo telegramma Gab. n. 98 (2).

(Per Berlino). Avarna mi telegrafa quanto segue: (come dal telegramma da Vienna Gab. n. 948/98).

Ho risposto come segue:

(Per entrambi). Mérey si è espresso con me nei medesimi sensi. Io nulla ho

risposto. Giudichi V. E. se crede opportuno dire a Berchtold che quanto egli ha detto sull'art. VII, se verrà mantenuto, renderà più difficile la nostra partecipazione alla guerra in una delle sue fasi ulteriori.

(l) -Commentando questa dichiarazione la stampa tedesca la interpretò nel senso che l'Italia sarebbe rimasta neutrale in una guerra della Germania e dell'Austria contro la Russia, ma che avrebbe adempiuto ai suoi doveri di alleata nel caso di una guerra della Francia contro la Germania, il quale caso si afferma essere già avvenuto (t. di Bollati gab. 978 del 4 agosto 1914). Al che Di Sangiuliano rispose confermando la dichiarazione del presente documento (t. gab. 861 del 6 agosto 1914). Il tono della conversazione è meglio indicato nel tel. di Flotow al suo ministro (D. D. IV, 745). (2) -Vedi D. 15.
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L'AMBASCIATORE A PIETROBURGO, CARLOTTI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. ss. uu. 977/43. Pietroburgo, 4 agosto 1914, ore 0,10 (per. ore 21).

Risultami in modo positivo che fra Pietroburgo, e Parigi furono scambiati e si scambiano vedute circa assicurazioni e soddisfazioni da darsi all'Italia in occasione attuale crisi europea.

Sarebbesi constatato piena comunanza disposizioni le più favorevoli dei due Gabinetti a nostro riguardo (1).

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L'AMBASCIATORE A BERLINO, BOLLATI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI. DI SANGIULIANO

T. GAB. 983/98 (2). Berlino, 4 agosto 1914, ore 1,15 (per. ore 19).

Mio telegramma 91 (3).

Dalla stessa buona fonte mi viene assicurato che trattato con la Turchia sulla base accennata è già concluso e che un corriere è partito per Costantinopoli ieri, latore delle ratifiche. Sarebbe anche stipulato un trattato turco-bulgaro sotto gli auspici della Germania, come pure l'accordo con la Bulgaria accennato nel mio telegramma Gabinetto n. 92 (4) in virtù del quale questa, nell'attaccare la Serbia si impegna a rinunziare a qualunque velleità territoriale verso « gli alleati della Germania». Sarebbero finalmente in corso, e me [l'accennò] anche questo ministro di Grecia, negoziati per un accordo colla Grecia; ma quest'ultima a causa degli immensi pericoli che potrebbero minacciarla da parte inglese e francese non si crede possa condurre risultato maggiore della dichiarazione di neutralità.

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IL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO, AGLI AMBASCIATORI A BERLINO, BOLLATI, A LONDRA, IMPERIALI, A PARIGI, TITTONI, A PIETROBURGO, CARLOTTI, A VIENNA, AVARNA, E AL MINISTRO A DURAZZO, ALIOTTI

T. 4488. Roma, 4 agosto 1914, ore 2,15.

Questa Ambasciata d'Austria Ungheria mi ha detto che il ritiro di Philipps e del contingente inglese riduce la garanzia di Scutari alle truppe della Triplice Alleanza e che perciò il Governo austro-ungarico desidera che l'attitudine dei tre Governi sia identica.

Ho risposto che sarei d'avviso che restassero i tre distaccamenti italiano, austriaco e tedesco. Gli ho poi comunicato la proposta fattami da questo ambasciatore di Francia a nome del suo Governo e cioè che i contingenti internazionali vengano neutralizzati allo scopo di evitarne il ritiro. Mérey si è mostrato contrario a questa proposta alla quale io aveva risposto affermativamente riservandomi però di prendere accordi col Governo Imperiale e Reale.

(l) -Dalla documentazione finora esistente risulta solo che il Io agosto Poincaré, parlando con Iswolski, espresse il parere di • tentare di attirare l'Italia promettendole Valona e libertà d'azione in Adriatico • (l. B. V, n. 411). Sazonof rispose il 2 agosto che • non aveva obiezioni all'attribuzione all'Italia di Valona • (Id. n. 453). (2) -Comunicato come i documenti 8 e 9. Vedi D. 8 n. 2. (3) -Vedi D. 8. (4) -Vedi D. 9.
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IL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO, AL MINISTRO A DURAZZO, ALIOTTI

T. PER POSTA 4490. Roma, 4 agosto 1914, ore 2,15.

Suo telegramma n. 761 (1).

Il conservare ed il mostrare all'Austria un atteggiamento leale ed amichevole è un interesse della nostra politica generale ben superiore ai vantaggi locali che potremmo trarre dal seguire costì diversa linea politica. La prego di tener sempre e innanzi tutto presente questa direttiva nell'azione che Ella svolge pur tutelando i nostri interessi sulla base di una leale parità (2).

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IL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO, AGLI AMBASCIATORI A LONDRA, IMPERIALI, A PARIGI, TITTONI, A PIETROBURGO, CARLOTTI

T. 4493. Roma, 4 agosto 1914, ore 2,20.

Il R. ministro a Durazzo telegrafa quanto segue: (tel. 70781764) (3). Ritengo urgente che V. E. insista presso codesto Governo affinchè lasciando in Albania il proprio delegato renda possibile alla Commissione di Controllo di continuare a funzionare. A titolo non ufficiale V. E. potrebbe far capire che il ritiro dei delegati della Triplice Intesa sarebbe certamente gradito all'Austria mentre sarebbe un danno per noi.

Nostra nave da guerra non lascerà Durazzo.

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L'AMBASCIATORE A BERLINO, BOLLATI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. GAB. 981/99. Berlino, 4 agosto 1914, ore 3,55 (per. ore 19).

Mi risulta da più buone fonti che data la nostra neutralità questo Governo farebbe grande assegnamento sulle nostre disposizioni a facilitare

per quanto possibile e nel limite consentito dal diritto internazionale il vettovagliamento della Germania cui una eventuale azione navale dell'Inghilterra potrebbe sollevare ostacoli imprevisti. Credo sarebbe molto bene che io potessi qui dare fin d'ora assicurazioni in questo senso.

(l) -T. 7070 del 1° agosto, col quale Aliotti riferiva che Bid Doda giudicava la situazione del principe di Wied disperata, e consigliava che egli si recasse in Europa, per « semplificare una situazione inesplicabile •. A Bid Doda Aliotti rispondeva che la • speciale situazione » dell'Italia impediva di prendere una simile iniziativa. (2) -Col tel. 4494 del 4 agosto Di Sangiuliano incaricava Fasciotti di dire al re Carlo di Romania che l'Italia non intendeva • affatto impossessarsi dell'Albania, bensi attenersi scrupolosamente all'accordo coll'Austria e non approfittare degli imbarazzi dell'alleata •· (3) -Vedi D. 5. La stessa cosa telegrafò Rodd a Grey (B. D. n. 574) e questi il 4 ai(ostoacconsentiva a lasciare Lamb a Durazzo, ma, in caso di attacco austriaco, richiederà c i buoni uffici e l'influenza del Governo italiano in suo aiuto •. (Id. n. 59l l.
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L'AMBASCIATORE A VIENNA, AVARNA, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. GAB. 7240/102. Vienna, 4 agosto 1914, ore 8,30 (per. iL 5, ore 1,15),

Lowcen.

Berchtold mi ha detto che il nostro Capo di Stato Maggiore in una udienza accordata all'Addetto Militare I. R. aveva accennato alla necessità del mantenimento dell'equilibrio nell'Adriatico e al timore che esso potesse essere « turbato» (l) a danno dell'Italia. A questo proposito Berchtold ha osservato che Austria-Ungheria, siccome avevami dichiarato a, più riprese, non aveva affatto intenzione di occupare il Lowcen e che se il Montenegro le avesse mosso guerra Governo I. R. avrebbe evitato d'impossessarsi di quella posizione per non creare imbarazzi al R. Governo e facilitargli la situazione di fronte all'opinione pubblica.

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L'AMBASCIATORE A VIENNA, AVARNA, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. GAB. 984/103. Vienna, 4 agosto 1914, ore 8,30 (per. ore 23).

Berchtold mi ha detto che Mérey avevagli comunicato alcuni brani di una lettera (2) direttagli da V. E. in cui si accennava alle gravi difficoltà e sacrifici cui sarebbe stata esposta Italia ove avesse partecipato alla guerra rilevando che questi sarebbero stati di gran lunga superiori a quelli a cui Austria-Ungheria avrebbe dovuto sottostare.

Berchtold ha osservato a questo proposito che tale apprezzamento gli sembra gratuito e che a suo parere i rischi e pericoli cui sarebbe esposta la Monarchia erano identici a quelli dell'Italia. Ma prescindendo da ciò, qualora la guerra avesse arriso alla Triplice Alleanza i vantaggi che avrebbe ricavato Italia sarebbero magg1ori di quelli che avrebbe potuto ritrarre Austria-Ungheria la quale non desiderava acquisti territoriali e ove li avesse anche desiderati non avrebbe saputo come farli senza nuocere agli interessi della Monarchia.

Italia invece avrebbe potuto avere i vantaggi che avesse desiderato. Ed alla sfuggita ha aggiunto che era pronto, ove si desiderasse, parlare con noi di questi eventuali vantaggi. Berchtold mi ha informato poi che parlando nella

lettera dei sentimenti amichevoli dell'Italia verso Austria-Ungheria V. E. aveva accennato alla convenienza di addivenire ad un accordo inteso a conciliare gli interessi reciproci: egli si domandava quale avrebbe potuto essere tale accordo e mi ha pregato di indagare pensiero di V. E. al riguardo. Ma ha aggiunto che se accordo avesse dovuto contemplare le varie eventualità della guerra gli sembrava che sarebbe stato poco realizzabile.

(l) -Completato con la minuta di Avarna. Vedi D. A. III, 129. (2) -Vedi D. l. Il resoconto del colloquio che Berchtold comunicò a Mérey (D. A. III, 134)il 4 agosto e più dettagliato.
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L'AMBASCIATORE A VIENNA, AVARNA, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. GAB. 985/104. Vienna, 4 agosto 1914, ore 8,30 (per. ore 23,45).

Neutralità dell'Italia.

Parlandomi in via privata e confidenziale della decisione presa dal R. Governo di restare neutrale nel presente conflitto Berchtold mi ha detto essa aveva prodotto cattiva impressione su tutti perchè si credeva di potere contare sull'Italia. Astensione dell'Italia era quindi considerata come un atto poco amichevole e una mancanza a quell'assegnamento che il Governo I e R. credeva poter fare su di noi. Gli risultava che l'Imperatore di Germania aveva preso tale decisione « en mauvaise part » e mi ha fatto quindi intendere che difficilmente noi avremmo potuto contare nell'avvenire sullo stesso appoggio che Austria-Ungheria avevaci prestato in passato nelle varie questioni che ci interessavano.

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L'AMBASCIATORE A LONDRA, IMPERIALI. AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. GAB. 988/259. Londra, 4 agosto 1914, ore 8,'35 (per. H 5, ore 7).

Chiamato oggi da Grey ho avuto con lui un breve colloquio di cui conserverò memoria indelebile. Egli mi ha detto avergli Rodd telegrafato resoconto conversazione avuta ieri con V. E. (l) e da me ignorata. La dichiarazione fatta da V. E. e le disposizioni amichevoli da Lei manifestate a riguardo dell'Inghilterra lo hanno profondamente commosso.

Per esse porge a V. E. sentitissimi ringraziamenti assicurandola che le disposizioni dell'Italia sono da lui cordialmente reciprocate. Queste reciproche disposizioni, confida Grey, saranno per dare il loro frutto al termine di questa guerra, grazie alla quale regna ora in Europa il caos e non è possibile di edificare solidamente.

Grey è pure gratissimo a V. E. per efficace collaborazione prestatagli nei suoi sforzi per mantenere la pace.

Per l'insuccesso di tali sforzi e per la prospettiva di tante sventure il suo cuore alla lettera è spezzato.

La giornata di ieri rimarrà la più triste di tutta la sua vita. Avrebbe dato qualunque cosa per non essere costretto a pronunziare il gravissimo suo discorso. Nell'annunziarmi poi l'ultimatum oggi inviato a Berlino e che scade questa mezzanotte ha detto che l'Inghilterra ha la coscienza tranquilla. Essa aveva l'obbligo imprescindibile di scendere in campo per difendere un piccolo stato neutrale vittima di una brutale e prepotente aggressione e per rivendicare ad un tempo il principio di cui non si può tollerare la violazione senza ricondurre Europa allo stato di assoluta barbarie. Ha concluso che in momenti per lui così memorabili penosi, sincera consolazione traeva dal pensiero che la cordialità tradizionale delle relazioni italo-inglesi non è stata intaccata in questo vero uragano scatenatosi sull'Europa. Gli ho risposto che in un momento così tragico riesciva anche a me di sollievo il constatare la sincera amicizia tra i nostri due Paesi che con tutto il cuore desidero anche io esca ancora più rinsaldato al termine delle vicissitudini cui oggi andiamo incontro. Ci siamo dopo ciò stretti affettuosamente la mano. Entrambi avevamo le lacrime agli occhi.

(l) B. D. XI. 579.

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IL MINISTRO A BUCAREST, FASCIOTTI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. GAB. 990/57. Sinaia, 4 agosto 1914, ore 10 (per. il 5, ore 0,30).

Mi viene assicurato che nota austriaca alla Serbia venne redatta da Forgach d'accordo con Tisza e che Tschirschky non ebbe preventiva conoscenza nè informò Jagow. Non è escluso, però, che ne abbia informato Imperatore di Germania. Neutralità romena sconvolge ora tutto piano austrotedesco perchè esercito romeno avrebbe dovuto partire dall'estremo lembo settentrionale della Moldavia attraversare il Pruth ed il Dniester e convergere su Kiew con un esercito austro-ungarico dalla Galizia.

54

IL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO AL PRESIDENTE DEL CONSIGLIO DEI MINISTRI, SALANDRA

L. P. Roma, 4 agosto 1914, ore 10,53 (1).

Ti rispondo colla matita perchè, avendo un poco di dolore alla mano destra, ci soffro meno. Non mi pare che l'Austria possa più ritirarsi indietro. Oggi con Krupenski, esaminando il caso strano, ne cercavamo insieme spiegazioni diverse: le più

plausibili ci parevano o qualche sottigliezza diplomatica per parere aggredita,

o il desiderio di evitare operazioni militari alla frontiera russa prima di essere pronta.

Sta pur. sicuro che da Fiuggi io posso, se è utile, venire anche ogni giorno senza danno per la mia salute: a me basta di dormire la notte lì anzichè qui, per poter dormire, e di lavorare lì la mattina nel bosco, respirando quell'aria. Nel pomeriggio posso coll'automobile venire a Roma e tornare lassù la sera, con vantaggio per la mia salute. Ciò che più temo, se resto a Roma, è un fenomeno pericoloso, di cui ho avuto già alcuni sintomi, cioè la nervosità, mentre ho bisogno di tanta calma, e tale nervosità può aver inconvenienti, se non riesco a frenarla, con Mérey o altri! Lo star dunque qualche ora del giorno e la notte a Fiuggi non può recar danno agli affari, e se dà luogo a qualche critica, sarà infondata ed ingiusta, ed io non me ne curo affatto, convinto che tra due mali convenga scegliere il minore.

Non vedo ragione per cui i diplomatici esteri debbano venire a seccarti spesso, perchè ora che da noi e da tutte le Potenze è stata presa posizione, non ci saranno più per almeno un mese affari internazionali di tale entità che valga la pena di andare dal Presidente del Consiglio. Possono sempre venire a colazione da me a Fiuggi, nonchè da De Martino e Garbasso alla Consulta, oltre che io ripeto che non ho alcuna difficoltà a venire a Roma ogni giorno, sebbene persuaso che non sarà necessario.

Dunque ripeto che verrò ogni giorno, se necessario, e ti vedrò quasi ogni giorno. Si può anche telefonare, ora che il telefono mio di Fiuggi-Consulta è stato garantito meglio contro chi possa ascoltare. Ma tutto ciò probabilmente sarà in parte superfluo, perchè per un pezzo parla il cannone e tace la diplomazia.

Per la riunione di domani 5 con Grandi.(!) ecc. mi è indifferente alle 11

o alle 16; pel lavoro della Consulta sarebbe però preferibile alle sedici.

Barrère è stato pure da me. Mi fa perdere un tempo inutile, perchè viene a cercar conforto, più che a parlar d'affari. Come francese trepida; come Barrère è lieto di quello che egli crede un.suo successo, e che certo gli gioverà: la nostra neutralità.

È necessario che Avarna veda te, me, e si abbia, oltre i colloqui separati un colloquio separato tra te, me e lui.

Sarebbe, secondo me, errore se S. M. il Re restasse a Roma: in Italia e all'estero (specialmente in Austria) si crederebbe che ciò significa probabilità di gravi, improvvise decisioni nostre e desteremmo in paese vana aspettazione e sospensione d'animi, ed all'estero (massime in Austria) diffidenza -che potrebbe anche tradursi in precauzioni militari ai confini -. Una villa non lontana da Roma andrebbe bene.

Sarà bene che tu veda Borsarelli, Rubini e Gallina per il servizio degli emigranti.

P. S. -Ore 10,35. Ho già risposto al tuo telegramma. A me pare che vi siano oggi tanti motivi reali di preoccupazioni che non è proprio il caso di

aggiungerne d'immaginari. Come avrai visto dai telegrammi, le nostre relazioni con la Svizzera sono ottime, e non è probabile che quel popolo sennato faccia un colpo di testa senza motivo (1). Non bisogna però dargliene il motivo, e ad ogni costo si deve rispettare la neutralità svizzera ed evitare ogni più lontana apparenza di volerla violare. Ove dovessimo far guerra con qualcuno dei nostri vicini, una delle primissime cose da fare sarebbe di dare subito assicurazioni formali alla Svizzera che sarà rispettata la sua neutralità. Io temo i nostri militari di mare e di terra: non ripeterò mai abbastanza che per ora ci vuole prudenza e riserbo, finchè non si possano fare previsioni sull'esito della guerra europea e non si abbia avuto da una parte risposta di Grey al noto telegramma, nonchè il mio e tuo colloquio con Bollati e con Macchio.

Il medico è tornato; mi permetterà di lasciare il letto oggi, e crede che in pochi giorni (purchè io mi usi i necessari riguardi), potrò essere di nuovo in condizioni fisiche normali. Quanto alla capacità di lavoro mentale, è intatta, e sopratutto i nervi sono calmi.

Rodd mi fa telefonare che è stata dichiarata la guerra tra (sic) Francia ed Inghilterra (2). Se mi riesce una cosa alla quale sto lavorando..... A voce il resto!

(l) L'ora è quella del post scriptum.

(l) Generale Domenico Grandi, senatore del Regno e ministro della guerra.

55

IL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO AL PRESIDENTE DEL CONSIGLIO DEI MINISTRI. SALANDRA

L. P. Roma, 4 agosto 1914.

Ti ho mandato poco fa i telegrammi. Come vedrai, per ora telegrammi d'alta politica ce n'è pochi, e ancora meno ce ne saranno probabilmente finchè non si potrà cominciare a fare qualche previsione sull'esito dell,a guerra.

Stanotte ho riveduto Flotow, afflitto ma amichevole, anzi affettuoso: anche egli sta poco bene pel caldo: parte per Fiuggi, e ci terremo in contatto continuo, anche perchè ci conviene far ogni sforzo per mantener buoni rapporti, per dopo la guerra, cogli alleati. E ciò sarà forse meno difficile colla Germania che coll'Austria.

• Mio telegramma 186 vice presidente Confederazione col quale ebbi ieri sera lungo colloquio tornò a pregarmi caldamente di ottenere dal R. Governo autorizzazione esportazione in Svizzera prodotti prima necessità. Egli mi fece la più dolorosa pittura delle condizioni attuali del Ticino e della carestia che regna in Biasca. Deputati del Cantone si erano a lui rivolti perchè facesse passi speciali presso R. Governo. Nostra misura oltre a carattere umanitario avrebbe in questo momento un altissimo significato politico e servirebbe a serrare maggiormente i vincoli delle due nazioni. Motta mi aggiunge che naturalmente tutto ciò provenisse oggida noi sarebbe devoluto esclusivamente al consumo interno del paese. Camera di Commercio sudditi italiani di ogni colore e Colonia tutte pregano per mezzo mio Governo del Re adottare misura..... nell'interesse pure dei 50 mila nostri nazionali quì residenti •.

La Romania ha deciso la neutralità (l): noi abbiamo contribuito, come avrai visto dai telegrammi di questi giorni, a farle prendere questa decisione per molti rispetti utile a noi. Ormai tutte le Potenze hanno preso posizione: la diplomazia va a riposarsi, non sugli allori, e parla il cannone.

Io mi sento sfinito: non dormo più, non mangio più e avrò bisogno tra un mese di tutte le mie facoltà. Perciò è necessario che io provveda subito alla mia salute, senza che gli affari ne soffrano. VaUombrosa è troppo lontana. Mi basta dormire in aria e temperatura migliori, e prendere ogni giorno alcune ore d'aria di campagna. Perciò tra due o tre giorni, insieme a Flotow, andrò anch'io a Fiuggi. Ogni mattina, lì, sino alle 12 1h potrò lavorare nel bosco assai meglio che a Roma: nel pomeriggio io potrò, ogni giorno, o venire a Roma o andare incontro alle cartelle a Frosinone, in modo che nessun affare soffra il menomo ritardo: la sera tornerò a dormire a Fiuggi, e, in quel clima, certo dormirò, mentre qui non chiudo più un occhio e così perdo la calma e la lucidità di mente che in questi momenti sono tanto necessarie. Per tutto ciò che è politica estera intendo lavorare senza posa; per il resto mi rimetto a te, e, quando non posso venire in Consiglio dei Ministri, considera il mio voto come identico al tuo; ma mi propongo di intervenire sempre.

Quello cui, nei suoi particolari, io mi dichiaro poco idoneo a dirigere, è il servizio di soccorso e rimpatrio dei nostri emigranti. Ne incarico Borsarelli ed il Commissariato dell'Emigrazione, secondo le rispettive competenze; ma occorrono probabilmente fondi, che dovrà dare Rubini (2), oltre quelli del Commissariato, perchè non è possibile, anche pel nostro prestigio all'estero, limitarsi ai rimpatri e negare soccorsi.

Tornando agli alleati, Mérey è meno irritato, in apparenza, di come si prevedeva, ed io credo di potermi lavorare Flotow con assidua cura in modo che egli capisca e spieghi a Berlino tante cose che comincia a capire e che gioveranno.

P. S. -All'Italia conviene, secondo me, far il morto per un mesetto, ma solo in apparenza. Crederei utile che S. M. il Re se ne andasse in campagna, per non far credere che ogni giorno debbono prendersi provvedimenti sensazionali. Valdieri però è troppo lontano da Roma e troppo vicino alla frontiera francese.

Ti raccomando molto caldamente quanto ti dissi ieri: urge, a mio parere, prendere provvedimenti difensivi, non visibili, ma pronti ed efficaci, al confine verso l'Austria, rifornire dovunque i magazzini generali, tenere in stato d'efficienza l'esercito e la marina. Credi utile che teniamo un colloquio tu, io, Grandi e Cadorna? (3) E anche Revel? (4) S. M. il Re vedrà oggi Kleist (5) e gli confermerà la risposta nel senso della neutralità.

(l) Il 4 agosto 1914 Paulucci telegrafava da Berna (t. a. 7232/186) che Dipartimento politico chiedeva un'eccezione al divieto di esportazione di alcune derrate e il permesso di inviarle nel Canton Ticino, dove vivevano tante migliaia di cittadini italiani e dove vi era penuria di viveri. A Biasca vi sarebbero provvigioni solo per una settimana. • Tale permesso, mi è stato dichiarato, sarebbe qui considerato come migliore prova dei sentimenti di amicizia del nostro paese per Svizzera». Successivamente il 5 agosto Paulucci telegrafava ancora (t. a. 7266/191):

(2) Evidentemente è un lapsus calami e si tratta della dichiarazione di guerra della Germania alla Francia, avvenuta poco dopo le ore 18 del 3 agosto 1914 (D. D. III, 734).

(l) -Vedi D. 26. (2) -Giulio Rubini, deputato al Parlamento e ministro del Tesoro. (3) -Generale Luigi Cadorna, nominato Capo di stato maggiore dell'esercito (27 luglio 1914), in seguito alla morte del generale Pollio (28 ·giugno 1914). (4) -Ammiraglio Paolo Thaon di Revel, dal 1913 Capo di stato maggiore della Marina. (5) -Tenente colonnello von Kleist, nel 1912-13 era stato addetto militare presso l'ambasciata germanica a Roma. Il 3 agosto 1914 era arrivato a Roma, latore di una lettera dell'Imperatore, Guglielmo II, al Re, tendente ad ottenere la solidarietà italiana. II Re lo ricevette due volte, la mattina del 3 e quella del 4 agosto. Le relazioni del Kleist sulle due udienze in D.D. IV, 771, 850.
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IL MINISTRO A BUCAREST, F ASCIOTTI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI. DI SANGIULIANO

T. GAB. 989/53. Sinaia, 4 agosto 1914, ore 12 (per. ore 19,25).

Per forzare la [mano] al Re Carlo ed indurlo a fare marciare il suo esercito contro la Russia sono state esercitate pressioni inaudite. Non è quasi passato giorno in cui questo ministro d'Austria-Ungheria non si sia recato da S. M. facendo balenare la minaccia di una aggressione bulgara ed osservando che le modalità della concentrazione..... (l) austro-ungarica erano subordinate alla decisione della Romania circa la guerra.

Se quindi non si vuole che la Romania trasformi la sua neutralità armata in concorso mi~itare ai due Imperi occorre che così Russia come Bulgaria si astengano da qualsiasi atto non solo di ostilità ma anche di precauzione verso la Romania. In quanto alla Germania le insistenze di questa Legazione di Germania presso Re Carlo sono state anche maggiori. Nel telegramma dello Imperatore Guglielmo di cui nei miei telegrammi n. 156 (2) e Gabinetto n. 46 (2) secondo mie ulteriori sincere informazioni, l'Imperatore diceva trattarsi della supremazia del germanesimo di fronte allo slavismo e faceva appello al Re quale membro della casa di Hohenzollern.

Persona pure interamente devota alla Germania mi diceva essersi dimenticato a Berlino che Re Carlo è un sovrano romeno. Ora è qui generale convinzione che la decisione presa ieri [solleverà] grande malcontento a Berlino e si temono rappresaglie tedesche nel caso di vittoria, qui ritenuta, almeno nei circoli di Corte e governativi, certamente, dei due Imperi. Le disposizioni austrofobe però dell'opinione pubblica ed il pericolo dell'invasione russa e di una conseguente probabile insurrezione non aveva permesso di prendere nelle attuali circostanze decisioni diverse di quelle prese ieri.

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IL MINISTRO DEGLI ESTERI. DI SANGIULIANO AL PRESIDENTE DEL CONSIGLIO DEI MINISTRI, SALANDRA

L. P. Roma, 4 agosto 1914, ore 12,50.

Ho avuto ora un lungo colloquio con Flotow; ci siamo separati, prendendomi egli affettuosamente le due mani. È preoccupatissimo. Desidera avere con me contatto continuo e seri colloqui. Egli sta quasi tanto male quanto me, e parte domani per Fiuggi, non potendo anch'egli più rimanere qui per le condizioni della sua salute. Egli prevede che la guerra avrà esito indeciso. Sarebbe il meglio per noi.

P. S. -Mando Borsarelli da te e da Rubini per gli emigranti. Spero oggi star tre ore in sito inaccessibile per coordinare alcune idee per poi discuternE> con te.

(l) -Gruppo indecifrabile. (2) -Del l o agosto.
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IL MINISTRO AD ATENE, DE BOSDARI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. 7224/334. Atene, 4 agosto 1914, ore 18 (per. ore 19,45).

Giornali annunziano che Spiromilio ha deciso proclamare unione Kimara alla Grecia.

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L'AMBASCIATORE A VIENNA, AVARNA, AL MINISTRO DEGLI ESTERI. DI SANGIULIANO

T. GAB. s. 986/105. Vienna, 4 agosto 1914, ore 20,30 (per. ore 23).

Telegramma di V. E. Gab. n. 858 (1). Ho approfittato di una occasione favorevole per far conoscere al conte Berchtold che se egli avesse mantenuta la dichiarazione fattami di cui al mio telegramma Gabinetto n. 93 ciò avrebbe potuto rendere « più difficile » (2) la nostra partecipazione alla guerra in una delle fasi ulteriori. Berchtold ha rilevato ·che una partecipazione ulteriore dell'Italia alla guerra non avrebbe avuto un valore reale. La mancanza di tale partecipazione fin dal principio della guerra non poteva che compromettere gravemente il piano di campagna già prestabilito fra le Potenze della Triplice Alleanza e danneggiava specialmente la Germania e anche l'Austria avendo Generale Pollio promesso verbalmente al Generale Conrad che Italia avrebbe mandato in Galizia due Corpi d'Armata.

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IL MINISTRO A DURAZZO, ALIOTTI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. PER POSTA 7366/768. Durazzo, 4 agosto 1914 (per. il 7).

Il Delegato russo alla C.I.C. m'informa che Sazonof gli ha telegrafato facendo presentire che in causa della guerra la Commissione Internazionale di Controllo difficilmente potrà continuare a funzionare. Petrjajew ritiene probabile se non la dissoluzione della Commissione almeno il rinvio ad epoca indeterminata dei suoi lavori. Egli motiva questa opininone: l o sulla impossibilità di ottenere istruzioni concordate fra i Governi in caso di «referendum»; 2° sulla mancanza di fondi per l'Amministrazione sull'anticipo dei 10 milioni dopo la concessione di un milione che lascia solo circa 400.000 lire disponibili; 3<> sull'impossibilità di esercitare controllo, ciò che irrita quasi tutti i delegati salvo l'austriaco

3 -Documenti dip!omatici -Serie V -Vol. I

L'eventuale scioglimento sarebbe evidentemente nocivo specialmente per la questione d'Epiro. Perciò sarebbe utile cercare di evitarlo od attutirne effetti nominando Commissione ad hoc per l'Epiro.

Leoni consente con me pur vedendo per noi impossibilità impedire eventuale scioglimento se Governi Triplice Intesa richiameranno i loro delegati.

(l) -Vedi D. 42. (2) -Completato con la minuta di Avarna. Il t. 93 è del 1° agosto.
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IL CONSOLE A SCUTARI, DE FACENDIS, AL MINISTRO DEGLI ESTERI DI SANGIULIANO

T. 7243/294. Scutari, 4 agosto 1914, ore 22 (per. il 5, ore 1,35).

Mio telegramma n. 291 -Insorti passato il Mati marciano su Alessio.

Ad una precedente ingiunzione del colonnello Philips «di non invadere territorio occupato truppe internazionali » insorti hanno risposto che essi perseguono il fine di avere un principe musulmano, che la neutralità del territorio sottoposto all'occupazione internazionale non è stata rispettata da coloro che hanno combattuto contro di loro, rifornendosi da Alessio e da Medua liberamente; che gli atti che essi hanno compiuto e che compiranno non ammettono intervento delle Potenze trattandosi di una condotta (?) legale ed incontestabilmente prestabilita (?) in seguito partenza distaccamento austriaco a Medua, Alessio rimangono solamente nostri uomini comandati (?) Vigliani ..... (l) austro-ungarico abbiamo deciso che in caso ilnsorti effettuassero occupazione Alessio non potendo truppe entrare in ostilità distaccamento Alessio rientrerebbe Scutari. Intanto credo sia da prendere in considerazione, per eventualità insorti proseguano marcia su Scutari, quale atteggiamento dovrebbe serbare distaccamento italiano che è per rimanere solo. Colonnello Vigliani ha fatto pervenire intanto oggi stesso agli insorti una lettera dissuadendoli a mettersi in contraddizione con le Potenze e additandone pericoli.

Ho telegrafato quanto precede alla R. Legazione.

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IL MINISTRO A DURAZZO, ALIOTTI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. 7368. Durazzo, 4 agosto 1914 (per. il 7).

Telegrammi del R. Console in Valona n. 780 e 785. Le informazioni fornite da Lori circa gli intrighi greci che tendono a mantenere l'Albania in istato di anarchia ,corrispondono a tutte quelle che si possono attingere anche da ottime fonti a Durazzo. Su ciò ho avuto l'onore di riferire a V. E.

Si prevede però che una volta sistemato il dissidio tra cattolici e musulmani, questi ultimi non tarderanno a rivolgersi contro i Greci. Donde la necessità non

solo di far pressione efficace contro i greco-epiroti, non appena le circostanze lo permetteranno, ma anche di comporre l'attuale dissidio fra musulmani e cattolici, senza di che sarà difficile pacificare ed organizzare il paese specialmente l'Albania meridionale.

(l) Gruppo indecifrabile.

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IL MINISTRO A BUCAREST, FASCIOTTI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. GAB. s. 991/56. Sinaia, 4 agosto 1914, ore 22 (per. il 5, ore 4).

Telegramma di V. E. n. 802 (1). Come ho riferito ieri la Romania ha adottato una specie di neutralità non dichiarata ma di fatto, garantita mediante la chiamata alle armi di due o tre classi della riserva. Durante Consiglio della Corona di ieri è stato discusso se esistesse il casus foederis secondo il trattato di accessione alla Triplice Alleanza, ed è stato unanimamente riconosciuto che esso non esiste giacchè Austria-Ungheria è la provocatrice della guerra. Al Re Carlo che resisteva sebbene debolmente ed obiettava aver Austria provocato Serbia e non Russia, Bratianu ha replicato ciò non essere esatto anche perchè egli aveva avvertito a suo tempo questo ministro di Austria-Ungheria avere il Signor Sazonoff dichiarato a Costanza che la Russia avrebbe considerato come una provocazione qualsiasi un attacco austro-ungarico contro la Serbia. In conclusione la non esistenza del casus foederis è stata unanimamente riconosciuta ed in questo senso è stata formulata una comunicazione fatta verbalmente in proposito dal Signor Bratianu ai miei colleghi d'Austria-Ungheria e Germania. Esclusa l'obbligazione in base al trattato è stata pure esclusa la partecipazione spontanea alla guerra perchè: l) la popolazione è contraria all'AustriaUngheria; 2) il rischio per la Romania è troppo grave e sproporzionato ai possibili vantaggi; 3) l'esercito, essendo mancato un congruo preavviso, non è pronto. In quanto alla mancata preventiva comunicazione alla Romania della nota, è stato detto al Sovrano da uno dei convenuti che Berchtold aveva considerato Re di Romania come un vassallo. In conclusione soli partigiani della partecipazione alla guerra sono stati Re, Principe Ereditario e Signor Carp. A quest'ultimo è stato obiettato che egli non sarebbe riuscito a trovare i nove uomini politici necessari per comporre un Ministero che potesse imporre la guerra al Paese. Si è pure fatto balenare agli occhi del Re pericolo di una rivolta popolare e militare ed al Sovrano è stato anche osservato che il popolo avrebbe detto trattarsi della guerra del Re e non d'una guerra nazionale. Così stando le cose sarebbe certamente utile per noi stringere accordi colla Romania ma io non ritengo ci convenga prendere iniziative od in altro modo scoprirei anche perchè Governo germanico ne sarebbe subito informato. Tenterò invece sotto la mia responsabilità personale senza esporre in alcun modo nè il R. Governo nè questo Rappresentante di far si che la iniziativa parta da

Governo romeno e perciò prego non tenerne parola nè con codesto ministro di Romania nè con altri.

Un'altra possibilità ora si presenta ed è quella di un accordo e forse di una alleanza romeno-bulgara sulla base del mantenimento dello statu quo balcanico e di una intesa a base di reciproci compensi analogamente a quello itala-austriaco per l'Albania.

Un simile accordo presenterebbe per noi il vantaggio di creare nei Balcani un nucleo abbastanza importante di forze, che potrebbe essere anche accresciuto in seguito mediante l'accessione di altri Stati balcanici, in modo da costituire una base adeguata alla nostra politica balcanica diretta se bene ho inteso le intenzioni R. Governo ad ostacolare l'ingrandimento di qualsiasi Grande Potenza nella penisola.

Questo accordo incontra ostacoli forse insormontabili nell'antipatia rimasta tra i due popoli dopo il trattato di Bucarest.

Nel mentre prego V. E. di voler mantenere il segreto su quanto precede anche coi RR. Rappresentanti a Vienna, Berlino e Sofia, gradirei conoscere di qual occhio sarebbe visto un simile accordo dal R. Governo.

Per quanto poi riguarda la nostra dichiarazione di neutralità è mio dovere

Insistere su quanto ho riferito nel ·mio telegramma di Gabinetto n. 51 (l) circa

rancore che essa ha provocato così in Germania come in Austria. Se i due Impe

ratori saranno vincitori come qui si ritiene dobbiamo attenderci a dure rappre

saglie, ed io mi permetto rinnovare vive raccomandazioni che si prendano i

provvedimenti militari necessari e si stringano in tempo utile opportuni accordi

internazionali affinchè anche questa volta non venga dato un nuovo assetto

all'Europa a nostro danno od aggrediti senza nostri adeguati vantaggi.

(l) Del 28 luglio 1914.

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IL MINISTRO DEGLI ESTERI. DI SANGIULIANO ALL'AMBASCIATORE A COSTANTINOPOLI, GARRONI

T. 4502. Roma, 5 agosto 1914, ore 1,30. Principe. Prego V. E. inoltrare Sinaia quanto segue: Suo telegramma Gab. n. 36 Riservato. Aliotti non sa spiegarsi a quali fatti possa alludere Bratianu ment:::-e gli risulta che Principe e Principessa hanno espresso a terzi la propria soddisfazione pel suo contegno. S. A. si è mostrato persuaso della nostra determinazione di appoggiarlo. Le impressioni di Bratianu possono essere ispirate da elementi ostili a noi dei quali ora il Principe tenta di liberarsi e tra questi è Murad Toptani noto intrigante recatosi recentemente a Bucarest. Aderendo al desiderio di Aliotti prego V. S. di far rilevare costà la nostra perfetta correttezza verso il Principe nonostante le difficoltà di una situazione non dovuta a nostri

consigli nè a colpa nostra. Sarebbe opportuno che Ella valendosi della sua influenza si studiasse di precisare le cose e dissipare gli equivoci.

(l) Vedi D. 20.

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L'AMBASCIATORE A PIETROBURGO, CARLOTTI,

AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. GAB. SS. RR. 1086/45 (1). Pietroburgo, 5 agosto 1914, ore 1,30 (per. il 15, ore 23).

Nel corso nostro odierno colloquio Sazonoff mi ha confidato a titolo personale che Russia e Francia si applicherebbero indurre Inghilterra ad assicurare insieme con esse all'Italia completo dominio dell'Adriatico con tutte le condizioni" a ciò necessarie, e salvo soltanto qualche concessione alla Serbia, qualora Italia con decisione pronta e chiara assumesse tale atteggiamento da immobilizzare presso confini nazionali considerevoli forze austriache o addirittura si impadronisse del Trentina la cui annessione le verrebbe poi riconosciuta. Motivo plausibile sarebbe la minacciata occupazione Lowcen o altro presunto tentativo da parte Austria turbare equilibrio dell'Adriatico contro i quali Italia prenderebbe pegno. Quanto alle isole e ad una alta posizione italiana nell'Egeo questione dovrebbe essere dibattuta in primo luogo a Londra ma Russia e Francia non solleverebbero difficoltà.

Naturalmente mi sono chiuso nel più stretto riserbo e non ho interloquito. Sazonoff non presumerà certo che io abbia serbato per me sue parole racchiudenti una proposta di simile portata e poichè come non se ne può dubitare egli rito:r:nerà meco sull'argomento, il mio linguaggio e lo stesso mio silenzio avranno un significato che invano cercherei fargli credere esclusivamente personale. Riterrei perciò indispensabile essere munito istruzioni di V. E. a questo proposito sia che io debba addolcire ripulse sia che io possa lasciare intravedere possibilità conversazione su questa od altra base. Quanto al merito della proposta non si può disconoscere che essa corrisponda a tradizioni ed aspirazioni inerenti alla nostra missione storica ed inestirpabili dalla memoria e dall'anima di ogni italiano ma troppi elementi di giudizio comparativo mi fanno difetto perchè io mi avventuri a un apprezzamento su materia così grave ed in siffatto momento.

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L'AMBASCIATORE A BERLINO, BOLLATI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. GAB. 998/102. Berlino, 5 agosto 1914, ore 6,15 (per. H 6, ore 1,10).

Mi riferisco mio telegramma n. 99 (2). Jagow mi parlò egli stesso della questione dei rifornimenti dicendo che in seguito ad una azione navale dell'Inghilterra il pericolo può presentarsi gran

(Id. 806).

dissimo ed è da prevedersi il momento in cui per i suoi mezzi di sussistenza la Germania non possa più contare che sull'Italia. Egli esprimeva la fiducia che osservando ben inteso le norme del diritto internazionale circa i doveri di neutralità e senza esporsi al rischio di rappresaglie Governo italiano vorrà prestare il maggiore possibile concorso alla Germania.

(l) -La data è indicata nella ripetizione di questo tel. fatta il 9 agosto, ore 20 (t. gab.1096) perv. il 15 agosto, ore l. Secondo la comunicazione che Sazonoff fece ad Iswolski del suo colloquio con Carlotti, sarebbe stato quest'ultimo a prendere l'iniziativa di esporre le rivendicazioni italiane (l. B. V, n. 529). (2) -Vedi D. 48. L'iniziativa di assicurarsi il rifornimento di viveri dall'Italia era partitadal Capo di Stato Maggiore generale dell'esercito tedesco (D. D. IV, 804). Allora il 4 agosto Iagow telegrafò all'ambasciatore tedesco a Roma, che, in mancanza di ogni c assistenza attiva • da parte dell'Italia si attendeva da questa che • almeno » facilitasse l'esportazione dei viveri
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L'AMBASCIATORE A BERLINO, BOLLATI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO Ed. parzialmente in ALDROVANDI, Guerra diplomatica pp. 23-24

T. GAB. 1007/100. Berlino, 5 agosto 1914, ore 7,45 (per. il 6, ore 5,30).

Nel «Libro bianco> che è stato ieri presentato al Reichstag dopo una breve esposizione dello attentato di Serajevo e delle circostanze che l'hanno preceduto e seguito, il Governo germanico si esprime nei termini seguenti:

«Stando cosi le cose l'Austria-Ungheria doveva dirsi che non era compatibile colla dignità nè colla sicurezza della Monarchia l'assistere inattivamente a quanto si tramava al di là delle frontiere serbe. Il Governo I. e R. ci informò di questo suo modo di vedere e chiese il nostro parere. Con tutto il cuore noi potemmo esprimere all'alleata la nostra concordanza col suo apprezzamento della situazione e assicurarla che una azione che essa ritenesse indispensabile per porre fine al movimento in Serbia diretto contro la integrità della Monarchia avrebbe avuto la nostra approvazione. Nel fare ciò noi ci rendevamo ben conto che la eventuale azione bellica dell'Austria-Ungheria contro la Serbia avrebbe provocato l'intervento della Russia e potrebbe quindi in conformità del nostro dovere di alleata implicarci in una guerra. Ma noi non potevamo di fronte ai vitali interessi dell'Austria-Ungheria che erano in giuoco, né consigliare al nostro alleato una remissività incompatibile colla sua dignità, nè negargli il nostro appoggio in questo grave momento. Lo potevamo tanto meno in quanto che anche interessi nostri erano sensibilmente minacciati dagli incessanti intrighi serbi. Se ai Serbi fosse stato più oltre permesso coll'aiuto della Russia e della Francia di minacciare l'integrità della Monarchia, ciò avrebbe avuto per conse

guenza la progressiva rovina dell'Austria-Ungheria e la sottomissione di tutto lo slavismo sotto l'egemonia russa; in seguito a che la situazione della razza germanica nell'Europa centrale sarebbe divenuta insostenibile. Una Austria-Ungheria moralmente indebolita piegante sotto l'invasione del panslavismo russo non sarebbe stato più per noi un alleato col quale potessimo contare e sul quale potessimo fare assegnamento come dovevamo farlo di fronte all'attitudine sempre più minacciosa dei nostri vicini d'Oriente e d'Occidente. Noi lasciammo quindi all'Austria-Ungheria completamente mani libere nella sua azione contro la Serbia ».

Tutto ciò è talmente chiaro che non occorre alcun commento per dimostrare che l'azione dell'Austria-Ungheria è stata preventivamente concordata colla Germania anche in previsione delle complicazioni guerresche che ne potevano derivare. La sola limitazione a questo preventivo accordo è espressa nella frase:

« ai preparativi per tale azione noi non abbiamo preso parte », questo io ho detto stamane a Jagow, aggiungendo che nulla di tutto ciò era stato fatto conoscere all'Italia la quale era lasciata all'oscuro di ogni cosa fino all'ultimo momento e soltanto la vigilia aveva avuto dall'Austria-Ungheria comunicazione di quanto essa si proponeva di fare contro la Serbia. Ed a tutte le questioni che quotidianamente gli rivolgevo circa i propositi dell'Austria-Ungheria, Jagow aveva sempre risposto che non era informato; che sapeva bensì che l'AustriaUngheria voleva chiedere energica soddisfazione alla Serbia e che trovava legittima tale sua intenzione ma che non sapeva affatto in qual modo essa avrebbe proceduto e che in ogni caso non ne sarebbero certo risultate gravi complicazioni. Ed alle mie ripetute obiezioni che un'azione contro la Serbia avrebbe inevitabilmente trascinato un intervento russo, Jagow aveva sempre replicato che la Russia si sarebbe limitata a protestare platonicamente, a note diplomatiche, ma in definitiva non avrebbe fatto come altre volte che un bluff. Ora invece risulta nel modo più positivo da pubblicazione ufficiale che nel dare la sua adesione preventiva all'azione dell'Austria-Ungheria la Germania si rendeva perfettamente conto delle conseguenze cui ciò poteva dare luogo di fronte alla Francia. Così essendo era dovere assoluto dell'Austria-Ungheria e della Germania e non solo in forza delle disposizioni del trattato della Triplice Alleanza di prevenire l'altra alleata per porla in grado di esprimere il suo avviso in materia di così enorme importanza e di prendere almeno i preparativi necessari. L'Austria-Ungheria e la Germania non lo hanno fatto; hanno posto invece Italia di fronte ad un fatto compiuto concordato precedentemente fra di loro e l'hanno messa cosi nella impossibilità di provvedere; mancando esse ai loro impegni verso noi, cessava in noi l'obbligo previsto dal trattato. Se decisione adottata dal R. Governo aveva ancora bisogno di una giustificazione questa ci sarebbe luminosamente fornita dal «Libro bianco» (l). In questi termini mi sono espresso con Jagow dicendogli che in questo momento storico cosi spaventosamente ...... (2) per la Germania e per l'Europa non volevo muovergli rimprovero nè sollevare recriminazioni; parlavo del resto per conto mio senza speciali istruzioni del mio Govemo e volevo soltanto esporgli lealmente i fatti come si erano prodotti e le conseguenze che ne dovevano fatalmente derivare. Jagow cercò di replicare sforzandosi di contestare l'esattezza delle mie asserzioni, ammettendo di avere errato nelle sue previsioni circa la Russia trincerandosi sopratutto dietro l'Austria-Ungheria cui sarebbe spettato, egli diceva, di informarci dei suoi propositi: perchè essa non l'aveva fatto non poteva la Germania obbligarvela. Risposi che era non solo diritto ma dovere ed interesse supremo della Germania di chiamare l'attenzione dell'Austria-Ungheria su ciò che sarebbe inevitabilmente risultato. In realtà, conclusi, dimentichi delle lezioni di Bismark sui pericoli della guerra preventiva voi avete stimato giunto il momento di misurarvi coi vostri avversari, in condizioni che credevate per voi più favorevoli di quanto non lo sarebbero in avvenire; ma non ne avete avvertito i vostri alleati e non potete lamentarvi se il loro concorso vi è per ora negato. Jagow volle protestare anche contro questa affermazione; ma assai debolmente

e la coscienza dell'immane responsabilità che il Governo germanico si è addossato si traduceva in una profonda depressione che egli non riusciva più a nascondere.

(l) -Qui termina il testo dell'Aldrovandi. (2) -Gruppo indecifrabile.
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IL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO, ALL'AMBASCIATORE A LONDRA, IMPERIALI

T. GAB. 860. Roma, 5 agosto 1914, ore 11,45.

Suo telegramma Gabinetto n. 259 (1). Prego V. E. telegrafarmi in sunto ciò che secondo Grey io avrei detto a Rodd.

69

IL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO, AL PRESIDENTE DEL CONSIGLIO DEI MINISTRI, SALANDRA

L. P. Roma, 5 agosto 1914.

Tornato alla Consulta, ricevo da varie parti notizie di dimostrazioni francofile e anti-austriache che si preparano in varie parti d'Italia. Anche parecchi articoli di giornali, sopra tutto di provincia, sono in questo senso.

Ti prego di provvedere, perchè avremmo gravi imbarazzi.

70

L'AMBASCIATORE A LONDRA, IMPERIALI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. GAB. 1006/264. Londra, 5 agosto 1914, o1·e 12,4 (per. il 6, ore 12).

In questo momento ricevo da Grey copia libro azzurro che sarà presentato stasera alla Camera sulla crisi europea. Nell'indicarmi i numeri dei documenti pubblici concernentici, Grey aggiunge: «Segretario di Stato è dolente di non trovarsi, data estrema urgenza della cosa, in grado di conoscere previamente vedute dell'ambasciatore su quei documenti, confida però che Governo italiano non può ravvisare alcuna obiezione alla pubblicazione di quella parte della corrisponsione che fornisce eloquente attestato del suo efficacissimo per quanto pur troppo infruttuoso sforzo nello interesse mantenimento pace. Documenti che ci riguardano sono dodici. Mi pare essi riproducono .fedelmente conversazione di V. E. con Rodd e mie comunicazioni qui. L'ultima domanda è la comunicazione fatta qui da Cambon per ordine suo Governo ..... (2) alla risposta data da V. E. alla comunicazione tedesca nei termini seguenti:

« La guerra intrapresa dall'Austria e le conseguenze cui essa può dar luogo, giusta le parole dello stesso ambasciatore di Germania ..... (2) uno scopo aggressivo».

Ambedue (?) erano quindi in conflitto col carattere puramente difensivo Triplice Alleanza ed in tali condizioni Italia rimarrebbe neutrale: documento aggiunge che nel fare tale comunicazione Cambon aveva ricevuto istruzione di rilevare dichiarazione italiana che presente guerra era non difensiva ma aggressiva e che per tale motivo non esisteva casus foederis ai termini della Triplice Alleanza. Non sapendo se posta funzioni regolarmente attenderò prima occasione sicura per inviare a V. E. esemplare libro azzurro.

(l) -Vedi D. 52. (2) -Gruppo indecifrabile.
71

IL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO, AL PRESIDENTE DEL CONSIGLIO DEI MINISTRI, SALANDRA

L. P. Roma, 5 agosto 1914.

Come prevedevo e come vedrai, sono ben pochi i telegrammi politici, e per facilitarti il compito, vi appongo un segno rosso. La quasi totalità dei telegrammi in arrivo si riferisce ai nostri emigranti.

E tra i telegrammi politici, tre soli sono importanti. Uno, in chiaro, è il passo del discorso di Grey (l) relativo all'Italia; ti prego di restituirmelo, non avendone altra copia.

Un'altro è il Gab. 983/98 (2), che fa prevedere la partecipazione alla guerra della Turchia e della Bulgaria in favore dell'Austria e della Germania; ma è probabile che una minaccia della flotta anglo-francese a Costantinopoli farà mutare propositi, mentre la Bulgaria potrebbe venire trattenuta dalla Romania e dalla Grecia.

Importantissimo è il 7240/102 (3) in cui Berchtold rinnova l'assicurazione che l'Austria non occuperà il Lowcen. Chiamo la tua attenzione, e ho disposto sia richiamata quella del Governo greco, sul 7234 (4) in relazione alla nota questione del canale di Corfù.

Esce dai limiti della mia competenza, ed è tutto nella tua e in quella d'altri colleghi, il 7232/186 (5), che è molto importante. Importanti pure, e connessi tra di loro, i telegrammi in arrivo 7221 (6) e Gab. 981/99 (7) per le difficoltà in cui possiamo trovarci; intanto io faccio studiare la questione dai nostri giuristi.

Mi duole che Solari e Borsarelli siano andati da te stanotte per la loro ignoranza e sciocca credulità in queste materie! Io ero a letto insonne: credendo che io dormissi, e comprendendo la stupidaggine della fola, non vollero avvertirmi. Bisogna che tutti abbiano i nervi calmi.

Resta inteso per oggi alle sedici.

Come ti ho detto, i telegrammi, che ti mando, sono in massima parte relativi ai nostri emigranti. È probabile che non basti il Fondo d'Emigrazione, a meno d'intaccare il capitale costituto coi denari degli emigranti transoceanici,

mentre qui si tratta di quelli verso l'Europa; in altri termini, i denari dei nostri contadini meridionali dovrebbero andare a beneficio degli operai settentrionali. Mi pare che ci voglia il Tesoro.

Io intanto sto malissimo: se continuo di questo passo, fra tre o quattro giorni non sarò più buono a nulla, e non posso più tardare a provvedere alla mia salute, tanto più che posso farlo senza alcun inconveniente per gli affari e pei colloqui, mentre un ulteriore peggioramento della mia salute, che sono ancora in tempo ad impedire, o mi costringerebbe a dimettermi, il che non mi parrebbe opportuno nelle circostanze presenti, o mi metterebbe nella impossibilità di prestare opera utile quando, dopo questo periodo di tregua diplomatica, verrà l'ora importante.

Rodd è venuto a comunicarmi che l'Inghilterra è in guerra colla Germania.

(l) -È il discorso tenuto ai Comuni il 3 agosto (Speeches on foreign affairs-1904-1914, Londra, 1931, pp. 296 e ss.) pubblicato già prima come appendice D. a Twenty-Five Years 1896-1916 by VISCOUNT GREY, Londra 1925. (2) -Vedi D. 44. (3) -Vedi D. 49. (4) -Non riguarda il Canale di Corfù. (5) -Vedi nota al D. 54. (6) -Non riprodotto. Riguarda notizie navali. (7) -Vedi D. 48.
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NOTA DELLA LEGAZIONE SVIZZERA IN ROMA

Roma, 5 agosto 1914.

Le Ministre de Suisse est chargé par le Président de la Confédération et a l'honneur de faire au Gouvernement de Sa Majesté le Roi d'Italie la déclaration suivante:

« En raison de la guerre qui vient d'éclater entre plusieures puissances européennes, la Confédération Suisse, inspirée par ses traditions séculaires a la ferme volonté de ne se départir en rien des principes de neutralité si chers au peuple suisse, qui correspondent si bien à ses aspirations, à son organisation intérieure, à sa situation vis à vis des autres Etats, et que les puissances signataires des traités de 1815 ont formellement reconnue. En vertu du mandat spécial qui vient de lui etre décerné par l'Assemblée, le Conseil Fédéral déclare donc formellement qu'au cours de la guerre qui se prépare, la Confédération Suisse maintiendra et défendra, par tous les moyens dont Elle dispose, sa neutralité et l'inviolabilité de son territoire telles qu'elles ont été reconnues par les traités de 1815. Elle observera elle meme la plus stricte neutralité vis à vis des Etats belligérants. Relativament aux parties de la Savoie qui aux termes de la déclaration des puissances du 29 mars 1815, de l'acte final du congrès de Vienne du 9 juin 1815, de l'acte d'accession de la diète suisse du 12 aout 1815 du traité de Paris du 20 novembre 1815 et de l'acte de reconnaissance et de garantie de neutralité suisse portant la meme date, doivent jouir de la neutralité de la meme manière que si elles appartenaient à la Suisse, dispositions que la France et la Sardaigne ont confirmées à l'article 2° du traité de Turin du 24 mars 1860, le Conseil Fédéral croit devoir rappeler qu'il ferait usage de ce droit si les circostances paraissaient l'exiger pour la défense de la neutralité et de l'intégrité du territoire de la Confédération. Toutefois il ne manquera pas de respecter scru• puleusement les restrictions que les traités apportent à l'exercice du droit dont il s'agit, notamment en ce qui concerne l'administration de ce territoire. Il s'efforcera de s'entendre à cet égard avec le Gouvernement de la République Française.

Le Conseil Fédéral a la ferme conviction que la présente déclaration sera accueillie favorablement par les puissances belligérantes ainsi que par les Etats Tiers signataires des traités de 1815, comme l'expression de l'attachement traditionnel du peuple suisse à l'idée de neutralité et comme l'affirmation suisse des traités de 1815 :..

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IL MINISTRO A DURAZZO, ALIOTTI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. 7279/769. Durazzo, 5 agosto 1914, ore 13 (per. ore 19,25).

Situazione interna. I tentativi di accomodarsi coi ribelli di cui è cenno nel mio telegramma

n. 750 del 31 luglio sembrano prossimi dare soluzione fondata. Ribelli hanno ieri risposto mostrandosi disposti entrare trattative per pacificare paese in vista grave situazione internazionale e della guerra in Serbia. I Cossovesi vorrebbero avere libero passo per penetrare in territorio di Cossovo. A quanto pare ribelli per ora si contenterebbero dell'allontanamento dell'ambiente del Principe a loro ostile compresi i cosi detti nazionalisti i quali in questo momento sembrano abbandonati dall'Austria. Della persona del Principe non si farebbe parola. Ad ognuno però è ovvio aperto pericolo che uno sostenga (?) gli insorti entrati in Durazzo. Essi saranno padroni della situazione e si teme appunto che la loro apparente remissività non sia altro che uno stratagemma. D'altronde difficilmente vi potrebbe essere altro mezzo d'ottenere un periodo seppure breve di tregua. A questo accomodamento nelle esigenze degli insorti è molto probabile abbia avuto parte il Basri bey di cui miei telegrammi 705 e 742 (1). Anche Hassan Bey Pristina vi ha contribuito in seguito vari colloqui avuti con me. Egli desidera prender parte ad una imminente sollevazione degli albanesi di Serbia, ne ho profittato per consigliargli di servire gli interessi del Principe pur usando ogni prudenza per non compromettere la neutralità albanese.

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L'AMBASCIATORE A BERLINO, BOLLATI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. GAB. 7291/101. Berlino, 5 agosto 1914, ore 15 (per. il 6, ore 3,40).

Notizia neutralità Italia ha suscitato in questa popolazione come era a prevedere sentimento delusione e indignazione che si è ripetutamente manifestata in modo penoso ad italiani qui residenti. Questa Colonia preoccupata ed intimorita ha ricorso all'Ambasciata: ed ho subito chiesto al Governo ger

manico misure efficaci protezione che mi fu formalmente assicurata; finora però nessun fatto spiacevole si è prodotto ed ho fiducia che potranno essere evitati. Questa stampa in generale tiene linguaggio assai mod,erato. Vi è qualche espressione di meraviglia e rincrescimento ma prevale al postutto che contegno Italia fosse precedentemente concordato con questo Governo, e opportunità all'opinione pubblica di mantenere attitudine amichevole di fronte all'Italia in vista anche carattere provvisorio della dichiarazione neutralità ed in previsione che il suo aiuto non venga negato alla Germania in una fase ulteriore del conflitto. A quanto mi ha detto stamane Jagow questo atteggiamento della stampa risponde ad una parola d'ordine data dal Governo che non vuole tagliare tutti i ponti verso di noi. Egli esprimeva fiducia che anche avrebbe saputo influire sull'opinione pubblica e sulla stampa italiana perchè senz'altro si astenessero da manifestazioni ostili alla Germania ed all'Austria e si ispirassero alle dichiarazioni fatte da V. E. Poichè neutralità deve essere, che essa sia almeno realmente benevola.

(l) Rispettivamente del 22 e del 29 luglio 1914.

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L'AMBASCIATORE A LONDRA. IMPERIALI AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. GAB. 999/263. Londra, 5 agosto 1914, ore 18,8 (per. il 6, ore 0,30) (1).

Telegramma di V. E. n. 860 (2).

Grey non entrò in molti particolari sul colloquio tra V. E. e Rodd. Disse che V. E. aveva confermato il proposito del R. Governo di mantenere la neutralità, espresse il desiderio di tenersi in close touch con Inghilterra ed aggiungendo che mobilitazione era solo parziale e determinata principalmente da motivi d'ordine interno. Egli aveva nelle mani telegramma di Rodd del quale non mi dette lettura integrale. Dovrei però ritenere che impressione riportatane sia stata eccellente altrimenti non mi spiegherei l'espansione inusitata del linguaggio tenutomi e da me fedelmente riferito. Prima di conferire con Grey avevo veduto Tyrrell il quale mi chiese con manifesta ansietà se io pensavo che ultimatum inglese alla Germania avrebbe modificata la decisione neutralità Governo di

S. M. Risposi non poter dire nulla perchè non sapevo nulla non avendo ricevuto in questi ultimi giorni che rarissime comunicazioni da V. E.

Tyrrell osservò che ultimatum era stato determinato dal motivo speciale della violata neutralità del Belgio aggiungendo non poteva mai credere che Governo e Nazione italiana consentissero a sanzionare una cosi brutale aggressione contro un piccolo Stato neutro. Replicai essere impossibile manifestare impressione neppure a titolo personale anche per il fatto del non essere io più al corrente delle tendenze della nostra opinione pubblica, arrivo giornali italiani essendo divenuto ora raro e saltuario.

partito da Roma alle 11,45.

(l) -Nella copia decifrata è indicata come ora di partenza 6,8, ma, evidentemente manca l'indicazione S (era). Infatti questo tel. risponde a quello di partenza gab. 860. (n. 68), (2) -Vedi D. 68.
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L'AMBASCIATORE A BERLINO, BOLLATI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. GAB. 1008/103. Berlino, 5 agosto 1914, ore 20 (per. il 6, ore 2,30).

Ambasciatore di Francia è partito ieri sera; protezione interessi francesi affidati Spagna. Ambasciatore d'Inghilterra parte questa sera; protezione interessi inglesi affidati America. Impressione qui suscitata dalla dichiarazione di guerra dell'Inghilterra è immensa, superiore di molto a quella dell'annuncio di guerra con la Russia e Francia. Per quanto sino da principio delle attuali complicazioni si fosse sempre parlato di un possibile intervento inglese e per quanto già da qualche giorno ogni dubbio a tale riguardo fossa scomparso nei circoli governativi, pure fino all'ultimo minuto opinione pubblica intera non voleva credere allo scoppio delle ostilità anche coll'Inghilterra e si cullava nell'illusione di una sia pure malevola neutralità di essa. Il richiamo alla realtà è stato tremendo e si può dire che ora soltanto il popolo tedesco si rende conto dell'immane gravità dei pericoli che lo minacciano. Nel parlarne questa mattina con Jagow gli chiedevo come mai non fosse stato fatto tutto ciò che era umanamente possibile per evitare questa catastrofe: «Dalle dichia• razioni di Grey e dal passo fatto da Goschen risultava che ieri ancora Inghilterra si sarebbe astenuta se avesse ricevuto l'assicurazione formale del rispetto della neutralità del Belgio. Jagow mi rispose che ciò non era più possibile di fronte alle supreme esigenze delle operazioni militari; per poter compiere il suo programma di concentrare da principio massimo sforzo contro la Francia per rivolgersi poi contro la Russia esercito germanico aveva bisogno di una straordinaria rapidità di movimenti e per non perdere un tempo prezioso nel superare ostacoli frapposti alla frontiera franco-tedesca fortemente difesa dovevasi penetrare in Francia per la (l) ........... verso Belgio od il Lussemburgo senza preoccuparsi della neutralità di questi due paesi. Le ovvie obiezioni da me rivoltegli circa l'incom· mensurabile aggravamento della situazione rappresentata dall'entrata in azione dell'Inghilterra e da quella non meno disprezzabile del Belgio erano ammesse da Jagow ma egli rispondeva che tutto ciò era stato previsto nel piano di azione militare e che del resto era ancora meglio l'ostilità dichiarata dell'Inghilterra che non una sua neutralità destinata a creare ostacoli di ogni specie. In realtà la direzione degli avvenimenti qui sfugge oramai completamente al Ministero degli Affari Esteri ed anche al Cancelliere e si trova tutto in mano dei militari risoluti a giuocare la carta suprema. La Germania sente che si tratta di tutta la sua potenza, della sua stessa vita di Nazione. Le questioni che furono causa immediata della guerra, la posizione dell'Austria in Oriente, sono ormai passate in seconda linea; dell'Austria Ungheria stessa non si parla quasi più. La lotta è itnp'egnata da tutte le parti contro un popolo che a spese e senza il permesso dei suoi vicini si era in quaranta anni elevato ad una grandezza forse non mai vista nella storia dell'umanità e non aveva saputo farsela perdonare. E vi è

qualcosa di grandioso e di fatale nello spettacolo di questo popolo che ha la coscienza dell'immensità del pericolo e sa di combattere per la vita o per la morte. La fiducia nella vittoria è tuttora grande, ma non mancano le voci ammonitrici.

(l) Gruppo indecifrabile.

77

IL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO, ALL'AMBASCIATORE A BERLINO, BOLLATI, E ALL'INCARICATO D'AFFARI A VIENNA, ALDROVANDI

T. GAB. 863. Roma, 6 agosto 1914, ore 0,30.

L'ambasciatore d'Austria è venuto a dirmi che è stato dato ordine allo Stato Maggiore di non occupare il Lowcen ma ciò deve restare segreto. Non si ha intenzione di attaccare il Montenegro ma, in caso di guerra con esso, si persiste nell'idea di non occupare il Lowcen. Egli mi ha pregato fare istanza al Montenegro di non attaccare l'Austria senza dire questo motivo. Ho telegrafato al R. Ministro a Cettigne di fare nuove istanze al Re Nicola affinchè si astenga di prendere parte alla guerra.

78

IL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO, ALL'AMBASCIATORE A BERLINO, BOLLATI, E ALL'INCARICATO D'AFFARI A VIENNA, ALDROVANDI

T. 4520. Roma, 6 agosto 1914, ore 2.

Questo ambasciatore di Germania mi ha detto che in questo momento la opinione pubblica tedesca è contraria all'Italia per la decisione presa dal R. Governo di mantenersi neutrale. Ha aggiunto che il Governo tedesco influirà sulla stampa per frenarla.

79

IL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO, AL MINISTRO AD ATENE, DE BOSDARI

T. 4525. Roma, 6 agosto 1914, ore 2. Kimara -Suo telegramma n. 334 (1). Prego V. E. di far comprendere al Governo ellenico che il proclamare la

unione di Kimara alla Grecia potrebbe eccitare talmente l'opinione pubblica italiana ora più che mai preoccupata pel Canale di Corfù da costringere il

R. Governo ad atti che vorrebbe evitare per conservare i buoni rapporti colla Grecia.

(l) Vedi D. 58.

80

IL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO, ALL'INCARICATO D'AFFARI A VIENNA, ALDROVANDI, AL CONSOLE A SCUTARI, DE FACENDIS, E AL MINISTRO A DURAZZO, ALIOTTI

T. 4527. Roma, 6 agosto 1914, ore 2. Insorti Albanesi. (Per Durazzo). Mi riferisco telegramma inviatole da De Fancendis. Gli rispondo: (Per Vienna). R. Console a Scutari telegrafa: (telegramma n. 7243/294) {l). Ho risposto : (Per Scutari). Suo telegramma n. 294. (Per tutti). Noi dobbiamo evitare combattimenti con insorti e perciò conviene sgombrare prima che essi si avvicinino. Quanto eventualità insorti marcino contro Scutari mi riservo tornare sull'argomento dopo aver preso accordi con Vienna.

(Per Vienna). Prego V. E. di far presente questa eventualità a Berchtold e di chiedergli in proposito il suo parere.

81

IL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO, AL MINISTRO A DURAZZO, ALIOTTI

T. 4528. Roma, 6 agosto 1914, ore 2. Biegeleben.

Il R. Ambasciatore a Vienna riferisce avergli detto Forgach che da quando sono partite le navi austro ungariche da Durazzo non è più pervenuto al Governo

I. R. alcuna notizia di Albania cosicchè non si sa se Biegeleben abbia lasciato l'Albania per essere stato chiamato sotto le armi.

Qualora Biegeleben fosse già partito o stesse per partire, prego dirmi se potrebbe essere possibile sua sostituzione con un italiano. Prego pure farmi conoscere se potrebbe essere riservato al maggiore Moltedo uno dei posti rimasti vacanti in seguito alla partenza degli ufficiali olandesi.

82

IL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO, AGLI AMBASCIATORI A BERLINO, BOLLATI, A LONDRA, IMPERIALI, A PARIGI, TITTONI, A PIETROBURGO, CARLOTTI, A VIENNA, AVARNA, E AI MINISTRI A BUCAREST, FASCIOTTI E A DURAZZO, ALIOTTI

T. 4529. Roma, 6 agosto 1914, ore 2. Delegato inglese Commissione Controllo.

Questo ambasciatore d'Inghilterra mi ha comunicato che il suo Governo consente a che il signor Lamb rimanga a Durazzo e fa assegnamento in caso di

guerra tra Gran Bretagna ed Austria-Ungheria sui buoni uffici dell'Italia affinchè sia garantita la sicurezza di lui come pure quella di altri ufficiali e funzionari britannici.

Ho risposto assicurando che il R. Governo non mancherà di impiegare a tale scopo i suoi uffici qualora si verifichino le complicazioni previste e che ho firi d'ora impartito al R. Ministro a Durazzo (a V. E.) ed alle autorità italiane dipendenti istruzioni preliminari in questo senso.

(Per Durazzo). Prego V. S. di attenersi e siffatte istruzioni e di invitare a mio nome Leoni e tutte le altre R. Autorità in Albania a tenerle prese.oti in caso di necessità.

(l) Vedi D. 61.

83

L'AMBASCIATORE A BERLINO, BOLLATI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. 7319. Berlino, 6 agosto 1914, ore 2,15 (per. ore 20,55).

Telegramma di V. E. 4476 (1).

Ho informato questo Governo delle istruzioni date da V. E. al R. Ministro a Durazzo in vista ritiro temporaneo dell'Austria dall'Albania. Jagow ne ha preso atto e ha detto che non aveva mai dubitato delle istruzioni del R. Governo. Ha soggiunto però che ormai la questione albanese non desta in Germania che un interesse molto relativo.

84

L'AMBASCIATORE A BERLINO, BOLLATI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. 7320/561. Berlino, 6 agosto 1914, ore 2,15 (per. ore 20,55).

Telegramma di V. E. 4488 (2).

Senza potermelo assicurare in modo positivo, Jagow mi diceva ieri di credere che il contingente germanico avesse già ricevuto l'ordine di ritirarsi da Scutari.

85

L'AMBASCIATORE A LONDRA, IMPERIALI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, bi SANGIULIA..l"\TO

T. GAB. P. 1011/268. Londra, 6 agosto 1914, ore 3,55 (per. il 7, ore 0,30).

È venuto testé a vedermi Alfredo Rothschild. Nel massimo segreto mi ha detto riteneva doveroso rendersi presso di me interprete dell'impressione che va sempre prendendo piede nei circoli politici, finanziari e militari, che noi (?) se l'Italia si schierasse a fianco dell'Inghilterra, Francia e Russia renderebbe incalcolabili vantaggi causa della pace di cui senza dubbio affretterebbe il

.momento, non potendo certo Austria e Germania resistere a lungo contro tutte

le grandi Potenze. Ha aggiunto che in memoria di passate benemerenze acqui.

state dalla Casa Rothschild verso il paese nostro osava sperare Governo di

s: M. non si sarebbe avuto a male della libertà da lui presa di venirmi ad intrattenere di così delicato argomento. Comunque mi ha pregato con massima insistenza far sì che del nostro colloquio nulla abbia a trapelare. Gli ho risposto avrei di tutto informato V. E. con telegramma segreto personale. Per più di dieci minuti egli ha in tutti i modi tentato farmi esprimere una opinione qualunque. Io ho cortesemente ma fermamente declinato ..... (l) facendogli osservare che in materia di così eccessiva delicatezza non credevo potermi permettere esprimere opinione di sorta neanche a titolo personale. Rothschild mi ha poi chiesto se e qual fondamento avesse voce con insistenza circolante dell'ultimatum germanico all'Italia ed io gli ho risposto che non ne sapevo nulla.

(l) -Vedi D. 35. (2) -Vedi D. 45.
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IL MINISTRO A BUCAREST, FASCIOTTI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. GAB. 1009/60. Sinaia, 6 agosto 1914, ore 5,20 (per. ore 21).

Ministro degli Affari Esteri mi ha detto che i ministri di Austria-Ungheria e Germania nel dare risposta di cui mio telegramma Gabinetto n. 59 (2) hanno dichiarato che non consideravano decisione presa dalla Romania come un atto poco amichevole. Egli ha aggiunto che i due Imperi avevano proposto alla Romania come premio per il suo concorso militare la Bessarabia e la promessa generica di migliorare trattamento pei Romeni di Transilvania. Chiamata alle armi dei riservisti seguita con molta intensità e, malgrado contrarie affermazioni del Governo, molti credono prossima la mobilitazione generale. Ministri di Germania e d'Austria-Ungheria si tengono in continuo contatto col Re Carlo per cercare indurlo mutare in concorso armato a favore dei loro paesi attuale contegno di aspettativa.

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L'INCARICATO D'AFFARI A VIENNA, ALDROVANDI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. 7343/1092. Vienna, 6 agosto 1914, ore 7,10 (per. ore 23,25).

Insorti albanesi. Telegramma di V. E. 4527 (3). Rappaport cui ho comunicato il contenuto del telegramma suddetto si è limitato a dichiararmi che a suo avviso non si presenterà l'eventualità che gli

4 -Documenti diplomatici -Serie V -Vol. I

insorti marcino contro Scutari poichè essi non hanno Interesse di mettersi male con le Potenze. Rappaport nonostante le mie insistenze non ha espresso alcun parere circa contegno dei distaccamenti internazionali di Scutari. per il caso in cui suddetta eventualità si verificasse. Mi riservo di riparlare della cosa diréttamente a Berchtold.

(l) -Gruppo indecifrabile. (2) -Del 6 agosto 1914 (T. gab. 1005), col quale Fasciotti comunicava che i ministri d'Austria-Ungheria e di Germania « d'ordine dei loro Governi • avevano c puramente e semplicemente preso atto senza sollevare obiezione • della dichiarazione di neutralità della Romania e non si erano pronunciati sul casus joederis. (3) -Vedi D. 80.
88

L'INCARICATO D'AFFARI A VIENNA, ALDROVANDI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI. DI SANGIULIANO

T. 7346/1091. Vienna, 6 agosto 1914, ore 7,10 (per. ore 23,30).

Finanze albanesi. Telegramma di V. E. 4508 (1).

Ippen cui ho comunicato contenuto del telegramma suddetto mi ha informato che Wiener Bankverein aveva avuto dal Ministro albanese delle Finanze richiesta conforme a quella rivolta alla « Banca Commerciale » per invio di 500 mila franchi oro. Wiener Bankverein aveva chiesto al Ministro l. e R. se gli era pervenuta comunicazione del consenso della Commissione di Controllo a tale proposito, al che Ministro l. e R. aveva dovuto rispondere negativamente. Mentre pertanto la pratica è qui sospesa, Ippen mi ha detto che circa eventuali pagamenti Governo l. e R. determinerà sua decisione tenendo nel massimo conto le osservazioni di V. E. che egli riconobbe bene fondata, circa condizioni attuali del mercato monetario. Egli soggiunse che occorrerà tuttavia tener presente anche la necessità di non lasciar morire l'Albania per mancanza di fondi, al quale concetto sembrava d'altronde già ispirarsi V. E. nella sua proposta di esaminare se versamento di cui è questione possa essere consentito soltanto in misura limitata ed a ragionevoli distanze di tempo.

89

IL MINISTRO A CETTIGNE, NEGROTTO CAMBIASO, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. GAB. 7370/28. Cettigne, 6 agosto 1914, ore 7,40 (per. H 7, ore 9,10).

Telegramma di V. E. 4416 (2) giunto soltanto ieri.

Nelle mie precedenti corrispondenze telegrafiche avevo accennato alla possibilità che i criteri del Montenegro fossero più che altro effetto delle promesse del Governo austriaco a Re Nicola. In che cosa esse consistessero non mi è riuscito sapere con sicurezza ma dubito che oltre un eventuale ingrandimento territoriale a scapito della Serbia e aiuti finanziari il governo I. e R. abbia fatto sperare al Montenegro di aiutarlo ad occupare nel serbismo il posto preponderante tenuto fin qui dal Re di Serbia.

di 500.000 franchi oro, osservava • che nelle condizioni attuali del mercato monetario noi (l'Ralia) saremmo d'avviso di soprassedere a questi pagamenti •• e proponeva • al più • di consentirli in misura limitata e a distanza di tempo.

Il gioco di Re Nicola ..... (l) trapelato e poteva riuscirgli pericoloso. Ciò spiega ..... (l) ieri ancora mentre il Re accoglieva poche ore prima il ministro di Austria-Ungheria nel modo più amichevole gli siano stati consegnati improvvisamente i passaporti.

Il più meravigliato è stato lo stesso ministro d'Austria-Ungheria.

Governo montenegrino mentre chiudo presente telegramma mi notifica di aver notificato la guerra all'Austria per linea di condotta (?) solidale con la Serbia.

(l) Del 5 agosto 1914, col quale Di Sangiuliano, comunicando la richiesta albanese

(2) Del 30 luglio 1914.

90

IL MINISTRO A BUCAREST, FASCIOTTI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. GAB. 1004/58. Sinaia, 6 agosto 1914, ore 7,50 (per. ore 9,10).

Mio telegramma Gabinetto n. 56 (2).

Radeff mi ha detto confidenzialmente che almeno fino a tre settimane fa non esisteva una alleanza austro-bulgara.

(l) . . . . . . . . . avere questo ministro di Bulgaria informato del fermo proposito del suo Governo di procedere in ogni circostanza d'accordo col Governo romeno Bratianu il quale lo ha assicurato essere nelle stesse disposizioni verso la Bulgaria.

91

IL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO, AL MINISTRO A BUCAREST, FASCIOTTI

T. GAB. 864. Roma, 6 agosto 1914, ore 8.

Suo telegramma Gabinetto segreto n. 56 (2).

Non credo probabile alleanza romeno bulgara sebbene per mantenere equilibrio balcanico ed escludere ingrandimenti territoriali da parte di grandi Potenze esso certo sarebbe soluzione utile per noi.

Credo pure utilissimi accordi tra Italia e Romania purchè iniziativa sia presa dalla Romania. Naturalmente manterrò su tutto ciò il più scrupoloso segreto.

92

IL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO, AL CONSOLE A SCUTARI, DE FACENDIS

T. GAB. 865. Roma, 6 agosto 1914, ore 8,30.

Pregola comunicare quanto segue al R. Ministro a Cettigne: «Pregola fare nuove istanze al Re Nicola affinchè si astenga dal prender parte alla guerra>.

(l) -Gruppo indecifrabile. (2) -Vedi D. 63.
93

IL MINISTRO A SOFIA, CUCCHI BOASSO, AL MINISTRO DEGLI ESTERI. DI SANGIULIANO

T. 7358/171. Sofia, 6 agosto 1914, ore 8,30 (per. il 7, ore 2,40).

I. Era corsa voce, suscitando più disparati commenti, che il ministro dì Russia avesse rimesso Re Ferdinando lettera autografa Imperatore di Russia, invece ho appreso detto ministro ha soltanto comunicato S. M. stato di guerra fra Russia e Germania e Austria-Ungheria, insistendo affinchè Bulgaria continui restare (?) neutrale.

2. -Romania ha fatto sapere a questo Governo rimarrà neutrale pronta difendere sue frontiere. In Dobrugia lungo la frontiera linea ferroviaria sarebbero concentrati circa 25 mila romeni; questo Ministero degli Affari Esteri ritiene tale provvedimento principalmente determinato ragioni ordine interno. 3. -Quantunque rapporti con Turchia si considerino tuttora buoni, mobilitazione turca preoccupa, come pure sorprende improvvisa decisione ferrovie orientali sospendere treni per Costantinopoli. 4. -Si è preoccupati da concentramenti notevoli forze greche su linea Serres Kavalla. 5. -Finora non mi risulta siano state attuate da Bulgaria importanti misure militari ma si prevede possano rendersi necessari almeno parziale mobilitazione esercito bulgaro.
94

IL MINISTRO A DURAZZO, ALIOTTI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. 7305/773. Durazzo, 6 agosto 1914, ore 11,55 (;per. ore 15,20). Commissione di Controllo. Delegato russo mi informa che egli con autorizzazione del suo Governo partirà col suo personale. Confidenzialmente egli mi ha soggiunto che il suo Governo avrebbe espresso all'Inghilterra ed alla Francia il suo parere che lavori della Commissione di Controllo dovrebbero essere sospesi. Egli quindi ritiene che probabilmente delegati inglese e francese non tarderebbero a seguirlo. Dietro mio consiglio mi ha però assicurato che in seno alla Commissione di Controllo egli cercherebbe salvaguardare il principio del controllo internazio

nale quale sancito conferenza Londra. In tal caso tratterebbesi dunque non di dissoluzione bensi di sospensione dei lavori.

95

IL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO, AL PRESIDENTE DEL CONSIGLIO DEI MINISTRI, SALANDRA

L. P. Roma, 6 agosto 1914. Scrivo dal Ietto colla matita perchè mi sento malissimo, non avendo chiuso un occhio stanotte, e non potendo più mangiare.

Come prevedevo, son sull'orlo della completa inutilizzazione. Spero venir da te con Avarna a Palazzo Braschi verso le ore quindici.

96

L'AMBASCIATORE A PIETROBURGO, CARLOTTI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. 7318/522. Pietroburgo, 6 agosto 1914, ore 15,52. Sazonoff mi ha detto aver dovuto ritirare da Durazzo Il « Terek » che potrebbe essere catturato dall'Austria e aver mandato Petrjajef a Corfù vista la difficoltà per tutelare sua sicurezza in Albania. Avendo Sazonoff soggiunto che pensava chiamarlo a Pietroburgo per valersi di lui nel dipartimento

del vicino Oriente, ho vivamente insistito perchè almeno Lobanoff rimanesse a Durazzo. Ritengo che Lobanoff verrà lasciato, ma per il momento, a Corfù.

97

IL MINISTRO AD ATENE, DE BOSDARI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. 7326/338. Atene, 6 agosto 1914, ore 21 (per. ore 22,50). Questo Ministro di Germania è tornato in questi giorni da un breve congedo e contrariamente sue abitudini non è stato a vedermi nè ha dimostrato desiderio di riprendere nostri abituali colloqui amichevoli. Ho chiesto a Streit se fosse vero ciò che annunziano giornali, che egli fosse latore di una lettera dell'Imperatore. Streit ha smentito recisamente. Secondo lui il ministro! di Germania si è limitato ad informarsi intenzioni Governo ellenico, spiegando come Grecia avrebbe ogni interesse a schierarsi con la Triplice Alleanza. Streit

spera sarà permesso alla Grecia di tenere assoluta neutralità; sopratutto nei suoi rapporti con grandi Potenze.

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IL MINISTRO AD ATENE, DE BOSDARI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. 7344/339. Atene, 6 agosto 1914, ore 21 (per. ore 22,45). Telegramma di V. E. 4525 (1). Ho parlato severamente a Streit della questione Kimara facendogli presente che ogni imprudente .passo degli Epiroti in questo momento potrebbe provocare da parte Italia una azione perniciosa agli interessi causa ellenica. Se quindi Governo ellenico desidera evitare una azione ostile dal di fuori procuri esso stesso dal di dentro esercitarne in senso amichevole e pacificatore. Streit mi ha risposto facendo notare che proprio in questi giorni e specialmente in seguito a pressioni continue del (?) Governo ellenico, Epiroti avevano accettato protocollo Corfù. Fu probabilmente come reazione contro questa saggia deliberazione che

Spiromilio prese decisione proclamare annessione di Kimara alla Grecia. Ciò avvenne all'insaputa e contro desiderio Governo ellenico. Ma cosa non ha, se

condo Streit, nessuna importanza, ed anche stampa greca l'ha appena rilevata. Manca al Governo ellenico mezzi azione su Spiromilio, nemico acerrimo del Governo, e, personalmente, di Streit e solo forse accessibile consigli del capoopposizione Rallis cui Governo ellenico ricorre poco volentieri. Tuttavia Streit mi promette fare tutto il possibile per ridurre Spiromilio a propositi più calmi rendendosi conto pericolo che sopratutto in questi momenti possono presentare notizie del genere diffuse nel pubblico.

In tali condizioni spera che opinione pubblica italiana non vorrà commettere ingiustizia rendere Grecia responsabile di cose sulle quali egli non ha controllo.

(l) Vedi D. 79.

99

L'AMBASCIATORE A COSTANTINOPOLI, GARRONI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. 7763/347. Therapia, 6 agosto 1914, ore 22 (per. il 15, ore 13,40).

Telegramma di V. E. n. 4497 (1).

Dichiarazioni nostra neutralità ha raffreddato considerevolmente propositi bellicosi della Turchia ,che sono attivamente alimentati da questi ambasciatori d'Austria-Ungheria e Germania. È precisamente sui loro consigli che Governo ottomano ha ordinato chiusura degli Stretti, mobilitazione flotta e esercito. Nostro atto che porti a intravvedere un mutamento nella saggia linea di condotta propostaci, potrebbe indurre Governo ottomano a persistere in tali propositi che sarebbero fonte nuove e terribili iatture.

Per questa ragione ritengo valga meglio ora lasciare qui stazionario, la cui (presenza) (2) è in questo momento garanzia nostra idea pacifica: esso del resto eventualmente potrebbe partire più tardi ed essere disarmato in questo porto a somiglianza di quanto ha già fatto stazionario tedesco.

Prego V. E. comunicare questo mio avviso al Ministero della Marina accompagnandolo se crede delle considerazioni politiche qui sopra svolte.

100

L'AMBASCIATORE A PIETROBURGO, CARLOTTI,

AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

(Ed. in L'intervento dell'Italia n. 4; Z. R. p. 272) (3)

T. GAB. R. SS. 1013/46. Pietroburgo, 6 agosto 1914, ore 23 (per. il 7, ore 7,25).

Ambasciatore di Francia mi riferisce che nella udienza accordatagli ieri Czar ha con lui solennemente constatato piena identica irremovibile volontà

(?) della Russia, Inghilterra e Francia di impiegare fino all'ultimo sangue tutte le loro forze per infrangere per sempre potenza prussiana e unità germanica, entrambe perenne pericolo per la pace europea e di non concludere pace prima avere raggiunto questo scopo il cui compimento esigerà la creazione di varii stati tedeschi e la limitazione dei loro armamenti.

Paléologue mi ha poi ripetutamente accennato alla posizione singolarmente favorevole in cui, a suo avviso, si trova l'Italia per realizzare le sue antiche rivendicazioni nazionali per terra e per mare e riacquistare la signoria Adriatico. Ambasciatore di Francia crede che guerra non sarà lunga e che prontezza decisioni Italia sarà di capitale importanza per la sua sorte futura, essendo certo che questa volta più che mai non la Conferenza ma le armi e il fatto compiuto decideranno del nuovo assetto europeo.

Anche con Palélogue ho osservato lo stesso contegno da me tenuto con Sazonoff.

(l) -Del 4 agosto 1914, col quale Di Sangiuliano chiedeva il parere di Garroni sull'intenzione del Ministro della Marina di ritirare da Costantinopoli lo stazionario c Archimede •. (2) -Manca il gruppo. (3) -In queste due opere l'ultimo alinea suona cosi: c Ho rivelato nel modo di parlare di Paléologue una leggera sfumatura di minaccia che del resto ho constatato anche in una conversazione sullo stesso argomento con Sazonof •·
101

IL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO, ALL'AMBASCIATORE A BERLINO, BOLLATI

T. GAB. 868 (1). Roma, 7 agosto 1914, ore l.

Suo telegramma Gabinetto n. 101 (2).

Prego V. E. ringraziare Jagow ed assicurarlo che il R. Governo fa tutto il possibile per influire sulla stampa. Faccio molto assegnamento sulla preziosa opera di Flotow, pel quale non vi ha elogio che basti, nello scopo di far si che i rapporti tra l'Italia e Germania superino questa ardua prova.

Gradirei si sapesse da codesto Governo quanto altamente io apprezzi Flotow e V. E. può anche dire a Jagow se lo crede opportuno quanto segue:

«Non esistere affatto in Italia sentimenti ostili alla Germania, anzi se non ci fosse di mezzo l'Austria la maggioranza dell'opinione pubblica sarebbe stata favorevole a venirle in aiuto anche non avendone l'obbligo.

Non si approva però che non abbia cercato di evitare la guerra, che si sia resa solidale d'una prepotenza reazionaria dell'Austria contro un piccolo popolo libero e che abbia tutto concordato con l'Austria senza nostra saputa tentando di coinvolgerci in una grande guerra nel momento meno opportuno per noi e per una causa contraria ai nostri sentimenti ai principi liberali ed al principio di nazionalità.

Difatti anche nella poco probabile supposizione che l'Austria vittoriosa si contentasse di una sistemazione dei suoi interessi balcanici senza acquisti territoriali tutto dava a prevedere che questa sistemazione avrebbe segnato, non ostante la partecipazione dell'Italia alla guerra a fianco dell'Austria, un enorme aumento di influenza austriaca nella penisola balcanica e una corrispondente enorme diminuzione della influenza italiana. Accennerò brevemente ad alcuni

punti del possibile e verosimile programma dell'Austria-Ungheria: aumento territoriale dell'Albania a scapito della Serbia che darebbe all'Austria fonda· mento di pretese privilegiate in Albania: isolamento politico del Montenegro; privilegi economici in Serbia e probabile soluzione contraria ai nostri interessi delle questioni delle ferrovie orientali e della ferrovia Danubio-Adriatico che rappresenta un capitale interesse italiano; aumento territoriale della Bulgaria a danno della Serbia con conseguente affermazione austriaca in Bulgaria; menomazione politica della Romania.

Questo complesso di obiettivi costituisce un turbamento reale deU'equilibrio a danno dell'Italia e ciò senza contare il pericolo di turbamento dello equilibrio nell'Adriatico.

Sull'esplicazione di questo programma sarebbe stato doveroso da parte dell'Austria-Ungheria, nonché della Germania di consultare la terza alleata per darle campo di esaminare e concordare il modo di prevenire il danno ad essa minacciante.

L'opinone pubblica italiana, ancora forse inconsciamente, si rende conto di questi pericoli ed esiste invece, e sarebbe vana ipocrisia il negarlo, un profondo sentimento ostile all'Austria alla quale tutti danno torto nell'attuale conflitto, ed una profonda diffidenza sulle vere mire dell'Austria nei Balcani, nell'Adriatico ed in genere contro di noi.

Jagow sa quanto io abbia lavorato pei buoni rapporti tra l'Italia ed Austria. Si era raggiunto un notevole risultato quando i decreti Hohenlohe rovinarono tutto e si andò poi sempre peggiorando. Jagow non mi volle credere quando l'anno scorso gli feci dire che quei decreti avrebbero lasciato traccia durevole che si doveva cancellare rapidamente con un bel gesto mentre espedienti austriaci attenuarono l'impressione ma non modificarono lo stato d'animo ridivenuto ostile della maggioranza del paese. Malgrado tutto ciò io non dispero affatto di ritornare a poco a poco alla politica di perfetto accordo ma ciò dipenderà da due condizioni essenziali, cioè l'attitudine dell'Austria durante e dopo la guerra e la amichevole interposizione della Germania ispirata però a criteri rispondenti ai sentimenti del popolo italiano.

(l) -Con T. gab. 871 del 7 agosto 1914 trasmetteva questo telegramma e quello del ad Avarna c per opportuna conoscenza •· (2) -Vedi D. 74.
102

IL MINISTRO A BUCAREST, FASCIOTTI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. GAB. 1015/61. Sinaia, 7 agosto 1914, ore 2,30 (per. ore 6,15). Malgrado quanto V. E. mi ha comunicato col suo telegramma Gabinetto

n. 855 (l) circa Turchia credo mio dovere riferire che notizia mobilitazione turca e greca desta molta impressione in questi circoli diplomatici balcanici. Chi conosce a fondo la Turchia ritiene che difficilmente essa resisterà alla tentazione di partecipare alla guerra malgrado azione dell'Inghilterra.

D'altro lato è da temere che la Bulgaria mobilizzi anch'essa, il che indur rebbe anche la Romania a trasformare i suoi attuali preparativi militari in mobilitazione generale, la quale significherebbe a breve scadenza partecipazione della Romania alla guerra perchè le finanze esauste e gli animi sovraeccitati non le consentirebbero di rimanere a lungo coll'arma al piede. Ripeto che il Re Carlo ed i ministri di Austria Ungheria e Germania sono d'accordo nel cercare di far uscire questo Paese della neutralità, nè data la duplicità bulgara, può escludersi che la Bulgaria si presti al loro giuoco. Se codesto Ministero crede utile che io eserciti una qualsiasi azione qui, prego tenermi al corrente di quanto avviene coi belligeranti e negli Stati balcanici.

(l) Vedi D. 36.

103

IL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO, AL CONSOLE A SCUTARI, DE FACENDIS

T. 4536. Roma, 7 agosto 1914, ore 3.

Distaccamento e maggiore Santucci. Suo telegramma n. 286 (1).

Prego impedire in modo assoluto spedizione nostre truppe fuori Scutari. Per ritiro nostre truppe questo dovrà avvenire contemporaneamente ai contingenti delle altre potenze. Anche Maggiore Santucci dovrà rientrare senza recarsi Mirdizia.

104

IL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO, AL MINISTRO A DURAZZO, ALIOTTI

T. 4537. Roma, 7 agosto 1914, ore 3.

Situazione interna. Suo telegramma n. 769 (2).

Sarebbe opportuno ·consigliare agli Albanesi, nell'interesse stesso dell'Albania, di osservare la più stretta neutralità e di evitare pertanto qualunque atto ostile alla Serbia.

105

IL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO, AGLI AMBASCIATORI A BERLINO, BOLLATI, A LONDRA, IMPERIALI, A PARIGI, TITTONI, A PIETROBURGO, CARLOTTI, A VIENNA, AVARNA, E AI MINISTRI A BUCAREST, FASCIOTTI, E A DURAZZO, ALIOTTI

T. 4538. Roma 7 agosto 1914, ore 3.

Delegato francese Commissione Controllo. Mio telegramma n. 4529 (3).

Questo ambasciatore di Francia mi ha comunicato che anche il suo Governo consente a lasciare in Albania il proprio delegato presso la Commissione di Controllo.

13) Vedi D. 82.
(l) -Con questo tel. del 5 agosto (t. a. 7292) De Facendis informava di aver dato disposizioni che il Maggiore medico Santucci si trattenesse in Mirdizia, poichè la sua presenza là era molto utile in previsione di spedizioni fuori di Scutari. (2) -Vedi D. 73.
106

IL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO, ALL'AMBASCIATORE A LONDRA, IMPERIALI

T. 869 (1). Roma, 7 agosto 1914, ore 3,15.

Suo telegramma Gabinetto n. 263 (2).

È esatta la mia risposta a Rodd quale venne riferita da Grey a V. E.

Debbo però fare una osservazione circa la risposta da lei data a Tyrrell e mi sembra urgente che Ella si procuri un'altro colloquio con lui a scopo di chiarire il nostro punto di vista precisamente circa la domanda fattale da Tyrrell se l'ultimatum inglese alla Germania avrebbe modificato la nostra decisione di neutralità. Secondo il nostro punto di vista l'attuale guerra ha carattere di guerra aggressiva a cagione della sua origine cioè dell'azione austriaca contro la Serbia. Da quel momento abbiamo dichiarato che conforme lo spirito e la lettera del Trattato della Triplice Alleanza non poteva per noi verificarsi il casus foederis qualunque fossero le conseguenze della guerra contro la Serbia. Pertanto la nostra decisione di neutralità, la quale ripeto è perfettamente corretta in conformità dello spirito e della lettera del Trattato, non può mutare per il fatto che si verifichino dichiarazioni di guerra da parte di altre Potenze, le quali dichiarazioni sono altro che conseguenza dell'originario atto aggressivo dell'Austria-Ungheria.

107

L'AMBASCIATORE A PIETROBURGO, CARLOTTI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. GAB. SS. RR. 1088/51. Pietroburgo, 7 agosto 1914, ore 3,55 (per. il16, ore 24).

In relazione al mio telegramma Gabinetto n. 46 (3), debbo rilevare che nei successivi nostri colloqui Sazonoff non ha più parlato delle isole e dell'alta posizione italiana nell'Egeo. Barone Shilling vi ha accennato, ma per osservare vagamente alle difficoltà che questione potrebbe sollevare da parte inglese e alla perdita di tempo che il discuterla produce in un momento in cui urgono rapide decisioni.

Dal canto mio nell'assoluto riserbo impostomi dalla mancanza d'istruzioni non ho potuto addentrarmi nell'argomento nè quindi verificare fino qual segno le obbiezioni inglesi abbiano influito su disposizioni non contrarie della Russia e Francia. È però mia impressione che qualora conversazione circa intesa generale venisse aperta, la singolare importanza della nostra cooperazione che probabilmente provocherebbe anche quella della Romania, non verrebbe fatta valere· indarno presso le tre Potenze per la questione dell'Egeo nonchè per la nostra posizione in Anatolia, molto più se ci mostrassimo disposti a qualche concessione alla Grecia.

(l) -Comunicato à Tittoni c per sua norma di linguaggio • con T. gab. 870 del 7 agosto 1914. (2) -Vedi D. 75. (3) -Vedi D. 100; però non riguarda i colloqui con Sazonoff.
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L'AMBASCIATORE A LONDRA, IMPERIALI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI. DI SANGIULIANO

T. GAB. 1023/274. Londra, 7 agosto 1914, ore 4 (per. l'B, ore 7). Mia risposta a Tyrrel fu inspirata da un sentimento di naturale riserva non parendomi in questo difficile momento prudente avventurarsi in manifestazioni di .ljlimpatia anche a titolo personale senza prima bene conoscere pensiero di V. E. e ricevere suoi ordini. Oggi stesso sono stato a vederlo e gli ho puntualmente (sic) tenuto linguaggio prescrittomi. Egli ha detto che la mia comunicazione non poteva essere più soddisfacente: si sarebbe affrettato ad informarne Grey. Suo linguaggio per quanto vago e guardingo tenderebbe sempre più confermare quanto ho ieri ed oggi riferito a V. E. sulle impressioni che qui si vanno sempre più radicando sul contegno dell'Italia. Tyrrel ha richiamato attenzione mia sul discorso pronunziato ieri da Asquith e sulla tesi da lui propugnata che Inghilterra è scesa in campo per opporsi a brutali prepotenze, per difendere un debole, per assicurare il trionfo della giustizia e della civiltà e preparare all'Europa un periodo di pace benefica e duratura. Più saranno le potenze spontaneamente schierantesi a fianco dell'Inghilterra e più presto lo faranno, più si affretterà il momento pace. Inghilterra oggi, come al tempo di Napoleone, non rimetterà spada nel fodero se non quando sarà riuscita ad eliminare il pericolo permanente di una ..... (l) egemonia in Europa. Fino a tanto che noi avremo qualche cosa da dire, ha concluso, non permetteremo alla fine della guerra nè il « looting » nè «crushing » di chicchessia. Noi combattiamo e combatteremo fino all'ultimo oltre che per difesa nostri vitali interessi anche per il trionfo di principi civiltà ed umanità odiosamente violati dalla brutale aggressione compiuta dalla Germania e dall'Austria. Da Tyrrel ho saiputo pure che questo Governo ha ieri prevenuto ambasciatore di Austria-Ungheria che d'ora in poi non potrà più corrispondere in cifra con Vienna. Tale divieto è stato del resto esteso a quasi tutte le missioni estere all'infuori ..... (l) Ambasciata russa e francese, di quella d'Italia e della Legazione del Belgio. Da quanto ho capito rottura relazioni anglo-austriache sarebbe questione solo di

giorni. Tyrrel mi ha detto inoltre conviene tenere occhi ben aperti a Costantinopoli dove si sta attualmente svolgendo grossa lotta di influenza.

109

IL MINISTRO A CETTIGNE, NEGROTTO CAMBIASO, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. 7384/26. Cettigne, 7 agosto 1914, ore 4 (per. ore 12). Questo ministro d'Austria-Ungheria mi ha detto aver chiesto al Governo montenegrino di chiarire le sue intenzioni nel presente conflitto. La rispo

sta essendo stata che il Goven10 non era ancora in grado di prendere una de· cisione definitiva, ha proposto al suo Governo di essere richiamato senz'altro,

ovvero di dare al Montenegro un termine brevissimo perchè dichiari la sua neutralità.

Otto prevede risposta negativa e si dispone a partire in breve.

Nostra dichiarazione di neutralità ha prodotto quì favorevolissima ilnpre~ sione.

(l) Gruppo indecifrabile.

110

IL MINISTRO A BUCAREST, FASCIOTTI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. GAB. 1020/62. Sinaia, 7 agosto 1914, ore 6 (per. ore 20,15).

Da fonte attendibile mi viene assicurato esistere un accordo turco-germanico e non doversi escludere che ai primi insuccessi russi ia Turchia marci contro la Russia. D'altra parte si segnala formazione di numerose bande di comitagi bulgari sotto il comando di ufficiali dell'esercito bulgaro nella Macedonia serba.

Circa Romania mi viene confermato che i preparativi militari mirano ad una mobilitazione generale che potrebbe essere completa fra tre settimane. Re Carlo nel confermarmi che egli era favorevole all'entrata in campagna dell'esercito rumeno a lato di quello austro-ungarico e germanico e che tutti gli altri membri del Consiglio della Corona meno che Carp non hanno voluto, ha ripetuto di. essere convinto del successo dei due Imperi e mi ha chiesto con vivo interesse se noi intendiamo uscire dalla neutralità ed in quali circostanze.

111

IL MINISTRO AD ATENE, DE BOSDARI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. GAB. 1022/17. Atene, 7 agosto 1914, ore 6 (per. ore 17,10).

Tel. V. E. Gabinetto n. 866 (1).

Circa accordi della Germania e Austria-Ungheria con Turchia per azione di questa contro Russia sotto il Comando del Generale Leiman non ho qui notizie autorevoli. Ma mi sembra che avvenimenti di questi giorni confermano pienamente le informazioni avute da Bollati. Non vi è dubbio che Bulgaria, secondo suoi antichi accordi da me tante volte segnalati da Sofia, finirà in un modo o nell'altro per collaborare coll'Austria-Ungheria. Il compenso che essa eventualmente potrà averne sarà forse piuttosto un tratto di territorio serbo o similmente anche greco anzichè romeno. Che poi fra la Turchia e Bulgaria esista un accordo offensivo-difensivo ciò mi fu segnalato come positivo fino dal gennaio scorso (mio telegramma n. 42 del 29 gennaio).

Già nel mio telegramma di ieri n. 338 (2) oltre che in numerose mie precedenti comunicazioni sopratutto dell'anno scorso ho segnalato a V. E. azione di questo ministro Germania per trarre Grecia a collaborare ,colla Germania. Ritengo però anch'io che Grecia non si lascierà, a meno avvenimenti di forza maggiore, distrarre dalla sua neutralità.

!2) Vedi D. 97.

(l) Vedi nota 2 del D. 8.

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IL MINISTRO A SOFIA, CUCCHI BOASSO, AL MINISTRO DEGLI ESTERI. DI SANGIULIANO

T. GAB. 1026/33. Sofia, 7 agosto 1914, ore 6,16 (per. ore 23,45).

Tel. di V. E. n. 866 (1).

l. Nulla ho potuto apprendere circa accordo segreto fra Germania e AustriaUngheria colla Turchia ma dall'impressione avuta dal linguaggio del personale della Legazione germanica e turca dovrei ritenere che la notizia comunicata da Bollati riguardo tali accordi sia esatta ed una prova che questi accordi siano stati conclusi potrebbe essere la mobilitazione turca iniziata 3 agosto. Ministro di Turchia e l'Addetto militare turco mantengono il più completo riserbo ma quest'ultimo, ufficiale superiore che si è distinto in Cirenaica e nella ripresa di Adrianopoli si prepara alla partenza dicendo che si reca a Nisch.

2. Da quanto mi risulta dovrei però escludere che la Bulgaria sia informata delle intenzioni della Turchia della quale grandemente diffida (mio telegramma

n. 159) (2) e tanto meno che esista un trattato di alleanza turco-bulgaro sotto gli auspici della Germania.

Di fatto la Turchia ha mobilizzato anche i Corpi d'Armata della Turchia europea e non si spiegherebbero tali misure che provano diffidenza della Turchia verso Bulgaria se vi fossero simili accordi.

Dovrei pure escludere l'accordo a cui accenna l'ambasciatore a Berlino per cui Bulgaria impegnerebbesi ad attaccare Serbia. Fin dall'inizio del conflitto armato austro-serbo, Bulgaria ha intuito la convenienza di astenersi dall'immischi!rrsi in quel conflitto: aggiungerò che collo svolgersi degli avvenimenti in tutti i ceti della popolazione i sentimenti verso i Serbi, anche all'infuori della azione russa in prò della Serbia, si sono completamente mutati.

3. Circa la dichiarazione che il Governo bulgaro avrebbe fatta a Berlino ed a Vienna di essere disposto a dichiarare alla Romania che qualsiasi cosa fosse per accadere rinunzia ad ogni rivendicazione territoriale verso la Romania essa sarebbe eonforme alla linea di condotta adottata da questo Governo (come risulta anche dalla dichiarazione di Radeff a Bratianu, telegramma di V. E. d'oggi e confermatomi dal linguaggio di questo Presidente del Consiglio, mio telegramma

n. 161) (2). L'..... (3) del popolo bulgaro contro i Romeni è grandissima e quindi in presenza avvenimenti che oggi non si possono prevedere potrebbe anche manistarsi in qualche azione contro la Romania ma il Governo attuale che per la politica fin'ora seguita ha cercato di mantenere buoni rapporti colla Romania, e direi anche la quasi totalità degli uomini politici e la gran massa del pubblico bulgaro hanno adottato il punto di vista che la Bulgaria ha assolutamente bisogno di (3) ......... colla Romania per potere eventualmente risolvere invece i problemi politici e territoriali del sud della Macedonia e sopratutto quello vitale per la Bulgaria di avere la vallata inferiore dello Struma che consenta alla Bulgaria occidentale il facile sbocco al mare a Cavalla. Pertanto fino a che nuovi eventi si verifichino la Bulgaria darà alla Romania le maggiori assicurazioni che possono

essere considerate sincere. Naturalmente la situazione potrebbe radicalmente cambiare ove la Russia si decidesse ad una azione contro la Romania e riuscisse a provocal'e in Bulgaria un movimento russofilo che scompaginasse l'attuale situazione della Bulgaria nei Balcani. Il che non è da escludere.

(l) -Vedi nota 2 al D. 8. (2) -Del 30 luglio. (3) -Gruppo indecifrabile.
113

IL CONSOLE A SCUTARI, DE FACENDIS, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. 7423/299. Scutari, 7 agosto 1914, ore 7,40 (per. l'B, ore 1,30).

Vice console austro-ungarico si è recato ieri l'altro dal Cadi interessandolo a che incoraggiasse tra i musulmani una spedizione (?) di soccorso a favore Austria e ciò per dare prova della devozione di queste popolazioni all'Austria. Cadì rLspose evasivamente obiettando che sarebbe stato se mai più opportuno che iniziativa fosse stata presa dai cattolici. La cosa mi fu ieri confermata dallo stesso Cadi che vennefarmi visita. Ho telegrafato quanto sopra alla R. Legazione.

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L'AMBASCIATORE A COSTANTINOPOLI. GARRONI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. GAB. 1100/225. Therapia, 7 agosto 1914, ore 8,21 (per il 15, ore 19).

Anche Talaat bey mi ha confermato che Governo ottomano intende mantenere per ora neutralità; egli non nascose però propria simpatia per Potenze dell'Europa centrale nel cui successo confida. Egli crede poi ed evidentemente questa opinione è in lui intrattenuta da Wangenheim e Pallavicini che noi saremo presto costretti dai nostri alleati ad abbandonare neutralità.

Mi parve che mie affermazioni che per noi neutralità era questione di principio non lo convincesse. Prego V. E. autorizzarmi a tenere linguaggio più rassicurante come proposi a V. E. col mio telegramma 349 (1).

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L'AMBASCIATORE A LONDRA, IMPERIALI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. GAB. ss. 1018/272. Londra, 7 agosto 1914, ore 9,55 (per. l'B, ore 7,30).

Stamane ho ricevuto una lettera anonima in cui mi si previene che Kuhlmann ed altro segretario tedesco prima di partire hanno detto a qualche loro amico che se Germania e Austria vincono non esiteranno un momento a attaccare Italia.

Non avrei naturalmente tenuto conto di tale denunzia se non risultasse d'altra parte che da questo personale germanico si è violentemente parlato contro l'Italia. Ambasciatore Germania dal quale mi recai martedì, dopo aver imprecato con violenza contro suo Governo che disse essere addirittura impazzito, aggiunse:

« Siatè pur sicuri che a Berlino ve ne vorranno a morte». Io gli risposi che quando sarà possibile esaminare le questioni con calma e serena obiettività anche a Berlino si finirà per riconoscere l'assoluta correttezza del nostro contegno e si riconoscerà pure che l'Italia non è un personaggio inferiore cui si possano dare da un momento all'altro istruzioni in base a deliberazioni più o meno concordate fra le altre due alleate a sua totale insaputa. Colloquio fu sempre cordiale anzi affettuoso. Collega è partito ieri con tutti gli onori traversando su nave messa a disposizione sua da questo Governo. Contegno della popolazione correttissimo. Ambasciatore di Germania lascia generale rimpianto, tutti concordi rendono dovuto omaggio alla attivissima leale cooperazione sua personale alla causa della pace. In generale tutti opinano che il primo e principale mistificato sulle reali intenzioni Governo germanico sia stato proprio l'ambasciatore. Mensdorff abbattutissimo fa (l) ......... sforzi per evitare rottura la quale però presumo dovrà fatalmente avvenire se tra Austria e Francia vi sarà stato di guerra.

(l) Con questo tel. del 3 agosto 7793, pervenuto il 15, Garroni informava: c Affermandosi qui da taluni che neutralità Italia è misura provvisoria, che presto saremo costretti ad abbandonare, e potendo questa affermazione contribuire ad accrescere propositi bellicosi ottomani prego V. E. dirmi se creda che io con molto tatto faccia comprendere a questo Governo che per ora non muteremo nostra attitudine •.

116

L'AMBASCIATORE A LONDRA, IMPERIALI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. GAB. ss. 1017/271. Londra, 7 agosto 1914, ore 9,57 (per. l'8, ore 4,15).

Ieri due alte personalità non responsabili nè connesse con Foreign Office, ma pure in contatto con circoli dirigenti, mi tennero ad un dipresso medesimo linguaggio tenutomi da Rothschild ottenendo da me identica risposta di assoluta riserva. Uno di essi mi confidò aver raccolto da fonte autorevole impressione che l'Italia non potrà a lungo rimanere neutrale e che suoi vitali interessi non trarrebbero alcun vantaggio se essa aspettasse troppo per unirsi ai difensori della causa della pace e della giustizia in attesa di un grosso roves.cio austrotedesco. Questa opinione mi si assicura è stata manifestata da Kitchener, Bonar Law e da Seely, ex Ministro della Guerra liberale. Un Generale occupante alta posizione nel Comitato di Difesa, diceva ieri a mia moglie che Italia non ritrova mai più occasione così propizia per regolare definitivamente suoi conti con l'Austria-Ungheria e realizzare sue aspirazioni nazionali. Questo è pure sentimento generale nostra colonia. Console mi dice Italiani richiamati e non richiamati affluiscono al Consolato ansiosi chiedendo partire per combattere contro Austria. Riferisco ben inteso tutto quanto precede a semplice titolo doverosa informaztotl.e.

(l) Gruppo indecifrabile.

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IL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO, AL PRESIDENTE DEL CONSIGLIO DEI MINISTRI, SALANDRA

L. P. Fiuggi, 7 agosto 1914, ore 10.

Finalmente questa notte, in clima migliore, ho potuto dormire. Ora sto lavorando nel bosco, colla calma e la meditazione, che mi sono impossibili a Roma. e che richiede il momento attuale, il quale è momento di meditazione e non ancora d'azione. Domani mi propongo partire di qui alle 12 lh per dar margine alle pannes.

L'iniziativa del Presidente degli Stati Uniti d'America per la pace (l) è, a mio avviso, prematura, ma io sto facendo sondare il terreno per qualche passo suo e nostro al momento opportuno.

Intanto, manteniamo buoni rapporti con tutti i belligeranti e cerchiamo di addormentarli e di far sì che non pensino a noi per qualche tempo. Il momento d'un'energica risoluzione forse verrà, e le probabilità che venga mi paiono accresciute. A voce il resto.

P. S. -Mi sento già un po' meglio, ma ancora non posso mangiare quasi niente.

118

IL CONSOLE A JANINA, NUVOLARI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI. DI SANGIULIANO

T. 7376/210. Janina, 7 agosto 1914 (per. ore 10,5).

Protocollo Corfù è stato ratificato 4 corrente sotto riserva mantenimento principe cristiano trono albanese e ristabilire ordine Albania. Spiromilio rifiutatosi firmare ha proclamato annessione Kimara alla Grecia e fatto inalberare bandiera ellenica. Alcuni delegati assemblea trovansi Janina. Essi al pari della popolazione non annettono alcuna importanza alla ratifica che considerano semplice atto formale inteso accontentare in apparenza richiesta potenze e Governo greco di cui in questo momento reputano conveniente seguire direttive politiche. Così stando le cose è da ritenere che notifica sotto riserva la quale ottiene tra altro scqpo evitare conquista Epiro Commissione Controllo non rappresenta definitiva soluzione ma semplicemente rinvio questione ..... (2) processo di tempo permettendolo le circostanze potrebbero dar luogo alla proclamazione annessione di cui atto Spiromilio può essere un'anticipazione. Comunicato

R. Legazione.

« La scorsa notte Presidente Wilson inviò agli Imperatori di Germania, Russia, AustriaUngheria, al Re d'Inghilterra al Presidente della Repubblica francese un telegramma offrendo, in base all'articolo 3° Convenzione dell'Aja, suoi buoni uffici sia in questo momento, sia

più tardi, per ristabilire pace europea. Apprendo Segretario di Stato nutre una certa fiducia appello Presidente Wilson vengafavorevolmente accolto da Gran Bretagna e Francia •.

(l) Il 6 agosto l'incaricato d'affari a Washington telegrafava (t. a. 7316/131):

(2) Gruppo indecifrabile.

119

IL MINISTRO DEGLI ESTERI. DI SANGIULIANO, AL PRESIDENTE DEL CONSIGLIO DEI MINISTRI, SALANDRA

L. P. Fiuggi, 7 agosto 1914.

Ti prego di restituirmi domani, quando ci vedremo, l'inchiusa importante

lettera di Giolitti a me (1).

Io sto meglio, grazie all'aria e clima migliori, ma alcune manifestazioni di

nervosità mi preoccupano. Fortunatamente sinora non s'estendono alle cose

veramente serie.

Più rifletto, più credo urgenti preparativi militari silenziosi e rapidi.

Mi preoccupa la presenza di S. M. il Re a Roma, perchè produce in paese

aspettazione e all'estero diffidenza, quasi che grandi decisioni si debbano da noi

prendere da un giorno all'altro. Anche il collega Dari oggi mi diceva che bisogna

affrettarsi a decidere: secondo me, qualunque decisione diversa dalla neutralità

sarebbe pericolosa per ora e per qualche tempo ancora, finchè non si possano

fare previsioni fondate sul probabile esito della grande guerra.

Mi pare sarebbe utile smentire la fola (riprodotta nel «Roma ») del dissenso

tra t~ e me per la neutralità.

120

L'AMBASCIATORE A PIETROBURGO, CARLOTTI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI. DI SANGIULIANO,

T. GAB. SS. R. 1125/47 (2). Pietroburgo, 7 agosto 1914, ore 18,15 (per. il 17, ore 22,5).

Dalla stessa sicura fonte del mio telegramma n. 43 (3) mi viene affermato che scambio di vedute franco-russe relative all'Italia è stato esteso all'Inghilterra, la quale ha già aderito al riconoscimento dell'annessione all'Italia del Trentino e di Trieste e in generale della signoria italiana sull'Adriatico, salvo qualche concessione alla Grecia e alla Serbia, qualora Italia si decida prontamente ad occupare il Trentino e Valona (4).

121

IL MINl'STRO DEGLI ESTERI. DI SANGIULIANO, AL MINISTRO A DURAZZO, ALIOTTI, E AL CONSOLE A SCUTARI, DE FACENDIS

T. 4546. Roma, 7 agosto 1914, ore 19,15.

Distaccamento Scutari.

(Per tutti). A mezzo del Ministero Guerra ordino al colonnello Vigliani di ritirare le nostre truppe dall'Albania contemporaneamente al ritiro dei distaccamenti altre Potenze.

(Per Scutari). Prego avvertire Colonnello.

s -Documenti diplomatici -Serie V -Vol. I

(l) -Vedi nota al D. 6. (2) -Questo tel. venne ripetuto 1'8 agosto alle ore 18,25 ed arrivò a Roma il 9 agosto alle ore 7,15 (t. gab. 1028). (3) -Vedi D. 43. (4) -Nel T. Gab. 1028 citato alla nota 2 vi è la seguente annotazione del decifratore: c L'ultimo grupp!il si decifra "Valona ,. Occorre rilevare però che detto gruppo è somigliatissimo a quello che si decifra " Trieste , •.
122

IL MINISTRO A BUCAREST, FASCIOTTI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI. DI SANGIULIANO

T. 7404. Sinaja, 7 agosto 1914, ore 20 (per. l'8, ore 6,20).

MI sono espresso con Re Carlo secondo le istruzioni impartite dall'E. V. telegramma sehza numero partito da Therapia 5 corrente circa Albania. Re Carlo mi ha detto di essere da vari giorni privo di notizie del Principe ma che egli consiglierà di rimaner~. Mi ha però espresso apprensioni circa incolumità personale di S. A. Mi ha detto pure di ritenere che in seguito alla guerra Kossovorida è'd altre località ora appartenenti alla Serbia passeranno all'Albania. Ho parlato con S. M. Carlo calorosamente nel senso del telegramma ài V. E. 4502 (1).

123

IL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO. AL MINISTRO A DURAZZO. ALIOTTI

T. PER POSTA 4545. Roma, 7 agosto 1914, o1·e 22.

Principe. Suo telegramma n. 765 (2).

Non c'è dubbio che il richiamo delle navi e del contingente austriaco da

Durazzo, il possibile ritiro del contingente italiano, il richiamo dei distaccamenti

da Scutari, la situazione finanziaria resa più difficile dalla previsione che il

R. Governo non darà seguito alla nuova richiesta di versamento di nuovi fondi fatta dal ministro finanze albanesi alla Banca commerciale sono circostanze tali da creare nei riguardi del Principe una situazione nuova.

Tuttavia la nostra attitudine verso il Principe deve essere nell'attuale mo

mento politico determinata sopratutto dalla considerazione dei nostri rapporti

colla Romania.

Per questo motivo nulla deve compiersi da parte nostra che possa aver ap

parenza d'atto men che amichevole verso il Principe.

Prego V. S. di attenersi a queste .direttive ispirate anche dalla persuasione che l'appoggiare o meno il Principe non può sostanzialmente influire molto sulla più o meno lunga sua permanenza sul trono.

125

IL MINISTRO A DURAZZO, ALIOTTI, IL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. PER POSTA 7488/778. Durazzo, 7 agosto 1914 (per. l'B).

Il rappresentante di Serbia ha diretto al Governo albanese una v1vace protesta per la partenza di Hassan bey Pristina, che secondo il signor Gavrilovitch vorrebbe passare la frontiera per sollevare gli Albanesi.

Si rimprovera alle autorità di non prendere le misure indispensabili per la neutralità. Turkhan pascià fa il possibile per evitare una sgradevòle controversia che potrebbe avere seri contraccolpi in Serbia.

U5.

IL CONSOLE A BUDAPEST, MARTIN FRANKLIN, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. PER POSTA 7648/53. Budapest, 7 agosto 1914. Nostra attitudine comincia a produrre qui senso malcontento non solo nei circoli politici ma anche nella popolazione. Alcuni nostri operai e piccoli bottegai sono stati insultati e minaeciati da popolani che li hanno chiamati traditori. Ho raccomandato vivamente calma a tutti. Se situazione non è più spiacevole ciò è dovuto fermezza Governo che ha vietato severamente stampa qualunque commento attitudine Italia. A quanto mi viene riferito da vari giornalisti censura è su questo punto rigorosissima. È stato solo pubblicato in tutti i giornali un telegramma da Vienna che dice attitudine Italia è dovuta forse anche al fatto che dopo sforzo guerra libica popolo italiano è stanco guerra. Nuovo giornale di Pest dice uomini politici credono che nulla vi sia da obbiettare attitudine Italia. ltaHa ha compito garantire posizione Triplice Alleanza nel Mediterraneo e adempirà perfettamente questo compito. Per potere fare ciò ha bisogno tenere suo esercito nel suo territorio. I futuri eventi giustificheranno attitudine Italia e proveranno che ciò che essa fa è in pieno accordo colle altre Potenze della Triplice, Nei circoli politici malumore è accresciuto daH'attitudine della nostra stampa che si trova dimostri poca simpatia per le Potenze alleate. Sarebbe desiderabile che linguaggio nostra stampa si modificasse alquanto per contribuire a calmare

piuttosto che accrescere questo malcontento che potrebbe avere seria ripercussione.

(l) -Vedi D. 64 (2) -Vedi D. 18
126

IL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO, AGLI AMBASCIATORI A BERLINO, BOLLATI, E A VIENNA, AVARNA

T. 4557. Roma, 8 agosto 1914, ore 1.

Distaccamento francese Scutari.

Questo ambasciatore di Francia mi ha ,chiesto se il R. Governo sarebbe disposto ad imbarcare il distaccamento francese di Scutari contemporaneamente al nostro su nave mercantile italiana per trasportarlo al Marocco. Il Governo francese s'impegna a considerare quel distaccamento neutralizzato per tutta la durata della guerra. Barrère invoca da parte nostra una solidarietà morale essendo stato il distaccamento francese mantenuto a Scutari per desiderio nostro. Ho risposto che mi riservo una risposta definitiva dopo aver esaminato la questione dal lato giuridico ed aver presi accordi coi Gabinetti di Berlino e di Vienna. Prego comunicare proposta francese a Jagow (Berchtold) facendo osservare che fummo noi che allorquando Inghilterra decise ritiro proprio contingente insistemmo presso tutti i Gabinetti perchè contingenti internazionali rimanessero Scutari. Noi ciò facemmo in omaggio al principio di interessare le Potenze all'Albania a salvaguardia sua neutralità e come garenzia contro possibilì minaccie Montenegro e Serbia. Fu in seguito nostre vive istanze che Francia consenti lasciare Scutari proprio distaccamento. Per questi motivi esprimo parere favorevole accettazione proposta francese e spero che .Jagow (Berchtold) faranno altrettanto, dandomi assicurazione che la nave trasporto non sarà ostacolata nel suo viaggio.

127

IL MINISTRO A BUCAREST, FASCIOTTI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. GAB. u. 1021/63. Sinaia, 8 agosto 1914, ore 1,10 (per. ore 6). Questo ministro di Austria-Ungheria ha detto, presente e consenziente ministro di Germania, essere imminente dichiarazione di guerra della Turchia alla

Russia. Credo utile poi avvertire che circoli austriaci mettono in giro voci minacciose a nostro riguardo.

128

IL MINISTRO A BELGRADO, SQUITTI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. 7830/32. Nisch, 8 agosto 1914, ore 5,10 (per. il 16, ore 7,50). Decisione presa dall'Italia mantenersi neutrale nel conflitto europeo teste scoppiato è oggetto di generale compiacimento in tutta la Serbia. Opinione e Governo sono concordi nel dare il più alto valore al contegno del nostro paese nel tragico momento attuale e nel nutrire le più liete speranze in una stretta e

feconda anrtcizia avvenire fra le due Nazioni. Anche la stampa officiosa si fa organo di questi sentimenti.

129

IL CONSOLE A SCUTARI, DE FACENDIS, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. 7485/301. Scutari, 8 agosto 1914, ore 7 (per. il 9, ore 2,10).

In relazione al telegramma di V. E. 4546 (1), prego V. E. voglia darmi schiarimenti su seguenti punti:

l) rimane ancora a Scutari nè ha ricevuto ordine di rientrare il distaccamento francese; dovendo nostre truppe ritirarsi contemporaneamente a quelle delle altre potenze si dovrà seguire senz'altro esempio inglese, tedesco, austriaco e partire subito lasciando qui solo truppe francesi oppure rimanere fino a che truppe francesi rimangono attendendo se mai di ritirarsi insieme?

Ad ogni buon fine faccio presente ancora a V. E. grande preoccupazione di questa popolazione che oltre insorti paventa specialmente Montenegrini che visibilmente si aggirano minacciosamente sui confini e intorno città se sarà lasciata !11 balia di sè stessa.

Tra i gendarmi che del resto sono in numero assai limitato, vi sono già casi di rifiuto di obbedienza, le finanze versano ogni giorno in condizioni peggiori mancando entrata doganale causa arresto comunicazioni; non vi sono attualmente fondi per pagare stipendi;

2) partendo distaccamento dovrà partire tutta la missione sanitaria?

Si dovrà chiudere ambulatorio ed ospedale; se ambulatorio potrà essere mandato innanzi in ogni caso dal titolare attualmente Roma ciò non sarà possibile per ospedale che tanto bene ha fatto in tutti i sensi.

Pur seguendo scrupolosamente ordini di V. E. di non profittare degli imbarazzi dell'Austria a nostro vantaggio, permettomi far considerare a V. E. se sia il caso poi di perdere in un momento tutto quello che è stato faticosamente e (l) ......... messo insieme in un lungo periodo di tempo e ciò senza avere noi voluto attuale situazione. Non si potrebbe trattenere almeno due dei medici di marina?

Non saprei, dovendo Colonnello Vigliani partire, a chi rimetterà il governo? A chi deve consegnare (l) ........ se a quanto pare anche Commissione di Controllo è per dissolversi? Credo che anche questo sia da preordinare forse col Governo di Durazzo per non cadere da un momento all'altro nella più completa anarchia: in questi giorni la paura ha persuaso anche gente a noi non amica chiedere che almeno nostro distaccamento rimanesse e magari fosse aumentato; il telegramma di V. E. e dispaccio d'oggi rispondono tacitamente a tale richiesta. A parte le superiori ragioni politiche credo mio dovere considerare che partendo insieme agli altri avremo partecipato senza commenti a quello che Philips chiamò la defezione dell'Europa dall'Albania, ora le speranze della popolazione erano rimaste aggrappate a noi giusto perchè fino ad un certo punto la (l) ........ degli altri belligeranti; il nostro ultimo abbandono riuscirà il più amaro e quello che lascerà p1ù rancore.

In questo momento (?) gli sforzi di Monsignor Sereggi sono diretti ad una possibile intesa fra cattolici e musulmani per potere al momento opportuno servirsi degli uni e degli altri.

Ho telegrafato quanto precede alla R. Legazione.

(l) Vedi D. 121.

130

L'AMBASCIATORE A BERLINO, BOLLATI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. GAB. 7462/105. Berlino, 8 agosto 1914, ore 8,15 (per. ore 21,35).

Telegramma di V. E. n. 4557 (2).

Prima di fare a questo Governo comunicazione prescrittami credo mio dovere sottoporre a V. E. le considerazioni seguenti. L'impressione suscitata qui

dalla dichiarazione di neutralità dell'Italia è stata profonda e disastrosa e tende a aggravarsi ogni giorno più. Essa è stata maggiore in Germania che in AustriaUngheria perchè colà, dati i noti dissensi fra i due paesi l'opinione pubblica poteva fino ad un certo punto essere preparata a quella decisione mentre qui la delusione fu completa: l'esasperazione è specialmente grande nei circoli militari, ma è molto sparsa anche nella popolazione e tutte le nostre colonie a quanto riferiscono Regi consoli sono oggetto di sospetti ingiurie e talvolta minaccie. Nei circoli governativi invece l'apprezzamento è assai più calmo e il linguaggio di questa stampa che obbedisce ad una parola d'ordine del

Governo è in generale moderato e talora anche benevolo per l'Italia. Le ragioni di questo contegno sono a parer mio le seguenti: l) Governo germanico riconosee che l'Italia non era obbligata a partecipare alla guerra e riconosce anche se pure non lo vuole ammettere espicitamente il torto avuto nel non metterei a parte dei suoi accordi preventivi con l'Austria-Ungheria; 2) Si spera ancora che in date circostanze conformemente alle riserve da noi fatte nostra neutralità possa trasformarsi in concorso; 3) Anche ove la neutralità sia mantenuta si confida che possa esplicarsi in modo benevolo per la Germania e presentare perfino qualche lato per essa vantaggioso. Ora ove la prima manifestazione positiva della nostra neutralità fosse anche solo in apparenza favorevole alla Francia e prendesse l'aspetto come dice Barrère di una solidarietà morale con quest'ultima, l'impressione qui sarebbe addirittura enorme. Senza contare che secondo ogni probabilità Governo germanico e Governo austro-ungarico dai quali la cosa dipende principalmente non consentirebbero a non ostacolare il

trasporto di truppe francesi: la nostra pretensione sarebbe respinta e si otter

rebbe soltanto l'effetto sovraccennato. Ove questi argomenti non sembrassero

a V. E. fondati mi affretterò ben inteso a obbedire alle istruzioni che le piacerà

confermarmi.

(l) -Gruppo indecifrabile. (2) -Vedi D. 126.
131

L'INCARICATO D'AFFARI A VIENNA, ALDROVANDI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI. DI SANGIULIANO

T. 7478/1106. Vienna, 8 agosto 1914, ore 9 (per. il 9, ore 1,15).

Distaccamento francese a Scutari. Telegramma di V. E. 4557 (1). Berchtold sotto riserva di sottoporre lato giuridico della questione all'Ufficio competente del ministro Affari Esteri I. e R. mi ha detto che per suo conto in linea generale non vede obbiezioni ad accettare proposta francese di trasportare distaccamento francese di Scutari col mezzo di una nave mercantile italiana al Marocco, dove sarebbe considerato neutralizzato per tutta la durata della guerra. Non mancherò di sollecitare accettazione definitiva con assicurazione che la nave italiana non sarà ostacolata nel suo viaggio.

(l) Vedi D. 126.

132

L'AMBASCIATORE A PIETROBURGO, CARLOTTI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI. DI SANGIULIANO

T. GAB. UU. 88. R. 1101/48. Pietroburgo, 8 agosto 1914, ore 13 (per. il 16, ore 18,45 ).

Relazioni fattami da Paléologue della sua udienza (mio telegramma Gabinetto 46 (l) mi è sembrata così poco rispondente principii (2) ..... professati dall'Inghilterra e sentimenti dinastia Czar che ho approfittato di una visita fattami da Buchanan e di un mio incontro con Sazonoff per indagare se Inghilterra e Russia mirino effettivamente (2) ..... Germania.

Buchanan come il Ministro mi ha risposto negando risolutamente che (2) ..... e Russia nutrono siffatte intenzioni. Sazonoff mi ha detto che (2) ..... infrangere egemonia prussiana e unità tedesca è semplicemente utopia, che Russia non desidera disgregamento germanico e un Hohenzollern (?)la quale provocherebbe reazioni pericolose alla pace che si volle questa volta stabilire (2) ..... e duratura, ma che invece è comune volontà della Triplice Intesa imporre ai vinti limitazione armamenti. Un serio esame di tutte le circostanze sembrami indurre a ritenere veridiche le indicazioni di Buchanan e di Sazonoff.

133

L'AMBASCIATORE A PIETROBURGO, CARLOTTI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. GAB. UU. SS. RR. 1029/50. Pietroburgo, 8 agosto 1914, ore 13,5 (per. il 9, ore 6,35).

Sazonoff, ad istanza del quale mi sono oggi recato al Ministero degli Affari Esteri, mi ha nuovamente esposto il suo pensiero circa la nostra partecipazione all'azione difensiva europea contro Austria e Germania. Egli crede che l'ora decisiva sia suonata per i destini dell'Italia e che una occasione simile alla presente per assumere la posizione che le spetta nel Mediterraneo si presenterà giammai più. Austria non può opporsi validamente all'occupazione del Trentino e di Trieste della Dalmazia e di Valona. Lo stesso comune vantaggio quando spenta la fiaccola della discordia agitata dall'Austria, recaste in Dalmazia la vostra libertà religiosa e ridestaste il sopito ricordo della comune antica civiltà.

Sazonoff ha soggiunto che un accordo di massima è già raggiunto fra Pietroburga Parigi e Londra per assicurare all'Italia le condizioni necessarie alla gua supremazia sull'Adriatico nonchè il Trentino, ma che Italia provvederebbe al propri interessi non frapponendo indugio di fronte all'incalzare degli avveni menti.

Ho ripetuto a Sazonoff che nostre conversazioni in proposito non condurrebbero (l) ........ Italiani non può essere seriamente minacciata mentre colossali forze russe premono sulla Galizia e quelle serbe da mezzodl; sul mare Italia è già superiore ma cooperazione della Francia e della Inghilterra potrebbe (1) ..... superiorità schiacciante. Opinione pubblica italiana, quale io la conosco, egli soggiunse, sarebbe unanime nello appoggiare il Governo in una opera di rivendicazione nazionale, che compirebbe il grande sogno unitario e la vostra convivenza cogli slavi, che Venezia ha dimostrato possibile, si rinnoverebbe con (l) ..... alcun risultato poichè essa non potrebbe essere che un titolo personale. Egli ne ha convenuto e mi ha lasciato comprendere che Londra gli sembrava opportuna sede per eventuali negoziati.

(l) -Vedi D. 100. (2) -Gruppo indecifrabile.
134

IL PRESIDENTE DEL CONSIGLIO DEI MINISTRI, SALANDRA,

ALL'AMBASCIATORE A LONDRA, IMPERIALI

(Ed. in SALANDRA, La neutralità, pp. 155-156).

T. s. n. Roma, 8 agosto 1914, ore 13,15.

Comunque con ritardo, a causa delle mie gravissime occupazioni, desidero direttamente manifestare a V. E. la grande e gradita impressione che mi fece il suo dispaccio del 4 agosto n. 988/259 (2) Gabinetto comunicatomi come gli altri da Sangiuliano.

È ferma opinione, mia e di tutti i componenti il mio Gabinetto, condivisa, come ho potuto accertarmi, dagli uomini politici più eminenti del nostro paese, che i legami di amicizia fra l'Inghilterra e l'Italia, fortunatamente non allentati, anzi rinvigoriti in questa terribile crisi europea, debbano rimanere più che mai saldi, anzi, per quanto sarà possibile, « diventare» (3) più intimi.

Dal ricordo degli sforzi comuni compiuti con piena sincerità d'intenti per·la pace del mondo e rimasti infruttuosi non per nostra colpa, deve derivare sempre maggiore cordialità di rapporti fra le due nazioni, che nessun fondamentale dissidio d'interessi separa nel presente e nell'avvenire. Frattanto, nonostante le evidenti difficoltà, dobbiamo proporci il comune ideale di restituire (4) quanto più presto sia possibile la pace. Nè all'Inghilterra, comunque belligerante, deve parere strana tale aspirazione, poichè le parole a V. E. dette da Grey e i fatti e i documenti ormai pubblici, dimostrano come alla guerra essa sia stata fatalmente condotta per inesorabile necessità di eventi, ma senza alcuna sua preconcetta avversione e senza proposito di soddisfare sue ambizioni di dominio.

Io la autorizzo, anzi la prego di rendersi interprete, nel modo e nella forma che Ella crederà più opportuni, ma sempre in via privata e confidenziale, presso il Governo inglese di questi miei sentimenti, manifestando i quali io mi sento, alla mia volta, sicuro interprete del sentimento italiano (5). E confido che Ella

voglia sempre più intensificare l'opera sua, già tanto efficace e benemerita, per rendere sempre più viva e sotto ogni rapporto efficace l'amicizia fra l'Inghilterra e l'Italia. A tal fine gradirò e terrò in particolare considerazione qualunque suggerimento Ella possa darmi, anche in via strettamente personale e riservata.

(l) -Gruppo indecifrabile. (2) -Vedi D. 52 (3) -Manca in Salandra. (4) -In Salandra: restaurare, (5) -Qui termina il testo di Salandra.
135

IL MINISTRO A DURAZZO, ALIOTTI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. u. 7474/779. Durazzo, 8 agosto 1914, ore 15,40 (per. ore 21).

Tre centri Durazzo, Scutari, Valona causa sconvolgimenti interni e lo stato guerra fra varie potenze e la proibizione esportazione vari generi alimentari dall'Italia, sono esposti ad una grave carestia. Questo Governo ed il Principe mi hanno pregato d'interessare presso R. Governo affinchè sia fatta eccezione per questi tre porti in base articolo 2 decreto l agosto. Quest'eccezione è anche indispensabile per il vettovagliamento Legazioni, Consolati ed altri Istituti stranieri, tanto più ora che Albania non ha più nessuna linea di comunicazione con l'Europa (?), eccettuati vapori della «Puglia». Ritengo che si debba senz'altro accogliere questa domanda anche in vista aumento che ne ricaverebbe nostra influenza. Allo scopo di evitare speculazioni ho consigliato questo Governo indicarmi approssimativamente quantità necessaria per un rifornimento dei tre centri in questione. Oltre a ciò occorrerà vigilare nei porti di sbarco l'uso cui saranno destinati generi alimentari provenienti dall'Italia. A ciò si provvederebbe d'accordo con questo Governo e con uffici consolari. Non ho potuto ancora determinare precisamente minimo indispensabile, salvo che per la farina che ne occorrerebbe una quantità di circa 6000 sacchi al mese. Provviste esistono qua ancora circa 4 settimane. Sarà infine indispensabile raccomandare alle autorità di Bari, Brindisi una più giusta interpretazione decreto poichè proibiscono esportazione frutta, erbaggi, poHami, uova, latticini etc. che non compresi decreto ministeriale. Questo Governo gradirebbe provvedimento ..... , ..

136

IL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO, ALL'AMBASCIATORE A LONDRA, IMPERIALI

T. GAB. u. s. 876. Roma, 8 agosto 1914, ore 18.

Prego V. E. di dire a viva voce personalmente al solo Grey quanto segue nel modo il più confidenziale e con reciproca promessa di segretezza assoluta.

Ho avuto iersera un colloquio con persona, che non posso nominare, ma che, pur dichiarando di non conoscere le intenzioni del Governo tedesco, è in grado di conoscerle, anzi io ho l'impressione che tutto ciò che mi ha detto lo

abbia detto se non per formale incarico di quel Governo certo però colla sicurezza

di fargli cosa gradita.

Quando egli mi parlò con dolore della grande sventura che colpiva l'Europa io gli dissi che forse si era in tempo ancora ad arrestare il conflitto ed a fare rapidamente la pace tanto più che pare a me ed anche a lui prevedibile che la guerra lascerà una situazione presso a poco eguale all'attuale non restando schiacciato nè l'uno nè l'altro dei due gruppi combattenti.

Io gli dissi ed egli approvò che avrei pregato V. E. di parlarne con Grey a nome mio essendo sicuro che l'Inghilterra al pari dell'Italia desiderava affrettare la pace su basi eque, cioè senza che vi siano vincitori nè vinti, senza che si pretenda nè d'assicurare un successo nè d'infliggere un insuccesso nè all'Austria n è alla Russia, nè ad alcuna altra grande potenza.

Bisogna perciò non pretendere che l'Austria ritiri alcun punto della sua nota alla Serbia ma nemmeno pretendere che i punti praticamente inaccettabili di essa siano realmente tradotti in atto. Bisogna che l'indipendenza reale ed effettiva della Serbia e lo statu quo territoriale nella penisola balcanica ed in Europa siano mantenuti, e che l'Austria-Ungheria abbia garanzie difensive, ma puramente difensive, contro le cospirazioni ed agitazioni che la Serbia mantiene nel territorio austro-ungarico. Il mio interlocutore per quanto a malincuore, perchè parteggia per l'Austria, riconobbe che queste sole possono essere le basi ora d'un accordo ed ammise che alcune delle garanzie difensive dell'Austria potrebbero consistere in un controllo anche limitato e temporaneo da parte dei rappresentanti dell'Europa per alcune misure dirette a questo scopo difensivo.

Egli crede perciò che condizione essenziale è che le trattative non sospendano le operazioni militari perchè l'indugio sarebbe a danno della Germania. Egli convenne con me che un ostacolo alla riuscita delle eventuali trattative è costituito dallo spirito pedantesco, minuzioso e ristretto dell'Austria, mentre in questo caso bisogna invece portarvi lo spirito largo equo e se così. può dirsi sportivo degli inglesi accettando lealmente e sinceramente il principio che non ci devono essere nè vincitori nè vinti e che trovandosi di fronte due formidabili gruppi di potenze combattenti entrambi gareggino nello assicurare alla unanimità i benefici di pace adottando una soluzione che soddisfi egualmente entrambi le parti e non una sola. Il conflitto non è più tra Austria e Serbia, il che renderebbe impossibile all'Austria di essere transingente, per ragioni di prestigio, bensì tra due grandi gruppi di potenze che debbono trattarsi da eguali come effettivamente sono.

Io dissi al mio interlocutore che il Governo inglese e Grey sono ,l'unico Governo e l'unica persona che possono fare passi efficaci presso i Governi russo e serbo nonchè presso la Francia per conoscere fin dove sarebbero disposti a transigere sulla base anzidetta. Soggiunsi che credevo di poter fare qualche tentativo presso Grey ed il mio interlocutore mi incoraggiò a farlo.

Prego perciò V. E. di parlarne il più presto possibile con Grey naturalmente nel modo il più confidenziale e con premessa di segreto assoluto, facendogli notare la necessità di far presto, perchè se una delle due parti avrà qualche successo militare importante, anche non decisivo, se l'Austria acquisterà la convinzione della invulnerabilità della sua flotta a Pola, se la Turchia, che ha firmato una convenzione militare colla Germania, attacca la Russia, se Re Carlo di Rumania riesce a persuadere il suo Governo ed il suo popolo a partecipare alla guerra in favore degli austro-tedeschi, una pace sulla base sopraindicata e su qualsiasi base prontamente accettabile da tutti i belligeranti diventa impossibile.

Prego V. E. attirare l'attenzione di Grey sulla importanza di queste conversazioni.

137

IL MINISTRO A DURAZZO, ALIOTTI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI. DI SANGIULIANO

T. 7519/780. Durazzo, 8 agosto 1914 (per. il 9, ore 24).

Telegramma di V. E. 4528, del 6 corrente (1).

Il Biegeleben trovasi tuttora qui controllore della polizia e non pare che verrà chiamato sotto le armi. Sarebbe quindi utile trovare una persona adatta che potesse stargli a fianco nella direzione della polizia in ufficio analogo che potrebbe essere quello di capo della gendarmeria.

In quanto a Moltedo egli è stato addetto al Comando militare di Valona in condizioni analoghe a quelle di Ghilardi (V. mio telegramma n. 767 del 3 corrente).

Non credo che si possa esigere di più, altrimenti si verrebbe meno all'impegno preso da V. E. verso Conte Berchtold comunicatomi con telegramma n. 4476 del 3 corr. (2).

Siccome però sono rimasti ancora parecchi volontari austr?-ungarici che servono nella gendarmeria e nell'artiglieria sarebbe forse utile incoraggiare, in numero di una cinquantina di volontari italiani, tanto a Durazzo quanto a Valona, l'arrivo e l'arruolamento e l'entrata in servizio provvisorio nella gendarmeria e milizie locali.

Questi volontari potrebbero presentarsi sotto la veste di professionisti, operai e piccoli esercenti per non destare eccessive diffidenze. Essi sarebbero poi assunti in servizio con l'aiuto delle autorità locali e di Moltedo.

138

IL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO, ALL'AMBASCIATORE A BERLINO, BOLLATI

T. GAB. 879. Roma, 8 agosto 1914, ore 24.

Suo telegramma Gabinetto n. 100 (3).

Approvo il linguaggio tenuto da V. E. con Jagow.

(l) -Vedi D. 81. (2) -Vedi D. 35. (3) -Vedi D. 67.
139

IL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO, ALL'AMBASCIATORE A LONDRA, IMPERIALI

T. GAB. 880. Roma, 8 agosto 1914, ore 24.

Suo telegramma Gabinetto n. 264 (1).

Prego V. E. telegrafarmi subito in chiaro quei brani dei documenti del Libro Azzurro che può essere utile pubblicare cioè tutti quelli che dimostrano quanto il Governo italiano ha fatto per tentare di salvare la pace. Prego poi V. K farmi avere in modo sicuro qualche esemplare del Libro Azzurro.

140

L'AMBASCIATORE A PIETROBURGO, CARLOTTI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI. DI SANGIULIANO (Ed. in riassunto in L'Intervento dell'Italia n. 9)

T. GAB. 1027/49. Pietroburgo, 8 agosto 1914 (per. il 9, ore 6,40).

Ambasciatore d'Inghilterra mi ha oggi fatto una lunga visita durante la quale mi ha svolto con molto calore la tesi che l'Italia renderebbe enorme servizio all'Europa contribuendo a spegnere nefando (?) incendio acceso da Austria-Ungheria e da Germania. Intervento dell'Italia abbrevierebbe un conflitto intrapreso dai belligeranti con animo così deliberato di arrivare fino al fondo che non se ne può prevedere la fine. Soltanto la coscienza della vanità dei propri sforzi per soggiogare Europa potrebbe far meditare Germania e Austria Ungheria ed arrestarle sul limite del baratro verso cui corrono insanamente. E soltanto Italia può produrre in Germania e in Austria Ungheria la benefica convinzione del loro isolamento e inferiorità, ove essa scinda manifestatamente la propria responsabilità dalla loro e si associ all'azione difensiva dell'Europa. All'Italia l'Europa riconoscente assegnerebbe Trento e Trieste, Valona e supremazia nell'Adriatico, su tale compenso essendo ormai d'accordo Inghilterra, Russia e Francia.

Buchanan non mi ha detto in modo concreto in che consisterebbe azione Trentino (2) e distrarre forze austriache senza soverchio pericolo nonchè alla cooperazione delle flotte italiana e francese in caso di bisogno.

Ho detto a Buchanan che io non potrei manifestare che idee personali e quindi di ben scarso valore e gli ho chiesto a mia volta se le sue erano parimenti personali. Egli mi ha risposto di avere oggi ricevuto un telegramma del suo Governo col quale gli viene ordinato di assecondare tutti gli eventuali negoziati che Russia e Italia intavolassero sulla base riferitami e dichiarare solidarietà inglese nelle intese che ne seguissero.

(l) -Vedi D. 70. (2) -Nota del decifratore: c In questo periodo manca probabilmente qualche cifra •·
141

IL CONSOLE A JANINA, NUVOLARI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. 7669/617/212. Janina, 8 agosto 1914 (per. il 12).

Numerosi volontari provenienti dalla Grecia e dalle isole arrivano a Janina e proseguono per alto Epiro. Si calcola ne siano cosi partiti in questi giorni circa 2000 la maggior parte dei quali sembra costituita da soldati regolari. Da fonte attendibile apprendo che il 22 luglio scorso sono sbarcati a Santi Quaranta a rinforzo degli insorti circa 400 volontari greci comandati da un capobanda i quali hanno proseguito per Argirocastro. Il 27 luglio provenienti da Corfù sbarcarono nel porto suddetto altri 100 uomini condotti da un ufficiale in divisa da capobanda. Da fonte sicurissima apprendo pure essere sbarcati a Santi Quaranta il 29 luglio da un vapore greco regolari greci comandati da tre ufficiali: cambiatisi berretto essi proseguirono per l'interno. n 28 luglio giunse pure a Santi Quaranta provenienti da Corfù il signor Karapanos Ministro degli Affari Esteri del Governo Provvisorio insieme Mehmet bey Con Itza ex Console Generale Corfù che credo sia parente Faik bey Con Itza il noto nazionalista ora a Durazzo.

Non appena sbarcato telefonarono a Zographos che da Delvino si recò immediatamente a Santi Quaranta ove ebbe con essi un colloquio durato tre ore. Si ignora quali argomenti siano stati trattati in tale convegno.

Tenendosi presente però quanto scrivevo nel mio rapporto 18 luglio p. p.

n. 193 circa un probabile accordo degli Epiroti con i nazionalisti di Durazzo in seguito al quale nel caso di dimissioni del Principe di Wied gli Epiroti opererebbero nuovi movimenti di avanzata su Valona e fino a Scumbi, non è improbabile sia stata discussa tale questione e siano stati presi accordi concreti al riguardo, come farebbe anche supporre circostanza che protocollo Corfù è stato ratificato con la riserva del mantenimento di un principe cristiano al trono Albania.

Se circostanze obbligheranno effettivamente il Principe di Wied a dimettersi si avranno allora forse nuovi avvenimenti in Epiro col probabile movimento di avanzata degli Epiroti al nord e eventuale proclamazione annessione alla Grecia dei territori contestati.

Forse nel convegno di Santi Quaranta sono state stabilite le linee generali di un'azione comune da svolgere tra nazionalisti di Durazzo ed Epiroti a danno della politica e dell'influenza italiana in Albania.

Al riguardo è da notare che in questi circoli bene informati si ha appunto la persuasione che se situazione internazionale che verrà creandosi in seguito agli avvenimenti europei sarà tale da permetterlo, la Grecia ufficiale o per essa le truppe epirote si avanzeranno fino allo Scumbi.

In questo modo si spiegano i preparativi che si stanno facendo dal Governo provvisorio ed indirettamente dal Governo greco e non vi sarà da meravigliarsi se in epoca più o meno prossima si avranno nuovi avvenimenti nell'Albania meridionale. Quest'epoca potrebbe anche coincidere col momento in cui l'Italia

fosse trascinata e prendere parte al conflitto europeo a fianco delle sue allea,e e non potesse più disporre della sua flotta.

Esiste qui della irritazione contro la Triplice Intesa perchè si teme che per disinteressare l'Italia al conflitto essa abbia fatto promessa favorevole all'Italia e dannosa alla Grecia circa le questioni adriatiche ed epirote albanesi promes::e che troncherebbero i sogni dei panellenisti. Nelle attuali circostanze riguardano l'Albania o gran parte di essa come una preda sicura della Grecia.

Si notano qui preparativi per un eventuale mobilitazione generale delle truppe elleniche che si attende di giorno in giorno. Si annuncia come imminenLe arrivo generale Danglis che assumerà comando V corpo d'Armata in sostituzione del generale Papulas che assumerà comando dell'VIII Divisione di stanza a Doliana presso Janina. Molte munizioni per fucili e artiglierie arrivano a Prevesa dalla Grecia e vengono trasportate a Janina.

I mezzi di trasporto sono requisiti e monopolizzati quasi interamente dal.. l'amministrazione militare. Sono stati dati ordini alle autorità di Prevesa di tener pronto locali per alloggiare truppe. Da ultimo credo opportuno segnalare la voce che qui corre da qualche giorno circa possibile sbarco italiano a Prevesa ed a Santi Quaranta. Comunicato R. Legazione.

142

IL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO, ALL'AMBASCIATORE A PIETROBURGO, CARLOTTI

T. 4571. Roma, 9 agosto 1914, ore 0,30.

Delegato russo Commissione Controllo. Miei telegrammi nn. 4529 e 4538 (l) e telegramma di V. E. n. 522 (2). Pregt•

V. E. di far rilevare a Sazonoff l'opportunità che la Commissione Controllo continui a funzionare ed insistere affinchè il delegato russo rimanga in Albania in conformità di quanto hanno deciso i Governi britannico e francese per i loro rispettivi delegati.

143

IL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO, ALL'AMBASCIATORE A VIENNA, AVARNA

T. 4579. Roma, 9 agosto 1914, ore 0,30.

Kimara. Avendo il R. Ministro in Atene fatto rilevare a quel ministro degli Affari Esteri per mio incarico che la proclamazione dell'unione di Kimara alla Grecia da parte di Spiromillo avrebbe potuto eccitare l'opinione pubblica italiana e costringere il R. Governo ad atti contro la Grecia che vorrebbe evitare,

Streit cercò togliere importanza al fatto avveratosi all'insaputa del Governo ellenico e spiegandolo coll'avvenuta accettazione dell'accordo di Corfù per parte degli Epiroti, in seguito alla quale Spiromillo per reazione decise proclamare annessione Kimara. Streit aggiunse che il Governo ellenico non ha mezzi per influire su Spiromillo e che pertanto egli confida che l'opinione pubblica Ita~Ianr. rendendosi conto di ciò non vorrà attribuirgliene la responsabilità.

A questo proposito il R. Console a Janina riferisce Spiromillo ha effettivamente proclamato annessione Kimara alla Grecia inalberandovi bandiera ellenica e che alcuni delegati assemblea Janina non annettono al pari della popolazion<; alcuna importanza alla ratifica che considerano semplice' atto formale inteso accontentare in apparenza richiesta Potenze e Governo ellenico di cui in questo momento reputano conveniente seguire direttive politiche.

S. V. vorrà intrattenere Berchtold di quanto precede.

(l) -Vedi DD. 82 e 105. (2) -Vedi D. 96.
144

IL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO, AL MINISTRO A CETTIGNE, NEGROTTO CAMBIASO

T. 4580. Roma, 9 agosto 1914, ore 0,30.

Scutari. Nostro distaccamento ha ordine lasciare Scutari se essa sarà lasciata da tutti gli altri distaccamenti. V. E. potrà informarne, come propria indiscrezione, Governo montenegrino prendendone occasione per far notare grave pericolo cui Montenegro andrebbe incontro se, come corrono le voci, esso intendesse agire contro Scutari nonostante presenza colà nostre truppe provocando così un conflitto con esse.

145

IL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO, AL MINISTRO A DURAZZO, ALIOTTI, E AL CONSOLE A V ALONA, LORI

T. 4581. Roma, 9 agosto 1914, ore 0,30.

(Per tutti). Ismail Kemal su,g~erisce che rifu~iati Valona siano lasciati andare Berat e Musacchia altrimenti muoiono di fame. Fa osservare che sono musulmani e perciò insorti non dovrebbero avere obiezioni.

(Solo per Durazzo). Veda V. S. se non sia possibile fare qualcosa in tal senso d'accordo col Principe.

146

IL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO, AL MINISTRO A DURAZZO, ALIOTTI

T. 4583. Roma, 9 agosto 1914, ore 0,30.

Comandante «San Marco» in un rapporto inviato 3 corrente Ministero Marina dice: « La nostra guardia aHa Reggia ha più valore morale che difensivo, dappoichè esiguo ne è il numero ed anche sbarcando le truppe di rinforzo, se le

fntenzioni degli invasori fossero decisamente ostili ed aggressive, le nostre forze potrebbero rimanere sopraffatte :.. Questa sopraffazione delle forze occorre evitarla ad ogni costo ricorrendo anche come ultimo rimedio, all'imbarco di tutti.

147

L'INCARICATO D'AFFARI A PARIGI, RUSPOLI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. GAB. 7491/88 (1). Parigi, 9 agosto 1914, ore 1,15 (per. ore 5).

R. Addetto militare avendo avuto occasione incontrare oggi Clemenceau questi lo ha assicurato aiuto inglese russo superare ogni aspettativa stesso Governo francese e si è mostrato estremamente fiducioso situazione militare dichiarandola ottima e facendo prevedere grandi operazioni entro breve tempo. Disse che occasione per l'Italia era unica per realizzare aspirazioni italiane e che eventuale compartecipazione alla guerra le avrebbe assicurato un grande avvenire.

148

L'AMBASCIATORE A LONDRA, IMPERIALI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. GAB. ss. P. 1033/276. Londra, 9 agosto 1914, ore 6,10 (per. il10, ore 2). Ieri sera invitato da Lord Granard pranzai con Lloyd George, Kitchener e Lord Crewe. Eravamo in cinque. Se fossi stato un inglese non credo che i tre ministri avrebbero potuto parlare con maggiore libertà e dimostrarmi maggior fiducia. Lloyd George nel ripetermi quanto io sui propositi di questo Governo ho già riferito in altri telegrammi mi disse che fino a domenica sera Gabinetto era ancora molto esitante esistendo una forte corrente in favore astensione dell'Inghilterra dal prendere almeno momentaneamente posizione di combattimento. La notizia però della violazione della neutralità belga e del vero « assassinio » perpetrato dalla Germania contro quel piccolo valoroso paese valsero a determin 6re schiacciante maggioranza rimanendo solamente contrario Morley e Burns i quali hanno date le dimissioni per quanto poi se ne siano già pentiti. Liberali e radicali persuasi che il proteggere ìl debole, schiacciare il militarismo irragionevole e rivendicare i sacri principi dei trattati fa parte del « credo », ed ora sono anche più accaniti dei conservatori. Come combattemmo senza tregua Napoleone, cosi combatteremo oggi e finchè disporremmo di un soldato, di un cannone e di

un soldo non deporremo le armi prima di aver raggiunto lo scopo umanitario prefissoci.

Nel corso del colloquio più volte Lloyd George alluse, sorridendo, all'Italia irredenta osservando essere questa occasione specialmente propizia per redimerla. Questa allusione non fu da me raccolta !imitandomi io a parlare in generale nei termini prescrittimi da V. E. della decisione di neutralità da noi presa in perfetta consonanza con spirito e la lettera dei nostri impegni puramente difensivi. Lloyd George era al pari degli altri ministri perfettamente calmo tranquillo ed esprimeva fiducia di essere riuscito a dominare panico e ..... (l) dell'elemento finanziario. Alta Banca, aggiunge, da principio contraria alla guerra ne è divenuta ora strenuo campione. Nazione inglese, concluse, compatta ed unita andrà fino in fondo ed i tedeschi dovranno presto o tardi riconoscere quanto male ..... (l) furono calcoli sul contegno della Irlanda e sulla guerra civile e quale capitale errore hanno commesso nell'attirarsi addosso, come si attirò Napoleone un secolo fa, la Russia ed Inghilterra. Kitchener giudicava anche lui situazione militare con calma con fiducia ma senza spavalderia riconoscendone la gravità e constatando grosse difficoltà da superare prima di cantare vittoria. Ai primi successi valorosissimi belgi attribuisce, il Maresciallo, grande importanza, in quanto essi valgono a stimolare emulazione della Francia riaccendendo l'inestimabile spirito della nazione con lo scuotere vaga apprensione preesistente sulla aprioristica invincibilità tedesca. Dal punto di vista militare Kitchener trova che i vantaggi ottenuti possono cominciare a dare frutti solo a partire da ieri, data in cui arresto davanti a Liegi segna per la Germania un intoppo dei suoi pian1 d'invasione avendo essa iniziata la mobilitazione tre giorni prima di averla ufficialmente annunziata Kitchener non crede verosimile invasione dell'Egitto da parte dei Turchi i quali, secondo lui, penseranno se mai a rioccupare prima di tutto Salonicco. Kitchener nel prendere commiato da me, mi manifestò in termini vaghi la speranza di poter presto entrare con noi in più intimo contatto.

(l) Vedi SABINI pp. 60-61.

149

L'AMBASCIATORE A LONDRA, IMPERIALI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. GAB. UU. SS. R. 1038/275. Londra, 9 agosto 1914, ore 7 (per. il10, ore 2). Grey mi fece chiamare ieri. Premesso il suo desiderio di tenersi meco in contatto disse sostanzialmente quanto segue: « È oramai manifesto che la decisione dell'Italia di rimanere neutrale ha cagionato in tutta la opinone pubblica inglese soddisfazione per due motivi: l) perchè ad una guerra con l'Italia la nazione inglese sarebbe addivenuta con la massima riluttanza e vivissimo rammarico; 2) perchè dato l'aspetto per cosi dire morale di questa guerra deliberatamente provocata dalle due Potenze centrali ed iniziatasi con la brutale aggres

sione contro un piccolo Stato neutro con premeditata violazione di solenne trattato, lo schieramento dell'Italia accanto agli agressori avrebbe comunque pro

6 - Documenti diplomatici -Serie V -Vol. I

dotto in Inghilterra impressione disastrosa e compromesso irreparabilmente al presente ed al futuro relazioni italo-inglesi. Ciò anche pel fatto che amicizia fra i due Paesi trae appunto origine dalla simpatia prodigata dall'Inghilterra all'Italia quando essa era appunto vittima di pressoché analoga aggressione. In tale condizione ed anche in vista delle ripercussioni che le conseguenze della presente guerra non potranno non avere sugli interessi delle tre Potenze occidentali è superfluo aggiungere che Inghilterra sarebbe oltremodo felice se Italia venisse a trovarsi «in the same boat ». Egli però non intende rivolgerei invito influenzare in modo qualsiasi nostra decisione che, egli comprende benissimo, va presa a considerazione degli interessi dei quali solo il Governo di S. M. è giudice competente. Nel decidersi a partecipare alla guerra l'Inghilterra è stata mossa, oltre che dalla tutela di vitali suoi interessi, anche dall'obbligo sacro derivatole di assicurare la incolumità dei piccoli Stati e rivendicare il principio della santità dei trattati. Se la Germania trionfa il Belgio scomparirà e gradatamente scompariranno Olanda ed altri Stati minori. Questo Inghilterra non permetterà mai, trattandosi di questione di vita o di morte per essa e di un disastro di tutte le altre Potenze. Inghilterra non intende menomamente annientare Germania. Essa mira soltanto a distruggere la causa efficiente della guerra e a provocare possibilmente la scomparsa definitiva in Germania della prepotenza brutale della camarilla militaristica prussiana sprezzante di ogni principio di diritto pubblico e propugnante unicamente il trionfo de11a forza. È a tale camarilla capitanata dal Kronprinz e secondata da Stumme da Tschirschky che si deve la guerra, nel fondo non voluta nè dall'Imperatore nè dl:ll Cancelliere. Se pertanto Germania ed Austria sono questa volta disfatte è da prevedere che con grande beneficio della Germania stessa e dell'Europa intera al regime dei ,Tunkers succederà quello più liberale della borghesia e della classe lavoratrice e le aspirazioni generali verso una progressiva riduzione degli armamenti potrà forse allora avviarsi verso la realizzazione. Questo è lo scopo morale ed umanitario cui l'Inghilterra mira e pur di raggiungerlo è pronta a non risparmiare sacrifici di sorta.

Ringraziai Grey per la franchezza, cordialità e delicatezza del suo parlare. A me, dissi, importava sommamente, come è mio dovere, di trovarmi in grado di ragguagliare fedelmente H mio Governo sul fondo (sic) pensiero Governo britannico. Raggiunto ora tale intento, credevo, per debito di lealtà, prevenirlo di quelli che possono essere i miei sentimenti personali: io mi sarei limitato a riferire fedelmente sue confidenze a V. E. astenendomi però dal manifestare apprezzamento in merito e tanto meno dal sottoporre suggerimenti e consigli. Voi stesso, dissi, sareste molto sorpreso se in questione di così eccezionale gravità un vostro ambasciatore si permettesse di rivolgere al Governo consigli sulla linea da seguire.

Grey replicò che trovava la mia riserva perfettamente naturale. Egli è molto calmo e fiducioso nell'avvenire. Non dissimulasi tuttavia che guerra potrà durare assai più a lungo di quanto prevedesi generalmente, a meno che la Francia non riesca a respingere l'invasione o almeno a ritardarla di qualche settimana nel qual caso Germania per il sopravvenire delle schiaccianti forze russe si troverebbe a mal partito e potrebbe essere spinta a trattare. Grey concluse osservando con tristezza che a Berlino dovevano avere un'opinione poco lusinghiera di lui altrimenti non avrebbero osato di corromperlo con «offerte indecenti».

(l) Gruppo indecifrabile.

150

IL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO, AL MINISTRO A BUCAREST, FASCIOTTI

T. GAB. 881. Roma, 9 agosto 1914, ore 9. Suo tel. Gab. 61 (1). Sarebbe pericoloso che V. E. esercitasse una qualsiasi azione su codesto Governo. Procurerò di tenerla al corrente di quanto avviene tra i belligeranti e tra gli Stati balcanici. È ovvio però che le notizie che mi pervengono in un momento

eccezionale come il presente non siano sempre esatte o sufficientemente controllate e scarse.

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IL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO, AL PRESIDENTE DEL CONSIGLIO DEI MINISTRI, SALANDRA

L. P. Fiuggi, 9 agosto 1914. Si può cominciare a prevedere sin da ora, se non la probabilità, almeno la possibilità che l'Italia debba uscire dalla sua neutralità per attaccare l'Austria. Ciò non potrà farsi se non quando si abbia certezza, o quasi certezza di vittoria, e quando, perciò, le sorti della guerra generale accennino in modo abbastanza sensibile a volgersi contro Austria e Germania. Non possiamo però dissimularci che una tal guerra, che sarebbe considerata in tutta Europa come un atto di slealtà, e accrescerebbe la diffidenza verso di noi anche da parte di quelli che diventerebbero i nostri nuovi alleati, involgerebbe per noi grandi rischi non soltanto in caso di sconfitta, ma anche nel caso di vittoria perchè la nostra posizione nel Mediterraneo potrebbe diventare oltremodo pericolosa con una Francia vittoriosa e coi nostri attuali alleati trasformati in nemici implacabili. Se dunque una guerra siffatta si dovesse intraprendere essa dovrebbe essere preceduta da espliciti accordi diplomatici colla Triplice Intesa, i quali si dovrebbero iniziare e concludere a suo tempo con molta rapidità, così che è necessario che fin da ora ne decidiamo le basi principali. Non è possibile iniziare per ora tali trattative, perchè ancora non si possono fare previsioni sull'esito della guerra europea e perchè non si possono avere mai garanzie di segretezza quando si tratta col Governo francese. A mio iJ>arere, salvo però maturo esame, le basi dell'accordo fra l'Italia, la Francia, l'Inghilterra e 'la Russia da concludere prima della nostra eventuale dichiarazione di guerra all'Austria, dovrebbero essere le seguenti: l) Le quattro potenze si obbligano a non conchiudere pace separata.

2) Le tre flotte, italiana, francese ed inglese debbono subito ricercare e distruggere la flotta austriaca.

3) L'Italia avrà almeno il Trentino e possibilmente altre parti delle pro

vincie italiane dell'Austria fino al limite consentito dall'esito della guerra ge

nerale.

4) Ottenendo questo l'Italia non si oppone a che l'Albania, se Francia,

Russia ed Inghilterra lo desiderano, venga divisa tra Grecia e Serbia, purchè

le sue coste da Capo Stylos al confine montenegrino vengano neutralizzate e

Valona col suo distretto venga non soltanto neutralizzata ma anche dichiarata

autonoma ed internazionalizzata a condizioni analoghe a quelle adottate per

Tangeri e con partecipazione dell'Italia al pari delle altre Potenze adriatiche,

alla sua amministrazione.

5) L'Italia non intende tenere per sè alcuna deHe isole dell'Egeo che ora

occupa, purchè:

a) sia mantenuta l'integrità territoriale della Turchia;

b) se questa non sarà mantenuta e altre grandi Potenze debbono averne

qualche parte, sia assicurata all'Italia anche la sua parte proporzionale, benin

teso tra le provincie ottomane bagnate dal Mediterraneo;

c) siano assicurate all'Italia le concessioni economiche chieste nella zona

d'Adalia;

d) rimangano temporaneamente nelle isole da restituire alla Turchia,

in una forma qualunque, alcuni ispettori consiglieri o controllori (o qualsiasi

altro titolo) italiani, e ciò unicamente per dare una soddisfazione all'opinione

pubblica italiana. Si potrebbe anche fissare la durata del loro mandato.

6) L'Italia avrebbe una parte dell'eventuale indennità di guerra corri

spondente ai suoi sforzi e sacrifici.

7) Le quattro Potenze si impegnerebbero a mantenere l'assetto territo

riale e l'equilibrio politico risultanti dalla guerra insieme combattuta e a coope

rare eventualmente per impedire che venga modificato colla forza.

Tale accordo dovrebbe avere carattere esclusivamente pacifico, difensivo e conservatore e non potrebbe impegnare in alcun caso alcuna delle parti ed aiutare l'altra in caso di politica aggressiva e delle sue conseguenze.

(l) Vedi D. 102.

152

IL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO, AL PRESIDENTE DEL CONSIGLIO DEI MINISTRI, SALANDRA

L. P. Fiuggi, 9 agosto 1914. Stanotte ho utilizzato l'insonnia studiando varie ipotesi, e chiamo la tua attenzione sulla mia lettera segretissima a te (1). Ho avuto stamane un lungo ed interessante colloquio con Flotow. Per quanto riguarda la pace, egli oggi la crede meno possibile di ieri: per quanto riguarda i rapporti tra noi e i nostri alleati, egli non è pessimista, anzi crede persino possibile la cessione del Trentino. Vedrai il sunto di questo colloquio nei telegrammi in partenza.

Per quanto concerne l'Albania spero parlargli oggi, o domattina (prima di recarmi a Roma).

(l) Vedi D. 151.

153

IL MINISTRO A DURAZZO, ALIOTTI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. 7493. Bari (1), 9 agosto 1914, ore 12,50 (per. ore 14,50).

Allarmato dalla notizia che la Banca Commerciale e la Wiener Bank Verein hanno rifiutato rimettere al Ministro Nogga il versamento delle somme dovute sull'anticipo di 10 milioni (2), il Principe ha pregato vivamente me ed il collega austro-ungarico di ottenere dal R. Governo che tali somme vengano quanto prima rimesse. Egli ci ha fatto notare che paghe delle truppe che difendono Durazzo per l'ammontare di 60 mila lire sono dovute improrogabilmente il 10 corrente e che il mancato pagamento potrebbe causare catastrofe. Vista l'impossibilità di far pervenire questo ammontare entro il 10 il Principe sarebbe disposto versarle sui suoi fondi privati a condizione che i due Governi gliene garantiscano la restituzione in oro sull'ammontare da riscuotere dalle Banche. Prego V. E. telegrafarmi d'urgenza su questo punto: se le circostanze attuali non permetteranno versamento in oro di tutta la somma dovuta al Governo albanese sull'anticipo, prego V. E. considerare l'opportunità fare pagamenti in biglietti di banca spezzati argento. Colle riserve attuali il Governo albanese crede di poter far fronte ai bisogni più urgenti per circa un mese e mezzo. Sarebbe quindi

opportuno contemplare fin d'ora le misure finanziarie da adottare eventualmente d'accordo col Governo austro-ungarico per venire in aiuto al Principe ed al suo Governo una volta esauriti i fondi a loro disposizione. Il mio collega austroungarico telegrafa analogamente.

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IL CONSOLE A TRIESTE, LEBRECHT, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. 7510/81. Venezia, (3) 9 agosto 1914, ore 14,55 (per. ore 17,25).

Dal mio solito informatore segreto che fu meco costi e che asserisce averlo constatato de visu mi si assicura nel modo più categorico e solenne che negli ultimi tre giorni sulla linea ferroviaria fra Monfalcone e Cervignano furono concentrate truppe in numero di circa 45 mila uomini.

Sarebbero costituiti da cavalleria, fanteria, cacciatori, artiglieria, da una divisione di obici pesanti tutti provenienti dal 3° Corpo d'armata residente in Graz e rinforzati da truppe slovene e croate.

200.000 franchi tuttora giacenti a Bari.

Non saranno pagati nemmeno i 500.000 franchi successivamente autorizzati dalla Commissione di Controllo. Il Wiener Bank Verein ha avvisato la Banca Commerciale di avere già sospeso esso pure i pagamenti.

Banca Commerciale pagherà tratte di L. 478.358 per forniture italiane; ma non pagherà per istruzione del Governo quelle di franchi 144.893 all'ordine della Legazione austriaca, in attesa schiarimenti circa motivi pel quale questo versamento dovrebbe venir effettuato dal gruppo italiano anzichè da quello austro-ungarico •.

L'informatore medesimo ha soggìunto che un Tenente Colonnello del 5• dragoni con un Maggiore in borghese furono mercoledì scorso in bicicletta sino Portogruaro rilevando la condizione delle strade e abbondanti depositi di foraggi. Essi avrebbero detto essere possibile un colpo di mano su Treviso.

Alcune altre diecine di migliaia di uomini sarebbero pronti poco distante da Trieste. Naturalmente comunico quanto precede con la massima riserva senza paterne assumere alcuna responsabilità, per assoluta mancanza di mezzi di controllo. Tali notizie non contraddicono però al punto primo del mio rapporto in cifra del 6 corrente dappoicchè l'altro informatore del Municipio alludeva allo sguarnimento di truppe a Gorizia e Monfalcone, ma non al di là. Per mio conto posso soltanto affermare che anche qui tra le autorità civili e militari ed austriache governative in genere evidente è il malcontento per la nostra neutralità e che ieri il Presidente di polizia mi ha fatto parola nella conversazione avuta con lui di un straordinario ingombro fra Monfalcone e Cervignano senza ben inteso accennare al motivo.

(l) -Il telegramma fu trasmesso per posta da Durazzo a Bari, e da qui per filo. (2) -L'8 agosto Di Sangiuliano aveva telegrafato ad Aliotti (t. 4565): c Prego comunicare a Leoni che viene sospeso dal gruppo italiano, causa situazione generale del mercato monetario e per istruzione d'ordine generale del Governo, ogni versamento compreso quello dei

(3) Trasmesso pel tramite della Capitaneria di porto di Venezia.

155

L'AMBASCIATORE A LONDRA, IMPERIALI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. GAB. R. SS. 1037/279. Londra, 9 agosto 1914, ore 18 (per. il10, ore 0,20j.

Esce or ora da me Alfredo Rothschild. Confermandomi notizie significante vittoria francese ha insistito sulle tendenze accentuate franco-anglofile ora prevalenti giusta sue notizie nella nostra pubblica opinione ricamato sul noto fondo dell'importanza precipua che sulla conclusione pace avrebbe pronta decisione Italia a fare causa comune con Inghilterra e sulle conseguenze di tale decisione nelle relazioni future fra i due Paesi ha finalmente rilevato essere questo il momento psicologico l'ora fatale in cui l'Italia travasi col suo contegno in grado di esercitare influenza dirimente sulle sorti dell'Europa e realizzare ad un tempo secolari sue aspirazioni nazionali. Dopo varie circonlocuzioni e proteste di parlare a titolo personale senza avere mandato da chicchessia ha finito per dire a me che se l'Italia ha qualche desiderio da esprimere, qualche proposta concreta da formulare per giustificare con vantaggio dei suoi interessi eventuale sua decisione dinanzi opinione pubblica del Regno io non avevo che a manifestargliela in via affatto privata ed egli si sarebbe affrettato a comunicarla a chi l'avrebbe esaminata con benevolenza, con disposizione di darvi possibile soddisfazione. In qualunque caso non resterebbe ufficialmente traccia nè di domande nè di rifiuto. Egli ha concluso esprimendo desiderio che conversazione sia al più presto recata da V. E. a notizia di S. M. e del Presidente del Consiglio insistendo nuovamente sul fatto dell'essere questo momento psicologico. Gradirebbe di avere una risposta. Alfredo Rothschild è persona troppo seria e troppo importante per essere venuta due volte a parlarmi di sua propria iniziativa. Una frase sfuggitagli e notoria sua intimità col Primo Ministro mi indurrebbe del resto a indovinare

origine confidenze fattemi. Egli ha insistito per avere mio parere. Avendo io declinato pronunziarmi mi ha pregato almeno di non esprimere a V. E. parere contrario.

Gli ho risposto avrei fedelmente informato V. E. ricordando in generale che io per il posto che occupo sono sempre lieto di adoperarmi a rinsaldare amicizia italo-inglese. Non mi permetto di sottoporre suggerimenti: mi limito come è m10 dovere attirare tutta l'attenzione Governo di S. M. sulla importanza decisione da prendersi e sulla preponderante influenza che essa in un senso o nell'altro è destinato fatalmente esercitare sulle relazioni nostre presenti e future con questo Paese.

Sarò grato a V. E. mettermi subito per debito di cortesia in grado di dare presto una risposta qualsiasi a Rothschild.

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L'AMBASCIATORE A LONDRA, IMPERIALI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. GAB. ss. 1035/278. Londra, 9 agosto 1914, ore 18,5 (per. il10, ore 1,25).

Telegramma di V. E. n. 876 (1).

Prima di parlare a Grey nel senso prescrittomi mi pare assolutamente indispensabile V. E. sia messa al corrente delle mie conversazioni con lui e con Lloyd George. Su queste conversazioni riferite con i miei telegrammi gabinetto 276 (2) e 275 (3) attiro in modo speciale attenzione Governo di S.

M. Dopo quanto mi è stato detto sui propositi di questo Governo e sui motivi d'ordine morale della guerra dichiarata alla Germania e sugli scopi umanitari che si vuole temo molto una risposta sfavorevole e temo più ancora che mia comunicazione farebbe qui pessima impressione e gettando doccia gelata sugli attuali unanimi sentimenti affettuosi qui prevalenti riguardo Italia e sulla fiducia generale di questa opinione pubblica di una o più o meno imminente nostr<' cooperazione. V. E. deve tenere presente inoltre che questione austro-serba è passata ormai in ultima linea per il Governo inglese il quale non per essa, di cui prese mai interesse, ma per la brutale aggressione che Lloyd George qualificò assassinio ,contro il Belgio, ha dichiarato la guerra. Al punto in cui siamo giunti e data l'unanime compattezza della decisione della nazione inglese, trattative su basi indicate e senza sospensione generale delle operazioni militari si presterebbero a essere considerate come un pretesto tedesco per guadagnare tempo e il Governo britannico assai difficilmente potrebbe consentire ad assumere iniziativa in tal senso senza sollevare l'indignazione dell'intera nazione. Attendo ulteriori ordini prima di parlare con Grey.

(l) -Vedi D. 136. (2) -Vedi D. 148. (3) -Vedi D. 149.
157

IL MINISTRO A BUCAREST, FASCIOTTI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. GAB. 1036/66. Sinaia, 9 agosto 1914, ore 20 (per. il 10, ore 24).

Tel. di V. E. 881 (1).

Quando ho parlato nel mio telegramma 61 (2) di una qualsiasi azione intendevo riferirmi ad una azione indiretta e cauta, da fare in conformità del mio telegramma n. 58 (3) approvato da V. E. ·col suo telegramma Gabinetto n. 864 (4) perchè Romania prenda l'inziativa di accordo coll'Italia circa neutralità. Questi circoli politici sono in generale favorevoli a tale accordo e lo è anche la maggioranza del Gabinetto. Re Carlo invece propende sempre per la guerra. Al ministro degli Affari Esteri che mi ha parlato di simile accordo ho lasciato intendere che non stava a me ma alla Romania di prendere eventualmente l'iniziativa. Del resto dato i progressi che fa qui la mobilitazione la quale sarà ben presto generale, temo che fra non molto Governo rumeno si troverà, per i motivi esposti nel mio telegramma 61, nella necessità di fare la guerra o la smobilitazione e sceglierà la prima alternativa, il che temo non agevolerà la nostra situazione di fronte agli alleati. Qui corrono a nostro riguardo le voci più disparate di accordi colla Triplice Intesa e con i due Imperi ed anche questo ministro degli Affari Esteri mi ha chiesto se fossimo o no sempre fermi nel proposito di mantenere la neutralità (5).

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L'AMBASCIATORE A LONDRA, IMPERIALI, AL PRESIDENTE DEL CONSIGLIO DEI MINISTRI, SALANDRA

T. P. s. 1373. Londra, 9 agosto 1914.

Farò domani a Grey comunicazione personale prescrittami da V. E. Io non mi permetto in questo momento, in cui sono in giuoco destini d'Italia, sottoporre suggerimenti. In obbedienza soltanto ordine di V. E. oso attirare tutta l'attenzione Governo di S. M. •sui miei telegrammi Gabinetto numeri 275 (6), 278 (7), 279 (8) oggi diretti al ministro Di Sangiuliano. Dai medesimi V. E. rileverà, in modo molto chiaro, propositi di questo Governo e quanto esso, al pari della Nazione inglese, senza chiedercelo, si aspetti da noi in questo momento.

Da tutto ciò V. E. potrà trarre elementi per prendere decisione sull'atteggiamento che meglio conviene al Governo di S. M. assumere, a vantaggio vitali interessi nostra Patria.

Di tutto cuore ringrazio l'E. V. per alta benevolenza colla quale mi onora,

nulla tralascerò per rendermene sempre più meritevole.

(l) -Vedi D. 150. (2) -Vedi D. 102. (3) -Vedi D. 90. (4) -Vedi D. 91. (5) -Il lO agosto 1914 Di Sangiuliano rispose (T. gab. 884): c Ella può rispondere che Italia è decisa a mantenere la neutralità •· (6) -Vedi D. 149. (7) -Vedi D. 156. (8) -Vedi D. 155.
159

L'AMBASCIATORE A PARIGI, TITTONI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. GAB. RR. 7528/90. Parigi, 9 agosto 1914, ore 23,40 (per. il 10, ore 3).

Margerie avendo pregato Ruspoli di passare da lui ha incominciato col dirgli che Governo francese aveva avuto conoscenza della indegna speculazione cui erano soggetti gli Italiani che rimpatriano per quanto riguarda il cambio dei biglietti francesi da 20 franchi che erano cambiati per due o tre lire italiane; che per simpatia verso i nostri operai Governo francese voleva porre un termine a questo stato di cose ed era in trattative col Credit Lionnais perchè facesse una rafie dei biglietti italiani in Parigi, per poterli cambiare con i biglietti francesi di cui erano possessori gli operai italiani rimpatriandi. Era in trattative con Banca italiana di Milano perchè cambio fosse fatto in Italia in modo onesto. Poi è venuto a parlargli delle grandi simpatie fra Italia e Francia ed ha detto che in Francia si ha sempre avuto l'intima convinzione che Italia non avrebbe mai marciato contro la Francia; che aveva notizia della unanime simpatia con la quale era stata accolta in Italia la decisione di neutralità e che in Francia si faceva strada un grande sentimento di riconoscenza verso l'Italia. Che avvenimenti di grande importanza si preparavano in Europa e che sperava che l'Italia ne potrà sortire anch'essa con grandi vantaggi come l'attitudine prudente che aveva presa fin da inizio faceva sperare.

160

IL MINISTRO A DURAZZO, ALIOTTI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. PER POSTA 7631. Durazzo, 9 agosto 1914, (per. il 12, ore 11).

Epiro. Con riferimento alle voci segnalate da Lori con telegramma 833 secondo le quali una riunione di Epiroti a Delvino avrebbe deliberato accettare trattato Corfù mentre Chimarioti e Spiromilos si mostrerebbero decisi opporsi a tale deliberazione, credo utile rilevare le cose dette dal delegato russo, Petriajef, amico intimo di Varatassi.

Secondo il delegato russo, Spiromilos vorrebbe approfittare delle attuali circostanze per dichiarare l'annessione. dell'Albania meridionale alla Grecia. Petriajef mi dice di voler negare l'ingerenza ellenica nel movimento epirota, perchè tutti in Europa son convinti che il Governo d'Atene vi prende direttamente parte. Pare che Varatassi se ne mostra assai impressionato tanto più che Petriajef gli fece notare essere l'Italia decisa a non tollerare una imposizione

o una violazione ai deliberati di Londra e di essere sdegnata per gli orrori commessi a danno delle popolazioni albanesi.

Petriajef ha insistito nell'affermare la sua opinione che un qualsiasi atto concreto (come per esempio l'invio di una nave a Santi Quaranta) dimostrante le decisioni dell'Italia, avrebbe poco tempo fa persuaso il Governo ellenico a smettere la sua azione dissolvitrice, ma ora occorrerà probabilmente uno sforzo maggiore. Egli ha avvisato Varatassi che secondo il suo parere la Grecia non potrebbe più contare sopra un certo appoggio della Francia ed ancor meno su quello della Russia, la quale si limiterebbe tutt'al più ad una espressione di simpatia verso gli ortodossi.

Tutto ciò tenderebbe a provare che l'occasione opportuna non tarderà a presentarsi per mettere in esecuzione il progetto d'inviare in Epiro la Commissione Internazionale di Controllo oppure i sostituti dei delegati per aiutare i profughi a reintegrare i loro paesi.

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IL MINISTRO A DURAZZO, ALIOTTI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. PER POSTA 7632/786. Durazzo, 9 agosto 1914, (per. il 12, ore 11).

Situazione in Albania. L'avanzata dei ribelli a nord sembra si sia fermata. Al sud le truppe di Valona hanno rioccupato Berat senza difficoltà.

Questi successi del Governo hanno rianimato un poco il Principe. Essi però non risolvono la situazione dell'Albania centrale. Pare che i ribelli siano intimoriti dal movimento che si produrebbe alle loro spalle dalle parti di Dibra a cui non sarebbe estraneo il noto Hassam Besri.

D'altronde poco ci sarebbe da fidarsi sopra la pacificazione apparente dell'elemento musulmano specialmente al riguardo del Principe.

La partenza del nostro distaccamento da Scutari potrebbe essere seguita da seri disordini con un contraccolpo assai violento anche per la situazione di Durazzo.

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L'INCARICATO D'AFFARI A VIENNA, ALDROVANDI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. GAB. 1047/1112. Vienna, 10 agosto 1914, ore 2,15 (per. ore 17).

Forgach mi ha detto che condizioni di salute di Mérey essendo gravissime ed occorrendo una operazione Amb:rozy ha telegrafato per chiedere autorizzazione che Mérey rientri immediatamente a Vienna. Ministro I. e R. telegraferà oggi suo assenso. Forgach mi ha pregato di comunicare quanto precede a

V. E. richiedendomi di aggiungere che da settimane si era rilevato qui dalle lettere e dai telegrammi di Mérey che egli non doveva essere più in condizioni normali di salute. Agli incomodi di cui soffriva da tempo si era aggiunta una nevrastenia violentissima. Forgach ha soggiunto è molto dispiacevole che in questo momento non possa rimanere Roma. Ambasciata sarà retta da Ambrozy. Salute di Mérey richiederà qualche mese di cura per il quale tempo non si ha intenzione di sostituire Mérey.

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IL MINISTRO A BUCAREST, FASCIOTTI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. GAB. s. 1049/68. Sinaia, 10 agosto 1914, ore 9,10 (pe·r. l'll, ore 1,30).

Bratianu è venuto a chiedermi: l) se persistevamo nel nostro proposito di mantenere neutralità e quali sono nostre intenzioni per l'avvenire; 2) che notizie abbiamo sul contegno della Grecia; 3) che notizie abbiamo sul contegno della Turchia e della Bulgaria.

A mia volta ho chiesto quali fossero propositi della Romania ed egli mi ha risposto che essa si proponeva rimanere più che avesse potuto estranea al conflitto, ma che prendeva le misure necessarie per non esporsi alla sorte del Belgio. Infatti sono state già chiamate sotto le armi dodici classi. In complesso sembrerebbe risultare dalle parole del Presidente del Consiglio che la Romania se non fosse attaccata non prenderebbe parte alla guerra.

Bratianu però che è sempre titubante ha aggiunto che il contegno della Romania dipenderà molto da quello dell'Italia. A tale proposito, dopo alcune considerazioni intorno alla diminuzione di prestigio derivante dalla neutralità, ha osservato essergli stato riferito che nelle sfere navali italiane si fa strada una corrente favorevole alla guerra contro la Francia mentre nell'Italia settentrionale si sarebbe invece propensi alla guerra contro l'Austria. Ho replicato che in Italia Esercito e Marina non fanno politica e che solo Governo decide. Gli ho chiesto poi in che modo Austria-Ungheria e Germania avevano appreso la decisione della Romania, ed egli mi ha risposto che non l'avevano certo accolta con entusiasmo ma si erano adattati, accontentandosi della dichiarazione che la Romania avrebbe provveduto alla difesa delle proprie frontiere impedendo cosi anche entrata in Ungheria e Bucovina di truppe nemiche attraverso territorio romeno. Ha soggiunto contrariamente a quanto mi è stato affermato da fonte attendibile, che dopo d'allora i due Imperi non avevano più insistito per far uscire Romania dal contegno di aspettativa. Egli mi ha sua volta chiesto che cosa vi fosse di vero nella notizia riportata da questa stampa che il R. Ambasciatore a Vienna si fosse recato a Roma per trattare della partecipazione dell'Italia alla guerra a fianco dei suoi alleati contro adeguati compensi. Impressione da me riportata da questo lungo colloquio è stata di grande incertezza. Bratianu non sarebbe alieno dal marciare coll'Austria Ungheria, ma trova grande resistenza nella opinione pubblica. Certo però se noi partecipassimo alla guerra a fianco dei nostri alleati anche Romania lo farebbe. Non posso tuttavia escludere che lo faccia anche da sola, per quanto riluttante, quando le spese della mobilitazione saranno divenute troppo gravose ·Specialmente se due Imperi avranno riportato qualche notevole successo.

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IL MINISTRO A BUCAREST, FASCIOTTI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. GAB. 1043/67. Sinaia, 10 agosto 1914, ore 10 (per. l'11, ore 1,30).

Questo ministro di Bulgaria smentisce mobilitazione dell'esercito bulgaro e sostiene essere stata solamente rinforzata frontiera serba. Qui ~rò si ritiene che la mobilitazione bulgara abbia avuto già luogo. Ministro degli Affari Esteri mi ha detto che Serbia sarebbe disposta fare concessioni territoriali alla Bulgaria in Macedonia. Circa Turchia ha soggiunto che essa avrebbe accentrato sei Corpi d'esercito in Tracia. Credo che Governo non si considererebbe obbligato ad intervenire se Turchia e Bulgaria attaccassero Serbia e Grecia.

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L'AMBASCIATORE A LONDRA, IMPERIALI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. GAB. S. P. 1048/281. Londra~ 10 agosto 1914, ore 10,26 (per. l'll, ore 6,5).

Nel colloquio odierno con Grey gli ho chiesto accademicamente e in tesi generale se e malgrado la ..... (l) ora credeva ancora possibile iniziare qualche conversazione con speranza di risultato favorevole nell'interesse della pace generale. Riproduco risposta di Grey: « Per quanto io sia desiderosissimo anzi ansioso di vedere pace ristabilita al più presto non vedo troppo al momento presente possibilità raggiungere scopo. Germania è ormai andata troppo lontano. Essa ha sollevato questioni di importanza capitale toccanti interessi vitali delle Potenze nonchè dei piccoli Stati europei dalla soluzione delle quali per giunta dipenderà se l'Inghilterra potrà o meno in futuro rimanere una grande Potenza. In tale modo a me sembra che modo migliore di affrettare pace sia di spingere guerra con massima intensità. Io non riterrei verosimile che Germania dopo di aver tutto fatto per mandare a monte opera pacificatrice che avrebbe evitato catastrofe pensa ora sul serio ad iniziare trattative di pace. Qualora per ipotesi tali fossero sue intenzioni è chiaro che ormai non potrebbe mai più trattarsi di stare a cercare con o senza conferenza una equa soluzione del conflitto austriaco-serbo. Non vi è dubbio che cosa penserebbero in proposito Francia e Russia ma noi per conto nostro mai potremmo incominciare a discutere di pace se non fosse a priori acquisito non solo che integrità territoriale del Belgio sarà scrupolosamente restaurata ma che quel nobile e valoroso piccolo paese sarà largamente indennizzato per la crudele perdita di uomini ed enormi danni economici sofferti in seguito brutale aggressione patita. È questo un punto fondamentale sul quale non po

tremmo transigere senza mancare all'onore~ (1). In conclusione Grey ha ripetuto

che è la Germania che ha voluto ad ogni costo guerra e che per farla finita più

presto occorre figi; it out con la massima energia. Da quanto precede V. E. potrà

rilevare osservazioni che mi permisi sottoporle col mio telegramma di ieri non

erano senza fondamento.

Se vuole che parole di pace trovino qui ascolto occorre lasciare stare la

Serbia e cominciare a parlare del Belgio nei termini chiaramente indicati da Grey.

In caso contrario qualsiasi conversazione sarebbe inutile e servirebbe solo

ad attirare risentimento inglese contro chi ne prendesse iniziativa per quanto

con le migliori intenzioni.

(l) Gruppo indecifrabile.

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IL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO, A S. M. IL RE VITTORIO EMANUELE

L. P. Fiuggi, 10 agosto 1914.

Come V. M. avrà visto da telegrammi in partenza, io nelle ore e nei

giorni in cui son qui, ho in media due lunghi colloqui con Flotow. Siamo

infatti in una situazione in cui non potendo ancor prevedere l'esito della guerra

e le risoluzioni, che dovremo prendere, conviene cercare di migliorare le nostre

relazioni con Germania e Austria, gravemente colpite dalla nostra neutralità.

Flotow mi è a ta'le scopo di grande aiuto, mentre temo che del tutto opposta sia l'azione di Mérey. Fortunatamente egli è gravemente ammalato e dovrà forse domani partire per subire un'operazione, che mi dicono pericolosa. Flotow cercherà di adoperarsi perchè nel frattempo l'Ambasciata austriaca sia retta da persona intelligente e non da Ambrozy. Flotow, che mi aveva parlato della possibilità di pace (mio T. Gab. 876) mi ha detto ieri sera d'aver ricevuto un telegramma del suo Governo che gli dice esser tali trattative premature perchè arresterebbero le operazioni militari con danno della Germania e vantaggio della Russia. Egli mi ha telegrafato questa notte che si potrebbe trattare senza sospendere le operazioni militari. Io debbo questa notte rimanere a Roma, ma domani spero tornare qui e riparlarne con Flotow che spera di ricevere nel frattempo risposta da Berlino. È possibile che tutto ciò sia una finta per dissimulare il desiderio del governo tedesco di affrettare la pace pur lasciando continuare le trattative.

Nei miei colloqui di ieri con Flotow, abbiamo trattato dei modi di assodare su basi più salde i rapporti dell'Italia colla Germania e l'Austria; ci proponiamo di tornare a parlarne oggi o domani occupandoci in modo speciale dell'Albania, problema spinoso se l'Albania vivrà, problema pericoloso se non vivrà. Se V. M. approva, io finchè non si può prevedere l'esito della guerra e non sarà fatta, quando si prevederà, una più concreta preparazione diplomatica, cerco di mantenere i buoni rapporti con tutti i belligeranti. Conviene all'Italia per ora politicamente un prudente riserbo e militarmente una rapida preparazione che dia nell'occhio il meno possibi,le.

(l) Il brano fra virgolette, Imperiali lo telegrafò anche a Salandra, nel trasmettergli i ringraziamenti di Grey per il messaggio. Vedi SALANDRA, Neutra!itd, pp. 157-158.

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L'AMBASCIATORE A LONDRA, IMPERIALI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. GAB. 7594/280. Londra, 10 agosto 1914, ore 15 (per. ore 22,40).

Stamane venne a vedermi un ufficiale superiore inglese molto amico nostro. Mi disse mobilitazione francese procede mirabilmente. Scacco tedesco a Liegi è ormai confermato e da sabato esso ha cominciato ad avere influenza nociva piano tedesco. Iniziata penetrazione francese in Alsazia senza avere pel momento importanza dal punto di vista militare ignorandosi ancora intenzioni tedesche, ne ha per ovvi motivi una grandissima (importanza) dal punto di vista morale. In generale quindi situazione militare non darebbe causa apprensioni se non ispirasse seria preoccupazione dubbio contegno Svizzera la quale malgrado proclamata neutralità potrebbe sotto la pressione dell'elemento militare notoriamente austro-germanofilo essere indotta se non a fare in tutto e per tutto causa comune con due Potenze centrali, a tollerare per lo meno violazione sua frontiera il che permetterebbe ad un grosso nucleo di truppe tedesche rinforzate da due corpi austriaci invadere Francia dalla parte più meridionale sua frontiera. Francesi però da anni sull'occhio non sarebbero colti alla sprovvista. Circa movimento Turchia, diceva interlocutore, non ha motivo preoccupare Russia che in previsione di tale mossa ha concentrato nel Caucaso 750.000 uomini affatto indipendenti dalle armate adibite contro Austria e Germania. Russia inoltre essendo data superiorità sua flotta su quella turca, praticamente padrona Mar Nero potrebbe eseguire senza difficoltà grossi trasporti truppe per sbarco sulle coste turche minacciando Costantinopoli. Partecipazione turca alla guerra sarebbe per Turchia massima follia, perchè in tal caso anche questione spartizione Turchia asiatica da cui Potenze rifuggivano per tema della guerra, entrerebbe nella « pentoia generale » ora che purtroppo guerra europea è divenuta realtà. Quest'osservazione che anch'io avevo fatto mi sembra meritevole massima nostra attenzione e vigilanza essendo evidente che catastrofe attuale potrebbe essere un motivo di più per includere anche Turchia asiatica nella liquidazione finale e rimuovere così causa nuovi ulteriori conflitti. Donde precipuo essenziale interesse Italia avere voce in capitolo nell'eventualità collasso finale Impero Ottomano.

168

L'AMBASCIATORE A PARIGI, TITTONI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. GAB. 1045/93 (1). Parigi, 10 agosto 1914, ore 19 (per. ore 23).

Ho avuto per compagno del mio viaggio il Signor Manoilesco Presidente della Corte di Cassazione di Bucarest. Quando giunse la notizia della guerra egli venne espressamente da me e mi tenne un lungo discorso. Dopo aver

ricordato la comunanza d'origine e la grande e costante simpatia del popolo romeno per l'Italia ed il desiderio generale in Romania che con l'Italia si stringano rapporti sempre più intimi mi ha detto che certamente la Romania avrebbe dichiarata la sua neutralità ma che da un momento all'altro potevano gli eventi determinarla ad uscire dalla neutralità per schierarsi risolutamente contro l'Austria.

Quando la Bulgaria fece il passo aggressivo contro la Serbia e la Grecia, Re Carlo desiderava rimanere estraneo al conflitto. Fu la pressione di tutto il popolo romeno che l'obbligò a passare la frontiera bulgara. Se Austria nei primi combattimenti con la Serbia e la Russia rimarrà soccombente il popolo romeno obbligherà Re Carlo, volente o nolente, a occupare la Transilvania. Il Signor Manoilesco concluse: la posizione della Romania e dell'Italia è identica. Ambedue hanno cercato inutilmente in una alleanza coll'Austria di comporre il contrasto degli interessi. Il giorno in cui si produranno le circostanze per le quali fatalmente la Romania dovrà uscire dalla neutralità per schierarsi contro l'AustriaUngheria questa stessa circostanza trarrà fatalmente l'Italia a fare lo stesso. È bene perciò che l'Italia e Romania si stringano l'una all'altra poichè la logica degli eventi le obbligherà o a rimanere insieme neutrali o a marciare insieme. Naturalmente io, pur assicurando il mio interlocutore che l'Italia aveva sempre dimostrato la sua simpatia per la Romania e desiderava aver con essa rapporti di intima amicizia, mi astenni dal pronunziarmi sul resto del discorso.

(l) Comunicato a Fasciotti con T. gab. 897 del 12 agosto 1914.

169

L'AMBASCIATORE A PARIGI, TITTONI,

AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. GAB. RR. 1051/92. Parigi, 10 agosto 1914, ore 20,50 (per. l'11, ore 1,30).

Ieri giunto Boulogne sur Mer (l) trovai treno speciale che questo Governo appena appreso mio arrivo aveva posto a mia disposizione.

Nella sera ebbi visita di Clemenceau. Egli mi disse che Poincaré lo aveva mandato a chiamare e che di fronte al pericolo straniero aveva dimenticato le antiche rivalità e si era riconciliato ed inteso per lavorare insieme nell'interesse della questione; che la notizia che l'Italia non aveva partecipato alla aggressione contro la Francia aveva riempito di gioia e riconoscenza l'animo dei francesi; che la Francia comprendendo la difficoltà e delicatezza dell'Italia non prendeva iniziativa di proposte, ma che l'Italia poteva essere sicura che se neutralità gli assicurava benevolenza della Francia una più attiva partecipazione alla quale in seguito potesse essere tratta contro la Germania e l'Austria avrebbe trovato la Francia pronta ad impegnarsi per tutti quegli ingrandimenti territoriali e

quei vantaggi economici che l'Italia credesse reclamare nel suo interesse. Ter

minò dicendo che egli era autorizzato a dirmi confidenzialmente che le sue

parole riproducevano il pensiero di Poincaré e del Governo francese. Clemenceau

poi mi disse che da Poincaré aveva saputo che dichiarazioni presso a poco

simili dovevano essere pervenute a V. E. da parte Governo inglese e russo.

Quanto al Governo inglese passando da Londra fui informato da Imperiali di

quanto Grey gli aveva detto.

Quanto al Governo russo secondo quanto dicono a questa Ambasciata russa

esso si sarebbe mostrato con V. E. più esplicito del Governo inglese mostrandosi

disposto a prendere coll'Italia impegni precisi.

A Clemenceau risposi ringraziandolo delle comunicazioni confidenziali che egli aveva creduto farmi soggiungendo che io non potevo manifestare in proposito alcun apprezzamento, ciò che egli mi disse perfettamente comprendere. Gli promisi che avrei informato puntualmente V. E. della corta conversazione e di ciò egli si mostrò pago. Stamane ho veduto Doumergue. Egli mi ha rinnovato l'espressione di riconoscimento e di simpatia per l'Italia, mi ha esposto gli elementi da cui si desume il proposito deliberato dell'Austria e Germania di fare la guerra a qualunque costo cosa della quale pare a me che dopo la pubblicazione del libro bianco inglese (sic) nessuno può dubitare. Sul resto Doumergue è stato più circospetto pur esprimendo la speranza che l'Italia comprenda che si stanno (l) ....... ando le basi di un nuovo equilibrio europeo nel quale essa deve avere la sua parte.

Prego V. E. telegrafarmi su questo argomento facendo precedere il telegrammma dalla parola «Personale».

(l) Lo scoppio della guerra sorprese Tittoni in viaggio nei mari del Nord, da dove si affrettò a ritornare a Parigi, dove giunse la sera del 9 agosto (t. a 7526).

170

L'AMBASCIATORE A PARIGI, TITTONI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. GAB. 1046/96 (2). Parigi, .10 agosto 1914, ore 20,58 (per. l'll, o1·e 3).

Faccio seguito al mio telegramma Gabinetto n. 93 (3). Questo ministro di Romania senza sapere nulla di quanto aveva a me detto il Signor Manoilesco è venuto a tenermi identico discorso. Egli dice che l'Italia e Romania devono assolutamente andare d'accordo a cagione delle perfetta identità dei loro interessi e della conseguente azione.

Tre eventualità possono infatti prodursi: l) un rapido successo della Germania ed Austria (l) ..... in tal caso ItaUa e Romania unite rappresenteranno sempre un'entità importante che esse dovranno tenere nel debito conto; 2) una rapida (l) ..... della Germania ed Austria ed in tal caso non c'è forza umana che possa trattenere Italia e Romania dal rispondere all'appello delle regioni

italiane e romene soggette all'Austria; 3) il prolungarsi della guerra moltiplicando l'enorme danno economico che tutti gli Stati di Europa, belligeranti o neutri, risentiranno ed in tal caso Italia e Romania possono utilmente esercitare una mediazione ed anche occorrendo colla minaccia del loro intervento imporre la pace. Concludendo il Signor Lahovary ha detto che l' (l) ..... italo romena s'impone e che essa in Romania sarebbe popolarissima.

(l) -Gruppo indecifrabile. (2) -Questo tel. venne comunicato a Fasciotti il 13 agosto (T. gab. 898). (3) -Vedi D. 168.
171

L'INCARICATO D'AFFARI A VIENNA, ALDROVANDI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. 7561/114. Vienna, 10 agosto 1914, ore 21 (per. ore 23,45).

Kimara. Telegramma di V. E. 4579 (2).

Forgach mi ha detto che secondo notizie qui pervenute bandiera ellenica

sarebbe stata inalberata non solamente a Kimara ma anche in altre numerose

località dell'Epiro. Egli ha soggiunto che l'Austria-Ungheria non potrebbe cer

tamente in questo frangente prendere iniziativa a tale proposito, ma è pronta

entrare in colloquio con l'Italia per intendersi secondo accordi esistenti per

Albania circa quanto R. Governo credesse opportuno e necessario.

172

IL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO, AGLI AMBASCIATORI A BERLINO, BOLLATI, E A VIENNA, AVARNA

T. GAB. 885. Roma, 10 agosto 1914, ore 21.

Per informazione personale di V. E. e per eventuale norma di linguaggio riassumo un lungo colloquio avuto oggi con Flotow, il quale si mostra molto desideroso, al pari di noi, che i rapporti tra Italia, Germania ed Austria-Ungheria non vengano troppo danneggiati dall'attuale ardua prova e ne escano possibilmente rafforzati su basi conformi ai reciproci interessi. Flotow assicura che la Germania interrogata dall'Austria sulla azione che voleva intraprendere contro la Serbia, la approvò, e pur non credendosi autorizzata ad informarne preventivamente, perché ciò riguardava l'Austria, consigliò più volte a questa di farlo ed ebbe in proposito spiegazioni assai vive con Vienna.

Io gli ho ripetuto tutte le ragioni nostre, anche di amor proprio, per risentirei di tale condotta dei nostri alleati ed egli non ne disconosce il valore così che ci trovammo entrambi concordi nel ritenere che mentre in buona fede l'Italia crede di aver seri motivi di lagnanza verso i suoi alleati, essi con uguale buona fede credono di averne ancora più seri verso di noi per non aver preso parte alla guerra.

7 -Documenti diplomatici -Serie V -Vol. I

Entrambi riconoscemmo i gravi pericoli di questo stato d'animo, cui si aggiungono quelli derivanti dalla incontestabile opposizione d'interessi, a suo e mio avviso però conciliabili, tra Italia e Austria ed alla diffidenza, che io gli risposi essere giustificata, che a Vienna e Berlino si nutre ora verso di noi, perchè si crede, a torto, che la Russia ci abbia già fatto offerte e che noi alle offerte eventuali di essa, e dell'Inghilterra e della Francia, difficilmente resisteremo.

Flotow ed io ci trovammo pure concordi nel ritenere che un perfetto accordo tra Italia, Austria e Germania si può ristabilire se si riesce a conciliare i rispettivi interessi modificando il trattato della Triplice Alleanza che nella sua redazione attuale non corrisponde più allo stato presente delle cose ed al corso probabile degli eventi futuri. Gli interessi dell'Italia e dell'Austria si possono secondo Flotow conciliare annettendosi l'Austria la Serb1a in caso di guerra vittoriosa e cedendo a noi il Trentina ed una parte delle altre due provincie italiane esclusa Trieste. Flotow non divide affatto l'opinione di Avarna e di Mérey che l'Austria non sia disposta a consentire a tale soluzione. Flotow convenne con me che tale concessione a noi avrebbe per l'Austria assai minore inconveniente che l'occupazione da parte dell'Italia di Valona, la quale del resto esporrebbe l'Italia a grandi rischi e sacrifici e sarebbe incompatibile cogli interessi vitali di tutti quegli Stati che hanno per isbocco l'Adriatico.

Io gli feci notare che trattative di questo genere non possono essere condotte direttamente tra Italia ed Austria ma che occorre che ne prenda iniziativa la Germania. Tanto io che Flotow riconoscemmo che un ostacolo ai fiduciosi rapporti tra Italia e Austria è costituito dalle questioni di sentimento ma egli notò che i sentimenti seguono gli interessi, e si modificherebbero se gli interessi dell'Italia e dell'Austria venissero con chiari precisi accordi armonizzati, il che egli crede possibile. Io soggiunsi che ciò credo più facile ora dopo la morte dell'arciduca ereditario e lo sarebbe ancora dippiù quando la maggior parte degli Italiani ora sudditi austriaci cessassero di far parte dell'Austria. In altro prossimo colloquio mi propongo di trattare con lui la questione d'Albania.

(l) -Gruppo indecifrabile. (2) -Vedi D. 143.
173

IL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO, ALL'AMBASCIATORE A BERLINO, BOLLATI

T. u. 4602. Roma, 10 agosto 1914, ore 22,30. Distaccamento francese Scutari.

R. Incaricato d'affari Vienna telegrafa: (t. 7478/1106) (1).

Accoglienza di Berchtold alla proposta francese lascia prevedere accoglienza analoga da parte Jagow presso cui V. E. potrà servirsi di quanto telegrafa Aldrovandi. Non si tratta di fare da parte nostra un atto che possa essere interpretato come di solidarietà morale colla Francia: bensì di rendere possibile

ai Francesi di ritirare da Scutari proprie truppe come han fatto Austria e Germania. Occorre notare che truppe francesi erano state mandate Scutari per far rispettare una decisione dell'Europa e che esse sono state trattenute colà in seguito alle nostre insistenze presso tutte le Potenze perchè nonostante crisi non ritirassero loro distaccamenti da Scutari. Per questo motivo e non per altro sentiamo di dover appoggiare presso Berlino e Vienna un suggerimento che è fatto con piena osservanza delle leggi della guerra perchè distaccamento francese sarà neutralizzato in regione lontana dal teatro operazioni guerra.

(l) Vedi D. 131.

174

IL MINISTRO A DURAZZO, ALIOTTI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. PER POSTA 7634/789. Durazzo, 10 agosto 1914 (per. il 12).

Profughi Epiro. Telegramma di V. E. n. 4581 (1).

E assai difficile ottenere dal Principe un provvedimento pratico che possa mettere in esecuzione il suggerimento di Ismail Kemal d'inviare i profughi verso Berat e la Musacchia per salvarli dalla fame. Difatti l'unica preoccupazione attuale del Principe è quella di chiamare da tutte le parti gente armata per difendere Durazzo. Difficilmente quindi egli si renderebbe conto dell'urgenza di un problema che non riguarda la capitale. Ho avvicinato in proposito Akif Pascià il quale approva l'idea. Ora però anche a Valona e nel Mezzogiorno comincia a prevalere il progetto di far ritornare i profughi nei loro paesi e vi è una speranza che questo progetto possa essere agevolato dall'invio sul posto dei sostituti delegati alla Commissione di Controllo.

L'accettazione per parte del Convegno di Delvino dell'accordo di Corfù, nonostante l'atteggiamento ostile di Spiromilos e dei pseudi Kimarioti richiederà un sollecito provvedimento.

È lecito ritenere che il timore ora seriamente penetrato fra i Greci di un intervento armato italiano toglierà molti ma non tutti gli ostacoli che erano stati preparati contro la missione dei delegati al Controllo.

Se si vogliono seriamente adottare le misure necessarie affinchè la Commissione possa svolgere la sua missione in Epiro, occorrerà intimare alla Grecia e a Zographos che non saranno più permessi ostruzionismi e raggiri come l'ultimo ora tentato che sottopone l'esecuzione dell'accordo di Corfù al mantenimento del Principe Wied sul trono. I Greci che hanno fatto di tutto per combattere il Principe e ne vedono ora la posizione insostenibile hanno escogitato quest'ultimo ripiego, dicendo che siccome lo Statuto riposa anche sulla persona del Principe l'accordo di Corfù non potrebbe essere messo in esecuzione ove il Principe non fosse mantenuto sul trono.

Un simile cavillo che non tiene in nessun conto il consenso delle Potenze e la C.I.C., il Signor Lamb chiama questa nuova trovata una decisione a cui si dovrebbe rispondere con l'invio di truppe contro la Grecia.

(l) Vedi D. 145.

175

IL MINISTRO A DURAZZO, ALIOTTI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. PER POSTA 7636/791. Durazzo, 10 agosto 1914 (per. il 12).

Principe. Telegramma di V. E. n. 4545 (1).

Ho tenuto e continuo a tener conto dell'interesse di salvaguardare i nostri rapporti colla Romania, perciò ho cercato di aiutare in varie circostanze il Principe. Recentemente gli facevo rilevare perciò che i nostri marinai e la nostra nave continueranno a proteggere il palazzo sino all'ordine contrario del R. Governo e che l'Italia presterà appoggio in ogni possibile circostanza. Il Principe mi è personalmente assai cordiale in questi ultimi tempi e si rende conto in buona parte degli errori commessi le cui conseguenze sarebbero state evitate se si fosse tenuto conto dei nostri interessi e del nostro punto di vista. Però occorrerebbe ora prestargli qualche aiuto più concreto e perciò spero che V. E. vorrà appoggiare efficacemente le domande del Principe relativamente all'esportazione di viveri dall'Italia per l'Albania e alla consegna dei fondi depositati

presso la Banca Commerciale. Con queste nostre concessioni certamente la situazione del Principe non rimarrà definitivamente consolidata, ma avremo dimostrato di aver fatto quanto le circostanze permettono per sostenere la causa.

In una sola questione noi potremo dimostrare maggior zelo, nella questione cioè dell'Epiro, sulla quale anche la Romania dovrebbe essere chiamata da noi a collaborare più efficacemente. Se la Romania non facesse sforzi più concreti in questa questione, la potremo convincere forse di aver fatto per il Principe più di quanto noi saremmo moralmente tenuti.

Giova notare che la questione dell'Epiro è quella che è stata l'origine di tutte le disgrazie capitate all'Albania. Mi astengo però dall'esprimere un'opinione più concreta in vista della situazione internazionale che il Principe stesso apprezza nelle sue gravi conseguenze.

176

L'AMBASCIATORE A PARIGI, TITTONI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. GAB. 1040/97. Parigi, 11 agosto 1914, ore 0,30 (per. ore '1,30).

Szécsen nel corso della conversazione da me avuta oggi con ... {2) di sua iniziativa (mi) ha con termini vivaci deplorato inabilità della Germania che violando la neutralità del Belgio ha procurato l'intervento inglese. Quanto all'opera del Governo austriaco Szécsen pur mantenendosi nella più grande riserva ha dimostrato di ritenerla ugualmente inabile. Szécsen ha detto non

Intendeva esprimere alcun apprezzamento circa le ragioni che avevano indotto l'Italia alla neutralità e solo esprimeva la speranza che l'Italia sarebbe rimasta neutrale fino alla fine della guerra. Szécsen non sarebbe partito di qui se Doumaine non fosse partito da Vienna. Il Govemo austriaco ha fino all'ultimo momento nutrito l'illusione che malgrado lo stato di guerra tra Germania e Francia e Inghilterra esso potesse conservare i rapporti con queste due Potenze ed è proprio a malincuore che si rassegna a romperli.

(l) -Vedi D. 123. (2) -Gruppo indecifrabile.
177

L'AMBASCIATORE A PARIGI, TITTONI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. GAB. RR. 1042/99. Parigi, 11 agosto 1914, ore 0,30 (per. ore 4,30).

Stasera sono stato ricevuto da Viviani. Egli è stato con me oltremodo cortese e su per giù mi ha detto le stesse cose dettemi stamane da Doumergue.

178

IL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO, AL MINISTRO A BUCAREST, FASCIOTTI

T. GAB. 887. Roma, 11 agosto 1914, ore 0,35.

Faccio seguito al mio telegramma Gabinetto n. 881 (1).

l~lla può forse trovar modo, ma non a nome del R. Govemo, di fare conoscere a codesto Governo che la situazione militare degli austro-tedeschi pare a~>sai cattiva. Specialmente l'esercito austriaco sembra in cattive condizioni. La Romania si esporrebbe a gravi pericoli se partecipasse alla guerra.

179

L'AMBASCIATORE A PIETROBURGO, CARLOTTI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. GAB. UU. RR. 1089/53. Pietroburgo, 11 agosto 1914, ore 1 (per. il 15, ore 23).

Sazonoff ha meco insistito oggi sulla opportunità che eventuale decisione Italia nel senso dei noti accordi venga presa al più presto possibile. Egli crede che il rapido svolgersi degli avvenimenti potrebbero modificare situazione e

non... (l) a nostro riguardo e cita come esempio intervento Montenegro cui Russia non potrebbe negare riconoscimento eventuali acquisti sull'Adriatico. Quale motivo azione italiana egli sostiene: l) quello umanitario e di interesse generale europeo di abbreviare la guerra; 2) quello interamente italiano di dare compimento alle nostre rivendicazioni nazionali. Egli osserva che il trattamento fatto agli Italiani in Austria e costante minaccia austriaca di turbare equilibrio adriatico, giustifichino assunzione (?) di pegni territoriali da parte nostra e sostiene che guerra tra noi e Austria non potrà comunque essere evitata, ma che non ci troveremo mai più in condizioni favorevoli come le presenti per assicurare vittoria e acquisti come quelli che ci verrebbero riconosciuti da Russia, Inghilterra e Francia che si trovano attualmente in così pieno accordo a tale riguardo.

(l) Vedi nota al D. 157.

180

IL MINISTRO A SOFIA, CUCCHI BOASSO, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. GAB. 7575/35. Sofia, 11 agosto 1914, ore 1 (per. ore 5,30).

Anche Addetto militare serbo non crede che Bulgaria possa attaccare Serbia.

Da varie parti mi viene riferito in questi ultimi giorni ministro d'AustriaUngheria, ministro Germania, fanno pressioni presso questo Governo promettendogli grandi compensi territoriali affinchè rompa neutralità in loro favore.

D'altra fonte mi si dice Governo bulgaro non potrebbe decidersi ad una azione contro Serbia oltre che per considerazioni ordine interno anche perchè Russia avrebbe per tale caso minacciato uno sbarco a Varna.

181

L'AMBASCIATORE A PIETROBURGO, CARLOTTI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. GAB. 1110/54. Pietroburgo, 11 agosto 1914, ore 1,5 (per. il 1tì, ore 22).

Ministro di Romania è partito per Bucarest latore di un importante messaggio di questo Governo.

Stante difficoltà delle comunicazioni egli non giungerà però nella capitale romena che fra alcuni giorni. Trattasi in sostanza del riconoscimento alla Romania dell'eventuale suo acquisto della Transilvania e di qualche lieve rettificazione della Bessarabia contro cooperazione Romania con Russia. Romania vorrebbe garanzie dell'integrità territoriale da parte Russia Francia e Inghilterra, ma

ho motivo di dubitare che quest'ultima si decida ad assumere impegni in proposito. Ministro di Romania mi ha detto che condotta Italia nella guerra presente avrebbe effetto decisivo sulla determinazione del suo Governo.

(l) Gruppo indecifrabile.

182

IL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO, AI MINISTRI A DURAZZO, ALIOTTI, E A BUCAREST, FASCIOTTI

T. 4612. Roma, 11 agosto 1914, ore 3.

Finanza Albanese.

(Per Sinaia). Ho telegrafato ad Aliotti..

(Per Durazzo). Mio telegramma 45615 (1).

(Per entrambi). Nogga e Mufid ~ono venuti a domandare che Governo italiano continui anticipare denaro al Governo albanese fino completo versamento prestito dieci milioni consentiti dai Governi italiano ed austro-ungarico. Ho risposto che in nessun caso potremmo fare anticipi sulla quota austriaca e che non possiamo neppure fare altri versamenti anche piccoli sulla quota nostra, visto sospensione completa anticipazioni da parte Austria-Ungheria e vista situazione generale politica e monetaria. Ho aggiunto che però Italia non avrebbe fino a nuovo ordine chiesto rimborso della somma di un milione 600.000 franchi di cui è creditrice per fornitura fucili ed avrebbe provveduto a pagare per conto del Governo albanese le forniture private fatte dall'industria italiana al Governo stesso. Ho rilevato che in questo modo Italia veniva ad aver anticipato all'Albania qUasi i nove decimi della sua quota di 5 milioni.

Nogga e Mufid dichiarano che sospensione nuovi anticipi da parte Austria e Italia pongono Governo albanese nel più grave imbarazzo non avendo esso nemmeno di che pagare mesata luglio dovuta milizia e funzionari.

(Per Sinaia). Lascio a V. S. di trovar modo affi.nchè codesto Governo e sopratutto Re Carlo si rendano conto che non possiamo diversamente contenerci e che nostra attitudine non ha nulla di meno che amichevole verso Principe Wied e siamo sempre risoluti a sostenerlo nel miglior modo possibile.

183

IL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO, AL CONSOLE A SCUTARI, DE FACENDIS

T. 4614. Roma, 11 agosto 1914, ore 3.

Distaccamento. Suo telegramma n. 301 (2). Nostro distaccamento non sarà ritirato prima di quello francese.

(l) -Vedi nota (2) al D. 153. (2) -Vedi D. 129.
184

IL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO, AL CONSOLE A DURAZZO, LEONI

T. PER POSTA 4620. Roma, 11 agosto 1914, ore 3.

Fornitura fucili e anticipo prestito.

Questa Ambasciata d'Austria-Ungheria ha proposto a nome del suo Governo di accordare al Governo albanese una proroga nel pagamento delle armi fornitegli dai due Governi allo scopo di permettere all'Albania di soddisfare i suoi bisogni fino alla fine dell'autunno di quest'anno con la esigua rimanenza dei 10 milioni anticipati dall'Italia e dall'Austria. Presi accordi col Ministro della Guerra ho risposto che il R. Governo consente a rinunziare per ora al pagamento dei fucili ed ho aggiunto che con questa rinuncia non intendiamo però di modificare in nulla la nostra decisione di non fornire più fondi all'Albania.

Prego V. S. voler comunicare quanto sopra al R. Ministro.

185

IL MINISTRO A BUCAREST, FASCIOTTI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. GAB. 1050/69 (1). Sinaia, 11 agosto 1914, ore 4 (per. ore 10).

Ministro di Russia mi ha detto che probabilmente oggi stesso suo collega di Sofia dichiarerà al Governo bulgaro che Governo serbo è pronto cedere Macedonia bulgara parte subito e parte a guerra finita.

In cambio il Governo russo chiede: 1° _ che la Bulgaria non attacchi Serbia; 2° -che essa si mantenga neutrale di fronte alla Russia. La comunicazione russa conclude con un accenno ai provvedimenti che la Russia sarebbe costretta prendere in caso di risposta negativa. Credo che questo provvedimento consisterebbe in una azione della flotta del Mar Nero con sbarco di truppe. Pèr quanto riguarda Romania, ministro di Russia dice Bessarabia è completamente sguarnita di truppe.

187

IL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO, AGLI AMBASCIATORI A VIENNA, AVARNA, E A BERLINO, BOLLATI

T. GAl!. 889. Roma, 11 agosto 1914, ore 4.30.

Come ho preannunziato a V. E. nel mio telegramma Gab. n. 885 (2) ho oggi conferito con Flotow sulla questione di Albania.

Abbiamo d'accordo riconosciuto che qualora dalla guerra europea riuscisse schiacciata qualcuna delle grandi Potenze e modificato perciò l'assetto della penisola balcanica e forse anche dell'Europa sarebbe vana qualunque odierna discussione e previsione sulla sorte dell'Albania. Abbiamo però pure riconosciuto che l'ipotesi più probabile è che la guerra europea non abbia risultati decisivi e che le proporzioni di forze tra le varie Potenze rimangano presso a poco quali sono oggi. In tal caso la questione d'Albania si presenterebbe, dal punto di vista dei rapporti tra l'Italia ed Austria-Ungheria, in condizioni presso a poco identiche alle attuali e conviene in tale ipotesi cominciare ad esaminare i modi d'impedire che diventi causa di discordia tra Italia ed Austria.

Io feci osservare a Flotow, il quale ne convenne, che se l'Albania indipendente potrà vivere, converrà chiarire meglio l'accordo di parità, ma è da presumere che potranno avvenire dissidi come quelli del maggio scorso e malintesi e dissapori tra i due Governi e sopratutto tra i rispettivi age'lti in Albania, ma non un grave conflitto. Diverso sarebbe il caso se l'Albania indipendente non potesse vivere, e per questo caso è necessario che la Germania si adoperi ad evitare un conflitto serio di interessi tra Italia ed Austria.

Flotow in sostanza non crede e non credo in fondo nemmeno io che l'Albania nella sua forma attuale possa sussistere. Egli ha accennato alla sua possibile divisione in tre cantoni autonomi ed ha escluso la probabilità che Wied rimanga.

Per oggi il colloquio non ha avuto altro seguito.

lt7.

IL MINISTRO A BUCAREST, FASCIOTTI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. GAB. 1052/70. Sinaia, 11 agosto 1914, ore 5 (per. ore 22).

Provvederò secondo le istruzioni contenute nel telegramma di V. E. numero 887 (1). Confermo però che è necessario io sia tenuto regolarmente al corrente di quanto avviene se la mia opera, beninteso cauta e prudente, deve essere efficace.

(l) -Comunicando questo tel. il 14 agosto 1914 (T. gab. 904) agli ambasciatori· a Costantinopoli e Pietroburgo e ai ministri a Sofia e Belgrado. Di Sangiuliano aggiungeva: • Pregolaindagare e telegrafarmi quello che a V. E. consta circa notizia comunicata da Fasciotti facendomi conoscere suo parere al riguardo •. (2) -Vedi D. 172.
189

IL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO, AGLI AMBASCIATORI A BERLINO, BOLLATI, E A VIENNA, AVARNA

T. GAB. 890. Roma, 11 agosto 1914, ore 6.

Anche oggi ho avuto un nuovo colloquio con Flotow sui rapporti italaaustriaci. Poichè Mérey gravemente infermo deve partire, Flotow mi ha espresso l'idea che l'Ambasciata austro-ungarica venga temporaneamente retta da Szécsen.

lOS

Tale scelta mi sembra ottima e prego V. E. se e come lo crede opportuno di adoperarsi in tal senso.

Flotow mi ha pure detto che in Austria si teme un attacco da parte dell'Italia e che egli ha spontaneamente assicurato che il Governo italiano non ha affatto tali intenzioni ed ha al tempo stesso raccomandato di evitare tutte le apparenze tutti gli incidenti e tutte le incompatibilità d'interessi che potrebbero avere conseguenze pericolose.

Ho assicurato Flotow che anche da parte nostra si farà altrettanto ed egli ha riconosciuto che noi ne abbiamo già dato prova nel linguaggio ispirato alla nostra stampa in seguito al bombardamento di Antivari.

Gli ho poi parlato della notizia di concentramento di truppe austriache al nostro confine e persino delle minacce espresse da qualche ufficiale d'un colpo di mano su Treviso.

Egli mi ha promesso di telegrafare subito a Berlino. Mi rimetto a V. E. sull'opportunità e sul modo di intrattenere di tutto ciò codesto ministro degli Affari Esteri.

L'INCARICATO D'AFFARI A VIENNA, ALDROVANDI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO (Ed. in ALDROVANDI, Guerra dipl.omatica, pp. 40-42).

T. 7620/1117. Vienna, 11 agosto 1914, ore 7,30 (per. ore 22,50).

Nei colloqui estremamente cortesi che ho avuto in questi giorni con Berchtold, con Macchio, con Forgach ho constatato: l o nessuna recriminazione da parte loro per atteggiamento dell'Italia; 2° speciale zelo dl compiacersi attivamente nelle varie richieste loro rivolte, zelo che ho notato ancora nei funzionari dipenJE:nti dal Ballplatz e che deve rispondere a particolari istruzioni.

Come (?) ho già poi riferito a V. E. nella stampa non appare alcuna notizia relativa all'Italia e ciò deriva come mi consta positivamente dall'opera della censura e dalle ispirazioni del Ballplatz che sulla stampa austriaca ha un'influenza ampia e definitiva.

Benchè il sentimento pubblico sia in genere impulsivamente disilluso pel nostro atteggiamento, non mi consta sia avvenuto alcun incidente d'importanza a danno dei regi sudditi.

La R. Ambasciata è stata ed è tuttavia sorvegliata in special modo da agenti della forza pubblica ma non vi è stata necessità di alcuna tutela perchè nessuna manifestazione contro essa ha mai avuto luogo.

Una analoga riprova dell'attuale indirizzo delle direttive di questo Governo si ha nel fatto che il Capo dell'Ufficio stampa del Ministero I. e R. ha dichiarato a taluni giornalisti austriaci, per la norma, che l'atteggiamento dell'Italia neutrale ma benevolo agli alleati giova in ogni modo al blocco austro-tedesco perchè per esso la Francia sarà obbligata per prudenza a non sguarnire i confini itaio-francesi.

Tutta questa condotta del Governo ha probabilmente qualche relazione con le diffidenze che io segnalavo a V. E. nel mio telegramma n. 1083 (1), che cioè sia qui abbastanza diffuso il sospetto che Italia possa uscire dalla neutralità ai danni dell'Austria e che convenga evitare con ogni cura questo pericolo.

In questo senso si possono interpretare le premure del Governo I. e R. intese ed assicurarci circa il Lowcen ed il pronto riparo offertoci pei danni arrecati agli interessi italiani ad Antivari.

Noto che non deve destare meraviglia il dubbio di un nostro intervento contro l'Austria qui, dove durante guerra italo-turca si parlava in molti circoli senza ritegno che quello poteva essere il momento per aggredire l'Italia.

A Vienna la situazione attuale ha dato in genere un senso di depressione. Non vi sono certamente qui nè gli entusiasmi per la guerra nè le dimostrazioni russofobe di Berlino. Qui nessuna manifestazione ostile si fece negli ultimi giorni alla Rappresentanza diplomatica russa che parti senza incidenti.

È opinione diffusa in molti circoli che la guerra europea sia stata voluta dalla Germania che, sentendosi pronta, ha creduto che le convenisse rompere gli indugi prima che la Russia diventasse militarmente troppo forte. Al Ballplatz era ben noto il pensiero di Jagow, che Bollati riassumeva nel marzo u. s., che cioè la Germania non desiderava una guerra e non avrebbe fatto nulla per provocarla, che anche avrebbe fatto per evitarla, ma che era sempre pronta a sostenerla e che a suo avviso personale « meglio sarebbe avvenisse oggi che domani» da ciò deriva che l'Austria-Ungheria, che si faceva illusioni di limitare la sua guerra, si sente ora come a rimorchio della Germania nell'azione e nelle conseguenze della grande guerra e non avendola preveduta nè essendo certa della vittoria prova un notevole disagio.

Delle persone che ho veduto al Ministero I. e R. solo Forgach ha iniziato discorso sulla presente situazione. Egli mi ha detto che il contegno della Serbia è stato negli ultimi tempi quanto di più « aggressivo » si potrebbe immaginare. Mi ha confermato verità di quanto stampa austriaca riferisce ogni giorno circa pacificazione e unione di tutte le nazionalità della Monarchia per la guerra e mi ha citato la concordia degli Czechi e dei Tedeschi in Boemia il movimento dei Polacchi dell'Austria contro i Russi, e «il patriottismo» degli Italiani a Trieste. Egli ha dimostrato grande fede nella perfetta organizzazione militare della Germania si è compiaciuto dei successi bellici austro-germanici, ma nel corso della conversazione ha più volte accennato allo sforzo enorme che deve fare l'Austria-Ungheria, ha escluso che essa possa pensare ad inviare contin

ciato anche questa frase: «Voi che temevate tanto nell'Adriatico l'Austria che non era certamente pericolosa per voi, ma significava giusto equilibrio itala-austriaco in quel mare, vi troverete in posizione ben diversa quando i Francesi saranno a Cattaro ».

(l) Vedi D. 178.

(2) -genti in Alsazia (mio telegramma n. 1097) come non può certamente pensare ad iniziative in Albania e non so se per positiva sfiducia in una vittoria definitiva o per un velato tentativo a farci uscire dalla neutralità, ha pronun (l) -Non riprodotto. È del 5 agosto (tel. a. 7283) e con esso Aldovrandi riferiva gli accenni della stampa viennese ad un possibile intervento dell'Italia contro l'Austria e alla • riprovazione > della stessa stampa • alla richiesta italiana di un compenso nel Trentino >. (2) -Non riprodotto. È del 7 agosto (tel. a. 7426) e con esso Aldovrandi riferiva, fra l'altro, che l'ambasciatore francese, Dumaine, aveva l'impressione che l'Austria-Ungheria non avesse • intenzione di affrettare rottura relazioni con Francia e Inghilterra, con cui non esistono contatti se non per mare con tutto pericolo della flotta I. e R. Situazione potrebbe essere variata per quanto riguarda Francia se, come afferma, Austria-Ungheria dovesse spedire suo contingente in Alsazia >.
190

L'NCARICATO D'AFFARI A VIENNA, ALDROVANDI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. GAB. 1043/1118. Vienna, 11 agosto 1914, ore 8,50 (per. ore 23,50).

Contrariamente a quanto mi aveva detto ieri Forgach e che avevo riferito nell'ultima frase del mio telegramma numero 1112 (1), Macchio, mi ha detto oggi che essendosi considerata interpretazione che poteva darsi in questi momenti alla partenza di Mérey ed il fatto che l'Ambasciata d'AustriaUngheria di Roma restasse senza titolare, egli era stato destinato a quel posto.

Il barone Macchio ha soggiunto sperare che non vi sarebbero obiezioni pel suo gradimento e che egli si proponeva di partire di qui per Roma domani sera dodici.

191

IL PRESIDENTE DEL CONSIGLIO DEI MINISTRI, SALANDRA, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

L. P. RR. Roma, 11 agosto 1914.

Mi pare opportuno che tu abbia copia dei telegrammi che io -come ieri ti dissi -ho scambiato con Imperiali (2).

Richiamo particolarmente la tua attenzione sul secondo telegramma d'Imperiali, che ho avuto stamane, in quanto Grey risponde alla mia discreta allusione alla restaurazione della pace, allusione che io feci tenendo presente i tuoi tentativi con Flotow.

192

IL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO, AL PRESIDENTE DEL CONSIGLIO DEI MINISTRI, SALANDRA

L. P. Roma, 11 agosto 1914, ore 11,20.

Ricevo la tua. Urge che io veda oggi Flotow, e perciò bisogna che stasera io mi trovi a Fiuggi. Per spiegare la mia assenza al Consiglio dei Ministri, potresti far dire nel comunicato che non si è trattato di politica estera. Natura!

mente per la scelta del successore di Millo e per tutto mi rimetto a te. Viale, che conobbi durante la guerra, mi pare uomo di grandissimo ingegno ma calmo ed equilibrato. Tutto sommato e riflettendo bene alle circostanze presenti, mi pare una buona scelta.

Oggi è venuto da me Fusinato allarmatissimo: già vede gli Austriaci a Roma oltre che a Milano.

Puoi benissimo mettere nel verbale che ti do mandato di fiducia.

Pel carbone si fa il possibile.

Pel resto ho scritto il telegramma e vedrò oggi S. M. il Re.

Ti prego insistere presso Malagodi ed altri giornalisti onde non scrivano articoli in senso anti-austriaco come quello di ieri sera nella «Tribuna~.

(l) -Vedi D. 162. (2) -Vedi DD. 158 e 165.
193

IL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGHTLIANO, AL PRESIDENTE DEL CONSIGLIO DEI MINISTRI, SALANDRA

L. P. Roma, 11 agosto 1914.

Sono stato da S. M. il Re, che ha approvato le note istruzioni ad Imperiali.

194

L'AMBASCIATORE A PIETROBURGO, CARLOTTI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. GAB. ss. R. 1119 (1). Pietroburgo, 11 agosto 1914, ore 13,30 (per. il 17, ore 9,30).

Giusta comunicazione proposta pervenuta a questo Ministero Affari Esteri da Parigi e da Londra la Francia e l'Inghilterra si dichiarano pronte al pari della Russia ad addivenire ad un accordo che stipuli da un lato il riconoscimento da parte delle tre Potenze suddette di ogni acquisto con le armi che l'Italia facesse nel Trentino e nell'Adriatico limitate a Trieste e Valona in ... (2) e dall'altro canto una azione terrestre e navale dell'Italia in vista di occupare il Trentino e di battere la flotta austriaca.

Le tre Potenze, giusto quanto dichiara Sazonoff insistono perchè tale accordo

sia stabilito al più presto possibile e perciò non lesinano nel prendere impegni

e sottolineano assicurazioni che l'estensione dei diritti dell'Italia dipenderà dalla

estensione delle sue operazioni militari. Esse propongono di firmare senza ritardo a Roma un accordo generale sulle basi surriferite salvo a stabilire i piani delle operazioni navali fra i Comandanti della flotta italiana, inglese e francese e ad affidare agli ambasciatori d'Italia, Inghilterra e Francia a Pietroburgo di concertare con Sazonoff l'elaborazione dei particolari risultati dall'accordo generale.

Il negoziato circa questo ultimo potrebbe pure avere luogo a Roma, a Londra o Parigi secondo meglio aggrada all'Italia. Questo lo schema della proposta che secondo ogni probabilità verrà formulata a V. E. da codesti ambasciatori d'Inghilterra, Francia e Russia e che conterrà pure qualche riserva non determinata di concessioni alla Serbia e alla Grecia. Nel concetto di Sazonoff le altre domande che l'Italia intendesse di avanzare potrebbero essere discusse in seguito e fra queste la posizione da farsi all'Italia nell'Egeo ,che presentemente per le obiezioni dell'Inghilterra potrebbe ritardare accordo generale. Quanto alle concessioni alla Serbia si tratterebbe di uno sbarco sull'Adriatico e per la Grecia di una rettificazione del suo confine epirota. Ma nè per l'una cosa nè per l'altra Sazonoff ha vedute concrete. Quando all'acquisto della Dalmazia da Zara a Ragusa, Sazonoff ha espresso voti che Italia garantisca alle popolazioni slave libertà religiose e culturali che sarebbero nel suo stesso interesse per la cordiale convivenza dei due elementi.

Non spetta a me se non interpellato ed edotto delle proposte russo-anglofrancesi, ma V. E. vorrà perdonarmi se non le nascondo le mie preoccupazioni che destano in me sopra gli altri due seguenti problemi:

l) fra poco guerra fra Austria-Ungheria e Gran Bretagna e Francia sarà dichiarata. Può convenirci rimanere neutrali mentre flotta anglo-francese opererà contro quella austriaca e se questa verrà battuta vedere le nostre coste in Europa e in Africa più o meno presto minacciate dai vincitori?

2) dopo la neutralità da noi osservata, quale potrebbe essere la nostra posizione nella Triplice Alleanza quando pure la Germania e l'Austria uscissero vincitrici dalla guerra presente e quali di fronte alla Triplice Intesa, se ne uscissero vinte?

(l) -Questo tel. venne comunicato ad Imperiali il 17 agosto 1914 (T. gab. 940), insieme alla risposta inviata contemporaneamente a Carlotti (T. gab. 940) del seguente tenore: c In risposta non posso che confermare quanto ho già precedentemente comunicato a V. E. che cioè noi poniamo come condizione sine qua non che le trattative si svolgano esclusiva· mente a Londra •. (2) -Gruppo indecifrabile.
195

COMUNICAZIONE VERBALE DELL'INCARICATO D'AFFARI AUSTRIACO A ROMA, AMBROZY, AL CAPO DI GABINETTO DEL MINISTRO DEGLI ESTERI, DE MARTINO (1).

(Ed. con varianti in D. A. III, 167).

Roma, 11 agosto 1914.

Testo libro bianco tedesco può produrre impressione che azione contro Serbia sia stata discussa con la Germania da prima e in dettaglio. Tale asserzione è esagerata e non risponde al fatto che l'Italia abbia avuto conoscenza della nostra azione solo al suo principio.

Marchese Sangiuliano ebbe certo conoscenza delle aperture del conte Berchtold al duca Avarna al quale ripetutamente parlò dell'inchiesta a Serajevo e della démarche che si voleva fare a Belgrado per creare garanzie necessarie.

Redazione definitiva della démarche non fu possibile che poco prima della rimessa della nota e solo all'ultima ora copia fu data ai Gabinetti di Roma e di Berlino.

Il fatto che solo dopo ricevute le nostre domande fu proceduto a mobilizzazione parziale, che non era preparata da prima, prova che abbiamo contato colla possibilità dell'accettazione delle domande alla Serbia e che a più forte ragione non abbiamo fatto accordi colla Germania nei dettagli preparatori (1).

(l) Di mano di De Martino.

196

PROMEMORIA DELL'AMBASCIATA D'AUSTRIA-UNGHERIA

N. 815. Roma, 11 agosto 1914.

Le Gouvernement Impérial et Royal n'a pas manqué de soumettre à une étude scrupuleuse le contenu de la lettre que S. E. le Marquis di San Giuliano a adressée à S. E. Monsieur de Mérey en date du 2 aout (2) et dans laquelle est exposée et expliquée l'attitude du Gouvernement Royal dans la crise actuelle.

1m se référant à cette communication le Comte Berchtold a chargé -par une lettre particulière adressée à Monsieur de Mérey (3) de transmettre les considérations suivantes au Gouvernement Italien:

L'opinion du Gouvernement Royal que le Cabinet de Vienne désiderait interpréter l'article VII du traité de la Triple-Alliance d'après «sa volonté actuèlle » ne répond pas aux faits;

Le Gouvernement austro-hongrois a toujours été d'avis que, d'après les intentions qui devaient présider à la conclusion du Traité, un conflit comme celui que nous avons en ce moment avec la Serbie ne tombait pas sous la portée de l'Article VII. Malgré cela, nous nous sommes déclarés prets à appliquer à ce conflit l'Article VII du Traité d'Alliance. En revanche nous croyons pouvoir supposer que l'Italie accepterait la manière de voir de ses deux alliés et qu'elle tiendrait compte de l'Article III du traité dans le cas d'une conflagration européenne.

Tout comme le Cabinet de Rome, celui de Vienne pense qu'il est hautement désirable que pendant la longue période de douze ans que devra durer la vigueur du traité, ainsi qu'en vue de la possibilité de son renouvellement après la détermination de ces douze ans, la politique de l'Autriche-Hongrie et de l'ltalie s'accordent sur la mème base (auf denselben Grund gestimmt sein). Il partage aussi l'opinion que l'activité des deux diplomaties devrait se développer dans l'accord le plus parfait et la confiance réciproque. Voila pourquoi le Cabinct de

Vienne, lorsqu'il s'est décidé à accepter l'interprétation italienne de l'Articlt> VII n'a pas limité l'acceptation de cette interprétation au confllit actuel avec la Serbie, mais a donné son acceptation dans une forme (« pour nos relations du présent et de l'avenir ») qui ne devait pas permettre de doute sur sa pensée que cette acceptation devait etre entedue comme valable pour toute la durée du traité.

Le Gouvernement Impérial et Royal doit faire ressortir avec la plus grande énergie que la grande guerre actuelle lui a été ainsi qu'à l'Allemagne imposée par la Russie laquelle tachait d'empecher l'Autriche-Hongrie de chàtier un Etat indépendant de la Russie pour une maintien qui a révolté le monde civilisé et qui menaçait l'intégrité et l'existence meme de la Monarchie austro-hongroise.

La meilleure preuve que ce n'était pas nous qui avons voulu amener cette guerre réside dans le fait incontestable que l'Autriche-Hongrie a fait tous les efforts possibles pour éviter un conflit, et cela depuis de longues années, dans des circonstances les plus difficiles imaginables, et au prix du sacrifice d'intérets très importants. Lorsque la solution du conflit n'est devenue possible que par le recours aux armes, l'Autriche-Hongrie espérait que le conflit put etre localisé. Dans ces efforts l'Allemagne l'a soutenue -et non pas sans succès -au commencement.

Le Gouvernement Austro-Hongrois ne peut pas ne pas se rendre compte que la coopérations de l'Italie dans cette lutte comporterait pour l'Italie des sacrifices et des dangers. Mais le Cabinet de Vienne ne peut vraiment souscrire à la thèse que <.:es dangers et sacrifices seraient plus grands que ceux que l'Autriche-Hongrie encourt elle-meme. Il est vrai que l'Italie peut etre exposé à des attaques très menaçantes des floctes anglaise et française. Mais meme l'issue la plus malheureuse de la guerre ne saurait mettre en danger son intégrité et son existance. D'un autre còté une issue heureuse de la guerre offrirait à l'Italie des avantages et la premiere piace parmi les nations latines.

Quant à la réserve exprimée par le Gouvernement Italien de prendre peutetre plus tard des décisions conformes aux désirs de ses alliés, le Gouvernement lmpérial et Royal en prend acte avec satisfaction, et sera en ce qui le concerne pret à contribuer dans la mesure possible à ·ce que tel changement puisse s'opérer.

En ce qui concerne l'observation du Gouvernement Royal que la formule générale de l'Artide VII ne suffisait pas et n'établissait pas un accord clair sur la nature et la valeur d'une compensation éventuelle, le Gouvernement Impérial et Royal doit remarquer qu'il a déclaré en toute forme ne pas vouloir faire d'acquisition territoriale dans les Balcans. Dans ces conditions l'Autriche-Hongrie n'a pas eu jusqu'à présent d'occasion à inviter l'Italie à un échange d'idées sur des compensations concrètes.

Les phrases finales de la lettre de S. E. le Marquis di San Giuliano trouvent certainement à Vienne un écho appréciateur. S. E. le Ministre des Affaires Etrangères se rend tout parfaitement compte que les buts

qu'il s'est tracés lorsqu'il a pris la charge de la Direction des Affaires Etrangères et qu'il a suivie jusqu'ici s'harmonisent pleinement avec ceux que le Comte Berchtold a reconnus comme justes, lorsqu'il a assumé

l'héritage du Comte d'Aehrenthal. Aussi le Comte Berchtold espère-t-il qu'avec

de la bonne volonté des deux còtés et de la prévenance réciproque la divergeance de vues que la naissance du conflit actuel a occasionnée entre les Cabinets de Vienne et de Rome pourrait etre facilement égalisée par l'exponents de Vienne et de Rome pourrait etre facilement égalisée par l'exposition entamée des vues réciproque et qu'il ne sera pas difficile d'etablir l'accord désiré non seulement au sujet de la crise actuelle, mais aussi par rapport à toute la durée de notre traité d'Alliance.

(l) -Annotazione di Di Sangiuliano: «Sarebbe bene incaricare qualcuno di rileggere i telegrammi in partenza dal 28 giugno in poi estraendone i passi dai quali risulta che abbiamo sempre insistito affinchè le domande dell'Austria alla Serbia siano moderate, abbiamo sempredetto che teniamo all'indipendenza integrità della Serbia, e che Russia ed Inghilterra avrebbero fatto guerra ecc. •. (2) -Vedi D. l. (3) -Pubblicata in Oe.-U. R. n. 35.
197

IL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO, AL PRESIDENTE DEL CONSIGLIO DEI MINISTRI, SALANDRA

L. P. Fiuggi, 11 agosto 1914, ore 16,10.

Mi sento troppo male per tornar domani al caldo senza necessità. Ora mi devo lavorare un po' Flotow. Tienimi presente ed approvante.

198

L'AMBASCIATORE A BERLINO, BOLLATI, . AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. GAB. 1054/107. Berlino, 11 agosto 1914, ore 20,55 (per. n 12, ore 3).

Telegramma di V. E. n. 886 (1).

Ringrazio l'E. V. dell'autorizzazione concessami. Partirò domani per l'Italia dove però malgrado tutte le (agevolazioni) concessemi da queste Autorità militari credo non potrò arrivare che fra 4 o 5 giorni. Avendo informato stamane Jagow di questo mio viaggio egli mi disse che sperava avrei potuto riportargli qualche buona notizia per le relazioni fra Italia e Germania. Aggiunse che in questi giorni doveva pur partire per l'Italia il Principe Biilow. L'ex Cancelliere non ha alcuna missione ufficiale: si reca a Roma come antico e provato amico del nostro Paese dove ha vincoli di parentela, relazioni ed interessi in un momento in cui la Germania ha bisogno di tutti i ... (2) suoi figli. La sua venuta non significa affatto che sia qui giudicata in qualsiasi modo insufficiente

-o disadatta l'opera dèll'attuale ambasciatore a Roma il quale gode invece della intera fiducia dell'Imperatore, del Cancelliere e di Jagow. Questi ha ripetutamente insistito su tale affermazione alla quale io intanto mi affrettai a rispondere esprimendomi sul conto Flotow nei termini così altamente lusinghieri che erano "ontenuti nel telegramma di V. E. n. 868 (3).

3 -Documenti diplomatici -Serie V -Vol. I

(l) -Non ritrovato. (2) -Gruppo indecifrabile. (3) -Vedi D. 101.
199

IL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO, AI MINISTRI A BUCAREST, FASCIOTTI, A DURAZZO, ALIOTTI, AL CONSOLE A DURAZZO, LEONI, AGLI AMBASCIATORI A PIETROBURGO, CARLOTTI, A PARIGI, TITTONI, A LONDRA, IMPERIALI, A BERLINO, BOLLATI, A VIENNA, AVARNA

T. 4626. Roma, 11 agosto 1914, ore 21.

Commissione Controllo. (Per tutti meno Leoni). Ho telegrafato Leoni: Commissari Potenze si trovano tuttora Durazzo eccezione fatta per Com

missario russo che si trova a Corfù. Però Governo russo ci ha comunicato che a Durazzo rimane suo sostituto.

È nostra opinione e nostro interesse Commissione Controllo seguiti funzionare. Governo Im:periale Reale è dello stesso avviso e dà istruzioni a Kral in questo senso.

(Per tutti meno Leoni a Durazzo). Quanto precede per notizia e norma.

200

IL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO, AL MINISTRO A DURAZZO, ALIOTTI

T. PER POSTA 4631. Roma, 11 agosto 1914, ore 21.

Albania e Serbia. Suo telegramma n. 778 (1). Prego V. S. di raccomandare a codesto Governo di evitare conflitti coi

vicini.

201

IL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO, ALL'AMBASCIATORE A LONDRA, IMPERIALI

(Ed. parzialmente e con varianti in G. M. TREVELYAN, Grey of Fallodon, e London, 1937, p. 291).

T. GAB. U. s. 892. Roma, 11 agosto 1914, ore 21,35.

Rispondo ai suoi telegrammi Gabinetto Segreti nn. 268 (2), 273 (3), 274 (4), 275 (5), 276 (6), 277 (7), 278 (8).

Prego V. E. di parlare subito personalmente con Grey presso a poco nei termini seguenti colle modificazioni che V. E. crederà opportune e col reciproco impegno di segretezza assoluta, dovendo quando Grey crederà opportuno di comunicare ad altri Governi figurare almeno per ora come idee di Grey e non nostre, perchè Ella sa, e Grey sa pure, che non si può essere mai sicuri della segretezza dei Governi francese e russo.

Il Governo italiano per lealtà verso Austria e Germania desidera vivamente di mantenere scrupolosa ed imparziale neutralità ma in vista dei pericoli che possono derivare all'Italia da un mutato assetto dell'equilibrio territoriale nella penisola balcanica, nell'Adriatico, nel Mediterraneo ed in genere in Europa e dei pericoli non meno gravi che possono derivare dal profondo risentimento destato in Austria e Germania specialmente nei circoli militaristi, dalla sua neutralità, nonchè in vista delle considerazioni svolte a V. E. da Grey ed affacciatesi anche spontaneamente alla nostra mente, ritiene possibile che debba decidersi a partecipare alla guerra insieme ad Inghilterra, Russia e Francia. Esso però per ragioni economiche che profondamente influiscono sulla situazione politica interna e sulla preparazione materiale e morale del popolo italiano ai sacrifici ed ai rischi d'una grande guerra non può neanche prendere in esame tale possibilità se l'Inghilterra non consente subito alla esportazione del carbone verso l'Italia. (Vedi mio telegramma n. 4624) (l).

Inoltre il Governo italiano non può esporre il Paese ai rischi d'una tale guerra senza le seguenti garanzie d'ordine militare e d'ordine politico:

l. Italia, Francia, Inghilterra e Russia si obbligano a non conchiudere pace separata.

2. -La flotta italiana e le Squadre francese ed inglese del Mediterraneo debbono trovarsi riunite nella località da designare sin dal primo giorno della nostra partecipazione alla guerra e sin da quel giorno debbono recarsi riunite nell'Adriatico per ricercare e distruggere la flotta austriaca. 3. -In caso di vittoria finale l'Italia avrà il Trentino sino al displuvio principale alpino e Trieste. 4. -Ottenendo questo l'Italia non si opporrà a che l'Albania, se Francia, Russia ed Inghilterra lo desiderano, venga divisa tra Grecia e Serbia, purchè le sue coste da Capo Stylos alla foce della Bojana vengano neutralizzate e Valona con una proporzionata regione venga non soltanto neutralizzata ma anche dichiarata autonoma ed internazionale a condizioni analoghe a quelle adottate per Tangeri e con partecipazione di tutte le Potenze adriatiche, tra cui l'Italia, alla sua amministrazione.

• Conflitto internazionale rende difficile provvista carbone ed industria nazionale è minacciata arresto generale. R. Governo cerca mezzi facilitare importazione carbone Inghilterra e America. È perciò indispensabile Governo britannico non ostacoli esportazione carbone qualità non requisite o comunque riservate Ammiragliato inglese. È anche necessario Governo britannico in conformità sua dichiarazione relativa contrabbando guerra, non ostacoli partenza e libero passaggio piroscafi coperti bandiera italiana e altra neutrale recanti carico carbone destinato Ferrovie Stato o in generale consegnatari italiani, lasciando liberi quei piroscafi che siano stati per caso già fermati. Prego V. E. interessare massima urgenza codesto Governo al riguardo, telegrafandomi risposta ottenuta».

5. L'Italia non terrà per sé alcuna delle isole dell'Egeo che ora occupa purchè sia mantenuta l'integrità territoriale della Turchia.

Se questa non sarà mantenuta, ed altre grandi Potenze ne avranno qualche parte, dovrà averla anche l'Italia tra le provincie bagnate dal Mediterraneo.

6. -Saranno in ogni caso assicurate all'Italia le note concessioni economiche nella zona di Adalia. 7. -Per durata limitata, nello scopo di dare all'opinione pubblica italiana una soddisfazione, rimarrà nelle isole ad un titolo qualunque qualche funzionarlo italiano. 8. -L'Italia avrà una parte dell'eventuale indennità di guerra corrispondente ai suoi sforzi e sacrifici. 9. -Le quattro Potenze si impegneranno a mantenere e difendere eventualmente l'assetto territoriale e l'equilibrio, che risulteranno dalla guerra, ma tale accordo avrà carattere pacifico e difensivo e non impegnerà alcuna delle parti ad aiutare l'altra in caso di politica aggressiva e delle sue conseguenze.

Sarebbe desiderabile che quanto sopra venisse da V. E. esposto come idee sue personali. Qualora poi V. E. credesse necessario di parlare a nome mio La prego ben chiarire come è verità che quanto le ho esposto non è impegnativo pel R. Governo, dovendo io, dopo che saprò se le suddette idee sono accettate da Grey, parlarne al Presidente del Consiglio ed a S. M. il Re ed esaminare se siano o no probabili i pericoli cui ho accennato più sopra, senza di che non sarebbe leale da parte nostra entrare in accordi colla Tri-plice Intesa.

Non le dissimulo, e V. E. può se e come crede far notare a Grey, che dà pensiero e mi sorprende il fatto che mentre egli ci spinge a partecipare alla guerra, il che può farsi da noi soltanto attaccando nostra limitrofa, Inghilterra non è ancora in guerra coll'Austria, alleata della sua nemica e nemica dei suoi alleati, e la Francia ha rotto appena adesso le sue relazioni con essa.

Aggiungo che l'Inghilterra, Francia e Russia, che hanno il modo, dovrebbero affrettarsi senza un giorno d'indugio a fare quanto occorre per impedire che Turchia, Bulgaria e Romania prendano parte alla guerra contro di loro. Dalle nostre informazioni risulta che tale pericolo è imminente.

Esse dovrebbero assicurarsi in tal caso la cooperazione della Grecia dove pare che Imperatore Guglielmo faccia molta assegnazione su Re Costantino Carlotti mi telegrafa che:

l. È in corso uno scambio d'idee tra Russia, Francia ed Inghilterra sulla partecipazione dell'Italia alla guerra presso a poco alle condizioni accennate in questo telegramma.

2. -Buchanan gli ha offerto anche Valona; ma noi preferiamo la soluzione da me proposta in questo telegramma. 3. -Buchanan gli ha pure promesso la cooperazione della flotta anglofrancese la quale ci sarebbe certamente indispensabile. 4. -Sazonoff gli ha offerto anche la Dalmazia ma noi crediamo che non ci convenga estenderci sino alla Dalmazia che è fuori dei confini geografici d'Italia. 5. -Sazonoff gli ha detto che sede delle trattative debba essere Londra e tale è pure la mia opinione.

La nostra partecipazione alla guerra sarebbe facilitata se intanto e senza indugio la flotta anglo-francese attaccasse e sconfigesse la flotta austriaca -perchè ciò provocherebbe in Italia dimostrazioni di gioia che il Governo non potrebbe reprimere e darebbero all'Austria occasione a rimostranze che il Governo non potrebbe accogliere.

Quanto all'oggetto del telegramma n. 876 (l) Gabinetto non è il caso di parlarne dopo quanto le disse Grey e V. E. ha telegrafato a Salandra. È urgente che V. E. parli con Grey e la prego pure di telegrafarmi il suo autorevole parere.

(l) -Vedi D. 124. (2) -Vedi D. 85. (3) -Non riprodotto. È del 7 agosto e con esso Imperiali riferiva una voce secondo cui Re Giorgio V • avrebbe detto essere sicuro Italia passerà campo Triplice Intesa e che accordi a tale scopo sarebbero in via di conclusione>. (4) -Vedi D. 108. (5) -Vedi D. 149. (6) -Vedi D. 148. (7) -Non riprodotto. È del 9 agosto, col quale Imperiali riferiva l'opinione di Grey sul probabile atteggiamento della Turchia. (8) -Vedi D. 156.

(l) L'11 agosto Di Sangiuliano telegrafava ad Imperiali (t. 4624):

202

IL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO, ALL'AMBASCIATORE A VIENNA, AVARNA

T. 4633. Roma, 11 agosto 1914, ore 23,30.

Comunico a V. E. il seguente telegramma in data del 9 corrente del R. Console Generale in Trieste.

(V. tel. in arrivo da Venezia n. 7510/81) (2).

Lascio V. E. giudice dell'opportunità o meno di intrattenere Berchtold di quanto ha riferito Lebrecht. V. E. potrà anche, se crede, far rilevare a Berchtold la necessità di evitare non solo gli atti, ma anche le semplici apparenze che possano significare diffidenza dell'Austria a nostro riguardo. Ciò è indispensabile se si vuole seriamente pensare a consolidare i rapporti austro-italiani. Su questo tema ho avuto recentemente con Flotow lunghi colloqui, che ho comunicato a V. E. coi miei telegrammi Gabinetto n. 885 (3) ed 889 (4). V. E. può valersi degli argomenti in essi esposti nelle sue conversazioni con Berchtold.

203

IL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO, AL MINISTRO A BUCAREST, FASCIOTTI

T. GAB. 894. Roma, 12 agosto 1914, ore l.

Sembra assicurato che Turchia in seguito alle minaccie dell'Inghilterra abbia deciso neutralità.

(l) -Vedi D. 136. (2) -Vedi D. 154. (3) -Vedi D. 172. (4) -Vedi D. 186.
204

L'AMBASCIATORE A PIETROBURGO, CARLOTTI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

(Ed. in L'intervento dell'Italia n. 21: I. B. VI, n. 74)

T. GAB. UU. SS. R. 1081/55 (1). Pietroburgo, 12 agosto 1914, ore 3,15

(pe·r. il 14, ore 23,15).

Sazonoff mi ha detto aver incaricato Krupenski di intrattenere V. E. della nota proposta russo-anglo-francese e far sapere ·che anche Barrère e Rodd sono autorizzati per analoghe conversazioni qualora essi acquistino impressione che

V. E. non ricuserebbe di entrarvi fosse pure senza la menoma compromissione. Grey, secondo telegramma di Benckendorf, non vorrebbe esporsi ad una asso

n. -453). Il 4 agosto Sazonoff telegrafava ad Iswolski di aver saputo che Di Sangiuliano nel comunicare a Flotow la neutralità italiana aveva aggiunto che l'Italia avrebbe preso in esame la possibilità di intervenire a fianco degli alleati qualora questi le avessero fatte condizioni corrispondenti agli interessi italiani (probabilmente si riferisce al contenuto del D. 12). Quindi Sazonoff proponeva di offrire il Trentino e Valona (I. B. V, n. 521). Ancora lo stesso giorno Sazonoff comunicava ad Iswolski che Carlotti era tornato c di nuovo • sulle condizioni dell'intervento italiano (vedi D. 65), precisando che l'Italia chiedeva il Tt·entino e il predominio in Adriatico mediante l'occupazione di Valona, e che acconsentiva ad ingrandimenti territoriali della Serbia e della Grecia sulla costa adriatica, e concludeva esprimendo il desiderio che le trattative si svolgessero a Pietroburgo (I. B. V, n. 529). Il 5 agosto Iswolski rispondeva che la Francia acconsentiva alle trattative con l'Italia sulle basi indicate (Z. R. pag. 264). Il 6 agostoGrey, informato della cosa, diceva che bisogna aggiungere anche Trieste (Z. R. pp. 264-5). Il 7 agosto anche il Governo francese aderiva alla promessa di Trieste (I. i. W. n. 45). Le concessioni erano subordinate all'immediata entrata in guerra dell'Italia contro l'Austria, allo

sbarramento dell'Adriatico per impedire alla flotta austriaca di uscire da quel mare e alla

occupazione del Trentina da parte delle truppe italiane. Inoltre Sazonoff dichiarava a Carlotti

« che il tempo stringe e l'Italia si devE' decidere al più presto, altrimenti il suo aiuto perderà di valore, e verrebbe meno l'occasione di ottenere dalle tre potenze il consenso ad acquisti così grandi •. Nel telegrafare tutto questo a Krupenski il 7 agosto Sazonoff lo incaricava di fare analoga comunicazione a Di Sangiuliano, dopo essersi consultato coi colleghi francese ed inglese (I. B. VI, n. 24). Lo stesso giorno telegrafava a Parigi e Londra affinché quei Governi dessero analoghe istruzioni ai loro ambasciatori a Roma (I. B. VI, n. 25). L'B agostoIswolski informava il suo ministro che il Governo francese era d'accordo che le trattative si svolgessero a Pietroburgo e che aveva dato istruzioni al suo ambasciatore a Roma di mettersi d'accordo coi colleghi inglese e russo per il passo da farsi presso il Governo italiano (Z. R.

p. 266) ed aggiungeva che il Governo francese c ritiene urgente continuare le conversazioni iniziate da Sazonoff, e le segue con piena confidenza nel successo dei suoi sforzi » (PINGAUD,I, 51). Quello stesso giorno Sazonoff sollecitava il passo a Roma e voleva convincere il Governo

italiano « che non può contare su un grande acquisto territoriale senza una corrispondente

attiva partecipazione alle azioni militari • (I. B. VI, n. 25). L'B agosto Grey dichiarava • che il Governo inglese non ha alcuna obiezione all'estensione dell'Italia in Adriatico e che non le disputerà alcun punto che essa occuperà con le armi. Egli accetta il progetto della cessione all'Italia del Trentino, Trieste e Valona..... Egli credeva che per ottenere il Trentino l'Italia dovrà conquistarlo e che necessariamente essa dovrà tenere la sua flotta in Adriatico • (I. i. W., n. 58). Il 9 agosto Sazonoff insisteva ancora e telegrafava a Parigi e Londra: • In relazione all'indecisione dimostrata dall'Italia che forse corrisponde al desiderio di trascinare le cose in lungo, finché non sia chiaro da quale parte vi è la preponderanza delle forze, ritengo indispensabile dichiarare decisamente ai rappresentanti italiani a Parigi e Londra che la Francia e l'Inghilterra danno un'importanza particolare alla rapida decisione dell'Italia di unirsi ad esse e alla Russia nella lotta contro l'Austria alle condizioni da noi proposte. In questo senso parlerò oggi stesso all'ambasciatore italiano» (Z. R. pp. 267-8). Il 9 agosto l'ambasciatore russo a Londra, Benckendorf, ai telegrammi di Sazonoff rispondeva: « Cambon ha ricevuto le stesse istruzioni. Non ne ha ancora fatto uso. Come a lui, mi sembra che intervento dei tre ambasciatori a Roma offra inconvenienti serissimi. È un mettere il Re e Di Sangiuliano in situazione estremamente difficile. Per giungere allo scopo mi pare urgente tener conto del carattere molto permaloso dell'uno e dell'altro. Il giorno della guerra essi si sono staccati dai loro alleati e hanno dichiarato la neutralità. Non possono decidersi a passare all'azione contro i

Iuta ripulsa da parte di V. E. nè dare il sospetto che Triplice Intesa voglia esercitare pressione sull'Italia le cui decisioni devono non solo essere ma anche apparire libere e spontanee. In sostanza a Grey basterebbe di sapere per qualsivoglia mezzo diretto o indiretto che una conversazione sulle note basi è possibile con V. E. Suoi scrupoli in materia di riguardi verso noi sarebbero provenuti dall'assoluto silenzio dell'E. V. di fronte ad una proposta ritenuta da lui da Viviani e da Sazonoff singolarmente vantaggiosa anzi vitale per le sorti dell'Italia. Mi sono limitato ad osservare a Sazonoff che quali possano essere le vedute di V. E. sulla proposta, essa ha tale portata da richiedere il più ponderato esame e la più profonda meditazione prima ancora di discuterla nonchè di pronunziarsi in proposito. Sazonoff ne ha convenuto, ma al tempo stesso ha ripetuto che incalzare degli avvenimenti non consentono a suo avviso lungo indugio mentre proposta è formulata sulla base delle circostanze presenti, ma potrebbe fra breve non aver ragione di venire avanzata ed ha citato come esempio l'esito di una azione navale tra le forze anglo-francesi e quella austriaca.

loro alleati di ieri altro che spinti da un vivo movimento dell'opinione pubblica italiana, incoraggiato dai successi militari delle Potenze dell'Intesa e dopo essersi garantiti molto segretamente dei vantaggi. L'intervento degli ambasciatori si conoscerà e non può, io temo, che arrestare la corrente che si delinea e nuocerà col prendere l'aspetto di pressione. Mi sembra e Cambon divide interamente il mio parere, che sarebbe infinitamente meglio che voi solo parlaste all'ambasciatore d'Italia e foste in grado di dirgli che parlate a nome delle altre Potenze. Questo sarà facile ad ottenere. Così lo scopo potrà essere raggiunto senza rumore. L'Italia avrà l'illusione di essersi decisa da sè, in conformità ai suoi desideri ed interessi, senza pressione. Non ritengo possibile che nè il Re nè Di Sangiuliano si decidano dall'oggi al domani. Frattanto l'incertezza sul loro atteggiamento neutralizza già una parte delle forze di terra e di mare dell'Austria. (I. B. VI, n. 42). Il 10 agosto Doumergue parlava con Tittoni che si mostrava oltre modo riservato (Z. R. pag. 268; D. 168), • impenetrabile, ermetico, chiuso e muto come una tomba • PorNCARt, L'invasion pag. 60). Il 10 agosto Sazonoff telegrafava a Parigi e Londra proponendo che gli ambasciatori francese e inglese a Roma facessero la seguente dichiarazione al Governo italiano: • Il Governo francese (inglese) è stato tenuto informato delle conversazioni private che Sazonoff ha avuto negli ultimi giorni con l'ambasciatore di S. M. il Re a Pietroburga circa una eventuale accessione dell'Italia alla Triplice Intesa. Il Governo francese (inglese) aderisce alle due proposte formulate da Sazonoff e che sono qui enunciate: l) L'esercito e la flotta italiana attaccheranno immediatamente l'esercito e la flotta austro-ungherese; 2) dopola guerra il Trentina e i porti di Trieste e di Valona saranno annessi all'Italia. Il Governo francese (inglese) sarebbe grato al Governo Reale di mandare al marchese Carlotti i poteri necessari per fissare con Sazonoff i termini dell'accordo da concludere fra l'Italia e i Governo della Triplice Intesa •. All'ambasciatore a Roma Sazonoff telegrafava di pregare Di Sangiuliano di dare le opportune istruzioni a Carlotti (I. B. VI, n. 54). Il 10 agosto Krupenski telegrafava a Sazonoff che l'ambasciatore inglese aveva saputo che Grey riteneva prematuro il passo a Roma finchè non si avessero sicuri indizi che l'Italia era pronta a schierasi con l'Intesa. Barrére poi era del parere che occorrerebbe accertare • se anche. da parte di Carlotti ci sia stata qualcheiniziativa nella questione o se egli si sia limitato a prendere conoscenza delle proposte • dell'Intesa • Barrére pensava che sarebbe pericoloso trattare qui prima che sia chiarita questa questione. Anch'io personalmente sono dell'opinione che sarebbe più opportuno di trattare con prudenza e non con troppa fretta » (Z. R. pagg. 268-69). A proposito di Carlotti Paléologue1'11 agosto comunicava da Pietroburgo che l'ambasciatore italiano non aveva avuto alcun incarico

di trattare con Sazonoff « L'ambasciatore italiano parla col nnnistro russo degli affari esteri

a titolo strettamente privato. Fatta questa riserva Carlotti non ha dissimulato a Sazonoff che, indipendentemente dal Trentina, da Trieste e da Valona, bisognerebbe dare al suo paese il litorale della Dalmazia; ed egli ha confidato, con gran mistero, al suo interlocutore che la Germania e l'Austria-Ungheria si sforzerebbero, dal canto loro, di ottenere il concorso dell'Italia,

promettendole, fin da ora, Nizza e Savoia, la Corsica e la Tunisia » (PoiNCARÉ, L 7 invasion

pag. 72). L'll agosto Iswolski telegrafava che Doumergue concordava « sulla necessità di fare tutto il possibile per l'adesione dell'Italia alla Triplice Intesa » ma ritiene • pericoloso fare passi troppo recisi a Roma, i quali potrebbero produrre l'effetto opposto..... e si debba evitare tutto ciò che possa apparire come una pressione da parte della Russia, della Francia e dell'Inghilterra • (f. i. W., n. 81). A Paléologue Doumergue telegrafava lo stesso giorno: « vi prego di far capire a Sazonoff quanto è utile che nessun passo di carattere ufficiale sia fatto dall'ambasciatore russo a Roma, finche i negoziati impiegati col marchese Carlotti non abbiano portato le basi indispensabili dell'intesa desiderata • (L'intervento dell'Italia n. 16). Non diversa da quella francese era l'opinione inglese. L'll agosto Benckendorf telegrafava che « sa che Greyha parlato confidenzialmente ma molto chiaramente con l'ambasciatore italiano e gli ha chiarito tutti i vantaggi, che otterrebbe l'Italia se aderisse attivamente alla Triplice Intesa..... ma non aderisce ad un passo dei tre ambasciatori a Roma. perchè lo ritiene anzitutto pericoloso per il Regno d'Italia • (Z. R. pag. 270). Lo stesso giorno telegrafava ancora che Nicolson gli aveva detto che Grey temeva che questo passo riuscisse contrario allo scopo •. Benckendorf allora faceva presente a Nicolson • che era tuttavia necessario che il Governo d'Italia fosse informato che i1 Governo britannico non ha obiezioni all'eventuale acquisto da parte dell'Italia di Trieste e Valona, oltre il Trentina •. Nicolson risponde che Grey • aveva invitato Imperiali a prose

(l) -Comunicato ad Imperiali il 17 agosto 1914 (T. gab. 930). Sulle trattative fra i Governi dell'Intesa, scarsamente ricordate nei documenti italiani, si diffondono più ampiamente i documenti russi. II primo accenno è del l o agosto, quando Iswolski telegrafava a Sazonoff che Poincaré, per attirare l'Italia dalla parte dell'Intesa, proponeva che gli si promettesse • Valona e libertà d'azione in Albania • (I. B. V., n. 411). Il 2 agosto Sazonoff rispondeva di non avere obiezioni all'attribuzione di Valona all'Italia, ma, considerando • che la Francia, come potenza mediterranea, è più interessata di noi alla questione dell'attribuzione della porta d'uscita dall'Adriatico. pensava che le trattative dovevano essere condotte dalla Francia (I. B. V.
205

IL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO, ALL'AMBASCIATORE A LONDRA, IMPERIALI

T. GAB. 985. Roma, 12 agosto 1914, ore 3,30.

Suo telegramma Gabinetto n. 282.

Non manca modo a V. E. di far sapere a codesto Governo ma non in via ufficiale e in ogni modo colle maggiori garanzie di segretezza per esempio confidandole Ella personalmente a Grey che se anche Inghilterra e Francia dichiareranno guerra ad Austria noi ci terremo ugualmente neutrali perchè tali dichiarazioni non sarebbero che conseguenze dell'atto aggressivo dell'Austria.

La possibilità cui V. E. accenna che flotta inglese e francese non attaccheranno la flotta austriaca nell'Adriatico è una fortissima ragione in favore del mantenimento della nostra neutralità e contro la tendenza di una parte della opinione pubblica italiana a farci partecipare alla guerra in favore della Triplice Intesa e contro la Germania e l'Austria.

206

IL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO, ALL'AMBASCIATORE A PARIGI, TITTONI

T. GAB. 896. Roma, 12 agosto 1914, ore 4,30.

Suo telegramma Gabinetto n. 96 (1).

Governo finora crede dovere mantenere neutralità. Nella opmwne pubb1ica esistono tre tendenze: la più forte finora è per la neutralità; una corrente molto debole vorrebbe che aiutassimo nostri attuali alleati; altra corrente più forte di questa sarebbe che attaccassimo Austria previo accordo colla Triplice Intesa, ma questa corrente è raffreddata ed insospettita pel fatto che malgrado loro ~uperiorità navale, Francia ed Inghilterra non abbiano ancora attaccato flotta austriaca. Quanto avrebbe riferito Barrère circa motivi neutralità non è interamente esatto. Non credo vi siano vivissime simpatie francesi ma ha fatto ottima impressione il contegno della Francia prima e durante la guerra. Non esiste affatto antipatia contro la Germania ma disapprova vivamente sua condotta.

guire quella conversazione, se il Governo italiano lo autorizzava • (1. B. VI, n. 63). Il 12 agosto Benckendorf comunicava a Sazonoff che Grey, aveva incaricato l'ambasciatore inglese a Roma di spiegarsi confidenzialmente con Di Sangiuliano e col Primo Ministro e dir loro che se il Governo inglese si era astenuto da passi ufficiali, concernenti l'atteggiamento dell'Italia, era perchè aveva la convinzione che il Governo italiano saprebbe trovare da sè la via che le circostanze e i suoi interessi gli imporrebbero..... ed egli sottoscriveva interamente ai vantaggiin favore dell'Italia promessi in quei colloqui..... Grey insistette sulla sua opinione che passiufficiali non avrebbero altro risultato che di rendere più difficile all'Italia l'evoluzione completa.Egli formulò il suo pensiero presso a poco come Doumergue, ma con ancor maggiore insistenza » (1. B. VI, n. 77).

Di fronte alle obiezioni francesi ed inglesi Sazonoff abbandonò la sua proposta di un passo

ufficiale a Roma e il 13 agosto diede istruzioni all'ambasciatore a Roma di c limitarsi ad espri

mere a Di Sangiuliano la soddisfazione che l'Italia abbia deciso di mantenere la neutralità.

Ella potrà aggiungere che, se l'Italia vuole procedere ulteriormente sulla via della coinciden

za della sua politica con le vedute delle Potenze della Triplice Intesa, troverà un terreno fa

vorevole e buone disposizioni ad una notevole soddisfazione delle sue aspirazioni nazionali •

(1. B. VI, n. 86).

Esiste fortissima avversione contro l'Austria. Non risulta dalle nostre informazioni che se avessimo marciato con Austria e Germania avremmo avuto rivoluzione. Ma certamente il popolo italiano pur facendo patriotticamente il suo dovere lo avrebbe fatto molto a malincuore.

(l) Vedi D. 170.

207

IL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO, ALL'AMBASCIATORE A VIENNA, AVARNA

T. GAB. 891 (1). Roma, 12 agosto 1914 (2).

Suo telegramma Gabinetto n. 105 (3).

Circa la promessa verbale del generale Pollio al generale Conrad che l'Italia avrebbe mandato in Galizia due Corpi di armata il Generale Cadorna ha detto a De Martino che il Generale Conrad gli rivolse medesima richiesta per lettera. Cadorna gli ha risposto che non è il caso di parlarne causa neutralità. Cadorna aggiunse che non risulta alcuna traccia di una promessa verbale siffatta di Pollio. Inoltre Pollio non avrebbe mai potuto prendere un tale impegno senza autorizzazione superiore.

V. E. può dare questo schiarimento al Conte Berchtold se lo crede opportuno.

208

IL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO, AL MINISTRO A DURAZZO, ALIOTTI

T. 4635. Roma, 12 agosto 1914, ore 8.

Ferma restando per ora decisione ritirare da Scutari nostro distaccamento quando tutti distaccamenti siano ritirati e non prima del distaccamento francese che vi si trova ancora, prego V. S. esprimermi suo parere su tutte questioni poste da De Facendis nel telegramma n. 301 del1'8 corrente (4).

209

L'AMBASCIATORE A VIENNA, AVARNA. AL MINIS'rRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. GAB. 1064/110. Vienna, 12 agosto 1914, ore 10 (per. il13, ore 3).

Mio telegramma n. 103 (5).

Berchtold mi ha detto che aveva incaricato Ambrozy di esporre verbalmente all'E. V. in risposta alla lettera da Lei diretta a Mérey il 2 corrente, le sue idee in proposito, di cui mi ha comunicato sostanza. Non era stata sua intenzione subordinare interpretazione da darsi all'art. 7 del trattato ad alcuna condizione,

ma che nell'esprimersi come aveva fatto aveva inteso dire che si aspettava dall'Italia che essa si conformasse alle stipulazioni dell'articolo terzo del trattato di alleanza. Divideva parere dell'E. V. che durante i dodici anni che sarebbe durata alleanza, che poteva essere rinnovata, occorreva che la politica delle due potenze fosse identica nelle questioni balcaniche e che le diplomazie rispettive lavorassero in tal senso con cordialità e fiducia reciproca.

Quanto ai pericoli, a cui guerra avrebbe esposto Italia, superiori a quelli dei suoi alleati, Berchtold ha osservato che Austria-Ungheria e Germania erano state trascinate alla guerra contro la loro voglia e intenzione. Russia aveva impedito che conflitto colla Serbia fosse localizzato e che questo stato fosse punito dei suoi procedimenti che avevano scandalizzato il mondo intero e che minacciavano integrità della Monarchia.

Che Austria-Ungheria non voleva la guerra lo dimostravano i sacrifizi da essa fatti per lunghi anni per evitare conflitto con la Serbia, al quale era costretta non per leggerezza ma perchè esso era stato reso inevitabile dal contegno di questa Potenza. D'altronde Monarchia aveva fatto tutto il possibile per localizzarlo. Riconosceva che Italia partecipando alla guerra avrebbe dovuto esporsi a gravi pericoli e rischi, ma essi sarebbero stati minori di quelli a cui avrebbe dovuto sobbarcarsi Austria-Ungheria. Però se Italia avesse partecipato alla guerra essa avrebbe avuto utili notevoli che avrebbero potuto assicurarle primato fra i popoli latini.

Accennando poscia alla parte della lettera di V. E. in cui si dice che R. Governo si riservava di prendere più tardi decisioni più conformi ai desideri degli alleati se tale fosse nostro dovere e se interessi Italia lo consigliassero, Berchtold ha rilevato che prendeva atto di tale riserva e che si sarebbe adoperato facilitare possibilmente tale cambiamento di indirizzo. Ha osservato infine che AustriaUngheria non aveva intenzione di fare acquisto nei Balcani e che perciò non si poteva parlare di compensi. Ma se il Governo I. e R. avesse avuto più tardi simile intenzione non avrebbe mancato di mettersi lealmente in rapporto col

R. Governo. Mi ha detto infine che concordava pienamente nella conclusione della lettera dell'E. V. e che sperava che i due Gabinetti avrebbero proceduto in avvenire in piena armonia nonostante malintesi avvenuti.

(l) -Dalle carte Avarna. (2) -Arrivato a Vienna alle ore 6 (3) -Vedi D. 59. (4) -Vedi D. 129. (5) -Vedi D. 50.
210

L'AMBASCIATORE A VIENNA, AVARNA, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO,

T. GAB. 1060/107 (1). Vienna, 12 agosto 1914, ore 10,45 (per. il 13, ore 2,30).

Macchio è venuto a vedermi e mi ha detto che si era creduto di inviarlo a Roma per sostituire Mérey ammalato invece di !asciarvi un incaricato d'affari. Ha aggiunto che si recava costì come amico dell'Italia e che desiderava che V. E. lo sapesse; la sua missione avendo per scopo di dissipare i malintesi e gli equivoci

che erano sorti negli ultimi tempi e che erano dovuti alla malattia di Mérey che gli aveva impedito di tenersi in costante contatto con lei. Venendo a parlare della situazione politica generale gli ho risposto quanto avevo già detto a Berchtold circa la decisione presa dal R. Governo di mantenersi neutrale nel conflitto europeo, che non esisteva per noi il casus foederis e che noi non eravamo stati avvertiti delle intenzioni dell'Austria-Ungheria verso la Serbia contrariamente a quanto era stato fatto colla Germania e che ciò era pure confermato dal «Libro Bianco» tedesco. D'altra parte nostra partecipazione alla guerra ci avrebbe espnsto a risch! e pericoli maggiori di quelli a cui sarebbe stata esposta AustriaUngheria giacchè Italia sarebbe rimasta alla mercè della flotta inglese senza poter avere adeguati compensi.

Macchio ha obiettato non poteva convenire in quanto gli avevo detto circa il casus foederis. Quanto alle intenzioni dell'Austria-Ungheria di fronte alla Serbia poteva assicurarmi che la Germania non era stata informata del testo della nota la quale era stata trasmessa a Berlino e Roma contemporaneamente e se Germania l'aveva conosciuta un poco prima dell'Italia ciò doveva attribuirsi esclusivamente alla malattia di Mérey. Macchio mi ha detto quindi che nel Governo I. e R. erasi prodotto un certo mutamento a nostro riguardo in seguito all'intervento dell'Inghilterra nella guerra giacchè si cominciava ora a comprendere le ragioni che impediscono l'Italia a parteciparvi. Si sperava però che in una fase ulteriore le circostanze permettessero alla Italia di prendervi parte.

Ho risposto al Barone Macchio che constatavo con piacere che il Conte Berchtold non dava più ora alla decisione presa dal R. Governo di rimanere neutrale il significato che vi dava prima mio telegramma Gabinetto n. 104) (l) e riconosceva buon fondamento delle ragioni che avevanlo indotto a prendere decisione suddetta. Quello che mi sembrava dover ora essere compiuto era quello di adoperarsi a che i reciproci rapporti non fossero troppo danneggiati ma uscissero per contro possibilmente rafforzati dalla prova attuale sulla base dei rispettivi interessi.

Al che Macchio ha soggiunto che questo è appunto lo scopo che egli si prefiggeva e contava sul benevolo appoggio di V. E. che aveva sempre mostrato essere favorevole alla alleanza e alla intimità dei rapporti fra i due Paesi. Macchio mi ha confermato quindi che sarebbe partito stasera per Roma che sarebbe giunto a Pontafel domani alle 17 e mi ha pregato di telegrafare a V. E. perchè fossero prese necessarie disposizioni allo scopo che potesse proseguire per Roma e che gli fosse riservato scompartimento riservato.

Cambiamento prodottosi durante la mia assenza da Vienna nelle disposizioni del Governo I. e R. a nostro riguardo è dovuto indubbiamente al timore che qui si ha che noi possiamo ad un dato momento attaccare Austria-Ungheria alle spalle mentre essa si trova impegnata nella guerra contro Serbia e Russia.

Qui non si ignora infatti la corrente esistente attualmente in Italia favorevole a tale mossa. Mi risulta che a tale cambiamento non sarebbe estranea la Germania la quale avrebbe appreso con dispiacere modo come Berchtold si espresse m<>co

giorno stesso della mia partenza per Roma (mio telegramma Gabinetto

n. 104).

Ma se di fronte al pericolo di un attacco da parte nostra e nella incertezza in cui si è qui circa esito finale della guerra attuale Governo I. e R. cerca ora mostrarsi a nostro riguardo meno esigente di prima, a noi conviene di profittare dell'occasione per stringere accordo tale che possa conciliare per l'avvenire

nostri rispettivi interessi.

Ogni nostro sforzo deve essere diretto, mi sembra, ad impedire che quando anche i nostri alleati rimanessero vittoriosi nella lotta, non venga dato alla penisola balcanica assetto tale da costituire un mutamento radicale dell'equilibrio attuale a danno nostro non solo nella penisola stessa ma anche nell'Adriatico.

(l) Comunicato a Bollati il 17 agosto (T. gab. 924).

(l) Vedi D. 51.

211

L'AMBASCIATORE A VIENNA, AVARNA, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. GAB. 1063/109 (1). Vienna, 12 agosto 1914, ore 10,45 (per. il 13, ore 3).

Nel colloquio avuto ieri con Berchtold egli mi ha tenuto un linguaggio del tutto differente da quello tenutomi il giorno stesso della mia partenza (mio telegramma Gabinetto n. 104) (2). Nel ricordare la penosa impressione prodotta su lui dalla decisione .del R. Governo di mantenersi neutrale nel presente conflitto Berchtold ha rilevato che in seguito a più maturo esame egli si rendeva ora conto esatto della situazione in cui si trovava Italia specialmente dopo intervento nel conflitto dell'Inghilterra giacchè doveva riconoscere i rischi a cui il nostro paese sarebbe ètato esposto per parte della flotta inglese. Ricordandogli dal mio lato tutte le ragioni che militano in favore della nostra linea di condotta, ho creduto accennare in via privata e per mio conto, premettendo che non era mia intenzione di sollevare recriminazioni, alla pubblicazione del Libro bianco germanico da cui risultava che azione dell'Austria-Ungheria verso la Serbia era stata previamente concordata colla Germania mentre Italia non era stata informata che all'ultimo momento del passo a Belgrado. Berchtold pur ammettendo che aveva fornito alla Germania taluni particolari circa la nota da dirigersi alla Serbia ha aggiunto che Germania si era però dichiarata dal suo lato pronta ad appoggiare colle sue forze Austria-Ungheria anche nel caso in cui la Russia si fosse opposta a che Austria-Ungheria desse una lezione alla Serbia.

Berchtold mi ha poi detto che egli non dubitava menomamente della lealtà del R. Governo ma che questi non poteva dubitare di quello del Governo I. e R. che non aveva alcuna intenzione di modificare equilibrio della penisola balcanica e dell'Adriatico. Se però in seguito un simile mutamento sembrasse inevitabile egli mi assicurava che non avrebbe mancato di avvertircene e di mettersi d'accordo previainente con noi affinchè fossero salvaguardati nostri reciproci interessi.

(l) -Per la versione di Berchtold di questo colloquio vedi Oe-U. R. n. 37. (2) -Vedi D. 51.
212

L'AMBASCIATORE A VIENNA, AVARNA, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. GAB. 1062/108. Vienna, 12 agosto 1914, ore 10,45 (per. il 13, ore 4j.

Telegramma di V. E. Gabinetto n. 885 (1).

Arrivando ieri sera trovai il telegramma di V. E. suddetto.

Se come Flotow ritiene l'Austria-Ungheria fosse veramente disposta cott

sentire alla cessione all'Italia del Trentino e di una parte delle due altre provincie italiane escluso Trieste e se il R. Governo fosse dal suo lato disposto, in seguito all'assicurazione di questa cessione, a prestare la sua partecipazione effettiva e il suo appoggio militare all'Austria-Ungheria mi sembra non vi sarebbe tempo da perdere e che converrebbe che Bollati fosse incaricato di pregare Jagow di fare trattare la questione da questo ambasciatore di Germania con Berchtold. Mi risulta però da quanto mi ha detto Mérey durante la mia recente dimora a Roma, che avendo egli riferito a Berchtold la risposta evasiva da lui data a V. E. in seguito all'accenno dalla E. V. fattogli di una eventuale cessione del Trentino all'Italia, il Ministero I. e R. avevagli risposto approvando il suo linguaggio.

D'altra parte mi consta da buona fonte che Tschirschky avendo toccato di recente la questione con Conte Berchtold questi si sarebbe dichiarato poco propenso a consentire a quella cessione. D'altra parte però l'avviso espresso a

V. E. da Flotow che contraddice quanto più sopra è esposto, farebbe supporre che il Governo germanico abbia ricevuto informazioni differenti da quelle fornitele da questo ambasciatore germanico, per cui per chiarire la cosa sarebbe necessario di fare parlare da Bollati a Jagow nel senso suddetto. Resta a vedersi però se anche in caso di risposta affermativa dell'Austria-Ungheria noi saremmo in grado di accordarle nostro appoggio militare giacchè se ben ricordo quanto

V. E. mi fece conoscere verbalmente a Roma nemmeno se ci fosse ceduto il Trentino sarebbe possibile allo stato attuale delle cose di fare marciare Italia in aiuto dell'Austria-Ungheria e contro Francia.

213

L'AMBASCIATORE A VIENNA, AVARNA, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. 7665/1120. Vienna., 12 agosto 1914, ore 10,45 (per. il 13, ore 2,55).

Armamenti austro-ungarici al confine italiano. Telegramma di V. E. n. 4633 (2). Ho creduto parlare a Berchtold di quanto le ha riferito Lebrecht esprimendomi nel senso delle istruzioni dell'E. V. Egli

mi ha detto che poteva assicurarci nel modo più formale che le notizie stesse erano destituite di fondamento ed ha consentito interamente nelle considerazioni svolte dalla E. V. nella ultima parte del telegramma suddetto per consolidare seriamente rapporti italo-austriaci.

(l) -Vedi D. 172. (2) -Vedi D. 202.
214

L'AMBASCIATORE A VIENNA, AVARNA, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. GAB. 1057l 111. Vienna, 12 agosto 1914, ore 10,45 (per. il 13, ore 1,50).

Telegramma di V. E. Gabinetto n. 891 (1). Ho dato al Conte Berchtold gli schiarimenti dalla E. V. comunicatimi circa la pretesa promessa verbale del Generale Pollio al Generale Conrad.

215

IL MINISTRO A BELGRADO, SQUITTI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. GAB. 7747/37. Nisch, 12 agosto 1914, ore 12 (per. il 15, ore 2).

Essendo corsa voce che i Serbi vogliano profittare dell'attuale conflitto europeo per occupare territorio albanese fino a Durazzo, un membro autorevole di questo Governo mi ha assicurato che la voce è completamente priva di fondamento. Egli ha soggiunto che il Governo serbo ha intenzione anzi di mettersi d'accordo con l'Italia nel caso in cui a guerra finita tra le Potenze belligeranti dovesse essere spostata base di soluzione questione albanese in un nuovo assetto delle cose balcaniche.

216

L'AMBASCIATORE A COSTANTINOPOLI, GARRONI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. 7885/370. Terapia, 12 agosto 1914, ore 14 (per. il 16, ore 23,30).

Acquisto da parte Turchia delle due corazzate tedesche ribattezzate coi nomi significativi di « Sultan Selim ~ e « Metelino » costituisce un fatto che nei riguardi della attitudine della Turchia di fronte ad una conflagrazione europea può avere conseguenze gravissime. Le tendenze bellicose turche sapientemente alimentate dall'Ambasciata di Germania e dalla Missione Militare germanica non ne potranno che essere rinforzate e spingere il paese a qualche arrischiata impresa. Nei circoli governativi mi è stato detto che l'acquisto è stato consigliato dalla necessità in cui si trova la Turchia di assicurarsi la superiorità sul mare pel (2) .......... in cui futuro congresso (?) tratterà questione delle isole: altra intenzione Governo ottomano non ha, conscio dei pericoli a cui

si esporrebbe attaccando una potenza della Triplice Intesa. Ma queste affermazioni vanno accolte con riserva poichè nell'attuale momento Impero agisce sotto impulso di una direzione del blocco austro-tedesco.

(l) -Vedi D. 207. (2) -Gruppo indecifrabile.
217

IL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO, AL PRESIDENTE DEL CONSIGLIO DEI MINISTRI, SALANDRA

L. P. Fiuggi, 12 agosto 1914, ore 18.

Per lunga esperienza dei miei malanni, io credo che fra tre o quattro giorni le mie condizioni di salute ritorneranno normali, se per questi tre o quattro giorni potrò rimanere qui, evitando il caldo di Roma e del viaggio. Già mi sento meglio di stamane. Qui lavoro tutto il giorno nel bosco, ma oggi nelle ore più calde mi sono sentito quasi svenire, come mi accade qualche volta in estate.

Hai visto il telegramma di Tittoni? (l) È pericoloso intavolare trattative serie e segrete con persone come Clémenceau.

218

IL MINISTRO A BELGRADO, SQUITTI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. 7746/39. Nisch, 12 agosto 1914, ore 19,30 (per. il 15, ore 2).

Pasitch ritornato stamane dal Quartier Generale di Kragujevaz mi ha confermato contenuto mio telegramma 37 (2) e mi ha detto che quand'anche gli Albanesi attaccassero ora la Serbia, come pare abbiano intenzione, questo Stato si limiterebbe respingerli astenendosi dall'avanzare sul loro territorio. Governo serbo ha deciso di nulla fare in Albania senza consenso dell'Italia con cui desidera andare d'accordo in tutto quanto concerne facce9da albanese.

219

IL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO, AL PRESIDENTE DEL CONSIGLIO DEI MINISTRI, SALANDRA

L. P. Fiuggi, 12 ·agosto 1914, ore 20,34.

Io oggi mi sento tanto male non solo non posso venire a Roma domani 13, ma in questo momento non posso neanche scrivere di mio pugno.

Sono disturbi che io ben conosco, e se mi uso domani i dovuti riguardi, potrò probabilmente venire posdomani, tornando la notte a dormire quassù, perchè è bastata una notte a Roma per rovinarmi così.

Non credo che, nella situazione internazionale, un giorno di ritardo alla riunione coi ministri della Guerra e della Marina possa portare alcun inconveniente. In ogni modo, se tu credi d1 non poterla differire di un giorno, ti confermo

la mia opinione che convenga continuare i preparativi militari nel modo più rapido e meno visibile che si potrà.

Credo pericolosa oggi la mobilitazione generale, nonchè qualsiasi provvedimento che agli occhi delle grandi Potenze venga interpretato come avviamento ad uscire dalla neutralità.

Qualunque decisione sulla uscita o meno dalla neutralità sarebbe pericolosa prima che si possano fare previsioni fondate sull'esito probabile della guerra.

(l) -Vedi D. 169. (2) -Vedi D. 215.
220

L'AMBASCIATORE A PARIGI, TITTONI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. GAB. RR. 1059/104 (1). Parigi, 12 agosto 1914, ore 21 (per. il 13).

Ieri sera Briand, ed oggi Bourgeois, sono stati a farmi visita. Essi mi hanno tenuto discorso presso a poco identico. Hanno messo in rilievo che la Francia è stata trascinata nolente alla guerra ed ha dovuto difendersi; hanno espresso la maggiore soddisfazione per la concordia la calma il patriottismo della mobilitazione, hanno constatato gli errori colossali della diplomazia austriaca e tedesca, hanno fatto sì che il conflitto si presenti in condizioni che mai la Francia avrebbe potuto sperare ed hanno espresso ferma convinzione del successo finale. Si sono congratulati per la neutralità dell'Italia e per la dignità della nostra politica hanno espresso speranza che gli avvenimenti conducano la Francia e Italia a marciare insieme tanto più che la Francia era pronta a riconoscere tutte le rivendicazioni territoriali italiane. Tanto Bourgeois quanto Briand si sono condotti con moltissimo tatto non cercando in alcun modo di ottenere che io manifestassi una opinione sulla attitudine dell'Italia in determinate eventualità e dicendo prima di parlare che essi comprendono benissimo rigorosa riserva colla quale io avrei dovuto accogliere ora le loro ostensibili dichiarazioni.

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L'AMBASCIATORE A PARIGI, TITTONI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. GAB. s. R. 1066/105. Parigi, 12 agosto 1914, ore 21 (per. il 13, ore 1,30).

Oggi sono stato ricevuto in udienza da Poincaré (2) che ho ringraziato per le cortesie usate a me e pel concorso premuroso dei funzionari francesi nel disgraziato esodo dei lavoratori italiani.

Per la versione di Poincarè vedi PorNCARÈ, L'invasione pp. 79-80.

Poincaré ha parlato lungamente per dimostrare che !·aggressione della Germania e dell'Austria era meditata e che la Francia non voleva la guerra e l'ha dovuta subire. Però ora che è scoppiata Francia, Inghilterra e Russia sono decise a non (l) ..... finchè l'Europa non sarà liberata dall'incubo della prepotenza germanica. Poincaré ha detto che l'Europa sarà costitituita su nuove basi e l'Italia dovrà avere il posto che le spetta.

Poincaré augura all'Italia che dalla presente crisi possa avere il modo di riconquistare le terre italiane soggette all'Austria. Di ciò la Francia sarebbe particolarmente lieta.

Poincaré ha notato che benchè tra Francia ed Austria vi siano state solo rottura delle relazioni diplomatiche e non dichiarazione di guerra pure esse devono considerarsi virtualmente in stato di guerra. Poincaré non ha voluto ingerirsi in alcun modo nella azione militare lasciando di tutto la iniziativa a coloro che hanno la responsabilità. Egli quindi non sa che cosa faranno la flotta francese del Mediterraneo d'accordo con la flotta inglese. Non è impossibile però che si ripresentino dinanzi a Trieste e Pola e la bombardino. Poincaré tiene che il Govemo italiano sappia in tale eventualità non solo sono state date disposizioni pel rigoroso rispetto della neutralità italiana che qualunque azione bellica della Francia su terra adriatica abitata da italiani ha per naturale presupposto il riconoscimento degli interessi italiani e dei diritti dell'Italia. Poincaré non dubita della vittoria finale della Francia. Il suo tesoro di guerra egli ha detto è inesauribile. La Germania privata delle sue colonie e del commercio ed impedita di approvvigionarsi perchè le flotte nemiche sono padrone dei mari dovrà per poco che la guerra duri capitolare per inedia. Poincaré si è accomiatato da me con parole cortesi. Io ho risposto cortesemente ma con molta benevolenza che del resto qui da tutti è compresa ed <~~pprezzata.

(l) -A questo tel. Di Sangiuliano rispose il 16 agosto (T. gab. 914): «Qualora si dovesse trattare dovrà essere unicamente ed esclusivamente a Londra non a Roma nè a Parigi nè altrove e nella massima segretezza •. Ad esso Tittoni rispose il 17 agosto 1914: • Convengopienamente con V. E. • (T. gab. 1120). (2) -V. nota al numero precedente.
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L'AMBASCIATORE A PARIGI, TITTONI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. GAB. 1061/107. Parigì, 12 agosto 1914, ore 21,5 (per. n 13, ore 1).

Viviani e Doumergue parlando dei colloqui avuti con me hanno detto che hanno notato come io mi studiavo di evitare di pronunziare parole che potessero non solo suonare promessa o impegni ma ... (l) o destare qualche speranza. Che però essi riconoscevano che io non potevo fare diversamente e quindi hanno parlato con me in termini generali pur essendo pronti quando da noi si voglia discorrere con tutta la precisione da noi desiderata.

9 -Documenti diplomatici -Serie V -Vol. I

(l) Gruppo indecifrabile.

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L'AMBASCIATORE A LONDRA, IMPERIALI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. GAB. u. ss. 1067/28~ I...ondra, 12 o.gosto 1914, ore 22,40 (per. il 13, ore 7).

Telegramma di V. E. n. 892 (1).

Ho veduto oggi stesso Grey e gli ho parlato nel senso prescrittomi. Intanto,

come prima impressione ha osservato che se egli deve a priori consentire alle

condizioni da me enunciate, mentre V. E. si riserva ancora di esaminare se vi

sia o non probabile ... (2) che possa determinare nostra partecipazione alla

guerra, ne risulterebbe in pratica che egli sarebbe impegnato e noi liberi. Pre

messa questa osservazione ha detto che se Italia si decide realmente a par

tecipare alla guerra insieme con tre Potenze dell'entente, egli, prima facie,

salvo qualche punto di dettaglio da discutere, non ravviserebbe sulla base degli

otto punti specificati da V. E. grosse difficoltà intendersi. E per quanto concerne

più specialmente Trento t> Trieste poteva sin d'ora dirmi che l'Inghilterra non si

opporrebbe certamente a che quelle terre italiane geograficamente e sentimental

mente tornino all'Italia in caso di vittoria finale in una guerra in cui Italia com

battesse accanto Triplice Intesa. Nel fare poi a Grey confidenziale comunicazione

di cui telegramma Gab. 895 (3) ho colto l'occasione per chiedergli se e quando

Inghilterra si propone dichiarare guerra all'Austria Ungheria.

Mi ha risposto che ciò dipenderà da quanto farà Francia tra la quale e l'Austria esiste per ora rottura di relazioni diplomatiche ma non vero stato di guerra che peraltro ritiene egli non tarderà a verificarsi allorquando sarà provato che truppe austriache hanno partecipato a combattimenti contro francesi. Valendomi latitudine benevolmente !asciatami da V. E. ho creduto per ovvi motivi che non sfuggiranno alla sua sagacia, omettere nella mia comunicazione a Grey ultima parte telegramma di V. E. relativo al modo di facilitare nostra partecipazione guerra mediante previa azione militare anglo-francese contro flotta austriaca. Grey mi ha detto che, in seguito insistenze di Sazonoff, aveva incaricato Rodd di spiegare al Presidente del Consiglio e V. E. vedute già a me manifestate sul sentimento di delicatezza che lo ha spinto a !asciarmi giudicare convenienza o meno partecipazione guerra.

224

IL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO, AL MINISTRO A BUCAREST, l!'ASCIOTTI

T. GAB. 899. Roma, 12 agosto 1914, ore 24.

Suoi tel. Gab. 68 (4) e 69 (5).

Approvo suo linguaggio.

Ripeto che Italia intende mantenere neutralità. In nessun caso opmwne pubblica permetterebbe partecipare alla guerra in favore dell'Austria. Un accor

do tra Italia e Romania sarebbe molto desiderabile. La Grecia si manterrà neutrale se tali saranno Turchia e Bulgaria, come sembra probabile.

Pregola dire a Bratianu quanto Ella crede opportuno per influire affinchè Romania mantenga la neutralità senza che Austria e Germania possano sapere che le diamo questo consiglio.

Avarna è venuto a Roma e Bollati verrà per trattare in genere dei nostri rapporti con Austria e Germania, le quali non hanno più insistito e non insistono per farci partecipare alla guerra sapendo che sarebbe inutile.

(l) -Vedi D. 201. (2) -Gruppo indecifrabile. (3) -Vedi D. 205. (4) -Vedi D. 163. (5) -Vedi D. 185.
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IL MINISTRO A DURAZZO, ALIOTTI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. PER POSTA 7682/797. Durazzo, 12 agosto 1914 (per. il 13, ore 22).

Telegramma del R. Console a Valona a codesto R. Ministro n. 956 (?).

Le notizie giunte da Valona secondo cui i Greco-epiroti brucerebbero anche i villaggi cristiani e farebbero correre la voce di nuove devastazioni se il Principe di Wied non lascerà l'Albania sembrano a tutti far parte integrante dello stratagemma di guerra di Zographos e compagni. Questi ultimi da un lato fanno di tutto per contribuire alla cacciata del Principe da un altro lato fanno sapere alla Commissione di Controllo che l'esecuzione dell'accordo di Corfù deve essere subordinata al mantenimento sul trono di un principe cristiano, menzionando la persona del Principe di Wied. Il Sig. Lamb mi faceva osservare oggi come i Greco-epiroti considerano nel fatto l'accordo di Corfù come decaduto.

Per ristabilire un ordine legale di cose nell'Albania meridionale e salvare quelle popolazioni dalla completa distruzione non vi sarebbe dunque che una azione energica contro la Grecia; ma su questo punto V. E. è solo giudice della convenienza o meno delle misure da prendere in relazione all'immane conflitto europeo.

È però da ritenersi che se la Commissione Internazionale di Controllo si recasse sul posto si potrebbe ricavarne notevole benefizio per i profughi.

226

IL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO, ALL'AMBASCIATORE A VIENNA, AVARNA

T. 4649. Roma, 13 agosto 1914, ore 1,30.

Accordo di Corfù. Telegramma di codesta Ambasciata n. 114 (1). Prego V. E. di chiedere a codesto Governo se sarebbe disposto a concordare un passo ad Atene per ottenere

che il Governo ellenico influisca su Spiromilio affinchè siano rispettate le deliberazioni di Londra.

(l) Vedi D. 171.

227

IL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI S.ANGIULIANO, AGLI AMBASCIATORI A BERLINO, BOLLATI, A LONDRA, IMPERIALI, A PARIGI, TITTONI, A PIETROBURGO, CARLOTTI, E AI MINISTRI A BUCAREST, FASCIOTTI, E AD ATENE, DE BOSDARI

T. 4651. Roma, 13 agosto 1914, ore 1,30.

Accordo di Corfù. Secondo quanto ha dichiarato ministro degli Affarr esteri ellenico e confermato questo ministro di Grecia nonché il R. Console a Janina, Assemblea epirota ha approvato accordo di Corfù seguendo consiglio del Governo greco e nonostante l'opposizione di Spiromilio che ribellandosi proclamò annessione alla Grecia di Kimara e altre località dove inalberò bandiera ellenica.

Il R. Incaricato d'affari a Vienna da me invitato a intrattenere di ciò quel Governo risponde: (riprodurre t. 7561/114) (1).

In seguito a ciò faccio presentire Vienna circa la conseguenza di un passo ad Atene concordato fra le due Potenze per ottenere dal Governo ellenico che influisca su Spiromilio affinchè sieno rispettate le deliberazioni di Londra. Quanto precede per sua notizia.

228

IL MINISTRO A BUCAREST, FASCIOTTI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. GAB. 1070/74 (2). Sinaia, 13 agosto 1914, ore 7,4S (per. U 14, ore 2,45).

Anche Lahovary non gode qui alcuna autorità e, come V. E. avrà da sè notato, il linguaggio da lui tenuto, come quello di Manoilesco, dimostra grande leggerezza e corrisponde a quello che si tiene nei caffè e nei circoli di Bucarest e di Sinaia.

Contrariamente a quanto mi aveva detto Bratianu ed ho riferito nel mio telegramma 68 (3), da Berlino si seguita ad esercitare ogni sorta di pressione sul Re e sul Governo romeno perchè Romania prenda le armi a favore Austria e della Germania. Ciò mi consta da fonte sicura ed aggiungo che questo ministro di Germania ha detto oggi stesso ad una persona che gli esponeva le ostilità della popolazione ad una collaborazione coll'Ungheria che vi era pur sempre il Re che doveva decidere. Certamente opinione pubblica è in maggioranza contraria ad una cooperazione militare coll'Austria-Ungheria ma data la leggerezza di questa gente e l'azione personale del Re non è da escludersi che il rprimo importante successo austro-tedesco permetta al Governo di marciare coi due Imperi. Ciò dimostrerà a V. E. le difficoltà che si presentano ad una azione indiretta nel senso desiderato dal R. Governo, ove la si voglia condurre colla necessaria

prudenza. V. E. può essere sicura cbe io faccio il necessario a tal uopo ma per ciò mi occorrono due cose e cioè anzitutto la fiducia dell'E. V. e quindi di essere tenuto al corrente degli avvenimenti e delle direttive volta per volta seguite dal

R. Governo. Bratianu mi ha detto che in caso di successo la Triplice Intesa è decisa a smembrare Austria. Questo ministro di Russia lascia anche intendere ciò e ieri sera mi ha chiesto se l'Italia avrebbe opposto degli ostacoli insormontabili ad uno sbocco serbo sull'Adriatico. Ho risposto innanzitutto recisamente che Italia avrebbe serbato nell'attuale guerra una leale neutralità ed ho poi detto genericamente che essa non avrebbe tollerato che l'equilibrio balcanico e mediterraneo venisse turbato a suo danno. Circa Adriatico ho osservato che due interessi essenziali esso presenta per noi e cioè la difesa e conservazione degli italiani dell'altra sponda e le condizioni dell'Albania e specialmente di Valona dal punto di vista militare e della sicurezza del nostro territorio. Date le condizioni militari dalla E. V. indicate nel suo telegramma Gabinetto n. 887 (l) il R. Governo vorrà considerare se non sia prudente premunirsi anche di fronte alla Triplice Intesa contro ogni eventualità mediante opportuno preventivo scambio di idee od altro.

(l) -Vedi D. 171. (2) -Questo tel. venne comunicato a Tittoni il 17 agosto 1914 (T. gab. 925) e la sua sostanza telegrafata ad Imperiali il 15 agosto (T. gab. 908). (3) -Vedi D. 163.
229

IL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO, ALL'AMBASCIATORE A PARIGI, TITTONI, E AL MINISTRO A BUCAREST, FASCIOTTI

T. GAB. 900. Roma, 13 agosto 1914, ore 8,5.

(Per Parigi). Suoi telegrammi Gabinetto n. 93 (2) e 96 (3).

(Per Bucarest). Miei telegrammi Gabinetto n. 897 (4) e 898 (5).

(Per tutti). Ho risposto a Tittoni quanto segue:

Dal principio della crisi ho telegrafato a Fasciotti che sarebbe opportuno indurre la Romania a prendere l'iniziativa di accordi con noi.

Fasciotti mi informa che Re Carlo insiste per prendere parte alla guerra in favore di Austria-Ungheria e Germania, che Bratianu è esitante, Carp favorevole ed opinione pubblica in maggioranza contraria.

Ho telegrafato più volte a Fasciotti che Italia ha intenzione di rimanere neutrale e che in ogni modo opinione pubblica non permette al Governo di prendere parte alla guerra in favore dell'Austria.

230

IL MINISTRO DEGLI ESTERI. DI SANGIULIANO, AL PRESIDENTE DEL CONSIGLIO DEI MINISTRI. SALANDRA

L. P. Fiuggi, 13 agosto 1914, ore 9.

Ti scrivo dal letto, dove dovrò probabilmente rimanere buona parte di oggi. l'l medico crede che tra due o tre giorni le condizioni della mia salute saranno

13) Vedi D. 170.

ritornate normali. La causa è il caldo che mi ha, come mi fa sempre, colpito specialmente allo stomaco. Meno male che non vi si aggiunge, e per solito in tali casi non vi si aggiunge, la gotta!

Come vedrai, dal complesso delle notizie risulta che la guerra franco-tedesca volge per ora favorevole alla Germania, sebbene non nella misura e nel tempo che questa sperava. E il tempo può esser fattore decisivo. In ogni modo, le previsioni non sono ancora possibili, e sarebbe pericoloso errore rompere ora con Germania ed Austria o acuire la loro diffidenza. Perciò, prudenza, riserbo, segretezza. Ciò mi pare tanto più necessario in quanto che dai telegrammi di Vienna e Berlino che ti ho mandato, e dalle mie lunghe e continue conversazioni con Flotow, che mi mostra spesso il testo dei telegrammi di Jagow, risulta che i due Governi tedesco ed austriaco desiderano mantenere i buoni rapporti con noi e consolidarli su basi conformi alla mutata situazione.

Ciò deriva, a parer mio, in parte dall'aver capito il loro torto, ma sopratutto dalla convinzione che anche dopo la guerra avranno bisogno di noi, perchè non s'illudono di stravincere. È anche notevole che un uomo à poigne come Forgach abbia persino parlato ad Aldrovandi dei francesi a Cattaro!

In ogni modo, io ho buone speranze.

La malattia di Mérey non è pretesto: egli sta malissimo e se fosse rimasto ancora una settimana nel caldo di Roma, sarebbe morto o impazzito. Il nostro addio fu sinceramente commovente, egli mi abbracciò colle lacrime agli occhi, ed io pure mi commossi. N o n ha capito l'Italia..... Ma quale austriaco la capirà? Egli è ungherese di nascita, ma austriaco di educazione.

Macchio a me pare uomo assai mediocre, ed avrei preferito Szécsen o Mensdorff.

(l) -Vedi D. 178. (2) -Vedi D. 168. (4) -Vedi nota al D. 168. (5) -Vedi nota al D. 170.
231

L'AMBASCIATORE A VIENNA, AVARNA, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. GAB. 1072/112. Vienna, 13 ago~to 1914, ore 10,30 (per. il 14, ore 5,10).

Mio telegramma di Gabinetto n. 107 (1 ).

V. E. ebbe già occasione di conoscere barone Macchio ad Abbazia. Egli non ha certo acutezza di ingegno di Mérey ma è di carattere molto più mite e conciliante di quest'ultimo ed è animato dalle migliori disposizioni a nostro riguardo. Sua scelta quale successore provvisorio di Mérey non avrebbe potuto essere migliore e malattia di questi quantunque sia da deplorarsi non poteva giungere in un momento più opportuno giacchè la sua permanenza a Roma nelle presenti circostanze non sarebbe stata certo confacente ai nostri reciproci rapporti. Se disposizioni del Governo I. e R. a nostro riguardo si sono realmente mod.ifièate come Barone Macchio mi fece intendere e come mi fu confermato dallo stesso Berchtold, credo che V. E. potrà facilmente intendersi con lui che è pienamente al corrente delle varie questioni trattatesi tra Roma e Vienna e che gode per di più dell'intera fiducia del Ministero I. e R.

Nella visita fatta oggi a Forgach egli ma ha detto che Barone Macchio non

aveva missione speciale ma che sue istruzioni gli ingiungono di dissipare gli

equivoci ed i malintesi che sembravano essere sorti in quest'ultimo tempo a

cagione della malattia di Mérey.

Mi ha ripetuto quindi che Governo I. e R. si rendeva ora conto delle ragioni

che avevano indotto il R. Governo a dichiararsi neutrale ma ha espresso speranza

che Italia possa prendere parte alla guerra in una fase ulteriore. Ha rilevato poi

che la decisione presa dal R. Governo aveva sollevata in questi circoli politici

e giornalistici una grande delusione perchè si faceva sicuro assegnamento sul

l'Italia. Per evitare che commenti inopportuni fossero pubblicati da questi gior

nali Governo I. e R. valendosi dell'abolizione della libertà di stampa aveva

impedito ed impediva che essi facessero il benchè minimo accenno della decisione

suddetta.

Nel corso della conversazione Forgach si è dimostrato meco convinto della necessità che i reciproci rapporti come alleati non vengano troppo danneggiati dalla prova attuale e mi ha detto che Governo I. e R. avrebbe fatto ogni sforzo in tal senso ma che ciò dipendeva in parte pure dall'attitudine del R. Governo.

(l) Vedi D. 210.

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IL PRESIDENTE DEL CONSIGLIO DEI MINISTRI, SALANDRA, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

L. P. Roma, 13 agosto 1914, ore 12,15. È venuto da me Renne! Rodd, dopo avermi fatto chiedere di urgenza un appuntamento da Martini. È venuto alle 11,30, e si è trattenuto finora. Colloquio cordialissimo sulle condizioni presenti, ecc. ecc. Importante la conclusione: Mi ha dichiarato da parte di Sir Edward Grey, di cui ha in parte tradotto un telegramma, che Grey, rendendosi conto della situazione dell'Italia e non volendo crearle il menomo imbarazzo, si asteneva dal farci proposte di nessun genere, ma che teneva a farci sapere che le eventuali proposte che noi avessimo potuto fare avrebbero trovata l'Inghilterra benissimo disposta ad accoglierle; poichè l'Inghilterra come aveva collaborato alla fondazione dell'unità italiana, sarebbe stata felice di ·collaborare al suo completamento fino ai confini naturali. Essendo evidentemente informato delle proposte più concrete fatteci da Sazonoff, mi ha chiesto, come consiglio, se il Governo (inglese) non dovesse dissuadere la Russia da una formale démarche in questo senso. E tale mostrando di essere la sua opinione, io mi vi sono associato, nel senso che una formale démarche prematura non avrebbe potuto essere accolta da noi ed avrebbe pregiudicate piuttosto che agevolate le possibili eventuali intese in un momento più opportuno. Rodd pensava che Sazonoff, come sogliano fare gli slavi, era forse andato troppo oltre; e, congedandosi, ha detto che avrebbe consigliato nello stesso senso Krupenski; al che io ho soggiunto, sorridendo, che conoscendo Krupenski, era preferibile che conversazioni cosi delicate fossero condotte da lui, Rodd.

Discorrendo della nostra eventuale condotta e dello spirito pubblico italiano, egli mi ha chiesto se poteva assicurare il suo Governo che noi non ci saremmo messi con le Potenze centrali. Gli h'J risposto che come Capo del Governo io non potevo dirgli altro se non che l'Italia ha proclamata sinceramente la sua neutralità con l'intenzione di mantenerla, e che, se armava, era soltanto per tutelare i suoi interessi contro chiunque avesse voluto lederli, ma che, come privato, potevo dirgli che egli non avrebbe errato interpretando, come faceva, ·lo spirito pubblico italiano.

Nella conversazione mi è pure occorso di dirgli che io, personalmente, vedevo l'avvenire della politica italiana nella intesa con l'Inghilterra e con la Russia, ma sopratutto cou la prima dovendosi garantire così contro la supremazia austriaca come contro quella francese. Al che, egli ha annuito, riconoscendo essète pure questo l'interesse dell'Inghilterra.

Ho conchiuso ringraziandolo delle concessioni pel carbone e raccomandandogli di largheggiare in esse. Egli ha risposto che il commercio dal Iato del Mare del Nord sarebbe stato per un pezzo impedito, ma libero dall'altra parte, e che anche il commercio inglese nel Mediterraneo avrebbe ripreso appena tolto di mezzo i·l pericolo del Goeben e del Breslau.

L'ho finalmente pregato di vedere Sangiuliano e di riferigli quanto aveva detto a me, non potendo Sangiuliano dolersi che egli fosse venuto da me a cagione della sua assenza da Roma e della importanza della comunicazione che aveva a farmi.

233

IL MINISTRO A BELGRADO, SQUITTI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. 7856/43. Nisch, 13 agosto 1914, ore 17,35 (per. il 16, ore 11,50). Questo Ministro delle Finanze visto l'attuale assoluta impossibilità trasmettere denaro alla Legazione di Serbia a Roma mi prega caldamente voler accettare qui la somma di 10 mila franchi oro ottenendo dal R. Governo versamento eguale somma a codesta Legazione di Serbia. Dati i nostri ordinamenti mi rendo conto della difficoltà di questa operazione ma se V. E. potesse renderla attuabile Governo serbo ci sarebbe grato del favore. Noi dobbiamo ora consolidare e coltivare con ogni lecito mezzo ed in ogni occasione propizia il vivo sentimento di simpatia risorto in Serbia per il nostro paese in seguito alla nostra

astensione di partecipare al fianco dell'Austria-Ungheria e della Germania alla presente guerra. Perciò mi permetto raccomandarle la fatta richiesta e prego

V. E. di pormi in grado di rispondere.

234

IL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO. AL PRESIDENTE DEL CONSIGLIO DEI MINISTRI, SALANDRA

L. P. Fiuggi, 13 agosto 1914, ore 18,30. Grazie al purgante sto meglio: son venuto a lavorare nel bosco, e il medico

spera mobilizzarmi tra due o tre giorni. Nel bosco, a pochi passi da me, legge Flotow, sdraiato, mentre io sto a sedere, perchè è abbattuto dal caldo ancora

di più di me. Veggo qualche nuvola errante, la quale fa sperare che presto piova e rinfreschi.

Secondo me, non bisogna dimenticare la probabilità che Austria e Germania vincano, e, finchè questa probabilità esiste, bisogna cercare di migliorare i rapporti con esse. Io non ne dispero affatto. Intanto, fa molto male ed è pericoloso il linguaggio del Corrie1·e della Sera.

Nello stesso tempo coltiviamo i rapporti coll'altro gruppo, specialmente coll'Inghilterra. Spero e credo che Tittoni terrà linguaggio riservato coi molti e loquaci uomini politici che vede.

P. S. -Le preoccupazioni dei nostri militari per la Svizzera debbono derivare dal fatto che i provvedimenti militari preparati dalla Svizzera per la difesa della propria neutralità hanno in parte carattere strategicamente e tatticamente offensivo, ma naturalmente tale offensiva militare sarebbe presa dalla Svizzera soltanto qualora essa credesse minacciata la sua neutralità. Bisognerà dunque rassicurarla in proposito, se dovremo guerreggiare coi nostri vicini. Tale assicurazione le si potrebbe dare contemporaneamente alla pubblicazione del decreto di mobilitazione, se a questo si arriverà, il che è dubbio e non pare prossimo.

235

IL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO, AGLI AMBASCIATORI A PARIGI, TITTONI, A LONDRA, IMPERIALI, A VIENNA, AVARNA. A BERLINO, BOLLATI, A PIETROBURGO, CARLOTTI, A COSTANTINOPOLI, GARRONI, A WASHINGTON, MACCHI, AI MINISTRI A SOFIA, CUCCHI BOASSO, AD ATENE, DE BOSDARI, A NISCH, SQUITTI, A SINAJA, FASCIOTTI, E AL CONSOLE A SCUTARI, DE FACENDIS

T. 4656. Roma, 13 agosto 1914, ore 20. (Per Scutari). Pregola comunicare quanto segue al R. Ministro a Cettigne: (Per tutti). Ieri l'ambasciatore degli Stati Uniti d'America mi ha detto che ha avuto dal Presidente ordine di interrompere il suo congedo per trovarsi pronto al momento opportuno per concordare eventualmente coll'Italia un'azione diretta ad affrettare la pace europea.

Io ho risposto che sarò ben lieto se le circostanze permetteranno all'Italia di prendere accordi cogli Stati Uniti per questo scopo.

236

L'AMBASCIATORE A PARIGI. TITTONI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. GAB. S. RR. 1071 (1). Parigi, 13 agosto 1914, ore 21 (per. il14, ore 1). Lahovary è tornato a dirmi che egli continua ad insistere a Bucarest perchè

Romania senza per ora assumere impegno nè chiederne a noi prenda l'iniziativa per una constatazione dell'identità della situazione tra Romania ed Italia e per

!l) Comunicato a Fasciotti il 17 agosto 1914 (T. gab. 926).

una conversazione quotidiana sugli avvenimenti che si svolgeranno in guisa

che il contatto non interrotto tra i due Governi permetta loro, ove occorra,

di spiegare un'azione comune.

Avendogli circa le disposizioni della Romania espressi dubbi che ho tratto dal telegramma di V. E., Lahovary mi ha risposto che Carp si è trovato sempre in opposizione ai desideri del Paese ed oggi non conta nulla. Bratianu è un irredento transilvano ostile all'Austria; però è uomo prudente cauto ed alieno da avventure.

La grandissima maggioranza del paese è ostile all'Austria. I sentimenti personali di Re Carlo sono opposti a quelli del paese ma il Re già in altre circostanze ha mostrato di saperli sacrificare all'interesse della Romania.

237

L'AMBASCIATORE A VIENNA. AVARNA. AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. 7701/122. Vienna, 13 agosto 1914, ore 22,30 (per. il 14, ore 4,-45). Accordo di Corfù. Telegramma di V. E. 4649 (1). Forgach col quale ho parlato nel senso del telegramma suddetto mi ha detto che il Governo l. e R. sarebbe disposto a concordare un passo ad Atene per ottenere che il Go

verno ellenico influisca su Spiromilos affinchè siano rispettate le deliberazioni di Londra.

238

IL MINISTRO A DURAZZO, ALIOTTI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI. DI SANGIULIANO

T. PER POSTA 7900/801. Durazzo, 13 agosto 1914. Il capitano Spencer giunto oggi Durazzo da Valona riferisce: l) che la miseria e la fame cresce tra i profughi i quali minacciano fra non molto tumultuare ed assalire villaggi per procacciarsi pane; 2) che i Greci hanno fatto ai confini assegnati da loro all'Epiro autonomo fortificazioni, scavate trincee, preparando difesa contro eventuale ritorno Albanesi; 3) che una trentina abitanti Koritza venuti ora raccontano che ufficiali ellenici e soldati regolari provenienti dalle antiche provincie greche di Sparta, Atene ecc. tengono la città in soggezione, senza nemmeno nascondere la loro qualità ed origine, e che essi hanno abbruciate numerose case e saccheggiati quasi tutti i negozi. La campagna colle messi e le foreste sarebbe quasi tutta incendiata fra Colonia, Skrapari, Premeti, ecc. Lo Spencer prevede nuovi gravi disordini che solo un'occupazione militare potrebbe forse impedire o tutt'al più rendere meno disastrosi. Ormai il Governo non vi paga più nessun funzionario o soldato. Tutte le risorse del Principe si

concentrano nel chiamare truppe e trovar fondi per prolungare quanto possibile la sua precaria esistenza personale nella capitale.

(l) Vedi D. 226.

239

L'AMBASCIATORE A PIETROBURGO, CARLOTTI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI. DI SANGIULIANO

T. GAB. SS. RR. 1074/57. Pietroburgo, 14 agosto 1914, ore 0,55 (per. ore 20).

Ambasciatore di Francia parlandomi della seconda (sic) gita di Mérey In Austria mi ha espresso opinione che Austria non potrà mai accordare Trieste all'Italia. Egli ha soggiunto che stato di guerra fra Inghilterra ed Austria è imminente e ad essa seguirà azione navale anglo-francese nel Mediterraneo, buona parte di entrambe le flotte essendo ormai in moto.

240

IL MINISTRO A BUCAREST, FASCIOTTI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. GAB. 1073/75. Sinaia, 14 aaosto 1914, ore l (per. ore 14).

Il ministro degli Affari Esteri mi ha detto avergli ministro di Turch~a dichiarato a nome del suo Governo che l'Impero ottomano rimane fermo nella neutralità. Ministro di Turchia avendo poi chiesto intervento del Governo romeno presso Governo ellenico nella .questione delle isole, ministro degli Affari Esteri ha risposto consigliando i due Governi ad intendersi direttamente essendo ormai trovata la base di intesa. Tale base sarebbe, secondo il ministro degli Affari Esteri un poco confusa, condominio turco-ellenico sulle isole attualmente occupate dalla Grecia.

241

IL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO, ALL'AMBASCIATORE A PARIGI, TITTONI

T. GAB. P. 902. Roma, 14 agosto 1914, ore 1,35.

Suo telegramma Gabinetto n. 92 (1).

Gravissime condizioni ci consigliano oggi mantenere neutralità. Grey e Sazonoff si sono espressi presso a poco nei termini da V. E. indicati. Se dovessimo mutare attitudine dovrebbero precedere trattative colla Triplice Intesa, ma mi preoccupa la posizione in cui: ci troveremmo se Austria e Germania fossero vittoriose e fossero poi informate di tali trattative visto che non vi è speranza di segreto quando si tratta col Governo francese. Oggi abbiamo notizia dello stato di guerra tra Inghilterra ed Austria ma mi preoccupa la contraddizione tra l'insistenza della Triplice Intesa per indurci ad attaccare l'Austria mentre Francia

ed Inghilterra malgrado la loro superiorità navale nulla intraprendono contro di essa. Sarebbe pericoloso che suggerimenti in questo senso venissero dati da noi ma forse V. E. potrà trovare mezzi indiretti sicuri e segreti.

Probabilmente una vittoria navale anglo-francese sull'Austria rafforzerebbe in Italia quella corrente della opinione pubblica che è più spiccatamente antiaustriaca e che spinge il Governo ad uscire dalla neutralità.

(l) Vedi D. 169.

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L'AMBASCIATORE A LONDRA, IMPERIALI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO (Ed. parzialmente in SALANDRA, Neutralità, pp. 151-153)

T. GAB. ss. 1083/240 (1). Londra, 14 agosto 1914, ore 2,57 (per. ore 3).

Telegr. di V. E. n. 892.

Ignoranza completa in cui trovomi, circa conversazione diplomatica tra Roma ed altra capitale, mancante totalmente d'informazioni su tendenza opinione pubblica italiana non mi forniscono elementi sufficienti per poter sottomettere in piena conoscenza di causa parere che V. E. mi ha fatto l'onore di chiedermi. Tuttavia, per quanto è possibile giudicare da lontano e inspirandomi rigidamente all'unico concetto interesse nostra Patria, parmi attuale situazione nostra possa riassumersi così: rimanendo fino all'ultimo nella neutralità, fine guerra troverà Italia con alleati più o meno ostili e con amiche più o meno tiepide e indifferenti. Nella ipotesi, nostri interessi Mediterraneo, Balcani, Adriatico rimarranno tutto al più illesi ma non certamente vantaggiati o con prospettive di ulteriori vantaggi. Viceversa in caso di vittoria degli austro-tedeschi saremo esposti alla dittatura loro col pericolo manifesto di non poterei più opporre al dilagare influenza teutonica nei Balcani ed al consolidamento preponderante austriaco nell'Adriatico.

Sono questi pericoli evidenti già sagacemente intuiti da V. E., decisamente. Tenendo invece decisamente alla ricostituita e veramente santa alleanza mirante a liberare l'Europa dall'incubo del prepotente brutale militarismo austro-ungarico prussiano sprezzanti di ogni diritto e di ogni libertà di popoli noi potremmo essere in grado di realizzare in caso di vittoria secolari aspirazioni nazionali, asssicurarci definitivamente tranquillità nell'Adriatico, tutelare efficacemente in futuro nostri interessi mediterranei e finalmente cogliere occasione per dare nostra politica estera un avviamento veramente conforme agli interessi e alle tendenze quasi unanimi della Nazione. L'aver combattuto accanto all'Inghilterra contribuirà a aumentare sul serio in modo veramente saldo e per lunghissimi anni amicizia itala-inglese e dato interessi comuni due Governi di mantenere stabile equilibrio ci permetterà di contare sempre sull'appoggio inglese, qualora detto equilibrio minacciasse essere turbato da una Francia vittoriosa e imbaldanzita. La Triplice Alleanza abbiamo procurato, concepito e concluso come strumento pacifico ed eminentemente difensivo. Finchè conservava tale carattere essa presentò per noi vantaggi indiscutibili, divenne anzi una necessità perchè ci permetteva di mantenere la pace europea e tenendo a bada ambizione austriaca evitava conflitto

fra noi e Monarchia. Questi scopi sono stati ora distrutti dai nostri alleati i quali per sete di dominio e per cupidigia di egemonia mondiale si sono resi premeditatamente colpevoli contro l'umanità e la civiltà dei crimini più nefandi che registri. E in questi crimini per somma fortuna d'Italia la saggezza del Governo di S. M. ha impedito fossimo coinvolti anche noi, con la coscienza tranquilla di non aver mancato alle leggi dell'onore verso gli alleati. La Triplice Alleanza per forza delle circostanze si può considerare come morta e sepolta. Se l'Austria e Germania sono battute ci riuscirà inutile e del resto è prevedibile che nazione italiana non ne vorrà sapere, se poi per disgrazia vincono sono esse che o ci respingeranno

o tenteranno di asservird ai loro pravi disegni. Interesse nostro vitale IParmi quindi sia quello di far possibile perchè tale per noi e per l'Europa luttuosa eventualità non abbia a verificarsi. Interrogato ho creduto doveroso manifestare come sempre a V. E. opinione ispiratami dalla mia coscienza e non dubito V. E. vorrà comprendere ed eventualmente perdonare franchezza mio sempre rispettoso linguaggio.

(l) Vedi D. 201. Il numero di questo documento è sbagliato e, invece di 240, probabilmente è 290.

243

IL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO, AL PRESIDENTE DEL CONSIGLIO DEI MINISTRI, SALANDRA

L. P. Fiuggi, 14 agosto 1914, ore 8,15.

Sto meglio, ma il caldo è ostacolo alla convalescenza. Spero tuttavia tra due o tre giorni essere mobilizzabile.

Ricevo la tua di ieri. Desidero e credo utile vedere il meno possibile (per ora) e possibilmente non vedere affatto gli ambasciatori della Triplice Intesa, specialmente Barrère e Krupenski, perchè sarebbe oltremodo pericoloso parlare con loro delle nostre possibili decisioni. Essi divulgherebbero, per comprometterci, qualunque parola nel senso da loro desiderato, e mi stringerebbero d'insinuazioni e domande, mentre tu poi sempre cavartela col rimandarli a me. La sede delle trattative per la nostra eventuale partecipazione alla guerra deve essere esclusivamente Londra, dove si ha maggior sicurezza di segretezza. Ciò è tanto più necessario per non esporre l'Italia a più gravi pericoli, in quanto che:

l) cominciasi a Vienna e Berlino a sospettar qualche cosa sulle nostre intenzioni, come risulta da quanto mi disse ieri sera Flotow (vedi mio telegramma in partenza Gab, num. 907) (l);

2) pare sincero il desiderio di Vienna e Berlino di consolidare i rapporti con noi su basi conformi ai nostri interessi; S) le probabilità di vittoria sono ancora più per gli austro-tedeschi che per la Triplice Intesa. Perciò io credo sia un bene e non un male che io stia in questi giorni poco bene, e non possa vedere Rodd, Krupenski e Barrère.

Leggi in proposito i telegrammi in arrivo Gabinetto numeri 1056 (284 da Londra) (2), 1060 (107 da Vienna) (3), 1063 (109 da Vienna) (4), 1064 (110 da Vienna) (5).

(.5) Vedi D. 209.

Ho scritto un progetto di risposta al telegramma d'Imperiali e prego De Martino di discuterlo con te. Credo pericoloso che Grey abbia telegrafato a Rodd.

(l) -Vedi D. 255. (2) -Non ritrovato. (3) -Vedi D. 210. (4) -Vedi D. 211.
244

IL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO, AL PRESIDENTE DEL CONSIGLIO DEI MINISTRI, SALANDRA

L. P. Fiuggi, 14 agosto 1914, ore 12.

Ho avuto anche oggi e continuerò lunghi colloqui con Flotow. Nel dubbio

che gli austro-tedeschi (vincano), bisogna non rompere i fili ed egli vi lavora

molto bene.

Ottimo il risultato ottenuto pel carbone inglese.

Il telegramma per le trattative segrete con Grey io l'ho scritte a letto a

Roma, alle quattro del mattino.

Oggi mi sento sfinito a cagione del caldo e della inappetenza. Meno male

che ho dormito stanotte! Anche Flotow è sfinito pel caldo.

Fortunatamente i nervi sono calmi, e le facoltà mentali operose.

La situazione militare, e perciò anche politica, è incerta ancora: perciò

prudente riserbo, e manteniamo i buoni rapporti con tutti i belligeranti.

P. S. -Se continuo domani così debole come oggi, senza mangiare, vorrei, salvo che gli affari realmente lo esigano, non andare a Roma domani.

245

IL MINISTRO AD ATENE, DE BOSDARI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. 7717/363. Atene, 14 agosto 1914, ore 14 (per. ore 17).

Giornale di oggi smentisce notizia data da alcuni giornali di ieri secondo cui Epiroti autonomi avanzerebbero verso Valona. Per conto mio non credo verosimile notizia. Ad ogni modo dai miei recenti colloqui in proposito con Venizelos e Streit ho riportato impressione che Governo ellenico farà nel momento attuale ogni sforzo per impedire tale avanzata.

246

IL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO, AL PRESIDENTE DEL CONSIGLIO DEI MINISTRI, SALANDRA

L. P. Fiuggi, 14 agosto 1914, ore 14,30.

Benedico la mia attuale indisposizione, perchè mi pare che ci faciliti la tattica temporeggiatrice.

Sarebbe pericolosa follia ingolfare l'Italia in una guerra di esito incerto, mentre tra pochi giorni la grande battaglia imminente sul teatro della guçrra francotedesca, ci permetterà probabilmente di fare previsioni fondate, e mentre pare

dalle notizie dei giornali che non potremmo per ora fare assegnamento sulla

flotta anglo-francese perchè diretta verso i Dardanelli per premere anzitutto

sulla Turchia. E in ogni caso, prima di qualsiasi atto palese, è necessario avere

con la massima segretezza stipulato a Londra precisi accordi politici e militari.

Inoltre occorre sentire che cosa ci diranno Macchio e Bollati. Prega perciò i

colleghi e tutti di parlare il meno possibile di politica estera e di limitarsi a

ripetere il ritornello della neutralità.

Io spero tornare definitivamente a Roma fra tre o quattro giorni, prima dei

quali mi è impossibile di muovermi perchè continua il mio stato di debolezza

con un po' di febbre.

247

IL MINISTRO DEGLI ESTERI. DI SANGIULIANO, ALL'AMBASCIATORE A LONDRA, IMPERIALI

T. GAB. P. 905. Roma, 14 agosto 1914, ore 20,25.

Telegramma di V. E. Gabinetto 892 (1).

In merito mi riservo di risponderle ulteriormente. Intanto la prego di insi

stere presso Grey affinchè le conversazioni abbiano luogo esclusivamente a Lon

dra e in nessun altro posto e neanche a Roma e colla massima segretezza.

248

IL CONSOLE A SCUTARI, DE FACENDIS, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. uu. 7744/315. Scutari, 14 agosto 1914, ore 23 (per. il 15, ore 3).

Piroscafo austro-ungarico «Andrassy » ha ,sbarcato San Giovanni di Medua ingenti quantità fucili e munizioni che con cavalli austriaci in carovane fornite da circa 500 Malissori sono diretti Cossovo per via Calmeti. Telegrafato quanto precede Legazione.

249

IL MINISTRO A DURAZZO, ALIOTTI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. PER POSTA 7902/802. Durazzo, 14 agosto 1914.

Telegramma di V. E. 12 agosto n. 4635 (2).

Le preoccupazioni segnalate dal R. Console in Scutari sono condivise pure dal Governo centrale, il quale teme mossa offensiva del Montenegro. Per potersi far un concetto utile sulla situazione a Scutari e sugli eventuali provvedimenti

da prendere per tutelare i nostri interessi occorrerebbe anzitutto conoscere le intenzioni del Montenegro al riguardo dell'Albania.

Se il Montenegro volesse profittare dell'attuale crisi a danno di questo Paese e se il R. Governo non credesse opportuno di interessarsi di questa questione presso il Governo di Cettigne per evitare un conflitto, io non credo che la presenza del nostro distaccamento a Scutari sia consigliabile dopo la partenza del distaccamento francese.

Se invece il R. Governo crederà assicurarsi intorno alle intenzioni del Montenegro e fare eventuali rimostranze a Cettigne, il distaccamento nostro potrà rendere immensi servigi all'Albania rimanendo a Scutari.

Nell'ipotesi che il nostro distaccamento facesse ritorno in patria ritengo con De Facendis che si possa in ogni modo tener aperto l'ambulatorio e trattenere almeno parte del distaccamento di marina.

In quanto all'ospedale non posseggo in questo momento elementi sufficienti per giudicarne. Il colonnello Rosati saprà fornire una risposta competente.

Partendo il colonnello Vigliani questo Governo avrebbe intenzione di nominare a Governatore di Scutari Feizi bey, ma dubito che questi abbia i mezzi per far valere la sua autorità. In ogni modo la C.I.C. sarà chiamata eventualmente a deliberare in proposito d'accordo col Governo centrale.

(l) -Questo numero corrisponde ad un tel. Di Sangiuliano (D. 201) e non di Imperiali,alla cui risposta (D. 223) evidentemente qui si fa riferimento. (2) -Vedi D. 208.
250

L'AMBASCIATORE A PARIGI, TITTONI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. GAB. RR. 1078/110. Parigi, 15 agosto 1914 (per. ore 5,10).

Oggi è venuto a farmi visita il Presidente della Camera Deschanel. In sostanza egli mi ha detto le stesse cose di Clemenceau, Briand e Bourgeois. Costoro nel momento attuale possono essere considerati collaboratori del Governo nella azione politica quotidiana. Nel visitarmi hanno voluto fare atto di deferenza verso l'Italia e dimostrare al tempo stesso la concordia di tutti nell'augurare la possibilità di una futura cooperazione coll'Italia. Io rispondendo cortesemente continuo a mantenere il più grande riserbo. Deschanel mi ha oggi confermato ciò a cui già Poincaré mi aveva accennato e cioè la probabilità di una pronta azione delle flotte francesi ed inglesi contro Trieste e Pola.

251

L'AMBASCIATORE A PARIGI, TITTONI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. GAB. S. RR. 1079/111 (1). Parigi, 15 agosto 1914, ore 0,40 (per. ore 5,20)

Telegramma di V. E. n. 902 (2). Comprendo le ragioni gravissime che ci consigliano oggi a mantenere la neutralità. Uscendone dovremmo premunirei dai possibili rischi tra i quali prin

cipalmente quelli accennati dall'E. V. del risentimento della Germania e dell'Austria se vittoriose. V. E. ha ragione quando dice che qui non si può contare sul segreto. Quindi trattative anticipate colla Triplice Intesa non sarebbero opportune anche perchè se e quando risolveremo di uscire dalla neutralità queste trattative potranno essere rapidamente concluse poichè già sappiamo ciò (•he Triplice Intesa vuole da noi e ciò che ci offre.

Quanto all'esitazione della Francia e dell'Inghilterra ad attaccare Austria sta in fatto che le due prime potenze si sono trovate imbarazzate perchè Austria voleva ad ogni costo mantenere i rapporti con loro. Mensdorff e Szécsen non se ne volevano andare e sono partiti non richiamati dal proprio Governo ma licenziati dai Governi francese e inglese.

Ora che vi è lo stato di guerra ritengo che secondo l'accenno fatto da Poincaré e Deschanel si avrà presto un'azione delle flotte francese ed inglese contro Trieste e Pola. Ciò produrrà una grande impressione nell'opinione pubblica italiana. Parmi che per ora noi dobbiamo vigilare essere pronti a tutto e tener presente il grande interesse nostro ed avere con noi la Romania in qualunque eventualità.

(l) -Comunicato ad Imperiali il 17 agosto 1914 (T. gab. 929). (2) -Vedi D. 241.
252

IL CONSOLE A VALONA, LORI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. R. 7748/868. Valona, 15 agosto 1914, ore 0,50 (per. ore 3).

Questo Mutessarif è venuto stamane parlarmi confidenzialmente; mi ha intrattenuto insuccessi Berat e assurdità simile tentativo destinato provocare disastro, attirare odio sul Governo, il contegno bande governative fu deplorevole e che a Berat anche gendarmi, che fra di essi si trovavano, furono visti scassinare, saccheggiare botteghe; che insorti popolazione indignati anche contro rifugiati epiroti di oltre Voiussa perchè alcuni parteciparono spedizione, li scacciarono verso Voiussa a migliaia dove bande governative impediscono il passaggio perchè questa popolazione non veda tristi conseguenze deplorata spedizione. Entro oggi stesso Berat ed altri capi spedizione rifugiatisi qua cercano raggranellare rinforzi per avanzare di nuovo malgrado persistente opposizione di esso Mutessarif e divieto Comandante militare. Ha attribuito colpo (l) ... all'ostinazione e agli intrighi di Akif Pascià mosso da desiderio vendetta personale e mi ha detto avere scritto Durazzo in termini vivacissimi. Mutessarif che era molto abbattuto mi ha poi manifestato suo assoluto scoraggiamento in presenza situazione insostenibile Albania quotidiano disastro intrighi di (l) ... azione Durazzo, imminente esaurimento finanze, incapacità Principe, che ha definito « un bam'bino ». Ha concluso dichiarandomi che scopo sua visita era, come alban<:!se e sicuro interprete pensiero ogni albanese di buon senso, di chiedere formalmente intervento nostro Governo, non restando ormai altro rimedio che occupazione straniera visto incapacità Albanesi governo, almeno per ora, da sè stesso. Gli

IO -Documenti diplomatici -Serie V -Vol. I

ho risposto che, come S€mpre, non avrei mancato riferire scrupolosamente ma l'ho prevenuto della ferma intenzione del nostro Governo di restare fedele nostro accordo coll'Austria, conformemente istruzioni di V. E. Mi consta Mutessarif stesso e qualche altro, fra i quali delegato albanese Commissione Controllo, di passaggio Valona, hanno tenuto consimile linguaggio col Capitano Moltedo aggiungendo altresl che se anche l'Italia negasse il suo soccorso, non resterebbe più che chiedere per disperazione l'occupazione greca. Prego V. E. comunicare

R. Legazione Durazzo non potendo radiotelegrafare direttamente.

(l) Gruppo indecifrabile.

253

IL CONSOLE GENERALE A SCUTARI, DE FACENDIS, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. 7811/318. Scutari, 15 agosto 1914, ore 6,30 (per. il 16, ore 2,30).

Sbarco di armi e munizioni.

Console montenegrino si è recato stamane dal Governatore Colonnello Vi

gliani per protestare formalmente contro sbarco a Medua di armi e munizioni

di provenienza austriaca ritenendo sia ciò diretto ad una azione contro Mon

tenegro.

Ho telegrafato quanto precede alla R. Legazione.

254

IL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO, AL MINISTRO A BUCAREST, FASCIOTTI

T. GAB. 906. Roma, 15 agosto 1914, ore 8.

Flotow mi ha detto ieri che gli risulta che ella consiglia alla Romania di

rimanere neutrale.

Io gli ho risposto che le sue istruzioni sono di non dare consigli nè in un senso o nell'altro. La prego di mettermi in grado di rispondergli e confido sulla sua abilità per non comprometterci con Austria e Germania.

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IL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO, AGLI AMBASCIATORI A VIENNA, AVARNA, E A BERLINO, BOLLATI

T. GAB. 907. Roma, 15 agosto 1914, ore 8.

Ieri (l) Flotow mi fece alcuni accenni da cui risulta che il suo Governo sospetta che noi ad un dato momento ci uniamo nella guerra alla Triplice Intesa e notò tra l'altro che la maggiore parte dei nostri diplomatici sono anti-triplicistl

-o almeno anti-austriaci e che Barrère esercita grande influenza in Italia soprattutto nella stampa. Io ho cercato di rassicurarlo e confido su V. E. per dissipare tale sospetto.

mattino dopo.

Discorrendo del torto dei nostri alleati per non averci prevennto delle loro intenzioni, egli citò il precedente, a suo avviso identico della guerra di Libia, ma mi fu facile dimostrargli la differenza.

(l) -Il colloquio, come si rileva dal D. 243, avvenne il 13 agosto anzichè il 14 come si desumerebbe da questo tel. il quale, evidentemente, venne scritto il 14 sera e spedito,. il
256

L'AMBASCIATORE A LONDRA, IMPERIALI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. CAB. P. s. 1095/296. Londra, 15 agosto 1914, ore 9,15 (per. il 16, ore 2).

Telegramma di V. E. n. 905 (1).

Essendo riuscito impossibile vedere oggi Grey gli ho fatto pervenire messaggio di V. E., per tramite di persona sicura al corrente di tutto. Ad ogni buon fine, aggiungo che nei due miei colloqui non mancai io stesso di rivolgere a Grey formale raccomandazione conforme desiderio di V. E.

È bene V. E. sappia pure che, secondo mi risulta da fonte sicurissima, Grey 1>i rende perfettamente conto non facile nostra posizione, per tale motivo non vuole con insistenza e sollecitazione importuna creare imbarazzi al Governo di

S. M. al quale desidera invece lasciare ampia libertà di prendere decisioni che giudicherà più e meglio conformi vitali interessi Patria nostra.

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IL MINISTRO A SOFIA, CUCCHI BOASSO, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. CAB. 1084/38. Sofia, 15 agosto 1914, ore 10 (per. ore 15). Da persona bene informata a titolo il più confidenziale mi è stato detto che mentre Austria-Ungheria e Germania facevano qui pressione per spingere Governo bulgaro ad una azione in loro favore ordinando subito mobilitazione, Russia invitava Governo bulgaro marciare contro la Turchia. Presidente del Consiglio dei Ministri oppose reciso rifiuto giustificando col non volere rompere in nessun modo neutralità e anche colla ripulsione che tutto il popolo bulgaro avrebbe a combattere in un paese già inutilmente conquistato con immensi sacrifici. In seguito a ciò ministro di Russia d'ordine di Sazonoff avantieri fece premure per avere conferma scritta della neutralità. Governo bulgaro ha infatti rimesso a Legazione di Russia nota verbale dichiarando categoricamente che la Bulgaria osserverà la più stretta neutralità fino alla fine della crisi europea.

Da quanto mi è stato detto oggi pure dal ministro di Serbia, appena giunto da Nisch, Serbia ha fatto alla Bulgaria proposte compensi ma Governo serbo è

Cl) Vedi D. 247.

rimasto stupito che la Bulgaria non sembra finora voler entrare in questo ordine d'idee. Pertanto in base a queste confidenze credo esattissime notizie date da Fasciotti e che tali proposte siano fatte da questo ministro di Russia. Riluttanza aderire dette proposte potrebbe forse essere determinata dal fatto che il Governo bulgaro colla sua accettazione teme pregiudicare vitali questioni sbocco al mare della Bulgaria occidentale (di cui mio telegramma Gabinetto n. 33 (l) paragrafo 3o) o del fatto che la Bulgaria potrebbe volere chiaramente specificati i compensi della sua attitudine verso la Serbia.

Del resto che la Russia avesse (cercato) di paralizzare qualsiasi azione della Bulgaria contro la Serbia era già da me accennato nel mio telegramma Gabinetto n. 35 (2). Circa la notizia dello sguarnimento frontiera russa (mio telegramma Gabinetto n. 36) (3) vedo che essa è confermata anche dal ministro di Russia a Fasciotti e ciò deve essere conosciuto dal Governo bulgaro il quale naturalmente sarà indotto a supporre che le relazioni russo-romene siano ottime.

258

IL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO, AL PRESIDENTE DEL CONSIGLIO DEI MINISTRI, SALANDRA

L. P. Fiuggi, 15 agosto 1914.

Per le ragioni, che ti ho scritto, e che ti spiegherà meglio De Martino, io, che conosco Barrère da sedici anni, e sono suo amico intimo, credo necessario alla salvezza d'Italia di non vederlo e non parlargli prima che si siano verificate le condizioni, che De Martino ti esporrà.

In ogni caso poi posdimani lunedì non potrei muovermi a meno di un miracolo, benchè io stia un po' meglio.

P. S.-E ti prego e scongiuro per l'Italia nostra, se vedi Barrère e Krupenski di non dir loro nulla di compromettente. Quanto alla Svizzera, è meglio far venire qui Paulucci, col pretesto degli emigranti:.

Raccomando caldamente di non trattare della neutralità della Svizzera e F-imili argomenti in Consiglio dei Ministri. A voce ti dirò tanti motivi.

259

FUSINATO, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

L. CONF. Roma, 15 agosto 1914.

Ieri e ier l'altro ho avuto occasione di parlare lungamente con Arco e con Hindenburg, e non mi pare inutile, non foss'altro a titolo di controllo, di rife

rirti molto sommariamente quello che mi pare risultare dalle loro parole, e che, in tua assenza, ho pure comunicato a Salandra:

l) la preoccupazione di una rottura della nostra neutralità a loro danno;

2) la disposizione a entrare in qualche accordo che dia a loro quella sicurezza della nostra neutralità e a noi la sicurezza che, dopo la guerra, non vorranno vendicarsi (per dirla in una parola spiccia).

A me sembra che sia questa, per noi, la sola via che possiamo battere; con due difficoltà: quella di fare entrare l'Austria nell'accordo, e l'altra di essere sicuri. (Se fosse possibile l'intervento dei sovrani!).

Ma mi pare che bisogna sfruttare quanto meglio e più presto si possa quella loro preoccupazione. Tu hai in mano la vita della patria. Che il cielo ti ispiri e ci aiuti!

P. S. -Ieri sera Hindenburg mi diceva che la prima condizione per giungere a qualche intesa di quel genere è la fiducia reciproca.

Bisogna dargliela, persuadendoli che noi non faremo mai atti di brigantaggio. In circostanze come queste non credi che la prima astuzia sia la lealtà?

(l) -Vedi D. 112. (2) -Vedi D. 180. (3) -Con questo telegramma del 12 agosto (t. a. 7657) Cucchi comunicava che ministro di Romania gli aveva detto che « frontiera russo romena era completamente sprovvista truppeda ambo le parti •.
260

IL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO, AL PRESIDENTE DEL CONSIGLIO DEI MINISTRI, SALANDRA

L. P. Fiuggi, 15 agosto 1914, ore 14,30.

Sto meglio di stamane; anche il caldo è un po' diminuito. Ho avuto testè un'interessante conversazione con Flotow, che leggerai nei telegrammi in partenza.

Veggo che i socialisti insistono per la convocazione della Camera e per la amnistia; la convocazione della Camera costituirebbe oggi un grave pericolo per interessi vitali del paese; l'amnistia mi pare che ora sarebbe pure un errore, mentre, in caso di partecipazione nostra alla guerra, potrà forse essere accordata

-o negoziata. Veggo che alcuni giornali chiedono l'invio di truppe a Valona o di navi, -o altri provvedimenti milìtari per l'Albania, a cagione della situazione in queJ tribolato paese.

Questo sarebbe a mio parere un errore; nella situazione internazionale attuale, è chiaro che la sorte dell'Albania non sarà decisa in Albania, ma secondo l'esito della guerra europea, e che a noi non conviene disperdere le nostre forze inviandole in Albania o altrove, ma tenerle tutte concentrate in Italia per agire, se si dovrà agire, contro il maggior nucleo di forze nemiche a noi contrapposte alle nostre frontiere e nelle regioni a noi limitrofe.

Sento che Essad Pascià è tornato in Italia: per ora ci conviene che ci resti: se avremo guerra contro l'Austria, sarà allora il caso di utilizzarlo in Albania, ma· con forze albanesi. non italiane.

261

IL MINISTRO A BUCAREST. FASCIOTTI. AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. GAB. 1099/80. Sinaia, 15 agosto 1914, ore 15 (per. il16, ore 8,25).

Tel. di V. E. 906 Gabinetto (1). Secondo le istruzioni dell'E. V. mi astengo dal dare consigli a questo Governo appena vedrò Bratianu e Porumbaro dirò loro esplicitamente che ho ordine di non dare consigli nè in un senso o nell'altro (2).

D'altro lato tengo presenti istruzioni della E. V. confermatemi da ultimo col telegramma di Gabinetto n. 900 (4).

(3) ... che io però non posso fare a meno che si creda a Vienna ed a Berlino che le nostre decisioni hanno avuto ed avranno grande influenza sulle deterrninazioni della Romania come del resto è in realtà.

262

L'AMBASCIATORE A COSTANTINOPOLI, GARRONI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. 7853/371. Therapia, 15 agosto 1914, ore 15,35 (per. il 16, ore 16,50).

Regi Consoli in Turchia mi riferiscono che autorità militari penetrano ovunque a forza nei domicili dei regi sudditi, requisiscono viveri e merci di ogni specie ne fissano arbitrariamente il prezzo senza rilasciare ricevuta. Soltanto oggi Sublime Porta mi comunica creazione Commissione delegata regolarizzare requisizione e rilasciare ricevute. Requisizione si estende a cavalli, veicoli ed automobili in violazione delle disposizioni già state fissate fra le Missioni e Sublime Porta. Cinque automobili di lusso Fiat del prezzo di 120 mila franchi furono requisite al momento dello sbarco e dopo pagato diritti doganali. Ai Dardanelli fu arrestato per qualche giorno il «Romania » della Società Nazionale di Servizi Marittimi ·che stava per uscire quelle autorità volendo requisirvi a bordo 3000 sacchi farina. Contro tutti questi abusi e violenze che sono una flagrante violazione dei nostri trattati in vigore colla Turchia ho protestato formalmente e per iscritto ma senza risultato poichè i vari Ministeri tutti d'accordo fra loro riversano l'uno sull'altro la responsabilità di tali misure. Solo ottenni per alcune requisizioni di farine fatte d'ordine del Ministro della Guerra che Talaat bey le facesse proprie per conto della prefettura pagandone importo. Si ha impressione che in questa linea di condotta Governo ottomano sia guidato e sorretto dall'Ambasciata germanica che si può dire, d'accordo con Enver bey e missione militare germanica, è in questo arbitra dei destini (?) dell'Impero. I sudditi delle Potenze Triplice Intesa sono altresì vittime degli stessi abusi e proteste dei singoli ambasciatori

sono relativamente deboli perchè pare che (non) ... (l) si voglia per il momento precipitare gli avvenimenti nei Balcani. Se ne giudica dall'affare delle navi tedesche che quantunque -gravissimo non ha fatto precipitare decisioni Russia Francia Inghilterra. Nostra situazione potendo parere diversa prego

V. E. volermi dire quali istruzioni io debba impartire ai Consolati se cioè conviene che usino prudenza e si limitino a protestare registrando danni nostri connazionali, seguendo le Potenze Triplice Intesa e se invece io debba chiedere formalmente a questo Governo rispettare trattati in vigore. Avverto che in questo caso, dato eccitamento turco del momento, per non venire meno nostro prestigio bisognerebbe essere disposti ad arrivare anche al mio richiamo quando non si avessero le desiderate soddisfazioni con tutte conseguenze che potrebbero derivarne nostri connazionali.

(l) -Vedi D. 254. (2) -In altro tel. del 16 agosto (T. gab. 1104) Fasciotti ripeteva: « Confermo che V. E. può recisamente smentire che io dia a questo Governo consigli in un senso o in un'altro. Ciò non toglie però naturalmente che tenga presenti le istruzioni riservate di V. E. •· (3) -Gruppo indecifrabile. (4) -Vedi D. 229.
263

L'AMBASCIATORE A COSTANTINOPOLI, GARRONI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. GAB. 1106/224. Therapia, 15 agosto 1914, ore 16 (per. ore· 22,55). Pressioni esercitate da Wangenheim e Pallavicini sul Governo ottomano per persuaderlo ad uscire dalla neutralità sono inaudite. Gran Visir mi ha però dichiarato in questo momento che nessun accordo (esiste) sino ad ora al riguardo e che Governo ottomano intende rimanere neutrale. Senonchè ·Credo aver potuto comprendere che presa di Liegi e ritiro di russi da Varsavia abilmente rappresentati da Wangenheim come due grandi successi mi-litari tedeschi hanno esercitato grande impressione sulla fantasia del Gran Visir ed in genere di questo Governo, a controbilanciarla riuscirebbe forse appena la notizia di qualche vittoria inglese. Ministro di Bulgaria pur convenendo che anche su Sofia sono attualmente esercitate grandi pressioni dalla Germania e Austria-Ungheria, mi ha oggi confermato che suo Governo desidera per il momento rimanere neutrale. Come sintomo anche delle intenzioni del Gabinetto di Sofia aggiungo che Tocheff mi ha pregato di insistere presso Governo ottomano per consigliarli la neutralità.

Dai miei numerosi colloqui infine con questo ministro di Romania ricavo impressione che Governo romeno non si sia ancora deciso se osservare suoi impegni

o tener conto degli interessi e dei sentimenti del popolo.

264

L'AMBASCIATORE A PARIGI, TITTONI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. GAB. s. R. 1091/114. Parigi, 15 agosto 1914, ore 16,45 (per. il16, ore 2,15). Informazioni da fonte sicurissima provenienti dall'Ambasciata russa ml

permettono di precisare meglio a V. E. quale sarebbe il punto di vista dei Governi della Triplice Intesa nelle trattative coll'Italia. I tre Governi sono

desiderosi di continuare le trattative e di chiarire le proposte già formulate tanto più che Grey si sarebbe dichiarato disposto ad inviare istruzioni più esplicite a Rodd, cosa che gli sembrava poco corretta fintanto che lo stato di guerra non (1) ... dichiarato tra Inghilterra e Austria. Il Governo russo ha l'impressione che tanto il Governo del Re quanto l'opinione pubblica italiana non sarebbero contrarie ad un'azione contro l'Austria, ma crede che il R. Governo non desideri di dare una risposta categorica perchè non è ancora persuaso della disfatta dei due Imperi Centrali e perchè è persuaso che anche senza prendere categorici impegni potrà, al momento della stipulazione della pace, ottenere vantaggi territoriali.

Ma in tal caso il Governo russo non si crederebbe obbligato a dare alla Italia un così caldo appoggio. I Governi della Triplice Intesa desiderano sopratutto un impegno morale: comprendono quanto sia delicata la situazione dell'Italia e sentono il dovere di usare verso di lei ogni più delicato riguardo dettato dalla gratitudine sincera per la neutralità così prontamente dichiarata. Ottenuta una formale assicurazione sono assolutamente disposti a lasciare all'Italia tutta la possibile latitudine ed indipendenza per la scelta delle modalità del momento e del pretesto atto a determinare una sua azione. Ove sorgessero complicazioni nell'Impero ottomano il Governo russo sarebbe lieto se l'Italia volesse partecipare al regolamento di tali questioni assicurandosi in ogni eventualità la situazione che le spetta nel Mediterrano orientale.

(l) Gruppo indecifrabile.

265

IL MINISTRO DEGLI ESTERI. DI SANGIULIANO. AL PRESIDENTE DEL CONSIGLIO DEI MINISTRI, SALANDRA.

L. P. Fiuggi, 15 agosto 1914, ore 18.

Trattandosi della salvezza dell'Italia o della sua rovina, io credo mio dovere, per non esporre il paese ai più gravi pericoli, di rifiutare assolutamente di trattare con Barrère e Krupenski della nostra eventuale partecipazione alla guerra. Sono due uomini pericolosissimi, che non offrono alcuna garanzia di segretezza.

Sto meglio e spero tra tre o quattro giorni esser in grado di tornare a Roma ma non solo non lo farò ma andrò al Polo Nord piuttosto che trattare con loro, almeno flnchè la decisione non sia certa e imminente. Unica e sola sede possibile delle trattative è Londra: a Londra soltanto si può esser sicuri della segretezza. Ed anche a Londra conviene aspettare almeno l'esito della grande battaglia sul teatro di guerra franco-tedesco.

266

IL CONSOLE A SCUTARI, DE FACENDIS, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. 7818/316. Scutari, 15 agosto 1914, ore 18,:W (per. il 16, ore 2,30).

Seguito mio telegramma 315 (2). Comandante distaccamento Alessio mi telegrafa quanto segue: « Piroscafo Andrassy della compagnia di navigazione Adria proveniente Fiume sbarcato

Medua mille fucili molte casse m~mizioni.. Ho veduto colonna oltre cento cavalli guidati prete Zadrimes signore austriaco con cicatrice guancia dirigersi calma... {l) Pare si prepari rivolta contro noi Serbia Montenegro ».

Mi vien riferito poi ieri sarebbe pervenuto a monsignor Sereggi somma

25.000 na:Doleoni. Ho telegrafato quanto precede alla R. Legazione.

(l) -Gruppo indecifrabile. (2) -Vedi D. 248.
267

IL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO, AL PRESIDENTE DEL CONSIGLIO DEI MINISTRI, SALANDRA

L. P. Fiuggi, 15 agosto 1914.

Oggi mi pare di stare, non molto, ma un poco meglio. Spero che tra due

o tre giorni potrò ritornare definitivamente a Roma, tanto più che Bruschelli mi dice che c'e un mezzo di avere le camere meno calde.

Ieri ho visto Krupenski: nei telegrammi in partenza (2) leggerai il sunto del colloquio che non poteva essere concludente, perchè io persisto sempre più nell'opinione che convenga concentrare le trattative a Londra per avere maggiori garanzie di segretezza.

Oggi deve venire a trovarmi e a pranzare da me Macchio. Leggi in proposito il telegramma in arrivo Gab. 1072 (Gab. 112 da V.ienna) (3).

Come vedrai anche dai telegrammi in arrivo 7648 e 7709 (53 e 54 da Budapest) (4) è assai nocivo e pericoloso il linguaggio della nostra stampa ostile all'Austria e alla Germania, perchè: o dovremo consolidare l'amicizia con quelle due Potenze, e in tal caso siffatto linguaggio è un ostacolo, e in ogni modo ne rende più difficili e minori i possibili vantaggi, o dovremo rompere con loro e persino far loro la guerra, e in tal caso il linguaggio della nostra stampa è pure nocivo e pericoloso, perchè le tien in sospetto e vigilanti, mentre ci converrebbe addormentarle, e ci rende non facile di ottenere buone condizioni dalla Triplice Intesa.

Io insisto e faccio insistere da De Martino e Garbasso presso i giornali, con cui sono in rdazione: ma tu puoi fare di più per mezzo del tuo Gabinetto presso tutta la stampa.

(I. B. Reihe II Band VI n. 104) Di Sangiuliano fu più esplicito, ammettendo l'eventualità dell'intervento dell'Italia e dichiarando che condizioni preliminari di esso sarebbero state la cooperazione delle flotte inglese e francese con quella italiana e l'impegno di non concludere pace separata

(l) -Gruppo indecifrabile. (2) -I telegrammi in partenza che si riferiscono a questo colloquio sono: a) il t. 4684 a Carlotti per comunicargli il compiacimento dal Governo russo per la neutralità italiana. b) il T. gab. 911 del 16 agosto (D. 279). Secondo quando Krupenski telegrafò al suo governo (3) -Vedi D. 231. (4) -Non riprodotti. Con quei telegrammi Martin Franklin, console a Budapest, segnalava il malcontento che nei circoli politici ungheresi andava acuendosi per l'attitudine dell'Italia e specialmente per il linguaggio di molta parte della stampa italiana. Una intervista con Krupenski pubblicata dal Corriere della Sera, aveva riacceso nella stampa ungherese polemiche non favorevoli all'Italia.
268

L'AMBASCIATORE A PIETROBURGO, CARLOTTI, AL MI~ISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. GAB. s. 1111/59. Pietroburgo, 15 agosto 1914, ore 19,40 (per. il 16, ore 23,50).

Secondo notizia che comunico a V. E. con ogni riserva Francia e Inghilterra ormai in stato di guerra con Austria, si disporrebbero a liberare Montenegro dal blocco austro-ungarico.

269

L'AMBASCIATORE A LONDRA, IMPERIALI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. GAB. SS. P. 1069/288. Londra, 15 agosto 1914, ore 20,13.

Grey mi ha oggi in sostanza confermato risposta preliminare datami ieri

nei termini da lui dettatimi e qui appresso riprodotti: « Salvo discutere qualche

punto di dettaglio, io credo che noi potremmo in generale assentire alle note

specifiche condizioni se Italia divenisse nostra alleata e combattesse dalla stessa

parte. Ad alcune di quelle condizioni, ad esempio passaggio Trento e Trieste

all'Italia io non dubito noi consentiremo assolutamente.

N o i, però, non potremmo impegnarci per nessuna di queste condizioni fino a che Italia non si sarà definitivamente dichiarata pronta ad unirsi a noi. Circa particolari delle dette condizioni io non potrei entrare in discuso;;ione meramente ipotetica; qualora, però, Italia divenisse nostra alleata e combattesse al nostro fianco diverranno naturalmente possibili molte cose sulle quali non si sarebbe riuscito diversamente a intendersi».

La risposta di Grey è quale io prevedevo, chiara, precisa ed in complesso soddisfacente se noi prendiamo una decisione definitiva. Nel corso colloquio Grey mi ha detto che sarebbe suo vivissimo desiderio di evitare fino a che sarà possibile smembramento Turchia, unico Stato maomettano rimasto ancora indipendente, ciò ben inteso a meno che Impero non cascasse a pezzi e qualunque salvataggio risultasse assolutamente impossibile. Io gli ho risposto ritenere che anche su questo punto vedute Governo di S. M. collimassero con le sue. Noi, siccome gli ho più volte dichiarato, non abbiamo alcun interesse di disgregamento Impero ottomano, abbiamo anzi interessi ·comuni con l'Inghilterra a mantenerlo in vita, facilitando lo sviluppo economico sue provincie asiatiche, col concorso del nostro capitale.

270

IL MINISTRO A DURAZZO, ALIOTTI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. RR. 7906/806. Durazzo, 15 agosto 1914. Telegrammi del R. Console in Scutari n. 1647 e 1657.

Le notizie fornite da De Facendis sono un complemento di quelle da me riferite su Hassan bey e su Issa Bolletinas. Quest'ultimo è partito ieri sera per

S. Giovanni di Medua insieme ad alcuni suoi armati. Credo utile far rilevare al riguardo di questi preparativi che la Legazione d'Austria ne fu la principale istigatrice per quanto il signor Lowental affetti palesemente di sostenere l'opinione dover l'Albania rimaner neutrale. Ora non sfugge a nessuno che impegnare l'Albania in grave conflitto coi suoi vicini costituisce un'aperta violazione degli accordi esistenti tra l'Italia e l'Austria. Naturalmente non siamo stati avvisati in nessun modo nè dello sbarco di armi, nè degli intrighi fra i Cossovesi e tribù cattoliche che vengono incitate ad insorgere contro i Serbi e Montenegrini.

L'Albania potrà fatalmente essere trascinata in qualche conflitto internazionale, ciò che distruggerebbe gli ultimi puntelli vacillanti dell'accordo di Londra.

Questo modo di procedere dell'Austria può certo trovare l'attenuante della impellente necessità di guerra, ma compromette ciò non di meno l'avvenire di questo disgraziato paese. In caso di sconfitta austro-germanica l'Albania non potrebbe facilmente sfuggire alla sua sorte di fronte ai giusti risentimenti della Serbia. In caso di vittoria austro-germanica possiamo aspettarci ad una preponderanza austriaca inconciliabile coi nostri interessi a meno che si prendano in tempo utili accordi e misure efficaci.

271

IL MINISTRO A DURAZZO, ALIOTTI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. PER POSTA 7905/807. Durazzo, 15 agosto 1914. Albania e Serbia. Telegramma di V. E. n. 4631 (1) dell'H agosto. Ho rinnovato a questo Governo raccomandazioni di evitare conflitti coi vicini. In forma amichevole ho pure fatto rilevare al rappresentante serbo che non sarebbe il caso di attribuire soverchia importanza a movimenti e scorrerie di qualche capo albanese alla frontiera serba che difficilmente il Governo di Durazzo può sorvegliare. Uguale raccomandazione fece anche questo ministro di Romania al Sr. Gravilovich che sembra essersi un poco moderato. Turkhan Pascià è, ciò malgrado, assai preoccupato di una nuova lettera direttagli ieri l'altro dal rappresentante serbo in cui questo domanda che siano prese misure contro la minacciata incursione della banda di Cossovesi e conclude

domandando, in tono che potrebbe ritenersi minaccioso, se il Governo albanese è in grado di assicurare e sorvegliare le sue frontiere.

(l) Vedi D. 200.

272

L'AMBASCIATORE A PIETROBURGO, CARLOTTI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. GAB. (l) 1087/452 (2). Pietroburgo, 16 agosto 1914, o1·e l (per. ore 6).

Da fonte sicura mi viene affermato che trattative fra Vienna e Cettigne per Lowcen continuano tuttora e si svolgono attualmente sulla base della cessione di Scutari al Montenegro. Il Re potrebbe così dimostrare alla opinione pubblica del suo Paese che pur trovandosi impossibilità impedire occupazione austriaca ha saputo almeno trarne qualche partito per un compenso. Acquisto di Scutari sarebbe poi (così) popolare (da) attenuare i risentimenti perdita del Lowcen

che non tutti comprendono equivale alla perdita della libertà montenegrina.

273

L'AMBASCIATORE A PIETROBURGO, CARLOTTI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. GAB. 1112/60. Pietroburgo, 16 agosto 1914, ore l (per. ore 22).

In base alle mie indagini ho motivo di ritenere veridiche le informazioni date a Fasciotti dal suo collega di Russia. Ritengo che realizzazione delle rivendicazioni della Serbia in Bosnia Erzegovina e in Ungheria renderebbe agevole a quel Regno il fare concessioni alla Bulgaria ma che il Signor Pasic non vi addiverrebbe che a guerra finita anche per non demoralizzare l'esercito. In queste sfere non si crede che Bulgaria attaccherà Serbia ma in generale si fa conto molto relativo del giuoco degli Stati balcanici, la cui azione non muterebbe gran fatto le sorti della guerra e il cui avvenire sarà deciso sui campi di battaglia del Nord.

274

L'AMBASCIATORE A PIETROBURGO, CARLOTTI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. GAB. s. 1113/61. Pietroburgo, 16 agosto 1914, ore l (per. ore 21).

Ambasciatore di Inghilterra mi ha detto che probabilmente il comando generale delle squadre anglo-francesi nel Mediterraneo sarà affidato all'Ammiraglio Lapeyrére e che attualmente problema che viene esaminato dalle due marine è il modo di snidare dai loro rifugi la squadra austro-ungarica nel sud e quella germanica nel nord. A quanto mi ha detto ambasciatore di Francia malumore contro Turchia per illecito acquisto del Goeben e del Breslau, va aumentando a Parigi.

(l) -Il 17 agosto 1914 Di Sangiuliano comunicava questo tel. ad Avarna (T. gab. 932) con l'aggiunta: • Quanto precede per sua informazione con preghiera di darmi il suo parerein proposito •. (2) -Probabilmente 62.
275

IL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO, AL MINISTRO A BUCAREST, FASCIOTTI

r. 4695. Roma, 16 agosto, ore l ,30.

Epiro. Il R. Ministro a Durazzo riferisce che egli continua ad ispirare la propria linea di condotta al nostro interesse di mantenere buoni rapporti con la Romania e quindi a prestare ogni appoggio al Principe il quale se ne mostra grato. Aliotti opina che ad integrare siffatta linea di condotta dovremmo mostrare maggior premura nel risolvere questione epirota nella quale però la Romania dovrebbe collaborare con noi più efficacemente.

Trovo giusta questa opinione di Aliotti e prego pertanto la S. V. di informare il suo linguaggio a tale direttiva facendo soprattutto rilevare che la questione dell'Epiro è sempre stata l'origine di tutte le complicazioni che hanno indebolito la posizione del Principe.

276

IL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO, ALL'AMBASCIATORE A LONDRA, IMPERIALI

T. GAB. ss. 909. Roma, 16 agosto 1914, ore 2.

Suo telegramma Gabinetto n. 284 (1).

Per le ragioni che le ho detto e per molte altre non ci è possibile prendere oggi una decisiOne definitiva nè potremo prenderla più tardi senza sapere se le nostre giuste e moderate condizioni sono accettate. Perciò Grey potrebbe intanto esporle come idee sue e con promessa di segreto ai Governi di Russia e di Francia e poi farci proposte concrete.

È in ogni caso necessario che tali trattative e conversazioni si tengano esclusivamente a Londra tra V. E. e Grey.

277

L'INCARICATO D'AFFARI A BERLINO, CHIARAMONTE BORDONARO, AL MINISTRO DEGLI ESTERI. DI SANGIULIANO,

T. GAB. 7866/111. Berlino, 16 agosto 1914, ore 2,15 (per. ore 17).

Mio telegramma Gabinetto n. 110 (2).

Data la sempre crescente agitazione che regnava qui ieri sera per la notizia che da molti veniva data come sicura di una dichiarazione di guerra dell'Italia

all'Austria-Ungheria, appena ricevuto il telegramma di V. E. Gabinetto n. 907 (l) mi sono recato al Dipartimento degli affari esteri per ottenere che fossero ufficialmente dissipati gli infondati sospetti. Iersera stessa infatti Agenzia Wolf ha pubblicato la seguente nota riportata con soddisfazione dai giornali di stamane: «In considerazione delle voci che qui circolavano circa un contegno poco amichevole dell'Italia verso l'Austria-Ungheria, il Governo italiano ha incaricato il suo rappresentante qui di dissipare queste false voci. L'incaricato d'affari d'Italia, in adempimento di tale incarico ha pregato il Dipartimento Affari Esteri di dichiarare infondate queste voci ». Il Berliner Tageblatt fa seguire il comunicato dal seguente commento: «È bene che l'Italia consideri con prudenza la questione italiana, che non è affatto semplice. La (2) ... in grado di giudicare la situazione politica ed anche la situazione degli italiani, non si può naturalmente desiderare che i rapporti italo-tedeschi siano inaspriti da un'irritata discussione. Che da parte francese ed inglese si faccia il possibile a Roma è loro veduta (?) cll.iara, ma il Governo italiano, come lo dichiara la sua dichiarazione, protesta ufficialmente che non si lascia spingere ad assumere una attitudine non amichevole verso la Germania e l'Austria-Ungheria. L'ambasciatore d'Italia a Berlino, molto amico della Germania e della Triplice Alleanza dovrebbe intanto essere già arrivato a Roma. Almeno fino al suo ritorno bisogna, per quanto è possibile, aggiornare ogni discussione e intanto prendere atto con compiacimento della dichiarazione del Governo italiano, senza tuttavia trarne esagerate conseguenze».

(l) -Vedi D. 223. (2) -Vedi D. 280.
278

IL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO, AL MINISTRO A BERNA, PAULUCCI

T. GAB. 910. Roma, 16 agosto 1914, ore 2,50.

Pregola venire Roma immediatamente conferire su questioni economiche.

279

IL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO, AGLI AMBASCIATORI A LONDRA, IMPERIALI, E A PIETROBURGO, CARLOTTI (Ed. in L'intervento dell'Italia, n. 26)

T. GAB. ss. 911. Roma, 16 agosto 1914, ore 4.

Ieri Krupenski mi ha parlato dell'oggetto del suo telegramma gabinetto (per Londra) n. 288 (3) per Pietroburgo n. 55 (4).

(3 Vedi D. 269.

Io ho rispost<> che il Governo non ha per ora motivo di modificare la sua attitudine di neutralità, ma se lo dovesse tale decisione dovrebbe essere preceduta da precisi accordi militari e politici colla Triplice Intesa, i quali dovrebbero essere trattati unicamente ed esclusivamente a Londra e colla massima segretezza. Naturalmente una decisione siffatta non si prende senza legittimi e gravi motivi, e in un paese costituzionale come il nostro deve essere presa d'accordo coll'opinione pubblica e coi principali uomini parlamentari che non abbiamo ancora avuto modo di consultare.

(l) -Vedi D. 255. (2) -Gruppo indecifrabile. (4) -Vedi D. 204. Con T. gab. 913 ed. in L'Intervento delt'Italia n. 28 dello stesso giornoDi Sangiuliano insisteva ancora con Carlotti: « Le conversazioni su questo argomento devono tenersi unicamente ed esclusivamente a Londra e non a Roma nè altrove. Pregola dirlo a Sazonoff •. Più ampia è la relazione di questo colloquio con Di Sangiuliano, fatta da Krupenskiil 15 agosto (l. B. Reihe II Band VI n. 104).
280

L'INCARICATO D'AFFARI A BERLINO, CHIARAMONTE BORDONARO, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO (Ed. in L'intervento dell'Italia, n. 26).

T. 7875/110. Berlino, 16 agosto 1914, ore 8,55 (per. ore 23,30).

Telegramma di V. E. 8830 (?) ripetizione mio telegramma Gab. n. 110.

Mio telegramma Gab. 109 (l). La nota pubblicata iersera dal Lokal Anzeiger ha prodotto nell'opinione pubblica berlinese profonda e penosa impressione. Circolano con nuova insistenza voci di una nostra guerra contro l'Austria-Ungheria e non si dissimula un senso di viva diffidenza verso la nostra politica. Al Dipartimento degli Esteri dove mi sono recato stamane mi è stato assicurato che la nota del Lokal Anzeiger non è stata ispirata da questo Governo che anzi la deplora e cerca di calmare e mitigare l'impressione prodotta da essa. Si crede che ad essa abbia dato occasione il linguaggio della stampa inglese che incita suo Governo a minacciare l'Italia con un aut aut. Nei circoli militari suscitano amari commenti le notizie che giungono dall'Italia e che la censura non permette ai giornali pubblicare secondo le quali l'Italia avrebbe ritirato sue truppe dalla frontiera occidentale per concentrarle su quelle orientali e Francia avrebbe già inviato a Belfort le truppe che teneva al confine italiano. Si parla anche di forte concentramento di truppe ad Ancona, Bari e Brindisi. Non meno preoccupati e diffidenti dei circoli militari sono questi circoli finanziari. Ho avuto occasione di parlare oggi con due eminenti personalità dell'alta Banca che mi hanno confermato il pessimismo che regna sulle intenzioni del R. Governo e il desiderio vivissimo che è in tutti di mantenere malgrado nostra neutralità buoni rapporti fra Italia e Germania. I giornali non hanno commentato stamane la nota del Lokal Anzeiger. Stasera la Vossische Zeitung pubblica un breve commento che mi risulta avere avuto il benestare del Dipartimento degli Esteri che dichiara infondato il timore di complicazioni da parte dell'Italia, annette una grande importanza al viaggio di S. E. Bollati a Roma e rileva che all'infuori di ogni altra considerazione, nell'interesse stesso dei numerosi italiani che vivono in Germania, si dovrebbe evitare il rifornimento di notizie allarmanti non sufficientemente fondate.

ragione ora Francia con ogni sorta vuole promesse e Inghilterra con mezzi ancora più efficaci tenta frattanto di far uscire Italia da questa attitudine corretta. Si può tranquillamente aspettare o vedere se questo modo di procedere inusitato verso una grande Potenza può contare su di un successo a Roma>.

(l) Col T. Gab. del 14 agosto (t. a. 7727) Bordonaro comunicava la seguente nota ufficiosa pubblicata sulla stampa tedesca: • Il contegno dell'Italia nel momento attuale corrisponde alla categorica dichiarazione di neutralità fatta subito dopo lo scoppio della guerra, dichiarazione che a quanto pare ha suscitato malcontento presso i nostri nemici. Per questa

281

IL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO, AL PRESIDENTE DEL CONSIGLIO DEI MINISTRI, SALANDRA

L. P. Fiuggi, 16 agosto 1914.

In seguito alla tua di ieri ore 23, ho deciso di tornare definitivamente a Roma domani sera, malgrado il danno per la mia salute, se tu insisterai dopo aver ponderato le seguenti considerazioni:

l. Credendo pericoloso per l'Italia il far altrimenti, io non consento affatto a trattare del noto evento a Roma, bensì soltanto a Londra.

2. Perciò vorrei aspettare a tornare a Roma i tre o quattro giorni necessari affinchè Rodd, Barrère e Krupenski ricevano istruzioni in questo senso. Qualunque trattativa con Kruoenski e Barrère rischia di esser resa pubblica,

da Krupenski per leggerezza e da Barrère per calcolo. Io amo troppo l'Italia per esporla a questo pericolo. L'Italia non può rompere con Austria e Germania se non si ha certezza di

vittoria. Ciò non è eroico, ma è saggio e patriottico. Rifletti a tutto ciò, e poi ti prego di telefonarmi o telegrafarmi stasera per farmi sapere se vuoi che io torni domani sera.

P. S. -A conferma di quanto ti scrivo, apprendo ora che Rodd ha detto all'incaricato d'affari di Serbia « l'Italie marchera ». Dunque, ripeto, assolutamente parlarne solo a Londra, e non a Roma.

282

IL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGHJLIANO, AL MINISTRO AD ATENE, DE BOSDARI, E ALL'AMBASCIATORE A VIENNA, AVARNA

T. 4704 (1). Roma, 16 agosto 1914, ore 13.

Accordo Corfù.

(Per Atene). Mio telegramma n. 4651 (2).

Il R. ambasciatore a Vienna telegrafa quanto segue: t. 7701/122 (3).

Ho telegrafato a Bosdari quanto segue:

(Per Vienna). Telegramma di V. E. n. 122.

(Per entrambi). Prego V. S. accordarsi col suo collega d'Austria-Ungheria per concertare il passo di cui sopra al quale ella potrà dar seguito solo quando il rappresentante imperiale e reale avrà ricevuto identiche istruzioni. (Per Vienna). Prego V. E. adoperarsi affinchè tali istruzioni siano inviate al più presto.

• avrebbe impartito immediatamente al Ministro I. e R. ad Atene istruzioni identiche a quelle date a Bosdari •.

(l) -Comunicato anche all'ambasciatore a Vienna. (2) -Vedi D. 227. (3) -Vedi D. 237. Con tel. del 17 agosto (t. 7939/1140) Avarna informava che Berchtold
283

IL MINISTRO A BUCAREST, FASCIOTTI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. GAB. 1098/81. Sinaia, 16 agosto 1914, ore 12 (per. ore 15).

Un autorevole membro del Gabinetto che ho visto or ora mi dice che il Governo rimane fermo nella decisione di mantenere la neutralità. Circa le misure militari, per evitare spese di guerra eccessive si richiameranno successivamente le varie classi rimandandole poi a casa dopo un mese di servizio in modo da completare istruzioni del maggiore numero possibile di richiamati. Ho ripetuto al mio interlocutore che non dò consigli in nessun senso, come non ne ho dati finora al Governo romeno, il quale è migliore giudice che non gli altri, di quello che gli convenga fare, e che mi sono limitato a spiegare la condotta del R. Governo in conformità degli impegni internazionali da esso contratti. Il mio interlocutore mi ha detto che l'opinione pubblica opporrebbe una resistenza insormontabile a qualsiasi tentativo di cooperazione militare con l'AustriaUngheria. Mi consta che anche Marghiloman di cui parlavo nel mio telegramma 74 (l) è stato distolto dai membri del Comitato direttivo del partito dall'impegnarsi in questa via.

284

L'AMBASCIATORE A PIETROBURGO, CARLOTTI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI. DI SANGIULIANO

T. GAB. SS. R. 1135/65 (2). Pietroburgo,16 agosto 1914, ore 17,35 (per. ore 22)

Mi consta, in via indiretta, ma sicura che questi ambasciatori di Inghilterra e di Francia considerano cooperazione navale franco-italo-inglese come naturale presupposto dell'eventuale accordo.

285

IL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO, ALL'AMBASCIATORE A LONDRA, IMPERIALI

T. GAB. 915. Roma, 16 agosto 1914, ore 18,4.

Suo telegramma Gabinetto n. 288 (3). Ripeto essere indispensabile che eventuali trattative abbiano luogo esclusivamente a Londra.

Pregola richiede-re a Grey di ottenere che i Governi di Francia e di Russia diano istruzione a Barrère e Krupenscki di astenersi da colloqui in proposito con me.

II -Documenti diplomatici -Serie V -Vol. I

Pregola persuadere Grey essere sopratutto indispensabile la segretezza e di ciò reputo garanzia maggiore quella illimitata fiducia che per lunga conoscenza personale egli mi ispira.

(l) -Vedi D. 228. In esso, però si parla di Manoilesco e non di Marghiloman. A proposito di Manoilesco, con te!. del 13 agosto (T. gab. 1065) Fasciotti comunicava: • Manoilesco è persona rispettabile ma di nessuna autorità politica •. (2) -Comunicato ad Imperiali il 20 agosto 1914 (T. gab. 949). (3) -Vedi D. 269.
286

L'AMBASCIATORE A MADRID. BONIN, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

L. P. San Sebastiano, 16 agosto 1914. Credo opportuno di riassumere brevemente all'E. V. la conversazione che ho avuto ieri con S. M. il Re Alfonso il quale mi ricevette in udienza particolare al suo ritorno da S. Sebastiano.

Sua Maestà mi accolse dicendomi che si compiaceva assai dell'atteggiamento da noi assunto di stretta neutralità. Con il linguaggio un po' soldatesco che S.

M. usa adoperare nelle conversazioni famigliari, egli mi disse che trovava ottimo il tiro da noi giocato ai nostri alleati, che del resto la nostra condotta era la sola conforme ai nostri interessi e rispondeva interamente alle previsioni che egli aveva sempre fatto a tale proposito. Risposi a S. M. che la nostra condotta era conforme non solo ai nostri interessi ma anche al nostro diritto, la nostra alleanza con gli Imperi centrali essendo non solo nello spirito ma anche nella lettera strettamente difensiva. S. M. parve voler sorvolare su questo argomento, e replicò dicendomi che l'atteggiamento a nostro riguardo dei due imperi durante la guerra libica, la condotta dell'Austria-Ungheria nelle questioni adriatiche sollevate dall'ultima guerra balcanica, e in generale la politica seguita dal Governo di Vienna ci dispensano interamente da assisterlo in un conflitto nel quale i nostri interessi non concordavano con i suoi. Egli mi disse di sapere da buona fonte che il Governo austriaco ci aveva fatto proposte di straordinaria larghezza purchè noi prendessimo parte alla guerra, giungendo fino alla promessa di cedere Trieste e il Trentino. Avendo io dimostrato un certo scetticismo a tale proposito, S; M. insistette dicendo che aveva quella notizia da ottima fonte; egli però si spiegava perfettamente che noi avessimo resistito ad ·ogni lusinga visto le tendenze dello spirito pubblico in Italia e la entrata dell'Inghilterra nel conflitto. Egli mi parlò della neutralità della Spagna come del solo atteggiamento che fosse consentito al suo Governo dalla situazione militare del paese che ha poco meno di 110.000 uomini impegnati per il Marocco, mentre nella metropoli non rimanevano che le truppe strettamente necessarie al servizio di guarnigione. Egli mi disse che la politica seguita dall'Imperatore Guglielmo era una vera follia, e che egli prevedeva che conseguenza ultima del presente conflitto sarebbe la fine dell'Impero degli Hohenzollern. Egli credeva possibile che l'esercito tedesco entrasse un'altra volta dopo lunga e varia lotta a Parigi, ma che alla lunga l'offensiva russa sarebbe irresistibile e giungerebbe fino alla occupazione di Berlino. Egli aggiunse che la nostra industria dovrebbe approfittare di questa guerra che paralizza interamente la germanica per sostituirla sul mercato spagnolo, cosi a suo giudizio la bandiera italiana e la spagnola, rimaste neutrali, dovrebbero fare ogni sforzo per sostituire quelle dei paesi belligeranti nel commercio del Mediterraneo e con l'America del Sud. Infine, egli mi disse, noi abbiamo ora molto da fare insieme, potendo al momento opportuno tentare una azione comune per il ristabilimento della pace. L'Italia, egli aggiunse, si

trova ora in rapporti particolarmente cordiali con le potenze della Triplice Intesa che temevano di averla nemica e che le sono grate della mantenuta neutralità; la Spagna per la stessa ragione è in relazioni migliori che mai con i Govemi di Vienna e di Berlino che temevano di vederla scendere in campo a fianco della Francia e dell'Inghilterra; le due Potenze potevano quindi sperare che appena le circostanze lo permettessero la loro voce potrebbe essere ascoltata da tutti i Governi belligeranti. S. M. ,chiuse la nostra conversazione parlandomi della situazione penosa nella quale egli stesso si trova ora nella sua vita di famiglia, le due Regine, inglese l'una austriaca l'altra, appartenendo a due nazioni in guerra fra loro e avendo ciascuna i propri fratelli alla guerra in campi diversi.

S. M. il Re Alfonso ama talvolta nelle sue conversazioni famigliari sbrigliare la sua fantasia sempre assai viva e cosi ha fatto in certi momenti anche nella presente occasione. Vi è però una parte delle sue parole sulla quale credo opportuno di attirare l'attenzione dell'E. V., ed è quella che riguarda l'azione mediatrice che congiuntamente con noi egli desidererebbe esercitare tra i belligeranti. Il concorso della Spagna ci potrebbe essere utilissimo quando noi credessimo venuto il momento di esercitare una azione in quel senso; esso sarà tanto più volenteroso che il Governo di Re Alfonso il quale ambisce di acquistare alla Spagna la situazione di grande Potenza, è sempre alle vedette per cogliere ogni occasione di fare udire la sua voce nelle grandi questioni internazionali.

287

L'AMBASCIATORE A COSTANTINOPOLI, GARRONI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI. DI SANGIULIANO

T. 7872/370. Therapia, 16 agosto 1914, ore 18,45 (per. ore 23,35).

Giers ha ieri dichiarato al Gran Visir che se Turchia illusasi in seguito all'acquisto delle navi tedesche di essere divenuta una grande Potenza navale attaccasse in un modo qualsiasi la Russia dovrebbe pure fare i conti coll'Inghilterra e Francia. Giers mi ha detto inoltre ritiene giunto per noi il momento di schierarci dal lato della Triplice Intesa: nostro intervento sarebbe infatti forse più apprezzato e ricompensato oggi che più tardi quando successo finale della Triplice Intesa che non può mancare si fosse maggiormente affermato.

288

IL MINISTRO DEGLI ESTERI. DI SANGIULIANO, AGLI AMBASCIATORI A LONDRA, IMPERIALI, E A PIETROBURGO, CARLOTTI

T. GAB. s. 916. Roma, 16 agosto 1914, ore 22.

(Per Londra). Il R. Ambasciatore a Pietroburgo telegrafa quanto segue: I) (telegramma 1086/45) (l); II) (telegramma 1088/51) (2); III) (telegramma 1089/53) (S).

Ho risposto come segue a Carlott1. (Per Pietroburgo). Suoi telegrammi Gabinetto segreti n. 45, n. 51, n. 53. (Per ambedue). Prego V. E. spiegare a Sazonoff che non le ho dato e non

le dò risposta ed istruzioni in merito perchè metto come condizione assoluta che le trattative siano unicamente ed esclusivamente condotte a Londra e per ciò non ne parlerò affatto con Krupenski, Barrère e Rodd.

(l) -Vedi D. 65. (2) -Vedi D. 107. (3) -Vedi D. 179.
289

IL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO, AGLI AMBASCIATORI

A LONDRA IMPERIALI, A PIETROBURGO, CARLOTTI, A PARIGI, TITTONI. T. GAB. s. 917. Roma, 16 agosto 1914, ore 22.

(Per Pietroburgo e Londra). Il R. Ambasciatore a Parigi telegrafa quanto segue:

(Tel. Gabinetto n. 1091/114) (1).

Ho risposto come segue a Tittoni:

(Per Parigi). Suo telegramma Gabinetto Segreto n. 114.

(Per tutti). Darò ad Imperiali le opportune istruzioni affinchè egli ne parli a Grey appena Triplice Intesa avrà consentito:

l) al segreto assoluto.

2) a concentrare le trattative unicamente ed esclusivamente a Londra dando perciò a Krupenski, Barrère e Rodd ordine di non parlarne affatto a Roma nè a me nè ad altri. In Roma siamo sorvegliatissimi.

290

IL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO, ALL'AMBASCIATORE A VIENNA, AVARNA

T. GAB. 918. Roma, 16 agosto 1914, ore 22. Ambrozy ha letto a De Martino un telegramma da Vienna in cui Berchtold dice di essere assolutamente infondate le voci di preparativi militari sulla fron

tiera italiana e autorizza Ambrozy a smentirle dichiarando che il Governo I. e R. non ha preso nè ha intenzione di prendere misure militari al nostro confine.

V. E. può dire a Berchtold che io non ho mai dubitato di ciò e che la mia sola preoccupazione è quella di evitare che notizie del genere provochino infiniti commenti nella stampa.

(l) Vedi D. 264.

291

IL DELEGATO PRESSO LA COMMISSIONE INTERNAZIONALE DI CONTROLLO IN ALBANIA, GALLI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. 8005/467. Durazzo, 16 agosto 1914.

Commissione Internazionale di Controllo. Tel. di V. E. 4626 (l) Commissario germanico partito da circa una settimana in congedo lasciando suo voto a commissario austriaco. Commissario russo non ha qui alcun sostituto. Alla sua partenza lasciò suo voto a commissario francese.

292

IL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO, AGLI AMBASCIATORI A VIENNA, AVARNA, E A BERLINO, BOLLATI

T. GAB. 920. Roma, 17 agosto 1914, ore 1.

Ieri ho visto Macchio il quale ha mostrato disposizioni amichevoli da me cordialmente ricambiate. La conversazione è stata in termini generali perchè entrambi abbiamo riconosciuto che la situazione europea attuale è ancora troppo poco chiara per conversazioni più concrete.

293

IL MINISTRO AD ATENE, DE BOSDARI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. 7915/358. Atene, 17 agosto 1914, ore 1,10 (per. ore 13,55).

Mi atterrò istruzioni contenute nel telegramma n. 4704 (2). Debbo però ricordarle che in seguito alle istruzioni contenute nel telegramma di V. E.

n. 4525 (3). già feci un passo individuale presso Streit circa proclamazione annessione Kimara alla Grecia intorno al quale passo riferii a V. E. col mio telegramma n. 339 (4).

294

IL MINISTRO AD ATENE, DE BOSDARI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. 7914/359. Atene, 17 agosto 1914, ore 1,20 (per. ore 16,55).

Improvviso annunzio convegno Bukarest fra delegati greci e turchi viene commentato in vario senso.

Si considera dai più che al momento attuale relazioni fra Stati balcanici dipendano troppo da quelle con le grandi Potenze da rendere possibile e fruttifera una intesa diretta fra Grecia e Turchia

(l) -Vedi D. 199. (2) -Vedi D. 282 (3) -Vedi D. 79. (4) -Vedi D. 98.
295

IL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO, ALL'AMBASCIATORE A PIETROBURGO, CARLOTTI

(Ed. in L'intervento dell'Italia, n. 30).

T. GAB. U. 919 (1). Roma, 17 agosto 1914, ore 3.

Confermando mia precedente risposta al suo telegramma Gabinetto n. 55 (2) ripeto che se usciremo dalla neutralità io rifiuto assolutamente di tenere le trattative a Roma dove agenti austriaci e tedeschi vigilano e perciò prego V. E. dire a Sazonoff che io darò a Krupenski, Barrère e Rodd risposte evasive ed inconcludenti e cercherò di non avere con loro troppo lunghi e frequenti colloqui.

E per me condizione sine qua non che le trattative siano segretissime ed abbiano luogo unicamente ed esclusivamente a Londra trattando Imperiali con Grey e Grey cogli altri due Governi. Soltanto se si accetta questo modus procedendi possiamo trattare.

296

IL MINISTRO DEGLI ESTERI DI SANGIULIANO, AL MINISTRO A BUCAREST, FASCIOTTI

T. GAB. 922. Roma, 17 agosto 1914, ore 3,35.

Suo tel. Gab. 74 (3). È superfluo io le confermi che ho piena fiducia nell'apprezzata abilità e tatto della S. V.

297

IL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO, AGLI AMBASCIATORI A VIENNA, AVARNA, E A BERLINO, BOLLATI

T. GAB. 927. Roma, 17 agosto 1914, ore 5.

Oggi Flotow mi ha detto che le notizie probabilmente esagerate di nostri armamenti alla frontiera austriaca, raccolte dall'Addetto militare tedesco, desteranno presso i Governi tedesco ed austriaco diffidenze verso l'Italia che egli per primo riconosce che non sarebbero giustificate sembrandogli indubitato che il Paese vuole la neutralità e la pace. Flotow riconosce che nella attuale situazione internazionale è inevitabile che anche l'Italia prenda precauzioni militari, ma per non destare sospetti a Vienna e Berlino è necessario che le prenda contemporaneamente anche alla frontiera francese e non soltanto alla frontiera austriaca.

Io gli ho risposto che egli ha ragione di credere che il Paese approva la politica di neutralità adottata dal Governo, ma che tutta la condotta dell'Austria ispira una diffidenza che crescerà se l'Austria avrà grandi successi militari e

giorno (T. gab. 921).

uscirà molto rafforzata da questa crisi, mentre invece se ne uscirà indebolita, allora certamente in Italia prevarrà sui sentimenti e sulle divergenze in questioni speciali la chiara visione dell'interesse che noi abbiamo al mantenimento di quel baluardo difensivo che è per noi l'esistenza di un'Austria sufficientemente forte.

Flotow ha replicato che questo sarà il risultato il più probabile della guerra e che in ogni ipotesi Macchio viene a Roma con propositi amichevoli e concilianti e che la Germania farà ogni sforzo per impedire che l'Austria anche vittoriosa si rivolga contro l'Italia e per conciliare le eventuali divergenze tra le sue due alleate.

Io ho risposto che la conciliazione degli interessi tra Italia ed Austria è possibile e deve essere lo scopo dei nostri sforzi ma che per raggiungerli è necessario che l'Austria eviti tutti quegli atti che come furono i decreti Hohenlohe, eccitano contro di essa il sentimento del popolo italiano. Flotow ne convenne. Io ho osservato che qualche provvedimento militare anche verso la frontiera può rendersi necessario non già per propositi ostili all'Austria, ma per rassicurare la nostra opinione pubblica.

(l) -Comunicato ad Imperiali il 17 agosto 1914 (T. gab. 930). (2) -Vedi D. 204. Di Sangiuliano conferma ancora questo tel. con altro dello stesso

(3) Vedi D. 228.

298

IL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO, ALL'AMBASCIATORE A MADRID. BONIN

T. 4710. Roma, 17 agosto 1914, ore 8.

Telegramma di V. E. n. 102 (1).

Mi compiaccio di quanto Re Alfonso ha detto a V. E. circa atteggiamento dell'Italia nel presente conflitto.

Anche noi saremo lieti di cooperare con la Spagna in favore della pace e

V. E. non ignora che Governo degli Stati Uniti ha già espresso idea dell'arbitrato.

Prego quindi V. E. tenersi in contatto con codesto Governo e tenermi al corrente delle sue disposizioni ed intenzioni in relazione all'attuale crisi europea.

299

L'AMBASCIATORE A VIENNA, AVARNA, AL MINISTRO DEGLI ESTERI. DI SANGIULIANO

T. GAB. 1123/115. Vienna, 17 agosto 1914, ore 8,15 (per. il 18, ore 0,45).

Berchtold mi ha fatto conoscere che Macchio non avevagli ancora reso conto del colloquio avuto con V. E.

Il solo telegramma che aveva da lui ricevuto portava la data del 15 corrente e in esso nell'informarlo della intenzione di recarsi a Fiuggi per conferire con V. E., egli gli segnalava il linguaggio che teneva la nostra stampa verso l'Austria-Ungheria. Avendo Berchtold espresso allora la speranza che V. E. si

sarebbe adoperata a moderare nei limiti del possibile tale linguaggio, ho risposto che, data la libertà di stampa esistente da noi, i~ R. Governo non era in grado di esercitare sui nostri giornali che una azione limitata ma che non avrei mancato di riferire a V. E.

Ilo aggiunto che io non potevo del resto essere giudice del linguaggio che tenevano i nostri giornali attualmente verso Austria-Ungheria giacchè da quando ero qui ritornato, nessuno di quelli ai quali ero abbonato, salvo il Popolo Romano e la Perseveranza, era qui recapitato all'Ambasciata. E l'ho pregato quindi di voler provvedere perchè sia rimediato a tale inconveniente.

Nel ripetere poi quanto Forgach mi aveva detto circa le istruzioni impartite al Barone Macchio, Berchtold ha aggiunto che egli avevalo inoltre incaricato di intrattenere V. E. della lettera da Lei (diretta) il 2 corrente a Mérey e delle idee che circa la medesima erano state esposte dietro suo ordine dall'Ambrozy al De Martino.

(l) Con questo telegramma (t. a. 7802) Bonin dava una brevissima comunicazione del colloquio riferito nel D. 286.

300

L'AMBASCIATORE A VIENNA, AVARNA, AL MINISTRO DEGLI ESTERI. DI SANGIULIANO

T. GAB. 1126/116. Vienna, 17 agosto 1914, ore 8,15 (per. ore 23.40).

Telegramma di V. E. Gabinetto 907 (1).

Il sospetto che l'Italia possa attaccare ad un dato momento l'Austria-Ungheria mentre essa si trova in guerra colla Serbia e colla Russia esiste anche in questa opinione pubblica, come feci già conoscere alla E. V. col mio telegramma Gabinetto n. 112 (2).

Di tale eventualità, che qui si considera non del tutto improbabile, si parla in modo aperto nei circoli giornalistici e specialmente quelli finanziari della Capitale e ciò crea in questi ambienti una corrente a noi sfavorevole e produce poi nella nostra colonia un certo panico che io cerco di dissipare.

Nè Berchtold nè Forgach mi fecero finora mai la benchè minima allusione a tali sospetti. Ma ho creduto profittare del colloquio di oggi per dissipare nel Ministro I. e R. qualsiasi sospetto al riguardo.

Mi risulta però che ad avvalorare sospetti suddetti contribuirebbe il linguaggio di una parte della nostra stampa ostile all'Austria, il quale produce qui cattiva impressione e di tale linguaggio mi ha parlato oggi pure Berchtold, come riferisco nell'altro mio telegramma odierno Gabinetto n. 115 (3).

Certo il R. Governo non può esercitare sui nostri giornali, data la libertà di stampa, l'azione che qui si desidererebbe. Però se il loro linguaggio è tale quale si afferma, ciò di cui io non posso essere giudice per le ragioni da me esposte nel suddetto mio telegramma, sarebbe opportuno, mi sembra, che i nostri giornali, ispirandosi alla dichiarazione di neutralità fatta dal R. Governo evitassero di eccitare la nostra opinione pubblica contro una Potenza che è tuttora nostra alleata e verso la quale converrebbe usare almeno per ora i dovuti ri

guardi nell'interesse dei reciproci rapporti. E se poi il R. Governo desidera veramente che, nonostante l'ardua prova attuale, questi rapporti rimangano per quanto è possibile illesi, converrebbe altresì che esso si adoperasse a che le tendenze sopraccennate che io stesso potei constatare in parte della nostra opinione pubblica durante mia recente gita a Roma, non prendano piede per impedire che possano trascinare ad un dato momento il Governo stesso ad atti che potrebbero avere conseguenze gravi per l'avvenire del nostro Paese. V. E. ricorderà quanto mi permisi esprimerle in proposito a voce e mi auguro che le parole rassicuranti che in tale occasione mi vennero dette da Lei e dal Presidente del Consiglio possano essere tradotte in atto ed avere la dovuta efficacia. Quantunque non si sia qui persa del tutto la speranza che l'Italia possa, in una fase ulteriore, cooperare coi suoi alleati nella guerra presente, il Governo Imperiale non insiste più su tale partecipazione, perchè ormai si rende conto delle ragioni che non le permettono di prendervi parte ed esso non domanda altro se non che il R. Governo si mantenga neutrale serbando a suo riguardo una attitudine benevola. A tale scopo Governo I. e R. desidera continuare a procedere in piena armonia con R. Governo e di evitare tutto ciò che possa creargli imbarazzi per facilitargli· così la sua situazione all'interno del Paese. Nel confermarmi quanto precede nel colloquio di oggi Berchtold ha rilevato che riconosceva essere necessario che i nostri rapporti non escano dalla guerra presente troppo danneggiati ma siano per contro possibilmente rafforzati sulla base dei rispettivi interessi. E a questo proposito mi ha ricordato ancora una volta che non era sua intenzione di mòdificare l'equilibrio degli interessi nella penisola balcanica e nell'Adriatico ma se ciò fosse reso inevitabile egli non avrebbe mancato di mettersi preventivamente d'accordo con noi per far sì che i nostri interessi fossero salvaguardati.

(l) -Vedi D. 255. (2) -Vedi D. 231. (3) -Vedi D. 299.
301

IL MINISTRO A BUCAREST, FASCIOTTI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. GAB. 1124/84. Sinaia, 17 agosto 1914, ore 12,15 (per. il 18, ore 5). Bratianu ha smentito la voce qui corsa di un incontro di Talaat bey e Streit in Romania per risolvere questione delle isole. Egli si mostra malcontento delle •eccessive pretese del Governo ottomano il quale dopo •avere accettato che

le sole isole di Chio e Mitilene siano sottoposte ad un condominio, ora vuole estendere tale r·egime anche a Lemnos e Samos.

302

L'AMBASCIATORE A COSTANTINOPOLI, GARRONI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. GAB. 1129/229. Costantinopoli, 17 agosto 1914, ore 15,30 (per. il 18, ore 18).

Giers dice che nostro intervento in favore della Triplice Intesa è vivamente desiderato dalla Russia.

Secondo lui noi saremo inevitabilmente presto o tardi a ciò costretti: meglio quindi subito quando cioè immediato successo della Triplice Intesa non si è ancora definitivamente affermato poichè cosi appoggio nostro potrà essere più convenientemente apprezzato e ricompensato.

Nostro immediato intervento avrebbe infatti come conseguenza di limitare a poche settimane un conflitto che diversamente minaccia prolungarsi per molti mesi, a decidere subito la Romania ad entrare in campagna: ciò egli crede di essere in grado di affermare in seguito alla profonda conoscenza che ha del paese per avervi rappresentato per parecchi anni il suo Governo.

Giers dice infine che se dovessero ora aprirsi trattative nel senso predetto la Russia potrebbe facilmente essere guadagnata a sostenere le nostre aspirazioni nazionali sull'Adriatico, Trento e Trieste e Valona ed a secondare i negoziati con la Francia per Tunisi (1).

303

IL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO, AL PRESIDENTE DEL CONSIGLIO DEI MINISTRI, SALANDRA

L. P. Fiuggi, 17 agosto 1914.

Resta dunque inteso che io torno definitivamente domani sera. Siccome ciò mi renderà necessario, con inconvenienti e pericoli gravi, di vedere posdomani mattina Barrère. sarà bene vederci domani sera. Io conto essere a Roma verso le ore 20, non potendo ancora viaggiare se non nelle ore fresche e qualche ora dopo il pasto.

304

IL MINISTRO A BUCAREST, FASCIOTTI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. GAB. 1133/87. Sinaia, 17 agosto 1914, ore 17,30 (per. il 18, ore 18,50).

Stamane ministro di Turchia si è recato dal Sig. Bratianu per annunziargli che domani o domani ,l'altro giungerà qui Talaat bey per incontrarsi con Streit per cercare di intendersi nella questione delle isole.

In relazione al mio telegramma Gabinetto n. 83 (2) aggiungo che Bratianu in seguito alle notizie qui giunte poco favorevoli alle operazioni militari austrotedesche, ha ora l'impressione che Turchia e Bulgaria esitino ad impegnarsi in favore dei due Imperi.

(l) -Secondo il resoconto di Giers (I. i. W. n. 115) sembrerebbe che l'accenno a Tunisi fosse venuto da Garroni e non da lui. (2) -Vedi D. 309.
305

L'AMBASCIATORE A PARIGI. TITTONI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. GAB. RR. 1121/118. Parigi, 17 agosto 1914, ore 19,5 (per. ore 18).

Risposta al suo telegramma di Gabinetto n. 917 (1).

Trovo opportunissime disposizioni di V. E. per mantenere segreto e premunirsi contro indiscrezioni che potrebbero avere gravissime conseguenze.

306

L'AMBASCIATORE A PIETROBURGO, CARLOTTI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. GAB. uu. ss. R. 1128/68. Pietroburgo, 17 agosto 1914, ore 19,45 (per. il 18, ore 15).

Telegramma di V. E. n. 913 (2).

Ho detto a Sazonoff ,che giusta comunicazione fattami da V. E. conversazioni sul noto argomento devonsi tenere unicamente ed esclusivamente a Londra e non a Roma nè altrove. Sazonoff si è tosto dimostrato persuaso dell'opportunità di questa proposta che ha di buon grado accettato. Egli mi ha detto che avrebbe subito telegrafato a Benkendorff autorizzando ad accordarsi con Grey e Cambon perchè non appena Imperiali abbia significato a Grey intenzioni Italia di entrare in conversazione sulle note aperture queste possano intavolarsi senz'altro fra loro.

307

L'AMBASCIATORE A PIETROBURGO, CARLOTTI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI. DI SANGIULIANO

T. GAB. SS. R. 1136/69 (3). Pietroburgo, 17 agosto 1914, ore 20,53 (per. il 19, ore 3,55).

Telegramma di V. E. n. 919 (4).

Sazonoff al quale ho comunicato modus procedendi richiesto da V. E. mi

ha autorizzato a risponderle che lo accetta. Rimane pertanto inteso che Benken

dorff e Cambon attenderanno comunicazioni di Grey.

Sazonoff parte in questo momento per Mosca ove secondo quanto mi è stato

riferito Imperatore sarà di ritorno posdomani.

(l) -Vedi D. 289. (2) -Vedi nota 4 al D. 279. (3) -Comunicato ad Imperiali il 20 agosto 1914 (T. gab. 950). (4) -Vedi D. 295.
308

L'AMBASCIATORE A VIENNA, AVARNA, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. GAB. 1122/114. Vienna, 17 agosto 1914, ore 10,15 (per. il 18, ore 1).

Telegramma di V. E. n. 918 (1).

Nel riferirmi alla comunicazione fatta dall'Ambrozy al De Martino di cui al telegramma suddetto mi sono espresso con Berchtold nel senso delle istruzioni impartitemi dalla E. V.

309

IL MINISTRO A BUCAREST, FASCIOTTI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. GAB. s. 7925/83. Sinaia, 17 agosto 1914, ore 12,30 (per. ore 15,15).

Mio telegramma Gabinetto segreto n. 82 (2). Bratianu ha detto a persona di mia fiducia che mentre Beldiman lo assilla perchè Romania esca dalla neutralità per combattere a fianco dei due Imperi, Lahovari insiste perchè si unisca alla Francia e alla Russia. Sembra però che Bratianu si vada confermando nel proposito di mantenersi neutrale.

Tuttavia le notizie qui giunte ieri di stato d'assedio e febbrili preparativi militari in Bulgaria lo preoccupano molto. Egli ritiene che la Bulgaria attaccherà Serbia. Per quanto dato il carattere europeo assunto dalla questione balcanica Romania non si ritenga per ciò solo obbligata ad intervenire, è certo che il fatto di essere essa circondata da belligeranti le renderà più difficile perseverare nella neutralità.

310

IT.. MINISTRO A SOFIA, CUCCHI BOASSO, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. GAB. 7955/38. Sofia, 17 agosto 1914, ore 17,30 (per. il 18, ore 11,10).

Mio telegramma n. 182 (3).

Da questa Legazione di Serbia apprendo quanto segue:

« Turchia ha impegni tali con Berlino da essere obbligata ad attaccare Russia; il che è anche in relazione con acquisto due note navi da guerra germaniche. Scopo missione Talaat bey non è di ottenere con concorso Romania regolamento questioni isole ma bensi rassicurare Bulgaria sulle disposizioni Turchia e creare alleanza fra Turchia, Bulgaria, e Romania. Missione Talaat bey non potrà

avere esito desiderato, nè Bulgaria potrà decidere ad attaccare Serbia perchè nel popolo bulgaro vanno manifestandosi tendenze sempre più favorevoli non solo verso Russia, ma anche verso Inghilterra e perchè politica austro-tedesca del Re e del Gabinetto è disorientata dalla nuova situazione e non si vuole compromettere avvenire del paese».

(l) -Vedi D. 290. (2) -Non pubblicato. (3) -Col tel. 182 del 17 agosto (t. a. 7948) Cucchi comunicava: • Talaat giunto quiiersera ha avuto subito colloqui col Presidente del Consiglio. Partirà probabilmente domattina. Giornali di stamani dicono arrivo di Talaat bey e Presidente della Camera ottomana desta vivissimo interesse, dalla loro missione potendo dipendere avvenire dei Balcani e attitudine Stati balcanici durante attuale crisi; recandosi a Bucarest dovrebbe trattare col Governo rumeno questioni vitali in Turchia, Bulgaria e Rumania. Da ottima fonte mi viene riferito Talaat bey sarebbe venuto a Sofia per dissipare timori bulgari verso Turchia e per stabilire intesa fra Turchia, Bulgaria, Rumania onde mantenere neutralità •.
311

L'AMBASCIATORE A PARIGI, TITTONI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. s. 7951/120. Parigi, 17 agosto 1914, ore 21 (per. il 18, ore 0,20).

Ci sono tre avvenimenti che producono qui grande impressione. Il primo è il manifesto dello Czar per la ricostituzione della Polonia. Questo solenne impegno preso pubblicamente fa presagire una guerra molto lunga che non avrà fine se non con l'esaurimento di una delle parti belligeranti. Qui nelle sfere politiche si dice che da questa guerra deve sortire il trionfo delle nazionalità e che oltre alla ricostituzione della Polonia dovrà aversi la restituzione dell'Alsazia Lorena alla Francia, dello Schleswig alla Danimarca, Trento e Trieste all'Italia, della Transilvania alla Romania.

Il secondo avvenimento è l'ultimatum del Giappone alla Germania che per insolenza sorpassò persino l'ultimatum dell'Austria alla Serbia. Questa ingiuria pubblica alla Germania ne diminuisce il prestigio e rialza il morale dei suoi nemici. Il terzo avvenimento è l'affondamento di un incrociatore austriaco dinanzi Antivari da parte flotta francese. Questa azione immediata nell'Adriatico è stata qui decisa non solo per dimostrare che la Triplice Intesa intende colpire la Germania e l'Austria-Ungheria ovunque può, ma anche per l'effetto che si attende essa produca sull'opinione pubblica italiana.

312

IL MINISTRO A BUCAREST, FASCIOTTI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. 7947/174. Sinaia, 17 agosto 1914, ore 21,30 (per. il 18, ore 4,40). Telegramma di V. E. Confermo avermi dichiarato Presidente del Consiglio e ministro degli Affari Esteri che ormai situaz~one creata dal trattato Bucarest è questione europea e non puramente balcanica e che perciò Romania non si

considera più obbligata ad opporsi colle armi a che situazione stessa sia cambiata.

313

IL MINISTRO DEGLI ESTERI. DI SANGIULIANO, ALL'AMBASCIATORE A PIETROBURGO, CARLOTTI

T. 4732. Roma, 18 agosto 1914, ore 0,15. Questo ambasciatore di Russia mi ha informato a nome di Sazonoff che in

caso di rottura delle relazioni fra Turchia e Russia questa pregherebbe l'Italia di assumere la protezione degli interessi russi in Turchia.

Pregola ringraziare Sazonoff per questa prova di amichevole deferenza. Il R. Governo sarebbe lietissimo di aderire alla domanda fattagli; occorre tuttavia chiarire prima il punto importante delle capitolazioni se cioè la Russia intende che esse debbano essere mantenute oppur no in caso di una eventuale guerra. A questo proposito voglia fare osservare a Sazonoff nel modo che Ella crederà opportuno che durante la guerra italo-turca le capitolazioni furono a nostro danno soppresse nonostante le nostre proteste.

Sarebbe quindi difficile per noi di sostenere ora di fronte alla Turchia e nell'interesse della Russia e fino agli estremi che le capitolazioni restino in vigore perchè sostenendo questo punto verremmo infatti ad esigere a vantaggio della Russia un trattamento che non abbiamo ottenuto a vantaggio nostro e ciò per il confronto inevitabile sarebbe dannoso al prestigio italiano in Turchia.

314

IL CONSOLE A VALONA, LORI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. 7964/888. Valona, 18 agosto 1914, ore 2,15 (per. ore 15,25).

È confermata la presa di Fieri (1).

Si teme che questa volta gli insorti esasperati dai recenti fatti vogliano venire veramente a Valona. La popolazione e la Colonia sono assai allarmate tanto per il pericolo che può derivare dagli insorti quanto per quello che può derivare dai volontari governativi sbandati.

Debbo far presente che qui si trova attualmente soltanto il cacciatorpediniere « Dardo » il quale non ha neppure imbarcazioni sufficienti per trasportare a bordo colonia straniera in caso di necessità.

Ho telegrafato quanto precede alla R. Legazione.

315

L'AMBASCIATORE A LONDRA, IMPERIALI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. GAB. S. 1132/299. Londra, 18 agosto 1914, ore 3,8 (per. ore 19).

Miei telegrammi Gabinetto n. 268 (2) e 279 (3).

Per un sentimento di doverosa cortesia verso la Casa Rothschild di cui

sembra ci convenga sempre per ogni circostanza conservarci simpatia permettomi

rappresentare a V. E. opportunità di inviarmi senza ulteriore indugio nei termini

che le parranno più adatti un telegramma di ringraziamento e complimenti che

io comunicherei confidenzialmente ad Alfredo Rothschild.

Voiussa •·

(l) La notizia della presa di Fieri, Lori l'aveva data con suo tel. 884 (t. a. 7958), partito da Valona solo alle 12,40. Con esso comunicava anche: • Stamane un bando del Governatore di Valona invita uomini validi ad armarsi e andare a difendere il passo della

(2) -Vedi D. 85. (3) -Vedi D. 155.
316

L'AMBASCIATORE A LONDRA, IMPERIALI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI. DI SANGIULIANO

T. GAB. 1137/301 (1). Londra, 18 agosto 1914, ore 3,1_7 (per. ore 21).

Mi risulta da skura fonte che recentemente Russia ha fatto proporre alla Romania Convenzione per stabilire alcuni punti di Convenzione militare. È stato risposto che le relazioni personali tra Re Carlo e Imperatore non permettono di accettare proposta, che Romania però si sarebbe astenuta dal partecipare grande guerra e limitata a difendere sue frontiere. Di questa risposta è rimasto oltremodo malcontento Governo Pietroburgo, successivamente alquanto calmatosi per azione conciliante di quelli di Londra e di Parigi entrambi i quali hanno voluto dimostrare che semplice astensione costituiva già servizio reso dalla Romania alla causa Triplice Intesa.

Circa disposizioni vere della Romania mi si assicura che in un recente grande Consiglio della Corona cui parteciparono anche i principali personaggi politici e che fu presieduto dal Re fu ritenuto alla quasi unanimità che gli interessi nazionali sconsigliavano partecipare alla guerra in aiuto all'Austria e alla Germania.

Unico personaggio favorevole alla nota austrofilia del Re fu Carp.

317

L'AMBASCIATORE A LONDRA, IMPERIALI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. GAB. ss. 1138/302. Londra, 18 agosto 1914, ore 8 (per. il 19, ore 2).

Odierno mio colloquio con Grey ha pienamente confermato l'e-sattezza delle osservazioni sottoposte a V. E. col mio telegramma n. 300 Gabinetto (2).

Grey non avrebbe alcuna difficoltà a che note eventuali trattative si svolgano esclusivamente qui tra lui e me a condizione ben inteso che di tutto quanto si discorresse tra noi, egli terrebbe scrupolosamente informato i Governi di Francia e di Russia.

Finchè però noi rimaniamo nel campo di « ipotetiche eventualità » egli non intende, perchè lo giudica affatto inutile, discorrere meco circa condizioni da noi formulate ed anche meno di parlarne a qualunque titolo con Parigi e Pietroburga. In via confidenziale mi ha aggiunto che Sazonoff vorrebbe spingerei a prendere presto una decisione, egli rendendosi benissimo conto della delicatezza della nostra situazione rifugge assolutamente dal rivolgerei pressante sollecitazione desiderando invece lasciare il Governo di S. M. perfettamente libero di prendere quelle decisioni che giudicherà più e meglio confacenti agli interessi italiani. Sua riserva non è dettata da mancanza di desiderio di averci alleati ma unicamente da un sentimento di delicatezza e di riguardo verso l'Italia. Grey mi ha poi parlato della Turchia rilevando che il contegno di essa è abbastanza equivoco. Egli però intende fare il possibile per non creare imbarazzi al Governo ottomano continuando a mantenere verso di esso un atteggiamento benevolo e conciliante. Da tale atteggiamento non si dipartirà fino a che la Turchia suggestionata dalla

Germania non procederà ad atti realmente ostili contro la Triplice Intesa. Ha fatto pure sapere a Costantinopoli che se Turchia si mantiene sinceramente neutrale egli provvederà perchè alla fine della guerra venga dalle Potenze in un modo

o nell'altro (l) ..... l'integrità dell'Impero ottomano. Qualora poi prevalessero in Turchia correnti bellicose megalomani incoraggiate e favorite dalla Germania vi sono buoni motivi di credere che fra le aspirazioni dei Giovani Turchi vi sia anche quella di riprendere le provincie nord-africane a cominciare dall'Egitto. In tal caso sembra a Grey che anche l'Italia sarebbe costretta ad intervenire per provvedere alla protezione della Libia contro le aggressioni Turchia.

Il chiaro ed esplicito linguaggio odierno di Grey ribadisce sempre più in me la convinzione già sottoposta a V. E. che cioè se vogliamo entrare in una discussione concreta delle note condizioni occorra cominciare col dichiarare qui che la nostra decisione di unirei alla Triplice Intesa è stata presa ed è definitiva. Fino a quando non saremo in grado di fare tale preliminare dichiarazione sarebbe inutile, anzi nocivo, insistere per iniziare la discussione e per ottenere che Grey parli a Parigi o Pietroburgo. Per conseguenza fino a nuovo ordine contrario di

V. E. mi asterrò ritornare sullo stesso argomento nei miei colloqui con Grey.

(l) -Comunicato a Fasciotti il 20 agosto 1914 (T. gab. 951). (2) -Vedi D. 319.
318

L'AMBASCIATORE A LONDRA, IMPERIALI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. GAB. ss. 1131/298. Londra, 18 agosto 1914.

Riflettendo su possibili eventualità note a V. E. è sorta in me preoccupazione per grosse difficoltà che potrebbero al Governo di S. M. suscitare presenza a Roma di alcune missioni estere accreditate presso la S. Sede. Permettomi a ogni buon fine richiamare su questo argomento attenzione di V. E. sembrando necessario esaminare in tempo utile qualche modus vivendi allo scopo di assicurare supreme esigenze difesa nazionale ed evitare in pari tempo il risollevare in momenti così gravi pel nostro paese delicate questioni che non mancherebbero di procurare imbarazzi al Governo di S. M. all'interno e all'estero (2).

Sono perciò d'avviso, come propone il R. Ambasciatore, convenga studiare fin d'ora la questione e risolverla in modo da assicurare, anche sotto questo aspetto, le supreme esigenzedella difesa nazionale ».

Anche il Ministro della Marina il 24 agosto espresse il seguente parere, in una lettera a Di Sangiuliano: « Non vi è dubbio che, in determinate circostanze, potrebbe destare qualchepreoccupazione la presenza in Roma di missioni estere accreditate presso la S. Sede. Potrebbe forsanco essere dannosa la presenza nel Regno di numerosi stranieri, tanto più che le leggi in vigore non provvedono con la severità che sarebbe necessaria contro coloro che esercitano lo spionaggio. La presenza degli stranieri non sembra però tale da compromettere la difesa nazionale, o, per quanto riguarda le missioni presso la S. Sede, da richiedere provvedimentispeciali, che non mancherebbero di avere gravi ripercussioni sia all'interno che all'estero. Parmi occorrerebbe però che il numero di persone che compongono le varie missioni di cui trattasi dovesse essere non rilevante per poter fare esercitare sopra di esse la conveniente vigilanza purevitando incresciosi incidenti •.

(l) -Gruppo indecifrabile. (2) -Il Ministro della Guerra interpellato sulla questione sollevata da Imperiali, il 23 agosto 1914 rispose: « Nella eventualità accennata dal R. Ambasciatore a Londra col suo tel. 298 in data 18 corr., la presenza in Roma di missioni estere accreditate presso la S. Sede costituirebbe indubbiamente un pericolo non lieve per la difesa dello stato. Invero tali missioni avrebbero facilmente il mezzo di raccogliere, direttamente o indirettamente, notizie d'indole militare riguardanti le nostre frontiere terrestri e marittime, e, godendo della prerogativadi corrispondere in cifra, verrebbero a sottrarsi all'azione della censura e ad eludere cosi quella rigorosa sorveglianza che è indispensabile esercitare su tutto ciò che comunque possarivelare i movimenti di truppe, gli spostamenti di materiale ed in genere ogni altro preparativo guerresco.
319

L'AMBASCIATORE A LONDRA, IMPERIALI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. GAB. s. 1134/300. Londra, 18 agosto 1914, ore 15,8 (per. ore 20).

Telegramma di V. E. Gabinetto n. 909 (l) e 911 (2) e 915 (3) Andrò oggi da Grey che non potei vedere ieri e gli rivolgerò raccomandazione di V. E. circa la necessità di assoluta segretezza informandola della irrevocabile decisione di Lei svolgere esclusivamente a Londra le eventuali trattative. Per la conoscenza che ho di Grey sono convinto che egli dopo le precise dichiarazioni fatte non consentirà a procedere a discussione di sorta fino a quando io, per ordine di

V. E. non gli avrò annunziato che nostra decisione definitiva è presa. Qualunque tentativo da parte mia di discutere prima di quel momento riuscirebbe affatto sterile e darebbe risultato contrario agli intendimenti di V. E.

Dai telegrammi comunicatimi di Tittoni e Carlotti mi pare del resto risulti che anche Parigi e Pietroburgo sono in massima consenzienti nelle condizioni da noi formulate o quanto meno in quelle più essenziali. È ovvio pure d'altra parte supporre che Grey non mi avrebbe parlato siccome ha fatto se non avesse avuto fondati motivi di interpretare il pensiero dei due Govemi alleati. Per tutti questi motivi e nell'interesse del successo delle trattative, dato sempre che il R. Governo credesse doverle intavolare, a me sembrerebbe in modo assoluto consigliabile di cominciare a discorrere con Grey solo quando ad una decisione definitiva sarà il Governo di S. M. addivenuto.

È evidente che le conseguenze di tale decisione potrebbero essere per noi più o meno benefiche a seconda dell'ora e del momento della decisione stessa. Ma su questo che parmi il punto più importante non oserei certo permettermi di esprimere alcun avviso, solo il Governo di S. M. essendo in grado, in base a molteplici vitali considerazioni, determinare, scegliendo il momento, la linea di condotta che giudicherà meglio confacente ai supremi interessi della Patria.

Ritengo quindi doveroso astenermi per affrettare siffatta decisione dal rivolgere a V. E. sollecitazione che mi parrebbe affatto inopportuna e fuori di proposito ed eccedenti limiti (4) ..... responsabilità.

320

IL MINISTRO A BUCAREST, FASCIOTTI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

'!'. GAB. 1130/88. Sinaia, 18 agosto 1914, ore 17,30 (per. ore 20).

A meno d'ordine in contrario mi asterrò dall'entrare in argomento con questo Governo finchè esso non ne prenda l'iniziativa, salvo a cercare di provocare indirettamente tale iniziativa.

12 -Documenti diplomatiC'i -Serie V -Vol. I

(l) -Vedi D. 276. (2) -Vedi D. 279. (3) -Vedi D. 285. (4) -Gruppo indecifrabile.
321

L'AMBASCIATORE A PIETROGRADO, CARLOTTI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. GAB. SS. R. 1127/67. Pietrogrado, 18 agosto 1914, ore 18 (per. ore 18,15).

Sazonoff mi ha detto che Russia Inghilterra e Francia avendo già fatto le loro aperture all'Italia mediante la nota comunicazione non intendono ritornare su di essa che quando Italia manifesti l'intenzione di entrare in conversazioni con loro a questo proposito. Confermandomi quanto ho riferito a V. E. col mio telegramma di ieri Gabinetto n. 65 (l) egli ha soggiunto che nell'intrattenere ambasciatore di Francia e ambasciatore d'Inghilterra della relazione fattagli da Kru· penski del suo colloquio con V. E. a Fiuggi, tutti e tre avevano constatato possibilità soddisfare desiderata da V. E. accennati compresa simultaneità della conclusione della pace e scelta di Londra quale sede delle eventuali conversazioni.

322

IL MINISTRO A BUCAREST, FASCIOTTI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. GAB. 1139/90. Sinaia, 18 agosto 1914, ore 18 (per. il 19, ore 0,40).

Insieme a Talaat Bey verrà qui Halil, Presidente della Camera dei Deputati. Essi provengono da Sofia e saranno accompagnati da questo ministro di Bulgaria Radeff recatosi giorni sono a Sofia. Il ministro degli Affari Esteri mi ha detto di non capire che cosa c'entrino (2) ..... Governo bulgaro in questo affare. Egli ha aggiunto che Governo bulgaro ha dichiarato formalmente e per iscritto al ministro di Russia che rimarrà neutrale. Ministro degli Affari Esteri dice però che Austria-Ungheria e Germania esercitano enormi pressioni a Sofia ed a Costantinopoli per indurre Bulgaria e Turchia ad attaccare Serbia e Russia.

Reputo che Radeff vagheggi un accordo tra gli Stati balcanici neutri e la Romania in conformità di quanto ho riferito col mio telegramma Gabinetto

n. 56 (3). Invece di Streit verranno QUi Zaimis e Politis.

323

IL MINISTRO A BUCAREST, FASCIOTTI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. GAB. 1140/92. Sinaia, 18 agosto 1914, ore 18,10 (per. il 19, ore 12,40).

Il ministro degli Affari Esteri mi ha detto che la Romania rimane ferma nella neutralità. Analoghe dichiarazioni ha fatto pubblicamente ministro delle

Finanze. Movimento della pubblica opinione e linguaggio dei giornali va accentuandosi in questo senso. Saranno però i primi importanti successi militari che determineranno in modo definitivo linea di condotta di questo Stato.

(l) -Vedi D. 284. (2) -Gruppo indecifrabile. (3) -Vedi D. 63.
324

IL MINISTRO DEGLI ESTERI. DI SANGIULIANO. ALL'AMBASCIATORE A LONDRA, IMPERIALI

T. GAB. U. 936. Roma, 18 agosto 1914, ore 18,35.

Raccomando a V. E. di astenersi dal parlare coi suoi colleghi di Francia e di Russia del noto argomento limitandosi a farlo con Grey.

325

IL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO, AL MINISTRO A DURAZZO, ALIOTTI, E AL CONSOLE A SCUTARI, DE FACENDIS

T. 4733. Roma, 18 agosto 1914, ore 19.

(Per tutti). Distaccamento. Apprendo che distaccamento francese ha avuto ordine partire immediatamente. Ho pregato Ministero Guerra dare stesso ordine nostro distaccamento accordandosi Ministero della Marina per trasporto truppe (1).

(Per Durazzo). Ne informo la S. V. per opportuna conoscenza.

326

IL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO, ALL'AMBASCIATORE A COSTANTINOPOLI, GARRONI

T. 4741. Roma, 18 agosto 1914, ore 21.

Suo telegramma n. 371 (2). Nell'attuale momento conviene usar prudenza. Prego V. E. astenersi dal sollevare incidenti e dare istruzioni analoghe ai RR. Con

(l} Sul ritiro del distaccamento francese da Scutari, di cui ai DD. 126, 130, 131, 173, si ha la seguente corrispondenza.

Il 14 agosto Di Sangiuliano telegrafava a Bollati ed Avarna (t. 4672} affinchè sollecitassero la risposta sul distaccamento francese e si adoperassero c affinchè essa sia favorevole •. Ed aggiungeva c che contingente francese sarà considerato neutralizzato anche durante viaggio per mare, cosicchè nè esso nè nave trasportante abbiano a correre alcun rischio di cattura •. Su ciò che richiede c formale assicurazione •· 1115 agosto Avarna rispondeva (t. a. 7809/1135} che

c siccome Austria-Ungheria non travasi in guerra con la Francia • Berchtold si era rivolto al Governo germanico per conoscere il suo pensiero in proposito • e non aveva ancora ricevuto risposta. Il Governo austriaco non c avrebbe avuto difficoltà ad aderire alla domanda della Francia •, qualora la Germania non avesse obiezioni. Ma sembrava che il Governo di Berlino fosse c poco disposto • ad acconsentire alla domanda. Il 18 agosto Bollati informava (t. a. 7994/641} che • pur non ostando in proposito alla nostra domanda Governo imperiale sta esaminando insieme al Governo I. e R. l'opportunità o meno di accoglier~~ la dichiarazione. Si aspettanodecisione da Vienna per darmi risposta definitiva •. Il 19 agosto Avarna informava (t. a. 8025/1148) che Berchtold acconsentiva alla soluzione proposta dai Governo italiano. Il 20 agostoanche Bollati comunicava il consenso tedesco (T. gab. 8071/113}. Il 21 agosto Avarna telegrafava (t. a. 8143/1159} che • non era più il caso di pensare ad imbarcare su una nave italiana il contingente militare francese di Scutari, giacchè il contingente medesimo aveva ricevuto ordine di entrare nel Montenegro •.

soli che dovranno limitarsi a protestare formalmente a tenere presenti i danni subiti dai nostri connazionali facendo esplicite riserve.

V. E. potrà far nota al Governo ottomano che se noi adottiamo per ora questa attitudine di tolleranza lo facciamo perchè ci rendiamo conto delle sue attuali difficoltà e non vogliamo accrescerle, ma ciò non significa rinuncia ai nostri diritti.

La Sublime Porta deve considerare la nostra attitudine come un atto d'amicizia e non renderla impossibile.

(2) Vedi D. 262.

327

IL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO, ALL'AMBASCIATORE A VIENNA, AVARNA

T. 4746. Roma, 18 agosto 1914, ore 24.

Accordo per l'Albania.

Il R. Console a Scutari telegrafa in data del 15:

l) (Tel. n. 7818/316) (l)

2) (Tel. n. 7811/318) (2).

Prego V. E. di far amichevolmente notare a Berchtold che poichè l'AustriaUngheria è in stato di guerra non vogliamo creare difficoltà e perciò a differenza di quanto fece il Governo I. e R. al tempo della guerra italo-turca a proposito di Prevesa, non intendiamo reclamare contro i fatti segnalati da De Facendis, ma facciamo osservare che essi costituiscono una violazione all'intesa italoaustriaca per l'Albania.

328

L'AMBASCIATORE A PIETROBURGO, CARLOTTI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. R. 8050/573. Pietroburgo, 19 agosto 1914, ore l (per. H 20 ore 5,45).

Mi viene riferito da buona fonte che Bulgaria insiste per avere subito e non già a guerra finita le regioni che essa reclama dalla Serbia. Russia continua adoperarsi a Sofia per trattenere Bulgari e a questo scopo dà assicurazione per cessione da parte Serbia in avvenire e lascia intravedere inevitabile aiuto greco-rumeno alla Serbia qualora Bulgaria attaccasse questa ultima.

(l) -Vedi D. 266. (2) -Vedi D. 253.
329

L'AMBASCIATORE A LONDRA, IMPERIALI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. GAB. s. 1141/303. Londra, 19 agosto 1914, ore 2,42 (per. ore 19,40).

Telegramma di V. E. Gab. n. 936 (1).

Nè uno nè l'altro di questi miei colleghi hanno fatto meco il menomo accenno al noto argomento. Del resto prevedendo desiderio di V. E. io ho evitato in questi ultimi giorni occasione di incontrarli. Se mi parlassero darei risposta evasiva.

330

IL MINISTRO AD ATENE, DE BOSDARI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. 8023/361. Atene, 19 agosto 1914, ore 5,30 (per. ore 19).

Telegramma V. E. 4704 (2), 4750 (3). Constatato che questo mio collega austro-ungarico aveva ricevuto istruzioni identiche alle mie ed ottenuta da lui promessa che avrebbe oggi stesso sull'argomento parlato a Streit, mi sono recato da questo e gli ho detto che gli rinnovavo, questa volta d'accordo con mio collega austro-ungarico, viva esortazione perchè esercitasse su Spiromillo ogni pressione per farlo restar tranquillo nelle circostanze presenti. Streit mi ha riferito le cose già dettemi (mio telgramma 339) (4), ha però aggiunto che gli è ....... (5) trovare persona che ha accettato incarico parlare a Spiromillo nel senso desiderato da V. E. Ha asserito Governo ellenico non ha avuto in questi giorni notizia alcuna dell'azione di Spiromillo alla quale egli persiste non accordare nessuna importanza. Farà rilevare agli Epiroti, che egli mi ha detto considera come significativo, che cioè non ostante attuale complicazione, perdura pieno accordo italo-austriaco sulla questione Epiro; ha concluso assicurandomi che anche Governo ellenico persiste nel suo punto di vista di non volere in nessun modo incoraggiare epiroti a dipartirsi dall'accordo di Corfù.

331

IL MINISTRO A CETTIGNE, NEGROTTO CAMBIASO, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. 8042. Cettigne (6), 19 agosto 1914, ore 6 (per. il 20, ore 3,30).

Ripetizione mio telegramma n. 32. Telegramma di V. E. n. 4580 (7), Scutari.

Alcune allusioni fattemi dal re Nicola e da persona di sua fiducia durante

gli ultimi tempi circa la situazione in cui verrebbe a trovarsi Scutari dopo il

ritiro dei contingenti internazionali mi fecero supporre che qui si stesse volgendo

nuovamente l'attenzione verso quella parte. Ho creduto quindi opportuno dl mia iniziativa di mettere in guardia questo Governo sui pericoli inerenti ad una azione inconsulta del Montenegro ed il Ministro degli Affari esteri mi assicurò nei termini più categorici che nulla sarebbe tentato senza la nostra preventiva ....... (l) tanto più che non disperava che alla fine della guerra il Montenegro potesse ottenere diplomaticamente il possesso di Scutari. Mi consta del resto che Austria-Ungheria aveva fatto promessa in tal senso a Re Nicola a titolo compenso per la neutralità del Montenegro.

Credo poter escludere che il Montenegro intraprenda un'azione qualsiasi contro Scutari durante la presenza delle nostre truppe. Ma ove non rimanga colà alcun contingente estero è possibile malgrado assicurazioni suddette Montenegro sia tentato ·entrare a Scutari sotto pretesto assicurare ordine e garantirsi da minacce albanesi pretese (o) reali. Certo la situazione di quella città deve preoccupare se contingenti franco-italiani la lasciano.

Mi risulta ministro (?) d'Inghilterra ha fatto oggi passo ufficiale presso il Governo per dissuaderlo da ogni velleità d'azione verso Scutari.

(l) -Vedi D. 324. (2) -Vedi D. 282. (3) -Col tel. 4750 Di Sangiuliano comunicava (17 agosto) il tel. a. 7939/1140, di cui alla nota (3) al D. 282. (4) -Vedi D. 98. (5) -Gruppo indecifrabile. (6) -Il telegramma fu trasmesso via Scutari. (7) -Vedi D. 144.
332

L'AMBASCIATORE A VIENNA, AVARNA, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. GAB. 1143/117. Vienna, 19 agosto 1914, ore 9 (per. ore 23,45).

Da quanto mi risulta in via indiretta e confidenziale il Governo I. e R. non penserebbe, pel momento, per un riguardo al R. Governo ad inoltrarsi troppo sul territorio montenegrino ed a procedere alla occupazione del Lowcen salvo vi fosse ·Costretto da imperiose necessità di guerra, giacchè è sempre deciso ad attenersi alla dichiarazione fatta in proposito dal Conte Berchtold (mio telegramma Gabinetto n. 102) (2).

Date quindi le disposizioni in cui sembra essere il Governo I. e R. sarebbe poco probabile che trattative fra Vienna e Cettigne pel Lowcen a cui accenna il R. Ambasciatore a Pietroburgo continuino tuttora e si svolgano sulla base della cessione di Scutari. Naturalmente atteggiamento che Governo I. e R. intende seguire nella questione del Lowcen ·potrebbe modificarsi se R. Governo modificasse suo contegno verso l'Austria-Ungheria.

333

IL MINISTRO A BUCAREST, FASCIOTTI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. GAB. 1142/98 (3). Sinaia, 19 agosto 1914, ore 10 (per .il 20, ore 1,40).

Ministro Affari Esteri mi ha letto corrispondenza di Lahovari in cui que;sto presenta le ·conversazioni avute con S. E. Tittoni come dovute all'iniziativa di

quest'ultimo. Lahovari aggiunge avergli R. Ambasciatore a Parigi detto che io ho istruzioni necessarie per prendere accordi colla Romania per una azione comune. Ho risposto io sono semplicemente pronto ascoltare quello che Governo romeno fosse per dirmi ma che potevo formalmente assicurarlo fin da ora degli amichevoli sentimenti del R. Governo.

Ministro degli Affari Esteri non mi ha nascosto difficile situazione di questo Governo di fronte contegno Re Carlo, tutto dipenderà dalla prima importante vittoria. Frattanto se R. Governo non vuole compromettersi occorre massima prudenza.

Differente sarebbe il caso se R. Govern9 volesse decisamente impegnarsi per l'uno o l'altro gruppo di belligeranti. Allora non sarebbe difficile trascinare Romania con noi malgrado le influenze estere.

Ministro Affari Esteri ha richiamato la mia attenzione sul fatto che Lahovari è eccessivamente francofilo.

(l) -Gruppo indecifrabile. (2) -Vedi D. 49. (3) -Comunicato a Tittoni il 20 agosto 1914 (T. gab. 952).
334

IL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO, ALL'AMBASCIATORE A LONDRA. IMPERIALI

T. GAB. 938 (1). Roma, 19 agosto 1914, ore 12.

Suo telegramma Gabinetto n. 288 (2).

Anzitutto ripeto che reputo condizione sine qua non che le trattative abbiano luogo unicamente ed esclusivamente a Londra e che se gli ambasciatori della Triplice Intesa me ne parlano io darò risposte evasive ed inconcludenti dichiarando che finora l'immensa maggioranza dell'opinione pubblica italiana è per la neutralità. Pregola ripetere quanto precede a Grey e fargli notare che il motivo di ciò è la necessità di assoluta segretezza e che la garanzia maggiore di segretezza è l'illimitata fiducia che per lunga conoscenza personale egli mi ispira.

Perciò V. E. deve parlarne solo con Grey.

Se noi dovremo uscire dalla neutralità sarà necessario che appena presa da noi la decisione siano rapidamente concertate le condizioni da noi poste senza le quali noi non possiamo arrischiarci in una guerra.

D'altra parte per molti motivi d'ordine interno ed estero noi non possiamo oggi prendere una decisione definitiva e non sarebbe neanche nell'interesse della Triplice Intesa che la prendessimo prima di poter passare rapidamente dalla decisione all'azione.

Mi pare perciò che intanto Grey potrebbe assicurarsi se Russia e Francia accettino le nostre condizioni che naturalmente non sono impegnative per loro finchè non avremo preso impegno anche noi. Ma noi non possiamo certo decidere di uscire dalla neutralità se non siamo sicuri che quelle condizioni sono accettate e se non si verificano anche nell'interno alcune determinate circostanze.

D'altra parte se ci decideremo sarebbe pericoloso perdere tempo in negoziati diplomatici e perciò mi pare indispensabile che Grey mediante scambi di idee tra lui Russia e Francia si metta in grado di darci risposta pronta concreta ed impegnativa appena noi gli comunicheremo la nostra decisione.

V. E. può anche ripetere a Grey che noi desideriamo vivamente mantenere la integrità territoriale dell'Impero ottomano.

(l) -Con T. gab. 945 del 20 agosto 1914 Di Sangiuliano comunicava ad Imperiali che Rodd aveva trovato • giuste le considerazioni • svolte in questo tel., e che avrebbe telegrafato c in questo senso a Grey •. (2) -Vedi D. 269.
335

IL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO, ALL'AMBASCIATORE A PARIGI, TITTONI

T. GAB. 942. Roma, 19 agosto 1914, ore 13,20.

Per norma eventuale di linguaggio, informo V. E. che oggi, dopo tanto tempo, a cagione della mia infermità a Fiuggi, ho riveduto qui a Roma, dove sono definitivamente tornato, l'ambasciatore di Francia e gli ho, nel corso della conversazione, ripetuto il nostro proponimento di mantenere la neutralità.

336

IL MINISTRO A BUCAREST, FASCIOTTI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. GAB. 1152/97. Sinaia, 19 agosto 1914, ore 17,20 (per. iL 20, ore 20,20).

Ministro degli Affari Esteri mi ha detto aver avuto comunicazione da Lahovari delle conversazioni da esso avute .con S. E. Tittoni. Senza entrare in merito gli ho dichiarato secondo le istruzioni da V. E. impartitemi che io non avevo da dare consigli in nessun senso alla Romania intorno al mantenimento

o meno della neutralità e mi limitavo a confermare i vivissimi sentimenti di amicizia e simpatia dell'Italia per la Romania.

Ministro degli Affari Esteri ha replicato che il contegno dell'Italia e specialmente le sue (l) ..... casus foederis avevano naturalmente avuto una influenza decisiva sulla condotta della Romania ma che comprendeva tanto più facilmente (1) ..... linguaggio analogo cogli Stati balcanici. Infatti Turchia e Grecia prima e quindi anche Bulgaria avevano proposto alla Romania fare una dichiarazione comune di neutralità ma che Governo Romania vi si era per parte sua rifiutato perchè ignorava quali vincoli uniscono ciascuno di questi Stati all'uno od all'altro gruppo di belligeranti. Il Governo romeno senza voler dare consigli, aveva risposto che esso si manteneva neutrale e che nulla impediva agli altri fare lo stesso. Circa contegno del Re Carlo ministro degli Affari Esteri ha detto che esso dipende dalla convinzione di S. M. che la Germania sarà vincitrice e che convenga alla Romania essere dalla parte del vincitore per la realizzazione almeno parziale delle sue aspirazioni nazionali. Tuttavia S. M. non vuole forzare

la mano al suo Governo ed al Paese, tanto più che Governo ed opposizione sono finora concordi col Paese per la neutralità. Personalmente poi ministro degli Affari Esteri è tutt'altro che (sicuro) del successo dei due Imperi e pensa che sarà opportuna una intesa tra i neutri. Ho risposto che io sono qui pronto ad ascoltare colle disposizioni le più amichevoli quello che egli vorrà allora dirmi.

(l) Gruppo indecifrabile.

337

IL MINISTRO A BUCAREST, FASCIOTTI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. GAB. 1146/95. Sinaia, 19 agosto 1914, ore 20 (per. il 20, ore 11,25).

Ho veduto ieri sera Bratianu il quale mi ha detto non senza qualche incertezza che il contegno della Romania rimane invariato ma non ha pronunziato la parola neutralità. Io mi sono epresso nei termini del telegramma di V. E. Gabinetto n. 899 (1), senza beninteso dare nessun consiglio. Bratianu è tornato sul suo solito discorso circa gli inconvenienti della neutralità ed i pericoli che essa presenta. Egli sostiene che la situazione dei neutri diverrà insopportabile di fronte alla prepotenza del vincitore quale sia.

Previsioni più pessimiste per quanto riguarda l'Italia fanno qui altri, ed io credo mio dovere riferire. Così il Sotto Capo di Stato Maggiore dell'esercito romeno che poi in fatti, data la insufficienza del Generale Zottu, è il vero Capo di Stato Maggiore dell'esercito e che è animato da sentimenti di viva simpatia verso l'Italia e ne approva contegno nelle attuali circostanze, ha detto a me e confermato al R. Addetto militare di ritenere inevitabile una guerra italo-austriaca dopo guerra attuale ed a più o meno breve distanza da essa. Quanti qui sono in contatto coi circoli direttivi austro-tedeschi hanno convinzione che il nostro attuale contegno, checchè noi facciamo per giustificarlo ci espone alle rappresaglie dei due Imperi, mentre altri osservano che l'Italia perde forse una occasione unica per far pendere la bilancia dalla parte ove essa si trova e trarre dalla situazione tutti i vantaggi che essa può darci.

338

L'AMBASCIATORE A COSTANTINOPOLI, GARRONI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. GAB. 1158/579. Costantinopoli, 19 agosto 1914, ore 21 (per. il 21, ore 3,25).

Wangenheim dopo periodo sostenutezza si dimostra ora meno risentito. Oggi mi diceva di dichiarazione che R. Governo avrebbe fatto a Berlino circa (2) ....... nostra benevola neutralità e di apprezzamenti che la Germania faceva della

nostra situazione dopo saputo che avevamo Libia ben settanta mila uomini ai quali dovevamo provvedere. Aggiungeva che Italia avrebbe potuto intervenire dopo vittoria tedesca sui Francesi tenendoli a bada per permettere esercito germanico rovesciarsi sui Russi. Accennò per noi soliti compensi Nizza, Tunisi

e Corsica.

(l) -Vedi D. 224. (2) -Gruppo indecifrabile.
339

NOTA DEL MINISTRO A BERNA, PAULUCCI, AL PRESIDENTE DELLA CONFEDERAZIONE SVIZZERA, HOFFMANN

Berne, 19 agosto 1914.

Par note du 5 de ce mois, la Légation de Suisse à Rome a bien voulu porter à la connaissance du Ministère des Affaires Etrangères le texte de la déclaration de neutralité faite par la Confédération Suisse en raison de l'état de guer?e existant entre plusieures Puissances européennes.

Le Gouvernement de Sa Majesté, en informant le soussigné de ce qui précède, vient de le charger de déclarer au Conseil Fédéral que, quoique l'Italie ne soit pas une des Puissances signataires de l'acte du 20 Novembre 1815, portant réconnaissance et garantie de la neutralité perpétuelle de la Suisse et de l'inviolabilité de son territoire, le Gouvernement du Roi s'est toujours inspiré des principes consacrés par cet Acte et est fermement résolu à abserver cette attitude à ravenir.

340

IL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO, ALL'AMBASCIATORE A VIENNA, AVARNA

T. GAB. s. 939. Roma, 19 agosto 1914, ore 23,15.

Rispondo ai suoi telegrammi Gabinetto n. 115 (l) e 116 (2) lasciando al senno e al tatto di V. E. il decidere la parte del contenuto di: questo telegramma che V. E. stima opportuno di dire a Berchtold. Mi risulta, ne conviene lo stesso Flotow, che Addetto militare tedesco, forse anche austriaco, hanno esagerato di molto i pochi provvedimenti militari da noi presi a tutte le frontiere ed all'interno nel triplice scopo di calmare la nostra diffidente, e preoccupata opinione pubblica, di mantenere l'ordine interno, di regolare o vigilare il ritorno in Italia di numerosi operai. Cerchiamo di esercitare la più assidua, quotidiana azione sulla stampa ma il Governo ha poca influenza su di essa perchè i maggiori giornali non sono sovvenzionati. L'esempio spesso citato da Mérey della guerra libica non ha valore perchè allora era unanime il sentimento del paese, dei giornalisti stessi nel senso stesso dell'influenza del Governo mentre ora si

deve influire contro corrente. Opinione pubblica qui quasi unanime pro neutratità ma a cagione origine guerra, diretta contro principio liberale, contro indipendenza piccolo popolo e contro principio nazionalità, e voluta dalla Germania ed Austria, non simpatizza per esse, oltre che le notizie da fonte francese, serba, russa ed inglese sono molto più frequenti e più artisticamente redatte che quelle da fonte austriaca e tedesca. (Anche i proclami francesi, serbi ed inglesi e persino russi si ispirano a principi liberali e democratici mentre quelli tedeschi ed austriaci sembrano scritti da Metternich).

Con Macchio a Fiuggi, come le telegrafai, ci tenemmo in termini generali ed è certo che finchè non si entrerà nell'esame dei modi concreti per conciliare e mettere in armonia i reciproci interessi persisterà la reciproca diffidenza attuale, sebbene io la sappia ....... (l) quanto riguarda le nostre intenzioni e (la creda tale) per quanto riguarda le intenzioni di Berchtold e di S. M. l'Imperatore.

Intanto qui si diffondono notizie che gioverebbe smentire di grandi concentramenti di truppe austriache ai nostri confini e persino di preparativi di partenza delle famiglie dei funzionari e militari di Riva.

Tutto ciò senza dubbio non giova come non giovano le violazioni della neutralità dell'Albania e dell'accordo italo-austriaco sulle quali del resto noi non vogliamo creare difficoltà all'Austria comprendendo che essa faccia quanto stima necessario per vincere nella pericolosa guerra che ha voluto.

Il R. Governo persiste nel proposito di fare si che i rapporti tra Italia ed Austria escano possibilmente migliorati ed in ogni modo non danneggiati dalla crisi attuale.

Una delle cose più pericolose e sulla quale fanno assegnamento gli avversari di questa politica consiste nelle sempre possibili severe repressioni a danno degli italiani SUdditi austriaci. Bisogna cercare di ridurli al minimo possibile. In Italia il Governo ha dato ordine ai Prefetti di prevenire e reprimere qualsiasi dimostrazione anti-austriaca naturalmente nei limiti imposti dalla legislazione liberale (2).

(l) -Vedi D. 299. (2) -Vedi D. 300. Questi due telegrammi insieme alla risposta di Di Sangiuliano vennero comunicati anche a Bollati.
341

CL MINISTRO DEGLI ESTERI DI SANGIULIANO, AGLI AMBASCIATORI A PARIGI, TITTONI, A LONDRA, IMPERIALI, E A PIETROBURGO, CARLOTTI.

T. GAB. S. 943. Roma, 19 agosto 1914, ore 23,55.

Ho detto oggi a Barrère che l'Italia non ha mutato la sua decisione di mantenersi neutrale e che nel caso debba mutarla ogni trattativa in proposito debba essere segretissima ed essere concertata a Londra.

Gli ho anche detto che qualunque indiscrezione ci obbligherebbe a smentire

ed interrompere le trattative.

(l) -Gruppo indecifrabile. (2) -Per la versione di Berchtold della comunicazione fattagli da Avarna vedi Oe.-U. R. 39.
342

IL PRINCIPE DI BULOW, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

(Ed. parzialmente in SALANDRA, Neutralitd, pp. 145-6; Io., Biilow e la neutralitd in Corriere della Sera, 28 ottobre 1926)

L. P. (1). Berlino, 19 agosto 1914.

Vous savez que je ne me suis plus mélé de politique depuis ma retraite. Mais vous comprendrez que je ne puis rester indifférent à la marche des affaires dans un moment où se juent les destinées du monde et l'avenir de nos pays. Ce qui me décide à vous écrire ce n'est pas seulement la haute estime et la vraie amitié que j'ai pour vous. C'est aussi l'attachement que je porte à l'ltalie, attachement dont la sincérité ne saurait étre douteuse. Permettez moi d'étre entièrement et absolument frane dans une heure aussi grave et aussi critique.

L'Italie se trouve on the wrong side and the wrong way. Elle commet la méme erreur qu'en 1870, où croyant l'Allemagne plus faible que celle-ci ne l'était, l'Italie s'est engagée dans une fausse route, qui sans le coup de tonnerre de Sédan l'aurait conduite à un désastre. Alors le Prince de Bismarck, engagé peu après la guerre dans la lutte contre le Vatican, a oublié dans l'ardeur de cette lutte l'attitude de l'Italie pendant la guerre franco-allemande, et le peuple allemand l'a oubliée avec lui. Cette fois-ci le souvenir d'una attitude équivoque de l'Italie ne s'effacera pas en Allemagne.

Dieu me garde de croire que l'Italie puisse briser entièrement les liens de la Triple Alliance et se tourner contre l'Autriche. Menacer ou attaquer l'Autriche serait menacer ou attaquer l'Allemagne. Une telle attitude de l'Italie créerait entre nos deux pays un abime que rien ne pourrait combler. Le peuple allemand avec des grandes qualités a aussi le revers de quelques unes de ses qualités. Il oublie difficilement, et il n'oublie pas vite.

Si l'Italie se tournait décidemment contre l'Autriche, et par conséquent contre nous, cela provoquerait en Allemagne un ressentiment et une haine supérieurs méme au sentiment qu'on éprouve à présent ici pour les pays avec qui nous sommes en Iutte.

Mais méme la neutralité que l'Italie observe, est ici pour tout le monde

une profonde décéption et, sur mon ame et conscience, je crois qu'elle est une

faute au point de vue italien. Jeune homme, j'ai assisté au Congrès de Berlin.

Corti et Cairoli croyaient bien faire en ne se rangeant ni d'un còté ni de l'autre

et en louvoyant entre les différentes puissances. Quel a été le résultat? L'Italie

a été la seule puissance qui alors n'a retiré aucun profit de la situation.

En accentuant votre attitude en faveur de l'Allemagne et en vous tournant

plus résolument contre la France vous ne risquez pas grande chose. La France

a besoin de toutes ses forces contre nous, l'Angleterre se gardera bien de bom

barder vos belles villes sur le litoral, ·elle ne recommencera pas les prouesses des

barbares. En vous rangeant résolument de notre còté vous réaliserez le reve séculaire de l'Italie sur la cote de l'Afrique et dans toute la Méditerranée.

Tout ce que les journaux étrangers raccontent sur notre situation sont des blagues et de mensonges. L'Allemagne est unie comme un seui homme. L es socialistes sont coeur et ame avec le pays, les jeunes entre leurs chefs entrent comme volontaires dans l'armée, les polonais rivalisent d'ardeur avec les alle-mands, les alsaciens et les lorrains s'enròlent par milliers. Il y a une unité morale complète entre tous les partis sous le drapeau national. On a refusé plus d'un million de volontaires, il y a des millions d'hommes en réserve, la situations d'hommes en réserve, la situation financière et économique du pays est eccellente. Croyez-moi, ce peuple est invincible. Rien ne viendra au bout de 65 millions d'Allemands. Organisée comme l'est l'Allemagne, outillés comme nous le sommes, décidés comme nous le sommes, aucun revers ne nous abattra. Nous lutterons jusqu'au bout, et nous l'emporterons. Combien je voudrais qu'alors à còté de l'Allemagne victorieuse se trouve une Italie alliée sùre et arnie respectée de l'Allemagne, étant à l'honneur après avoir été à la peine.

J'ai perdu mon frère favori. C'est le premier Général allemand qui a été tué dans cette guerre. Cela a été pour moi une douleur cruelle; mais c'est de grand coeur que j'ai fait le sacrifice.

(l) Questa lettera venne consegnata all'incaricato d'affari a Berlino, il quale il 20 ago. sto 1920 (T. gab. 1150) comunicò a Di Sangiuliano di averla consegnata al corriere diplomatico tedesco.

343

IL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO, AL CONSOLE A VALONA, LORI

T. uu. 4763. Roma, 19 agosto 1914, ore 24.

Pregola telegrafarmi subito notizie situazione. Raccomando a V. S. i figli Ismail Kemal bey.

344

IL MINISTRO A DURAZZO, ALIOTTI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. PER POSTA 8098/809. Durazzo, 19 agosto 1914.

Mi riferisco al mio telegramma n. 726 del 26 luglio p. p.

Prego V. E. considerare se in vista partenza Moltedo pel Belgio in congedo

e probabilità del suo non prossimo ritorno non sia il caso inviare in Albania

alcuni ufficiali in posizione analoga alla sua. Questi ufficiali avrebbero tempo

impratichirsi del paese e rendere seri servizi in ogni evenienza specialmente

quando tratterassi riorganizzare Albania meridionale.

Giova intanto rilevare come vi siano a Durazzo anche dopo la mobilizzazione generale austriaca circa 15 fra ufficiali e sottufficiali austriaci che continuano a servire nella gendarmeria ed artiglieri insieme al Biegeleben e sotto

il comando dell'Oberleutnant a D. degli ussari Ing. Oscar von Wienecke Walkampf. Questi volontari sono evidentemente stati oggetto di speciale esenzione dalla chiamata alle armi, in vista dello speciale ed attivo interesse che l'Austria Ungheria serba all'Albania.

Vi sono pure numerosi ufficiali austro ungarici sotto veste di ingegneri e

professionisti nell'Albania Settentrionale per fomentare movimenti insurrezio

nali contro i Serbo-montenegrini: qualcuno vi è pure a Valona.

Ora dinanzi a questi fatti mi pare eccessivo e dannoso il continuare a

rimanere passivi ed indifferenti quando si prepara una nuova era piena di peri

pezie in Albania. Non vedo ragioni per continuare a cedere anche su questo

punto ove si trova offeso il principio di parità.

Intanto Biegeleben spadroneggia colla polizia pur tenendosi ben riservato

a non provocare lagnanze per parte nostra; ma egli ed i suoi compagni non

celano il desiderio di iniziare una nuova campagna di prepotenze e sopraffa

zioni a nostro danno non appena l'Austria Ungheria anche battuta fosse liberata

dalla guerra contro la Russia.

Siccome possiamo aspettarci a qualche sgradevole sorpresa, credo indispen

sabile prepararci a difendere le nostre posizioni non !asciandoci addormentare

dall'attuale tregua.

345

L'AMBASCIATORE A PARIGI, TITTONI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. GAB. s. 1144/126 (1). Parigi, 20 agosto 1914, ore 0,40 (per. ore 15).

Ho motivo di ritenere che la parola d'ordine tra le Potenze della T,riplice

Intesa sia di essere pronta ad accogliere cordialmente qualunque apertura del

l'Italia per un concorso mediante corrispettivo ma di non fare altre aperture

oltre quelle già note e soprattutto astenersi da tutto quello che potesse avere

l'apparenza di pressione. Anche la stampa più autorevole che i primi giorni

invocava apertamente l'intervento italiano ora si ispira a questa riserva.

Temps di ieri sera dice: « Re Vittorio Emanuele III ha fatto alla Francia

una dichiarazione di neutralità. Noi sappiamo che questa promessa sarà leal

mente mantenuta. Noi gliene siamo profondamente riconoscenti e non gli do

mandiamo altro >.

Il Figaro di stamane a proposito dell'annunziata missione straordinaria te

desca che viene a Roma per la via di Trento dice: « L'Italia che ha saputo sino

ad ora discernere il suo vero interesse e tenere coraggiosamente testa ai suoi

potenti sollecitatori non ha che da ispirarsi ai suoi propri sentimenti. Ben sod

(T. gab. 959).

disfatti per la sua neutralità facendo assegnamento sui suoi sentimenti fraterni ormai manifesti noi non eserciteremo su di essa la minima pressione e gli diremo semplicemente, fiduciosi come siamo nel trionfo della nostra causa e nel tradizionale successo finale: Voi pure dovete guardare e giudicare ».

(l) Comunicato ad Imperiali il 21 agosto 1914, insieme alla risposta a Tittoni del seguente tenore : c La missione straordinaria tedesca di cui parla il Figaro non esiste •

346

IL MINISTRO A BUCAREST, FASCIOTTI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. GAB. 1153/100. Sinaia, 20 agosto 1914, ore 1,10 (per. il 21, ore 0,40).

Ministro di Romania a Sofia qui venuto per pochi giorni conferma le notizie della divisione del Gabinetto bulgaro nella questione dei rapporti coll'AustriaUngheria e la Russia di cui al mio telegramma Gabinetto n. 94 (1). Mi si assicura anzi che sarebbe stato egli darne pel primo notizie e che essendo stato comunicato il suo telegramma al Re Carlo, S. M. ne ha informato Governo germanico e Governo austro-ungarico il quale ultimo a sua volta ne ha informato Governo bulgaro ponendo Derussi in grave imbarazzo. Governo romeno ed in particolare Porumbaro sono molto malcontenti di questa indiscrezione del Re tanto più che come V. E. sa forse non è la sola. Derussi è convinto che la Bulgaria sia legata all'Austria-Ungheria mediante un trattato di cui solamente Re Ferdinando e Radoslavoff hanno notizia. Però popolo e diversi ministri si rifiutano marciare contro la Russia. Così pure si ritiene qui che Turchia abbia un trattato 'con la Germania.

Ministro di Russia mi ha detto che suo Governo è molto preoccupato pel contegno della Turchia che non ha ancora sbarcati e rimpatriati gli equipaggi delle due navi da guerra germaniche malgrado le insistenze dell'ambasciatore di Russia.

Qui si ha poca fiducia nell'esito delle trattative greco-turche. Taalat bey e Halil sono arrivati oggi alle 13 a Bucarest. Zaimis e Politis arriveranno stasera.

347

IL CONSOLE A SCUTARI, DE FACENDIS, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. 8053/1692. Scutari, 20 agosto 1914, ore 2,50 (per. ore 12,20).

Dovendo partire nostro distaccamento prego V. E. voler prendere in considerazione quanto segue: Abbandonata città a se stessa, senza funzionari, senza gendarmi, senza difesa, prevedo inevitabili torbidi all'interno per manifestarsi ostilità tra la popolazione musulmana e la cattolica e dati anche rinnovati propositi insorti riprendere avanzata. Si potrebbe aggiungere even

tuale minaccia Montenegrini. È da rilevare anche poca efficienza azione corpo consolare dato naturale antagonismo colleghi tra cui tento agire in senso conciliante. In questo momento è venuto da me Feizi bey che dovrebbe prendere successione Governo dichiarando essergli impossibile assumere compito nelle attuali condizioni: subito dopo è venuto da me Cadì chiedendo mie direttive aggiungendo Musulmani rifiuteransi riconoscere autorità Feizi bey o altro funzionario nominato dal Governo del Principe. Riterrei provvedimento opportuno invitare qui Commissione di Controllo assumere Governo. Permettomi poi far presente e raccomandare vivamente V. E. seguenti proposte:

l) Lasciare qui se non tutta almeno parte della missione sanitaria con colonnello Rosati cui opera riesce di immensa utilità specialmente ora che ospedale austriaco non potrà regolarmente funzionare, per richiamo ufficiale medico direttore. Se chiudiamo nostro ambulatorio ed ospedale è grave danno per la città.

2) Sospese comunicazioni ·con Antivari, ritirati piroscafi dalla Bojana verrà unica via di comunicazione Medua, essendo prevedibile occupazione Alessio da parte insorti e quindi interruzione telegrafo; prego V. E. far pratiche perchè sia lasciata qui radiotelegrafia con relativo personale, altrimenti Scutari, Cettinie, Antivari quasi sicuramente rimarranno isolate. Possibilmente dovrebbe rimanere ancora un « camion >.

3) Nota gravità lavoro quest'Ufficio, che serve ora anche tramite Cettinie, Antivari, rende indispensabile valido fidato aiuto capitano Ginocchio non potendo fidarmi dei dragomanni come cav. Galli riferiva V. E.

4) In caso serie complicazioni prego V. E. autorizzarmi pubblicazione particolareggiata eventuale motivazione per la Colonia che appresa notizia partenza distaccamento è già seriamente impressionata.

Comunicato quanto precede R. Legazione.

(l) Non rinvenuto.

348

L'AMBASCIATORE A LONDRA, IMPERIALI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. GAB. s. 1151/305. Londra, 20 agosto 1914, ore 3,23 (per. ore 23).

Ieri andai da Cambon per restituire visita fattami dal fratello già partito. Discorremmo di vari argomenti di attualità. Collega non fece però menoma allusione contegno Italia all'infuori di una generale osservazione sulla più che giustificata nostra decisione di neutralità. Egli pur riconoscendo enormità impresa si mostra ·Calmo, serenissimo ed assolutamente fiducioso nel trionfo finale. Mi narrò avere ormai acquistato, in base ad informazioni ineccepibili, ferma convinzione che la guerra fu realmente decisa nell'ultimo colloquio tra Imperatore e defunto Arciduca. Decisione dell'Imperatore fu determinata oltre che dalle difficoltà sempre maggiori incontrate nel resistere alla prepotente corrente bellica dell'elemento militare prussiano anche da un certo tale quale sentimento di gelosia per la crescente popolarità del Kromprinz ardente e più autorevole partigiano della guerra.

349

IL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO, AL MINISTRO A DURAZZO, ALIOTTI

T. 4766. Roma, 20 agosto 1914, ore 4.

Scutari. Suo telegramma n. 802 (1). Con telegramma n. 4733 (2) ho comunicato S. V. avere disposto per ritiro nostro distaccamento Scutari. Distaccamento marina resterà per ora Durazzo ma non altrove che Durazzo. Desidero che ambulatorio ed ospedale Scutari rimangono aperti. Sto prendendo in proposito accordi col Ministero della Marina.

350

IL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO, ALL'AMBASCIATORE A VIENNA, AVARNA

T. 4773. Roma, 20 agosto 1914, ore 4.

Situazione in Albania. Mio telegramma n. 4746 (3).

Il R. Ministro a Durazzo telegrafa (T. 7906/806) (4) :

Prego V. E. richiamare l'attenzione di Berchtold sui gravi fatti già segnalati da De Facendis ed ora da Aliotti valendosi nel modo e nei termini che giudicherà opportuni degli argomenti contenuti nel qui riprodotto telegramma.

351

L'AMBASCIATORE A VIENNA, AVARNA, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. 8070/1151. Vienna, 20 agosto 1914, ore 8,30 (per. ore 23,30).

Accordo per Albania. Telegramma di V. E. n. 4746 (3). Berchtold essendo stato impedito ieri di ricevermi perchè aveva dovuto recarsi a Schonbrunn da S. M. l'Imperatore e presiedere poi il Consiglio dei Ministri non ho potuto che intrattenerlo oggi dell'oggetto del telegramma suddetto. Nel comunicargli i fatti segnalati dal R. Console a Scutari mi sono espresso con lui nel senso delle istruzioni dell'E. V., facendogli osservare quanto

V. E. espone nell'ultima parte del telegramma stesso. Berchtold mi ha detto che non aveva avuto affatto notizia dei fatti da me riferitigli che ignorava del tutto, e si sarebbe affrettato ad assumere le necessarie informazioni che mi avrebbe comunicato. E mi ha pregato di dire a V. E. che era suo fermo proposito di mantenere come per il passato l'accordo per l'Albania e di adoperarsi ad evitare tutto ciò che avrebbe potuto violarlo.

13 -Documenti diplomatici -Serie V -Vol. I

(l) -Vedi D. 249. (2) -Vedi D. 325. (3) -Vedi D. 327. (4) -Vedi D. 270.
352

L'AMBASCIATORE A VIENNA, AVARNA, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. GAB. 1154/118 (l) Vienna, 20 agosto 1914, ore 8,30 (per. ore 22,3).

Telegramma di V. E. segreto n. 939 (2).

Ho creduto opportuno far conoscere al Conte Berchtold la maggior parte delle idee esposte da V. E. nel telegramma suddetto. Berchtold mi ha detto prendeva atto di quanto gli avevo riferito circa i pochi provvedimenti militari da noi presi a tutte le frontiere ed all'interno nello scopo indicato nel telegramma stesso ed ha espresso la speranza che ciò avrebbe dissipato cattiva impressione che aveva qui prodotta l'invio di alcuni reparti di truppe presso Tarcento nella provincia di Udine. Ha osservato poi che Austria-Ungheria non si trovava in guerra colla Serbia soltanto ma anche colla Russia. Guerra però contro la Serbia non poteva essere considerata come diretta contro i principi di nazionalità poichè AustriaUngheria non mirava a distruggere quella Potenza nè la sua indipendenza politica ma a ottenere garanzia che l'assicurasse però in avvenire contro suoi maneggi che minacciavano integrità della Monarchia. Quanto a notizie pubblicate da fonte francese, serba e russa ed a quelle di fonte austriaca e germanica ha rilevato che Ambrozy erasi già intrattenuto in proposito col Comm. De Martino. Riconosceva che notizie che provenivano dalla stampa della Triplice Intesa erano più frequenti e particolareggiate ma esse non erano sempre interamente esatte ed ha ricordato a questo proposito quelle da essa pubblicate sui combattimenti presso Liegi in cui si contestava la presa di quella città per parte delle truppe germaniche. Ed ha aggiunto che l'Ufficio Stampa presso il Quartiere generale austro-ungarico credeva di seguire un sistema più sobrio limitandosi a pubblicare fatti d'armi tali quali erano avvenuti senza entrare in troppi particolari. Berchtold mi ha detto quindi che era suo desiderio di non ritardare di addivenire colla E. V. all'esame dei vari modi per conciliare i reciproci interessi perchè gli premeva di venire ad accordi concreti al riguardo, ed avrebbe impartite istruzioni in proposito a Macchio. Egli mi ha poi pregato di assicurare

V. E. che erano del tutto prive di fondamento le notizie di grandi concentramenti di truppe austro-ungariche ai nostri confini e che era sua intenzione di invitare Macchio ad informarlo se notizie simili fossero state pubblicate dalla nostra stampa per esaminare se conveniva smentirle qui o a Roma.

Quanto ai preparativi di partenza delle famiglie dei funzionari civili sopratutto di Riva egli ignorava se tali preparativi avessero realmente luogo. Sapeva soltanto che il Governo austriaco aveva prescritto alle Autorità I. e R. di confine di evitare tutto ciò che avesse potuto dar luogo ad incidenti qualsiasi. Per ciò che riguarda le violazioni della neutralità dell'Albania e dell'accordo

ftalo-austriaco mi riferisco a quanto ho fatto conoscere all'E. V. nell'altro telegramma n. 1151 (1). Berchtold ha soggiunto che siccome mi aveva già dichiarato nel precedente colloquio egli era animato dagli stessi sentimenti dell'E. V. e si sarebbe adoperato dal suo lato a che i nostri rapporti escano possibilmente migliorati ed in ogni modo non danneggiati dalla crisi attuale. Ed ha concluso col dirmi che le sue disposizioni miravano a che non avvenissero severe repressioni a danno degli italiani sudditi austriaci. Non gli risultava del resto che se ne fossero avverate di recente. Sapeva anzi che il Governo austriaco aveva il proposito di impedirle per evitare tutto ciò che avesse potuto irritare il R. Go

verno e la nostra opinione pubblica.

(l) -Comunicato a Bollati il 22 agosto (T. gab. 966). (2) -Vedi D. 340.
353

L'AMBASCIATORE A PARIGI, TITTONI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. GAB. 1148/142 (2). Parigi, 20 agosto 1914, ore 10 (per. ore 17).

Telegramma di V. E. n. 943 Gabinetto (3).

Ritengo utilissimo che V. E. mi autorizzi parlare confidenzialmente a Poincaré nei termini precisi che V. E. ha odoperato con Barrère senza aggiungere una parola di più.

354

L'AMBASCIATORE A PARIGI, TITTONI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. GAB. R. 1147/127. Parigi, 20 agosto 1914, ore 10,40 (per. ore 2,40).

Oggi per la prima volta dopo mio ritorno ho veduto Iswolsky. Mi ha parlato

molto della fase precedente la guerra per dimostrare che l'aggressione è venuta

dall'Austria e Germania. Ciò essendo ormai riconosciuto da tutti non ha grande

importanza. Nell'avvenire Iswolsky si è mostrato oltremodo fiducioso. Egli dice

che la Germania anche se riporterà qualche successo sui Francesi si troverà

sempre in posizione disperata perchè il suo commercio è distrutto ed il suo

approvvigionamento impossibile.

L'entrata in azione dell'esercito russo darà il colpo decisivo. Iswolsky non mi

ha detto nulla dell'Italia ed io ho imitato la sua riserva.

(l) -Vedi D. 351. (2) -Il numero esatto è 128, come si rileva dal T. gab. 958 del 21 agosto 1914, col quale Di Sangiuliano rispondeva a Tittoni: • Autorizzo V. E. a parlare con Poincaré se lo crede opportuno e se ha la sicurezza del segreto •. Questa risposta veniva comunicata, insieme al t. di Tittoni, agli ambasciatori a Londra e Pietroburgo. (3) -Vedi D. 341.
356

IL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO, ALL'AMBASCIATORE A LONDRA, IMPERIALI

T. GAB. s. 948. Roma, 20 agosto 1914, ore 12.

Rispondo al suo telegramma Gabinetto n. 302 (l) lasciando a V. E. di giudicare se e in quali limiti e modi Ella creda utile esporre a Grey quanto segue:

Conoscendo la mentalità inglese e quella personale di Grey comprendo benissimo che finchè noi non avremo preso una decisione egli non voglia parlare con V. E. delle condizioni da noi poste e noi stessi abbiamo oggi interesse a temporeggiare, ma Grey potrebbe esporre come idee sue e non come chieste da noi quelle condizioni ai Governi di Russia e Francia in modo che se noi decideremo più tardi di uscire dalla neutralità le trattative siano rapidissime. Bisognerebbe tentare di aggiungervi la garanzia della nostra integrità territoriale in caso di esito non favorevole della guerra. Bisognerebbe essere pure sicuri che Francia ed Inghilterra sono decise a spingere a fondo la guerra contro l'Austria anche da parte loro ben inteso colle loro flotte mentre ora mi pare vogliano in parte risparmiarla.

Quanto alla Turchia credo anche io che i suoi disegni siano quelli che Grey le ha detto ed infatti mi risulta che raccoglie un corpo d'esercito ai confini dell'Egitto. Più volte abbiamo invano fatto osservare a Grey e Kitchener che sarebbe stato interesse dell'Inghilterra aiutarci a reprimere la resistenza in Cirenaica. Ora che anche essi capiscono l'identità degli interessi dell'Italia e dell'Inghilterra di fronte all'Islamismo ed agli indigeni, V. E. potrebbe cominciare a discutere con loro le basi dei reciproci accordi nella doppia ipotesi della nostra neutralità e dalla partecipazione alla guerra europea poichè la nostra neutralità in questa guerra non infirma la solidarietà degli interessi dell'Italia e dell'Inghilterra di fronte all'agitazione musulmana.

Per obbligare la Turchia a desistere dai suoi attuali progetti non basta prometterle l'integrità territoriale se li abbandona ma occorre anche minacciarla di gravissimi mali se li mantiene.

35(i.

IL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO, AGLI AMBASCIATORI A

LONDRA, IMPERIALI, A PARIGI, TITTONI, E A PIETROBURGO, CAR

LOTTI

(Ed. in L'intervento dell'Italia n. 33; z. R. pag. 273-73).

T. GAB. s. 956. Roma, 20 agosto 1914.

(Per Londra soltanto). Faccio seguito al mio telegramma Gabinetto segreto n. 900 (2) .

(Per tutti). Uno dei dati di fatto che ci occorre conoscere per prendere una decisione in un senso o nell'altro è di sapere quante forze austriache rimarranno impegnate al nord. Infatti se la Russia concentrasse i suoi sforzi sulla Germania e si limitasse alla difensiva o a dimostrazioni o ad una debole offensiva contro l'Austria questa potrebbe richiamare da nord per contrapporre a noi numerose forze.

Data la lentezza della nostra mobilitazione per le note ragioni geografiche ciò costituirebbe per noi un serio pericolo. Bisognerebbe che senza che si sapesse lo scopo di tali indagini e senza che si sapesse che vengono fatte da V. E. o dall'addetto militare V. E. trovasse un modo di farci avere queste informazioni. Sarebbe anche per noi necessario il sapere a che data si calcola che un'azione seria russa contro l'Austria possa cominciare.

(l) -Vedi D. 317. (2) -Vedi D. 229.
358

L'AMBASCIATORE A LONDRA, IMPERIALI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. GAB. 1149/306. Londra, 20 agosto 1914, ore 15,23 (per. ore 21).

Telegramma di V. E. n. 935 (l) incrociatosi col mio telegramma 300 (2), dal quale V. E. avrà rilevato che, prevedendo suo desiderio, io avevo già parlato nei termini prescrittimi a Grey, il quale persiste nell'ordine di idee già manifestatemi.

Attenderò ciò stante ulteriori istruzioni di V. E., prima di tornare alla carica. Ciò tanto più poi in quanto ho saputo oggi che V. E. ha recentemente parlato dell'argomento con Rodd. A me pare che, quando anche noi annunziassimo a Grey presa decisione è chiaro che essa non potrebbe mai divenire impegnativa per noi, se dalle altre tre Potenze non venissero accettate le condizioni cui intendiamo comunque di subordinarle. Data segretezza trattative, non vedrei per noi inconvenienti, qualora nella peggiore ipotesi esse venissero troncate, non per colpa nostra, ma per difficoltà sollevate dalla Triplice Intesa allo accoglimento nostre giuste. e moderate domande.

Quello che importerebbe evitare è una discussione preliminare, più di forma che di sostanza, essa dopo le recise dichiarazioni di Grey non condurrebbe ad alcun risultato pratico mentre potrebbe irritare Grey sul quale mi è sembrato abbia prodotto non favorevole impressione la insistenza nostra nel richiedere una risposta concreta dei tre alleati, mentre noi continuiamo a riservare eventuale decisione che egli, da parte sua, per un riguardo verso il Governo di S. M. si astiene scrupolosamente di sollecitare. D'altra parte come ho già detto in altri telegrammi è verosimile che tra Grey, Francia e Russia esista già comunanza di vedute se forse non nei particolari molto probabilmente nelle linee generali.

::158.

IL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO, ALL'AMBASCIATORE A LONDRA, IMPERIALI

T. GAB. 953. Roma, 20 agosto 1914, ore 18.

Suo telegramma Gabinetto n. 299 segreto (1). Non mi pare il caso V. E. ringrazi a nome del R. Governo il barone Alfredo Rothschild, bastando semplici espressioni generiche di amabilità.

(l) -Non rinvenuto. (2) -Vedi D. 319.
359

IL GOVERNATORE DELL'ERITREA, SALVAGO RAGGI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. 8161. Asmara, 20 agosto 1914, ore 19,50 (per. il 22, ore 3,10). Legazione Addis Abeba telegrafa: 18 agosto. La frequenza e la facilità cona quale vengono accolti in Tigré le notizie più inverosimili ed assurde sulle nostre pretese intenzioni e sui preparativi che si stanno facendo in Eritrea per imminente azione militare contro l'Etiopia denotano quale sia tuttora stato spirito persistente in Tigré e per quanto a me risulta anche in Eritrea. A crearlo ed a mantenerlo contribuisce certamente stato generale politico interno Etiopia e nella sua massima parte atteggiamento Degiac Garasellassié ed è fuori d'ogni dubbio che fino a quando non sarà eliminata dal Tigré presenza Degiac Garassellassié non avrà fine presente stato attuale agitazione. Ma mi permetto altresl richiamare la sua attenzione e col maggior rispetto sulla necessità di opporre da parte nostra al sospetto ed alla agitazione tigrina un atteggiamento improntato massima calma e riservatezza al mantenimento delle quali non potrebbe a parer mio contribuire il raccogliere tutte le notizie e voci circolanti in Tigré e nelle altre provincie etiopiche valendosi opera informatori indigeni nei quali non mi sembra possibile fiducia. Esempio attendibilità suddetti informatori è notizia portata da qualcuno di essi dello arrivo Ambalagi di Degiac Imer con 40 cannoni e quella relativa 30.000 uomini Hamed Agasaf avrebbe visto riuniti a Maiceu comunicazione telegrafica (?) Imer. In questi ultimi giorni mi furono ancora ripetute da Ligg Jasu da Fitaurari Abtè Ghiorghis da Abuna Mathios più formali assicurazioni che Governo etiopko intende mantenere coll'Italia intimi rapporti e risolvere di comune accordo questione Degiac Garassellassié ed io mi sto adoperando perchè Governo etiopico si decida pubblicare noto bando affermando relazioni amichevoli esistenti fra i due Governi come già Governo etiopico ha fatto con Degiac Sejum come

da telegramma n. 2979 dell'agente Adua. Sono per parte mia convinto stncerità suddette intenzioni Governo etiopico che rispondono vitale interesse mal

grado intrighi e pressioni nuovi intollerabili abissini (?) che verrebbero rivendicare all'Etiopia provincia Eritrea.

Su preparativi che già sta facendo Ras Micael ho riferito con mio telegramma 222 ed il telegramma 777 dell'Agente Adua confermando tassativamente decisione Ras Micael di venire Addis Aooba nel prossimo settembre. Venuta Ras Micael preluderebbe indubitabilmente incoronazione Ligg Jasu ed è evidente per questa ragione che Governo etiopico intende per ora mantenerla segreta. Nell'ultimo colloquio avuto con Ligg Jasu nella visita che ·con ostentata cordialità fece alla Legazione egli ebbe ad esprimermi timore che conflitto ·europeo non consigliasse ritardare sua incoronazione ed ho ragione di credere che sia ormai tassativamente deciso per dopo piogge.

(l) Vedi D. 315.

360

IL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO, AL MINISTRO A BUCAREST, FASCIOTTI

T. GAB. 955. Roma, 20 agosto 1914, ore 20.

R. Governo intende rimanere fermo nella neutralità.

361

IL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO, AL MINISTRO A BRUXELLES, CARIGNANI

T. 4776. Roma, 20 agosto 1914, ore 22,30.

Le Pape est mort la nuit dernière. Toutes les dispositions ont été prises pour la liberté matérielle et morale du Gouvernement provisoire de l'Eglise et du Conclave. Veuillez donner assurances sur ce qui précéde à ce Gouvernement sans toutefois en faire l'objet d'une communication officielle.

362

IL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO, AL MINISTRO A BRUXELLES, CARIGNANI

T. 4777 (1). Roma, 20 agosto 1914, ore 22,30.

Les dispositions nécessaires ont été prises afin que les Cardinaux étrangers qui prendront part au Conclave soient reçus avec tous les égards possibles à la frontière italienne où on leur accordera facilités à la douane et où on mettra à leur disposition des compartiments réservés. Veuillez informer ce Gouvernement.

(l) La stessa comunicazione venne fatta agli ambasciatori a Madrid, Parigi, Vienna, Berlino, Washington, Londra e ai ministri a Lisbona e Monaco di Baviera (t. 4779).

363

IL MINISTRO DEGLI ESTERI DI SANGIULIANO, AGLI AMBASCIATORI A COSTANTINOPOLI, GARRONI, A PARIGI, TITTONI, A LONDRA, IMPERIALI, A VIENNA, AVARNA, A BERLINO, BOLLATI, A PIETROBURGO, CARLOTTI, A WASHINGTON, MACCHI DI CELLERE, A MADRID, BONIN, E AI MINISTRI IN EUROPA MENO BRUXELLES., E AL MESSICO, A BUENOS AIRES, A RIO DE JANEIRO, A LIMA, A CARACAS, AD AVANA, A PECHINO, A SANTIAGO, E ALL'AGENZIA DIPLOMATICA AL CAIRO.

T. 4778. Roma, 20 agosto 1914, ore 22,30.

(Per tutti meno Parigi, Londra, Vienna, Berlino, Pietroburgo, Washington, Madrid, Lisbona, Berna, Aja, Caracas, Messico, B. Aires, R. Janeiro, Santiago e Lima). Il Papa è morto questa notte.

(Per tutti). Avverto per norma di Lei e degli Uffici dipendenti ai quali La prego di telegrafare che, mentre non è consueto il lutto in occasione della morte dei Papi, i Regi Agenti diplomatici e consolari dovranno per l'esposizione della bandiera e per ogni altra manifestazione di onoranza conformarsi agli usi locali ed all'esempio dei colleghi.

364

IL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO, AGLI AMBASCIATORI A PARIGI, TITTONI, A LONDRA, IMPERIALI, A VIENNA, AVARNA, A BERLINO, BOLLATI, A PIETROBURGO, CARLOTTI, A WASHINGTON, MACCHI DI CELLERE, A MADRID, BONIN, ALLE LEGAZIONI A LISBONA, BERNA, AJA, CARACAS, MESSICO, BUENOS AIRES, RIO DE JANEIRO, SANTIAGO, LIMA

T. 4780 (1). Roma, 20 agosto 1914, ore 22,30.

Il Papa è morto questa notte. Tutte le disposizioni sono state prese per garentire la libertà materiale e morale del Governo provvisorio della Chiesa e del Conclave. Desidero che, senza farne oggetto di comunicazione ufficiale, Ella ne dia l'assicurazione a codesto Governo.

365

IL CONSOLE A JANINA, NUVOLARI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. 8317/217 (2). Janina, 20 agosto 1914 (per. il 3 settembre).

Da fonte sicurissima apprendo che Mehemet bey Konitza recentemente nominato ministro Albania in Atene ha fatto sapere ai Mussulmani di

Arigrocastro essere opportuno per la salvezza c1ttà di Argirocastro Delvino Premeti e delle rispettive popolazioni mussulmane richiedere al Governo greco rioccupazione territori da parte delle truppe regolari greche. Egli ha consigliato invio Atene di una deputazione di quattro o cinque capi mussulmani di Argirocastro per rivolgere personalmente tale domanda a Venizelos e si è riservato indicare momento opportuno invio deputazione esprimendo pur intenzione recarsi egli stesso occorrendo fra qualche giorno ad Argirocastro Delvino Koritza.

Ho consigliato i Mussulmani a temporeggiare per non compromettere la loro situazione facendo il giuoco del Governo greco che invocherebbe la loro domanda come giustificazione per occupazione. Devesi notare che Mehemet bey Konitza ha dato questo consiglio dopo la sua nomina a ministro di Albania: mi pare quindi che questa circostanza confermi supposizione da me fatta nel rapporto 212 circa accordo fra Epìroti e nazionalisti di Durazzo e spieghi chiaramente scopo convegno di Santi Quaranta tra Mehmet bey Konitza Carapanos e Zographos (mio rapporto 212).

Mi viene riferito da varie parti che tra breve truppe regolari greche rioccuperebbero i territori contestati. Un ufficiale delle truppe autonome epirote ha dichiarato tra breve due divisioni esercito greco (probabilmente l'ottava e la nona di stanza in Epiro) occuperanno la zona contestata e un ufficiale del nono reggimento d'artiglieria qui acquartierato si è lasciato sfuggire che tra breve andrà di guarnigione a Delvino. Ho l'impressione che si stia attendendo solamente momento favorevole per far marciare le truppe nell'alto Epiro, che si confidi che gli avvenimenti europei non tarderanno ad offrire l'occasione propizia per realizzare i disegni e le aspirazioni elleniche e danno (dell') Albania. Aggiungo infine che i Mussulmani di Argirocastro mi hanno comunicato che la loro situazione è insostenibile mancando i viveri ed essendo senza lavoro. Occorrendo abbandonare improvvisamente la città i Mussulmani non avrebbero i mezzi di trasporto necessari e sarebbero esposti con le donne ed i bambini ad un eventuale eccidio senza tener conto della probabile perdita di tutti gli averi.

Comunicato R. Legazione.

(l) -Il 21 agosto Avarna telegrafava (t. 8142) di aver comunicato a Forgach tanto questotel. quanto quello del D. 360. Forgach ringraziando comunicò c che i cardinali austriaci ed ungheresi in numero di tre o quattro sarebbero partiti il 23 corrente giungendo al confine il giorno dopo • Con tel. 4823, del 22 agosto Di Sangiuliano assicurava di aver • impartite opportune istruzioni per viaggio cardinali austriaci-ungheresi •. (2) -Nuvolari con successivo tel. del 21 agosto (t. a. 8152/218) confermò le notizie date in questo documento aggiungendo che Giornale Epiro scriveva che • Musulmani Premeti attendono ansiosi avanzata esercito greco a tutela loro sicurezza e a mettere un termine alle \oro sofferenze. Si crede probabile e prossima avanzata esercito greco nell'alto Epiro •.
366

IL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO, AGLI AMBASCIATORI A LONDRA, IMPERIALI, A PARIGI, TITTONI, A BERLINO, BOLLATI, A VIENNA, AVARNA, A PIETROBURGO, CARLOTTI, A COSTANTINOPOLI, GARRONI, E AI MINISTRI A SINAJA, FASCIOTTI, E AD ATENE, DE BOSDARI

T. 4784. Roma, 21 agosto 1914, ore 2.

Turchia e Grecia.

Questo ministro di Grecia mi ha informato che il suo Governo come seguito a conversazioni con la Sublime Porta per una soluzione questione isole ha incaricato Zaimis ex presidente del consiglio e Politis direttore generale al Ministero degli Affari esteri di incontrarsi a tale scopo a Bucarest con Halil bey presidente della Camera ottomana a Talaat bey ministro dell'Interno già partiti da Costantinopoli.

Ministro ellenico ha soggiunto che la Grecia spera che questa nuova prova delle sue disposizioni pacifiche e concilianti sarà giustamente apprezzata dalle Grandi Potenze e che come se la Turchia si mostrerà animata dai medesimi sentimenti potrà evitarsi che una crisi balcanica si innesti alla conflagrazione europea.

367

L'AMBASCIATORE A LONDRA, IMPERIALI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

r. GAB. 1159/309. Londm, 21 agosto 1914, ore 3 (per. ore 21).

Telegramma di V. E. n. 956 (1).

Purtroppo né Addetto militare né tanto meno io abbiamo mezzo alcuno di eseguire prescritte riservate indagini sui movimenti esercito russo. .Io potrei tentare di ottenere qualche informazione da un ufficiale superiore di questo Stato Maggiore grande amico nostro ma essendo verosimile egli si affretterebbe ad informare superiori non ritengo potergli parlare senza previa autorizzazione di

V. E. Qui sulle operazioni militari inglesi e alleati si mantiene segreto impenetrabile. Forse si potrebbe fare più utilmente qualche tentativo a Pietroburgo e a Parigi dove mutismo è di regola alquanto meno rigido. Intanto addetto navale la di cui madre è russa e che trovasi in intimità con questo ambasciatore di Russia mi dice aver sentito ieri intenzioni Stato Maggiore russo sarebbe per ora contenere in Galizia e nella Prussia orientale forze austriache e tedesche facendo massimo sforzo al centro in Polonia con 44 divisioni. Ciò non esclude però che esercito russo potrebbe assumere offensiva anche dall'altro lato non appena definitavamente espletata mobilitazione.

368

L'AMBASCIATORE A PIETROBURGO, CARLOTTI,

AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. GAB. s. 1163/70. Pietroburgo, 21 agosto 1914 (per. ore 9,25).

Secondo informazioni che ho motivo di ritenere esatte un recentissimo scambio di vedute e di propositi fra Londra e Pietroburgo avrebbe condotto al muto impegno dei due Governi di non deporre le armi, quale che sia per essere la durata e le vicende della guerra, prima di aver ridotto alla resa il nemico.

369

L'AMBASCIATORE A VIENNA, AVARNA, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. 8141/1157. Vienna, 21 agosto 1914, ore 8,5 (per. ore 23,50).

Situazione in Albania. Telegramma di V. E. n. 4773 (2). A complemento della comunicazione fatta ieri a Berchtold del telegramma di V. E. 4746 (3) mio telegramma 1151 (4), ho richiamato stamane attenzione

di Rappaport sul fatto segnalato da Aliotti di cui a telegramma suddetto. Rappaport mi ha detto che egli ..... (l) la partenza di Issa Bolletinas per S. Giovanni di Medua e ,che anzi da una recente comunicazione pervenuta al Ministero I. e

R. degli Affari Esteri risultava che egli non aveva lasciato Durazzo. Quanto alle notizie segnalate nel telegramma di V. E. 4746 Rappaport mi ha fatto osservare che iersera stessa autorità militare aveva telegrafato per conoscere come s1 fossero portate le cose. Rappaport ha soggiunto che Govemo I. e R. non aveva pensato a mandare armi e munizioni in Albania nel momento presente e premettendo che formulava una semplice supposizione ha detto poi che forse vapore «Andrassy » poteva avere avuto missione trasportare armi e munizioni sulla costa montenegrina nell'interesse di uno sbarco di truppe austro-ungariche in quel punto ma che essendone stato impedito dalla presenza delle navi francesi nell'Adriatico aveva potuto forse essere stato indotto a cercare rifugio in un porto albanese ed a sbarcare il suo carico. Soltanto inchiesta ordinata poteva però chiarire sbarco di cui si tratta. Circa eventuali operazioni militari degli Albanesi contro i Serbi od i Montenegrini, Rappaport mi ha detto che il trasporto forza armata dalla costa al confine serbo gli pareva ardua impresa. Non dubitava però che se fossero stati attaccati sia dai Serbi che dai Montenegrifli Albanesi si sarebbero difesi. Egli non esclude che i Montenegrini possano cercare di impadronirsi di Scutari non appena anche il contingente italiano abbia lasciato quella città ed ha anzi soggiunto che secondo notizie pervenute al Ministero l. e R. Montenegrini avrebbero occupato Tarabosch dopo partenza contingente militare inglese. Nel colloquio avuto più tardi con Forgach egli parlandomi della probabile presa di Scutari per parte dei Montenegrini, mi ha detto che Berchtold si proponeva di telegrafare a Macchio invitandolo a pregare V. E. che, in tale eventualità, la tutela degli interessi e dei sudditi austroungarici in quella città venisse assunta dal R. Console e che gli assicurasse pure la partenza da Scutari del Console Generale austro-ungarico, della sua famiglia e dei sudditi austro-ungarici.

(l) -Vedi D. 356. (2) -Vedi D. 325. (3) -Vedi D. 327. (4) -Vedi D. 351.
370

L'AMBASCIATORE A LONDRA, IMPERIALI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. GAB. 1157/310. Londra, 21 agosto 1914, ore 9,30 (per. iL 22, ore 3).

Un nostro connazionale che lavora nella City è venuto testè a riferirmi di essere stato avvicinato da alcune personalità influenti politico-finanziarie le quali gli hanno dichiarato che se per avventura considlòrazioni finanziarie trattenessero Italia dalla neutralità e fare caùsa comune con alleati essi sarebbero pronti a offrire in prestito, a condizioni favorevoli per interessi epoca rimborso, venti milioni di lire sterline. Ho risposto non risultava Governo di S. M. avesse intenzione di uscire dalla neutralità e che non ritenevo comunque nostre condizioni finanziarie richiedessero eventuale prestito. Riferisco quanto precede a semplice titolo informazione.

(l) Gruppo indecifrabile.

371

L'INCARICATO D'AFFARI A BERLINO, CHIARAMONTE BORDONARO, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. GAB. 1160/115. Berlino, 21 agosto 1914, ore 9,55 (per. il 22, ore 2,35).

Zimmermann mi ha fatto chiamare stasera p€r dirmi che ha destato molto allarme nell'opinione pubblica e nei circoli politici e finanziari di Berlino un telegramma da Roma dell'Agenzia Havas pubblicato dal New York Herald così concepito: «L'Italia ha dato piena libertà d'azione alla Francia e all'Inghilterra nell'Adriatico, avvenimenti decisivi sono attesi da quella parte; azione due flotte prevista contro Pola, Trieste avrà grande importanza politica. Intesa navale discussa attualmente Londra fra Inghilterra e Italia sembra pienamente realizzata ».

Questo Governo ha impedito che questo telegramma fosse riportato dai giornali di qui ma molti lo hanno ricevuto e tutt'oggi è stato un accorrere ansioso al Dipartimento Affari Esteri in attesa di notizie importanti.

Opinione pubblica già eccitata e diffidente in seguito alle precedenti voci al linguaggio della stampa italiana e alle notizie di concentramenti di truppe al confine orientale è nella più grande agitazione temendo che intesa navale cui accenna Agenzia Havas possa verificarsi ponendo così l'Italia fra i nemici della Germania.

Zimmermann pur assicurandomi che nessuna notizia in proposito aveva ricevuto da Flotow mi ha pregato di informare V. E. di quanto precede e mi ha detto che nell'interesse dei buoni rapporti fra Italia e la Germania sarebbe lietissimo di potere dissipare i sospetti che circolano e calmare gli animi nuovamente e grandemente preoccupati dalla notizia d'oggi.

Sarò grato a V. E. se vorra telegrafarmi eventuali istruzioni in proposito.

372

L'AMBASCIATORE A LONDRA, IMPERIALI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI. DI SANGIULIANO

T. GAB. 1156/308. Londra, 21 agosto 1914 (per. ore 20).

Telegramma di V. E. n. 946 (l) e 948 (2).

Risultando che da qui è stato telegrafato a Rodd circa conversazione da lui avuta con V. E. mi parrebbe utile (?) conoscere prima di riparlare a Grey quale risposta egli abbia incaricato ambasciatore di dare a V. E.

Ciò ad evitare confusione e colloquio inutile con Grey. _<\ttenderò quindi

V. E. si compiaccia comunicarmi termim linguaggio Rodd.

(l) -Non rinvenuto. (2) -Vedi D. 355.
374

IL MINISTRO A CETTIGNE, NEGROTTO CAMBIASO, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. GAB. 1164. Cettigne, 21 agosto 1914, ore 11 (per. iL 22, ore 3,30). Notizie comunicate dal R. ambasciatore a Pietroburgo potrebbero riferirsi ad una epoca trascorsa. Non è infatti da escludere che in passato Re Nicola abbia pensato di ottenere l'agognato possesso di Scutari contro una cessione che egli credeva o sperava non avrebbe incontrato la ferma opposizione dell'Italia. Ma dal momento presente in cui la disfatta austriaca si dà quà per sicura e già se ne scontano ipotetici vantaggi e ingrandimenti non è concepibile che il Re Nicola e il suo Governo pensino a cedere qualcosa in cambio di Scutari che nella spartizione del bottino tutti sono persuasi dovrà servire di compenso al Montenegro per il suo concorso alla guerra. Del resto è noto ormai che il ministro di Austria-Ungheria al Montenegro aveva da ultimo lasciato sperare il possesso di quella città alla sola condizione della neutralità. Non sembra poi verosimile che si stia trattando fra Cettigne e Vienna mentre si combatte tenacemente su diversi punti della frontiera e mentre il Lowcen é continuamente bombardato, nè si vede chi potrebbero essere gli intermediari data completa interruzione di qualsiasi comunicazione e di rapporti colla Monarchia. D'altra parte non credo che se tutte le difficoltà d'ordine politico militare

per l'acquisto del Lowcen si limitano soltanto al Montenegro l'Austria avrebbe bisogno di trattare con esso, tanto meno di offrire compensi.

L'AMBASCIATORE A PARIGI, TITTONI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. GAB. 1155/129. Parigi, 21 agosto 1914, ore 12 (per. ore 14,30). Lahovary ha riferito inesattamente. Cosa strana (l) ..... nei termini precisi che risultano dai miei telegrammi a V. E. Inoltre non ho mai parlato di istruzioni a Fasciotti e non si è parlato di azione comune italo-romena ma di costante

scambio di vedute stante identità situazione senza escludere che scambio potesse in seguito condurre ad azione comune.

375

L'AMBASCIATORE A PIETROBURGO, CARLOTTI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. GAB. SS. R. 1162/71. Pietroburgo, 21 agosto 1914, ore 13,15 (per. il 22, ore 6,25).

Siccome V. E. lo avrà rilevato dai miei telegrammi di Gabinetto nn. 67, 68, 69, i Governi di Russia, Inghilterra e Francia considerano come già fatte le

aperture loro all'Italia e stimano che ora SJX'tti al R. Governo di entrare, se vuole, 1n conversazioni con loro. Perciò tanto Grey che Benckendorff e Cambon non prenderanno la parole se prima Imperiali non abbia significato a Grey di essere munito di istruzioni. Anche Krupensky suppongo Barrère e Rodd hanno ricevuto istruzioni di non ritornare sulle proposte se V. E. non ne parla con loro. Quanto ai miei telegrammi sull'argomento, la cui serie si è iniziata il 3 corrente, essi portano i numeri seguenti: 43, 45, 46, 47, 49, 50, 51, 52, 53, 55, 56, 57, 65, 67, 68, 69 (1).

Sarei grato a V. E. se volesse assicurarmi che i medesimi le sono «tutti» pervenuti.

(l) Manca probabilmente tutta una frase.

376

IL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO. AGLI AMBASCIATORI A VIENNA, AVARNA, A BERLINO, BOLLATI, E AI MINISTRI A DURAZZO, ALIOTTI, E A BUCAREST, FASCIOTTI

T. 4794. Roma, 21 agosto 1914, o-re 14.

Oggi Macchio mi ha detto che è intenzione dell'Austria di mantenere gli accordi coll'Italia relativi all'Albania. Io ho risposto che tale è pure la nostra intenzione e che ho dato severissime istruzioni in questo senso ai nostri agenti colà.

377

IL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO, ALL'AMBASCIATORE A PARIGI, TITTONI

T. CAB. P. 960. Roma, 21 agosto 1914, ore 18.

Il n. 228, cioè di ieri, della Stampa di Torino pubblica una pretesa intervista con te che vorrei essere autorizzato a smentire. In quella pretesa intervista ti si attribuisce di avere detto presso a poco quanto segue:

Germania perderà Alsazia-Lorena. Polonia ormai è già eretta a personalità indipendente. Sono mostruose e preoccupanti per tutti, Francia compresa, le prospettive di una Russia vittoriosa. Imperatore Guglielmo ha obbedito alla irriducibile impulsività della sua indole ma un altro personaggio deve dividere con lui l'immane e tragica responsabilità. La disposizione mentale della diplomazia austro-tedesca era da anni orientata verso apprezzamenti politici del tutto erronei e non esercitava funzioni moderatrici. Il popolo francese non ha ancora valutato appieno il valore della nostra neutralità. La pretesa intervista contiene altre cose che sono innocue e che non è improbabile che tu abbia potuto dire. Intervista è firmata Cipolla.

307. Manca il numero 56, che non è stato ritrovato, ma probabilmente è il D. 194 'nel qual~ manca il n. di partenza. '

(l) Rispettivamente documenti 46, 65, 100, 120, 140, 133, 107, 179, 204, 239, 284 321 306

378

IL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO, AL MINISTRO A DURAZZO, ALIOTTI, E AL CONSOLE A SCUTARI, DE FACENDIS

T. u. 4806. Roma, 21 agosto 1914, ore 18.

Precedenza assoluta.

Distaccamento.

(Per Durazzo). Ho telegrafato a De Facendis.

(Per tutti). Istruzioni del mio telegramma 4733 (l) circa partenza nostro distaccamento era collegata colla notizia pervenutaci dell'avvenuta partenza del contingente francese e non annulla quindi decisione di massima del R. Governo (telegramma n. 4614) (2) di non ritirare nostre truppe prima di quelle francesi.

Nostro distaccamento non deve dunque lasciare Scutari se quello francese è tuttora costì e Colonnello Vigliani deve conservare Governo Scutari fino sua partenza per Italia qualora ciò possa farsi d'accordo ·col Comandante francese (3).

Ho avvisato Ministero guerra e Ministero Marina di disporre per partenza ed imbarco nostro distaccamento in piena corrispondenza con queste decisioni.

379

IL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO, AGLI AMBASCIATORI A BERLINO, BOLLATI, E A VIENNA, AVARNA

T. GAB. 961. Roma, 21 agosto 1914, ore 19.

Per norma eventuale di linguaggio le comunico quanto segue:

Ieri promisi a Macchio e avevo già promesso a Flotow un promemoria espositivo, che spero sarà pronto oggi o domani e che manderò pure a V. E. da cui risulta essere falsa la voce di nostri provvedimenti militari diretti contro l'Austria.

Oggi Hindenburg mi accennò alla preoccupazione di Zimmermann per telegrammi pervenuti ad emigranti italiani in Germania da parte delle loro famiglie alludenti a nostra possibile guerra contro l'Austria.

Io ho espresso a Hindenburg il mio stupore che Zimmermann prenda sul serio tali manifestazioni di gente ignorante.

Gli ho pure detto che credo utile ai reciproci rapporti la massima franchezza e che perciò non gli dissimulo che l'opinione pubblica italiana in questa guerra non è favorevole all'Austria e non approva che la Germania non abbia impedito l'aggressione austriaca contro Serbia ma è quasi unanime e concorde col Governo

e cogli uomini politici dirigenti di ogni partito nel volere la neutralità assoluta e nel desiderare che la Germania esca bene dall'ardua prova e l'Austria stessa non ne esca nè troppo indebolita nè troppo rafforzata.

Gli ho anche ripetuto che chi vuole il fine deve volere i mezzi e perciò se la Germania desidera che i rapporti tra Italia ed Austria siano buoni deve occuparsi con maggiore impegno che in passato per mettere ìn armonia i reciproci interessi e per evitare per quanto è possibile quegli atti dell'Austria che offendono i sentimenti del popolo italiano.

È bene che costì si sappia che senza i decreti Hohenlohe ed altri fatti consimili sarebbe forse stato possibile al R. Governo vrevio chiari accordi a tutela dei nostri interessi, di vincere la riluttanza del Paese a prendere parte a questa guerra in favore dell'Austria.

(l) -Vedi D. 325. (2) -Vedi D. 183. (3) -Questa disposizione risponde ad un tel. da Scutari del 20 agosto (t. a. 8101/326) col quale De Facendis informava che avendo il distaccamento italiano • ordine incondizionato partire immediatamente • il Colonnello Vigliani aveva consegnato il Governo di Scutari al distaccamento francese.
380

IL MINISTRO A BUCAREST, FASCIOTTI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. GAB. 1160/101. Sinaia, 21 agosto 1914, ore 19 (per. il 22, ore 20).

Ministro di Bulgaria tornato da Sofia assicura che Governo ha le mani libere non essendo vincolato nè con l'Austria-Ungheria nè con altri con nessun trattato. Dice poi che la Russia esercita enorme pressione a Sofia ricorrendo anche a minacce per indurre Bulgaria ad attaccare Turchia per impedirle di agire contro la Russia nel Caucaso.

Mia impressione è che la Bulgaria attende esito delle prime battaglie per pronunziarsi. Incidentalmente Radeff ha accennato al risentimento austriaco verso di noi. Circa incontro dei delegati greco-turchi ministro Bulgaria non crede che condurrà ad alcun risultato.

381

L'AMBASCIATORE A VIENNA, AVARNA, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. 8144/1160. (1). Vienna, 21 agosto 1914, ore 20,05 (per. ore 23,50).

Situazione a Valona. Rappaport mi ha detto che da un telegramma pervenuto testè al Ministero Imperiale e Reale colonia di Valona sarebbe in preda al panico avendo insorti preso Fieri e che la R. Nave «Agordat » sarebbe giunta nelle acque di Valona. Egli ha aggiunto che ciò aggravava la situazione nel sud dell'Albania ed ha quindi, osservato che qualunque fosse per essere provvedimento che R. Governo avesse creduto di proporre al riguardo, esso poteva contare

sul consenso dell'Austria-Ungheria quantunque stessa Potenza non avesse potuto, nel momento presente, darci altro che una cooperazione morale. Forgach che ho veduto poco dopo mi ha detto che da parte sua si proponeva di telegrafare a Macchio di intrattenersi con V. E. delle varie questioni al riguardo.

(l) Con successivo tel. del 24 agosto (t. a. 8299/1169) Avarna comunicava che anche Berchtold aveva assicurato l'appoggio morale e • consentiva nell'opinione di V. E. (Di Sangiuliano) che i due Governi concordassero un passo ad Atene •. E quindi avrebbe dato le opportune disposizioni al ministro ad Atene.

382

IL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO, ALL'AMBASCIATORE A LONDRA, IMPERIALI

T. GAB. ss. 962. Roma, 21 agosto 1914, ore 24.

Faccio seguito al mio telegramma gabinetto n. 956 (1).

Da quanto mi hanno detto separatamente Marconi, Krupenski e Witte, qui di passaggio sembra confermato il mio sospetto che la Francia e l'Inghilterra per mare e la Russia per terra non attaccheranno a fondo l'Austria concentrando i loro sforzi contro la Germania. Mi pare che V. E. potrebbe non a nome del

R. Governo ma come sua idea personale far in modo che Grey capisca che questo è un ostacolo di più alla nostra eventuale futura decisione di uscire dalla neutralità perchè esporremo il nostro Paese a troppi gravi pericoli. Bisognerebbe bene accertare questo punto essenziale da mettere nella bilancia per decidere e possibilmente influire affinchè per mare e per terra attacchino e indeboliscano seriamente l'Austria nel qual caso la nostra eventuale partecipazione alla guerra diventerebbe meno difficile. Naturalmente senza parlare a nome del Governo non manca modo a V. E. di appurare e d'insinuare ciò nella mente di Grey.

383

IL CONSOLE A TRIESTE, LEBRECHT, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. PER POSTA 8314 (2). Trieste, 21 agosto 1914.

Informazioni militari. Prego comunicare quanto segue al Comando di Stato Maggiore.

Tutto l'altipiano di Trieste è irto di truppe. Il Carso da Opicina a Divaccia si può dire un grande campo trincerato. Mi si assicura che sul monte Nanos detto pure monte Re siano stati trasportati cannoni.

A Lubiana sono concentrate molte forze. Mi consta indiscutibilmente che il genio militare ha ingaggiato c,irca 350 operai mandandoli ai forti di Carez (?) Borghetto (?) e Raibil per l'armamento dello sbarramento delle frontiere.

Riconfermo mia precedente comunicazione telegrafica che tutti i ponti sulI'Isonzo sono minati.

14 -Documenti diplomatici -Serie V -Vol. I

(l) -Vedi D. 356. (2) -Comunicato il 25 agosto a Bollati ed Avarna (1. 4880).
384

IL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO, AL MINISTRO AD ATENE, DE BOSDARI

T. 4813. Roma, 22 agosto 1914, ore 1,30.

Rifugiati musulmani in Epiro (1).

Prego V. S. di eseguire verbalmente un passo amichevole presso Venizelos pregandolo che si valga dei mezzi a sua disposizione per ottenere che i capi del movimento epirota facilitino il ritorno alle loro case dei musulmani rifugiatisi nei dintorni di Valona per sfuggire a temuti attacchi di ortodossi. Trattasi di provvedimento umanitario 'che provocherebbe favorevole ripercussione nell'opinione pubblica, poichè le parecchie migliaia di musulmani rifugiati presso Valona m!loiono letteralmente di fame.

385

IL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO, ALL'AMBASCIATORE A VIENNA, AVARNA

T. 4816. Roma, 22 agosto 1914, ore 1,30.

Delegato inglese Commissione Controllo.

Questa Ambasciata d'Inghilterra mi comunica che il Governo britannico in considerazione delle attuali condizioni dell'Albania e avuto riguardo allo stato generale di guerra in Europa non può mantenere più a lungo a Durazzo il proprio delegato presso la Commissione di Controllo il quale ha già ricevuto istruzioni di partire alla prima favorevole occasione.

Risulta che. il sig. Lamb è infatti già partito.

Prego V. E. di comunicare ciò a Berchtold e di chiedergli quale è il suo punto di vista in proposito dato che è prevedibile un provvedimento analogo da parte dei Governi di Francia e di Russia.

386

L'AMBASCIATORE A LONDRA, IMPERIALI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. 1167/313. Londra, 22 agosto 1914, ore 7,45 (per. il 23, ore 4,20).

Telegramma di V. E. n. 962 (2).

Recatomi stamane da Tyrrell per altre faccende ho messo discorso su operazioni militari in corso. Egli mi ha detto che attuali movimenti tedeschi alla fron

tiera francese si stanno matematicamente svolgendo nelle condizioni prevedute dallo Stato Maggiore francese che ha preso tutte le disposizioni per paralizzare arditi ma molto pericolosi movimenti intrapresi dai Tedeschi. Dalla frontiera francese passando a quella russa ho ,colto occasione per fare a titolo d'impressione semplicemente personale osservazioni prescrittemi da V. E. Tyrrell mi ha replicato essere vero e molto opportuno che sforzo principale offensivo russo abbia per scopo di sconfiggere anzi tutto Germania e mirare a Berlino. Austria però non oserebbe togliere un solo uomo dalla Galizia dove Russia sebbene con intento per ora difensivo ha concentrato nuclei di truppe rilevantissimi. Inoltre Ru:;sia sta lavorando abilmente per soUevare Ruteni e questo fatto importante renderà anche meno probabile diminuzione truppe austriache in quella direzione. Abbiamo poi parlato del ,contegno della Turchia. Tyrrell mi ha detto che decisione Sublime Porta in un senso o nell'altro sono propriamente « tomhandge ». Egli ha però impressione che Turchia prima di decidersi aspetterà esito battaglia imminente alla frontiera belga-francese. Dalle ultime affermazioni qui giunte parrebbe che sulle decisioni Turchia potrebbe avere grande influenza quella dell'Italia. Alla fine del colloquio Tyrrell premesso che mi manifestava candidamente da vero amico tutto il suo pensiero, mi ha detto: « ricordate ,che siete una grande Potenza. Non imitate la Turchia, prendete a tempo la vostra decisione e non aspettate troppo. Per noi che siamo « matter of fact » la cosa ha minore importanza ma potrebbe trovare i Francesi meno arrendevoli dopo un primo grosso successo che

al postutto nostri tecnici giudicano tutt'altro che improbabile.

Circa programma delle operazioni navali contro Austria V. E. troverà ampie informazioni nel telegramma n. 311 Gab. (l) diretto al Ministero della Marina da questo solerte e diligentissimo addetto navale, la cui collaborazione mi riesce in questo momento preziosa.

(l) -Con tel. del 21 agosto (t. a. 8123/906) Lori informava che Tepelen era stata occupatada regolari greci. Successivamente, nello stesso giorno comunicava (t. a. 8138/910) che il Comandante greco della gendarmeria di Tepelen aveva fatto sapere che i profughi musulmani c potevano ritornare liberamente colà essendo cristiani pronti accoglierli perchè cooperassero con loro sventare mire manifeste Italia per occupazione Albania meridionale •. (2) -Vedi D. 382.
387

L'AMBASCIATORE A LONDRA, IMPERIALI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. GAB. 1169/312. Londra, 22 agosto 1914, ore 7,49 (per. il 23, ore 1). Da ottima fonte mi vengono riferite tre seguenti informazioni: l) L'Imperatore Guglielmo avrebbe scritto al Re Giorgio una lettera violenta e impertinente al punto da inspirare qui qualche apprensione sulla solidità delle

condizioni mentali di S. M. I. 2) L'Imperatore Francesco Giuseppe è furente contro la Germania dalla quale dice di essere stato grossolanamente ingannato per esserglisi dato a credere che Russia avrebbe anche questa volta « abbaiato senza mordere e che in nessun caso Inghilterra si sarebbe mossa». 3) Kuhlmann la vigilia sua partenza disse a persona molto autorevole inglese non avere egli alcuna apprensione per la soluzione finale, chiaro essendo che Germania, quando lo vorrà, potrà sempre intendersi con la Francia gettando magari Austria « over board ».

(l) Vedi D. 389.

388

IL CONSOLE A V ALONA, LORI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. 8192/914. Valona, 22 agosto 1914, ore 8 (per. ore 21,10).

Sono venuti a vedermi il Sindaco di Valona e Paolo Mecsi e dopo avermi riferito anche essi notizie sull'avanzata delle truppe regolari greche, hanno aggiunto che si fa circolare la voce essere ciò effetto di un'intesa col Governo italiano il quale consentirebbe che la Grecia occupi territorio meridionale con truppe regolari per assicurare la tranquillità e mi ha domandato che cosa vi sia di vero. Ho risposto assicurando che nessuna comunicazione di questo genere mi è pervenuta da V. E.; credo sarebbe però opportuno tagliar corto, se del caso, con una smentita formale, per es. per mezzo dell'Agenzia telegrafica. I miei interlocutori mi hanno detto altresì che, conforme istruzioni lasciate loro da Ismail Kemal, esso attenderebbe nostri consigli circa attitudini da tenere in questo frangente e mi hanno pregato di fare informare per mezzo di cotesto Ministero Ismail Kemal di quanto precede. Prego V. E. comunicare R. Legazione.

389

L'AMBASCIATORE A LONDRA, IMPERIALI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. GAB. 1174/311 (1). Londra, 22 agosto 1914, ore 9 (per. il 23, ore 4,50).

Comunico ed attiro attenzione di V. E. sul seguente telegramma che il R. Addetto navale dirige al Ministero della Marina circa condotta delle operazioni adriatiche:

« Mi risulta da fonte sicura quanto segue:

«L'Ammiragliato ritiene non convenga attaccare direttamente opere fortifificate al cui riparo si trovano le forze navali austr,iache. Nell'attuale momento la relegazione della flotta austriaca in fondo all'Adriatico risponde pienamente allo scopo della guerra poichè se esito della guerra terrestre sarà favorevole, potrà chiedere la consegna delle navi senza aver arrischiato alcuna delle flotte alleate. Nota ristrettezza acque prestantesi egregiamente attacchi siluranti, flotta anglofrancese si asterrà anche probabilmente dal dominare di presenza l'alto Adriatico. Difatti Ammiragliato dichiara che navigazione a nord di Brindisi è malsicura per naviglio mercantile mentre per contro nel mare del Nord tutti i traffici marittimi meno quelli con il Baltico e con i porti nemici sono stati ripresi nor

• In merito a tale questione credo doveroso far presente che qualunque possano essere le decisioni del Governo, e come ebbi ripetutamente ad esporre, dal giorno in cui venisse indetta la mobilitazione, occorrerà un mese circa perchè le nostre truppe siano in ~:rado di svolgere operazioni oltre frontiera •.

malmente. Non sarebbe estraneo inoltre alla decisione di non operare contro porti Adriatico considerazioni che essi hanno popolazioni per maggior parte di sangue italiano. Dette operazioni sarebbero unico mezzo per indurre flotta austriaca ad uscire e combattere ma è dubbio che tale mezzo sarebbe efficace. Non v'ha dubbio che se Italia si decide dichiarare guerra in alleanza con la Triplice Intesa sarebbero riunite con comunità d'intenti e che interessi italiani imporrebbero in tal caso immediato blocco ravvicinato. Ottenuto questo con forte apparecchio navale e minamento zona occupazione militare converrebbe assaltare Pola da terra ed essa cadrebbe in modo non dissimile da quanto successe a Porto Arthur ove flotta bloccata dovette essere consegnata alla resa della piazza. Convogli truppa dovrebbero minacciare o anche (l) ..... sbarcare su un fianco o l'altro della penisola: è riferito che Austria conscia del pericolo che la minaccia raduna truppe alla base fra Trieste e Fiume. Circa entità sforzi militari contro noi si sa che trentatrè divisioni operano in Galizia contro Russia e quindici contro esercito serbo. Restano sei divisioni prima linea ed una ventina di brigate Landwher ed è questa (la) forza che precipuamente ci è opposta ma si deve tener conto che Landwher ha mediocre valore ed è sfornita di artiglieria. Partecipazione Italia avrebbe ora per consenso di tutti i (l) ..... un immenso

valore per affrettare una rapida favorevole concorde (l) ..... mentre ltale valore scemerebbe considerevolmente se ci decidessimo solamente dopo grossa disfatta subìta dagli Imperi centrali. Al riguardo è notevole la frase pronunciata due giorni fa da Lord Fisher « temo che gli uomini di Stato italiani non osino di fare l'atto importante (to dare by darting) al momento giusto». SL ritiene che l'entrata in campo dell'Italia darebbe presto modo al Presidente Wilson di far presente alla Germania che essa ha contro sè l'intero mondo civile e forse indurla a rinunciare continuazione lotta per avere meno dure condizioni. Anche un forte trionfo verso Nord delle armi serbe che sperano essere presto a Serajevo mentre noi stiamo a guardare è ritenuto qui nocevole nostri interessi per menomazione del nostro diritto futuro ad avanzare pretese nell'assestamento finale. Notizie di fonte attendibile dal teatro delle operazioni assicurano che Schabatz fu durissima disfatta superiore per importanza a quella di Kumanovo: pare anche che gravi sintomi di indisciplina si verifichino negli elementi magiari e croati nelle forze austriache. Si ammette la grande importanza per l'Italia di sapere quale sarà intensità della Russia in Galizia e al riguardo sto cercando informazioni. Telegrammi uffiéìali per ora pubblicati sembrano confermare che moltissimo sforzo russo si compie al centro con 44 Divisioni per puntare al cuore della Nazione nemica ma è certo che Rjlssia annetta enorme importanza nostra sollecita partecipazione alla quale è, fra alleati, la più direttamente interessata. Perciò se si potesse chiarire la Russia sarebbe indotta facilmente ad intensificare in determinate proporzioni la sua azione all'ala sinistra. Un altissimo ufficiale mi diceva ieri che sarebbe desiderabile che conclusione guerra fosse ottenuta prima che eserciti franco-russi penetrassero molto negli Imperi centrali perchè sarebbe più difficile dopo trattenere ingordigie territoriali ed impedire possibili contese tra i vari vincitori. Perciò quanto prima intervento dell'Italia con l'affrettare la pace eviterebbe anche prevedibile conseguenza. Villerey ».

(l) Cadorna, al quale venne comunicato questo tel. il 24 agosto 1914 scrisse a Di Sangiuliano :

(l) Gruppo indecifrabile.

390

IL MINISTRO DEGLI ESTERI. DI SANGIULIANO, ALL'AMBASCIATORE A LONDRA, IMPERIALI

T. GAB. 965. Roma, 22 agosto 1914, ore 10,30.

Suo telegramma Gab. n. 308 (1).

Non ho avuto con Rodd altra conversazione che quella che Le ho telegrafato (mio telegramma Gab. n. 945) (2) ed egli finora non ha mostrato desiderio di rivedermi.

391

IL MINISTRO DEGLI ESTERI. DI SANGIULIANO. AL PRESIDENTE DEL CONSIGLIO DEI MINISTRI, SALANDRA

L. P. Roma, 22 agosto 1914.

Ricevo rodierna tua. Per Joel troverò il modo che egli non si diriga a te, senza aver l'aria di rifiutar noi questo servizio alla Germania.

!m'Possibile prestito con Francia o Inghilterra finchè siamo neutrali.

L'intonazione anti-tedesca della nostra stampa può costituire un pericolo. Ti prego provvedere (3). Credo che Flotow, animato dalle mig1iori intenzioni, desideri parlarti di questo. Ottima la tua ris:Dosta ai socialisti.

P. S. -Volevo vederti per parlarti di tutto ciò, ma mi pare basti la lettera.

393

L'AMBASCIATORE A PARIGI, TITTONI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI. DI SANGIULIANO

T. GAB. u. 1165/132. Parigi, 22 agosto 1914, ore 12,25 (per. ore 14,55).

Telegramma di V. E. Gab. 960 (4).

Non ho mai accordato alcuna intervista al Signor Cipolla che vidi pochi minuti perchè recatosi da me a chiedere un certifi.ca·to che gli valesse come corrispondente di guerra. Non ho mai detto le sciocchezze che mi attribuisce. Prego pubblicare smentita categorica e molto vibrata (5).

• Hai dovuto certamente essere male informato circa l'atteggiamento delle persone che nomini. Sono persone a me devotissime e che non fanno che eseguire le mie istruzioni. Può essere che non riescano a modificare le tendenze della stampa; ma tu sai bene -e insieme l'abbiamo sempre ripetuto -che sui maggiori giornali non abbiamo presa. Ad ogni modo, si fa quelloche si può nel senso da te giustamente desiderato, e mi adopero anch'io personalmente con non lieve mio fastidio... Ritornando alla informazione, essa deve probabilmente essere pervenutada qualche giornalista che non ha avuto quello che desiderava o quanto desiderava •.

39S.

L'AMBASCIATORE A PARIGI, TITTONI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI. DI SANGIULIANO

T. GAB. 1166/133. Parigi, 22 agosto 1914, ore 13,22 (per. ore 17,35).

Appena avevo risposto al telegramma di V. E. n. 960 (1). sono venuti da me

corrisopndenti dei giornali italiani a chiedermi se intervista della « Stampa :. era vera. Ho risposto loro testualmente così: «Non ho concesso alcuna intervista al Signor Cipolla che del resto non me l'ha domandata. Non mi sono mai sognato di dire tante sciocchezze. La posizione dell'Italia impone ai suoi rappresentanti all'estero di astenersi da qualsiasi apprezzamento. Ciò è così elementare che tutti dovrebbero comprenderlo :..

(l) -Vedi D. 372. (2) -Vedi nota (l) al D. 334. (3) -In altra lettera dello stesso giorno Di Sangiuliano insisteva: • L'attitudine antitedesca ed antiaustriaca della nostra stampa può creare grandi pericoli in qualunque ipotesi. Mi si assicura che il personale del tuo Gabinetto, per sentimenti in sè stessi onorevoli, ma che bisognasacrificare ad un supremo interesse della patria, non eserciti azione sufficientemente efficace sulla stampa. Se cosi è, ti prego di dar loro ordini severissimi •. Il 23 agosto Salandra rispondeva: (4) -Vedi D. 377. (5) -Con T. gab. 971 del 23 agosto Di Sangiuliano trasmetteva la seguente smentita della Stejani: « L'ambasciatore Tittoni dichiara di non aver mai accordato alcuna intervista al corrispondente di un giornale di Torino e di non aver mai fatto le dichiarazioni da questo attribuitegli •.
394

IL CONSOLE A VALONA, LORI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI. DI SANGIULIANO

T. 8178/913. Valona, 22 agosto 1914, ore 13,31 (per. ore 14,15).

Mio telegramma 906 (2). È confermata presenza truppe regolari greche che avanzano da Tepelen e hanno già occupato Vasiari e altre località. Prego di comunicare R. Legazione.

395

IL CONSOLE A VALONA, LORI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI. DI SANGIULIANO

T. 8198/915. Valona, 22 agosto 1914, ore 18,30 (per. ore 21).

Seguito mio telegramma 913 (3). Cerco coordinare quanto è possibile notizie provenienti da varie fonti e alquanto confuse: ..... (4) due compagnie regolari (?) greci si stabilirono una Kitciok (Klissura) l'altra a Kamcisti, a due ore e mezzo da Tepelen. Ufficiali greci in uniforme si recarono Siaitristasckosa e a Vasiari si è recato ieri una compagnia regolari greci con tre ufficiali. Infine in questo momento si riferisce che i gendarmi avrebbero condotto qui un greco arrestato stanotte presso Giava, al quale sarebbe stata sequestrata una lettera in greco, proveniente da Tepelen e diretta ad un capo degli insorti musulmani. Qui circola con insistenza la voce che i Bokika, Dembi, Matossan, Siuanai e Martolos hanno (?) avvisato popolazione prossima marcia di truppe greche a (?) Rudes e verso Giava, minacciando incendiare villaggi se vi fosse stata opposizione. Due ufficiali greci ..... (4) Ktoci, Kostan e Siabotica si sono dichiarati per gli insorti,

egli ha lasciato Vasiar insorti debbano essere (?) a Valona domani, giorno di Bairam. Si parla anche molto di una occupazione italiana, anche in seguito a voci di importanti ..... (l) si recarono Vasiari e dissero al Comandante Gendarmeria albanese di quel presidio a nome ..... (l) popolazioni musulmane possono liberamente ritornare loro villaggi per riprendere (?) loro occupazioni, truppe greche facendo garantire ordine pubblico; lo invitarono comunicare tutto ciò alle sue autorità. Comandante informò ex caimacan di Tepelen Bahri, che inviò parlamentari abboccarsi con ufficiali greci e quindi riferì all'autorità di Valona domandando istruzioni. Ufficiali greci da Martalosi sarebbero in comunicazione telefonica ,con Valona in attesa risposta. Maggior Bessim a sua volta telegrafa da Shkosa che villaggi ..... (l) concentrazione truppe a ..... (1). Sono arrivati da Durazzo alcuni ufficiali e volontari rumeni. Prego V. E. comunicare R. Legazione.

(l) -Vedi D. 377. (2) -Vedi nota al D. 384. (3) -Vedi D. 394. (4) -Gruppo indecifrabile.
396

IL MINISTRO A BELGRADO, SQUITTI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. GAB. 1173l 64. Nisch, 22 agosto 1914, ore 18,50 (per. il 23, ore 4,20).

Mi sorprende ciò che ministro di Russia Bucarest ha detto a Fasciotti poichè risulta in modo non dubbio che il Governo serbo non ha affatto alcuna intenzione cedere Macedonia bulgara alla Bulgaria a condizione che questa non att.>~cchi la Russia. Qui si ritiene che tale (l) ..... è imposta alla Bulgaria dalla forza delle circostanze senza sacrifici della Macedonia da parte del Governo serbo.

Una azione militare bulgara contro la Serbia o la Russia sarebbe seguita senza dubbio da uno sbarco russo a Varna o in altro punto della costa bulgara e ciò deve essere noto a Sofia. È probabile invece che dopo la guerra vittoriosa Russia vorrà ricostruire blocco balcanico ed indurre Serbia alla conciliazione con Bulgaria mediante soddisfacenti rettifiche di confini.

397

L'AMBASCIATORE A LONDRA, IMPERIALI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. GAB. 1170/315. Londra, 22 agosto 1914, ore 19,51 (per. il 23, ore 2).

Oggi sono stato da Benckendorf per chiedere notizie figlio ferito. Naturalmente abbiamo parlato tutto il tempo della guerra. Egli non ha nemmeno menzionato Italia. Questo silenzio di Benckendorf al pari di quello di Cambon potrebbe verosimilmente essere effetto di una parola d'ordine cor5a tra tre Governi

alleati e parmi trovi il suo riscontro nel linguaggio stampa francese segnalato da Tittoni nonchè in quello della stampa inglese che da qualche giorno poco si occupa di noi. Donde sarebbe lecito arguire probabilità anche i due Governi darebbero soltanto in tesi generale se interrogati sulle loro vedute circa note condizioni una risposta analoga a quella di Grey, ossia che occorre Italia manifesti una decisione definitiva prima di iniziare qualsiasi discussione concreta.

(l) Gruppo indecifrabile.

398

L'AMBASCIATORE A PARIGI, TITTONI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI. DI SANGIULIANO

T. GAB. 1172/136. Parigi, 22 agosto 1914, ore 20,45 (per il 23, ore 1).

Telegramma di V. E. n. 956 (l)

Non è facile sapere qui in via indiretta quali forze austriache sono contemporaneamente contro la Francia e quando comincerà l'offensiva russa contro l'Austria. Più facilmente potrà riferire sul primo punto l'Addetto militare a Berna e sul secondo quello a Pietroburgo. Secondo un comunicato ufficiale del Governo francese apparso stamane una divisione del 14° Corpo tirolese che era giunto sul Lago di Costanza è tornata nel Tirolo. Contro la Francia, l'Austria avrebbe ora impegnato dei reparti d'artiglieria d'assedio, d'artiglieria pesante, di automobili. A Strasburgo ci sarebbero settemila austriaci.

399

L'AMBASCIATORE A PIETROBURGO, CARLOTTI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. GAB. 1171/72. Pietroburgo, 23 agosto 1914, ore 0,40 (per. ore 4).

Incaricato d'Affari di Russia a Nisch telegrafa essere colà accreditata la voce che continuino trattative per mezzo di segreti agenti fra l'Austria e il Montenegro per cessione a quest'ultimo di Scutari contro quella del Lowcen all'Austria. Segnalo ad ogni buon fine a V. E. questa notizia già datami da Sazonoff (mio telegramma n. 483) ma fino a contraria prova la considero puramente ipotetica

400

L'INCARICATO D'AFFARI A BERLINO, CHIARAMONTE BORDONARO, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. 8234/664. Berlino, 23 agosto 1914, ore 1,15 (per. ore 17).

Malgrado assicurazioni tranquillizzanti che non ho cessato di dare le voci di allarme sull'attitudine si sono ieri intensificate producendo grave agitazione

in tutta l'opinione pubblica. L'allarme è stato causato da qualche notizia diffusasi circa il ritiro dei depositi italiani dalle banche, i concentramenti di truppe,

200.000 uomini alla nostra frontiera orientale, il ritiro da parte Francia delle truppe concentrate al nostro confine e la visita di Witte a Roma. La Deutsches Tageszeitung organo degli agrari, giornale non importante ma molto diffuso pubblicò nella sua edizione serale un violento articolo di ammonimento all'Italia che produsse grande impressione animi già sfavorevol· mente impressionati. Dopo aver detto che dalle notizie che giungono dall'estero non si può più dubitare delle intenzioni dell'Italia di aggredire l'Austria-Ungheria alle spalle, l'articolo richiama l'attenzione del popolo italiano sul fatto che le truppe tedesche vittoriose di Metz sarebbero messe a disposizione del~ l'esercito austriaco se questo dovesse essere attaccato da un'altra parte. Continua dicendo che bisogna trattenere Italia da un passo del quale avrebbe amaramente a pentirsi; che la Germania non ha bisogno dell'Italia e che una volta tratto il dado sarà troppo tardi per tornare indietro e le spade prenderanno il posto delle parole. Fortunatamente i telegrammi ricevuti da V. E. ieri e soprattutto quello sulla visita del conte Witte mi hanno permesso attenuare se non cancellerà l'impressione prodotta da questo inopportuno articolo. Ieri sera stessa ho potuto conferire con un redattore della Vossische Zeitung al quale ho detto che nulla mi autorizzava a prestar fede alle voci allarmanti che circolavano a Berlino e che il linguaggio della Deutsche Tageszeitung avrebbe certamente prodotto sulla opinione pubblica italiana, assai impressionabile, l'effetto opposto a quello che forse il giornale si proponeva con le sue minacce. Stamane giornali non fanno commenti ma pubblicano tutti come una rassicurante notizia che la Tageszeitung sia riprodotta e male commentata in Italia.

(l) Vedi D. 356.

401

L'AMBASCIATORE A PIETROBURGO, CARLOTTI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. GAB. UU. SS. R. 1180/73. Pietroburgo, 23 agosto 1914, ore 1,20 (per. H 24, ore 10).

Telegramma di V. E. Gabinetto n. 976 (1). Giusta accuratissimi calcoli del R. Addetto militare forze russe concentrate attualmente frontiere nemiche sarebbero divise in tre nuclei e cioè: l) Alla frontiera tedesca del Nord fra il mare e la Polonia sette Corpi d'Armata e cinque Divisioni di cavalleria. 2) In Polonia in posizione centrale di manovra dodici Corpi d'Armata e otto Divisioni di cavalleria.

(T. gab. 980).

3) Alla frontiera austro-ungarica da Vladimir Voliuski al Pruth otto Corpi d'Armata e otto divisioni di cavalleria.

Si abbia presente che questo è il «calcolo minimo delle forze attuali». Secondo informazioni attendibili di fonte russa ufficiale, i sedici Corpi d'Armata austro-ungarici sarebbero così distribuiti:

l) In Galizia e Bucovina dieci Corpi d'Armata.

2) Contro Serbia e Montenegro quattro.

3) Inviati in Alsazia almeno uno (ed) un Corpo d'Armata di cui ignorasi esatta posizione e ripartizione.

Risulta da quanto precede che forze russe attualmente impiegabili contro Austria-Ungheria sono tali da non permettere a quest'ultima di distogliere reparti dalla frontiera del Nord molto più dopo impegnato colà seria azione. D'altro canto andamento operazioni austro-serbo non sembra consentire all'Austria di mettere suoi effettivi nel mezzodì. Sicchè se Austria fosse attaccata su altra frontiera essa non potrebbe..... (l) che quasi esclusivamente formazione di riserva di cui per motivi di servizio non v.a deprezzato il valore.

Quanto al serio impegno alle frontiere del Nord si ha ogni motivo di ritenerlo imminente e formidabile.

(l) Il numero è evidentemente sbagliato e deve trattarsi del T. gab. 956, qui riprodotto al n. 356. Questo telegramma di Carlotti venne comunicato ad Imperiali il 25 agosto 1914

402

IL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO, ALL'AMBASCIATORE A VIENNA, AVARNA, E AL MINISTRO AD ATENE, DE BOSDARI

T. 4838. Roma, 23 agosto 1914, ore 2.

Epiro.

Il R. Console a Janina telegrafa quanto segue (riprodurre n. 8152/218) (2).:

Prego V. E. di far rilevare a Berchtold i pericoli di una simile situazione.

(Per Atene). Mi riferiséo telegramma Nuvolari circa voci avanzata Epiroti greci su Valona.

Prego V. S. di intrattenersi con Venizelos circa queste voci indicandogli necessità egli ponga in opera tutta sua influenza presso Zographos affinchè se la voce è fondata sia evitato un fatto che inevitabilmente porterebbe grave turbamento nei rapporti italo-greci e provocherebbe nell'opinione pubblica italiana un eccitamento che è nell'interesse comune di evitare perchè renderebbe difficile al R. Governo di seguire verso la Grecia una politica che nelle varie imprevidibili fasi della guerra europea e nella situazione che ne deriverà potrebbe anche essere di completo accordo con essa.

(l) -Gruppo indecifrabile. (2) -Vedi nota al D. 365.
403

IL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO, ALL'AMBASCIATORE A VIENNA, AVARNA

T. 4844. Roma, 23 agosto 1914, ore 2.

Telegramma di V. E. 1160 (1).

Prego V. E. di ringraziare Rappaport della dichiarazione fatta a nome del Governo austro-ungarico circa appoggio morale che esso sarebbe disposto a prestare al R. Governo in caso di provvedimenti che si rendessero necessari nei riguardi di Valona. Nel prendere atto con compiacimento in vista di future eventualità attualmente non previdibili desidero che il Governo I. e R. sappia che lo invio dell'« Agordat » non ha avuto altro scopo che di rendere possibile in caso di necessità l'imbarco della colonia italiana e possibilmente di altri stranieri avendo quel R. Console segnalata l'insufficienza dei mezzi a disposizione del cacciatorpediniere «Darlo» colà stazionante. Le Regie Navi hanno però l'istruzione di astenersi da qualunque azione contro gli insorti musulmani anche se questi occupassero Valona. Sarei invece d'opinione che i due Governi concordassero un passo ad Atene quel Governo si adoperi ad impedire che prima o poi la città non sia presa dagli Epiroti.

404

IL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO, ALL'AMBASCIATORE A PIETROBURGO, CARLO'M'I

T. 4841. Roma, 23 agosto 1914, ore 3.

Suo telegramma 575 (2). Approvo suo prudente linguaggio. Nella attesa che eventualità rottura delle relazioni turco-russe si verifichi e che ciò ci imponga necessità dare risposta definitiva alla proposta russa Ella parlando con Sazonoff potrebbe fargli comprendere che pur essendo noi disposti a far cosa gradita alla Russia e decisi eventualmente a sostenere a far valere principio rispetto capitolazioni se Turchia vi si rifiutasse noi non avremmo modo di costringervela. Per sua personale considerazione aggiungo che quando ciò si verificasse noi verremmo a creare alla Turchia difficoltà che non mancherebbero d'avere in Cirenaica grave ripercussione a nostro danno. È in vista di questo pericolo e del nostro particolare interesse che mi sembrerebbe desiderabile che Russia si rivolgesse al momento opportuno per la protezione dei proprii sudditi nell'Impero Ottomano anzichè a noi a qualche altra potenza per es. agli Stati Uniti d'America. Lascio a V. E. giudicare se e come valersi di tali considerazioni, ma eventualmente se la proposta ci fosse formalmente fatta da codesto Governo, non credo potremmo esimerci dall'accoglierla.

(l) -Vedi D. 381. (2) -Con questo tel. (t. a. 8093/575) del 20 agosto Carlotti comunicava la proposta di Sazonoff che l'Italia assumesse la protezione degli interessi russi in Turchia, in caso di guerra, e aggiungeva di aver lasciato nel vago la risposta.
405

IL CONSOLE A JANINA NUVOLARI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI. DI SANGIULIANO

T. 8229/219. Janina, 23 agosto 1914, ore 7,30 (per. ore 18).

Da buona fonte mi si assicura che domani (l) 23 corrente sarà proclamata annessione alla Grecia territori contestati che verranno occupati da esercito greco. Truppe greche sono partite oggi per Argirocastro dove si assicura ieri 21 corrente è stata innalzata la bandiera ellenica.

Comunicato alla R. Legazione.

406

IL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO, ALL'AMBASCIATORE A LONDRA. IMPERIALI

T. GAB. ss. 969. Roma, 23 agosto 1914, ore 9.

Oggi sono stati da me separatamente Krupensky e Rodd.

Avendomi essi parlato del noto argomento io ho risposto che intendo trattarne soltanto a Londra, ma che una ragione di più per mantenere la neutralità è la nostra convinzione che Russia per terra ed Inghilterra e Francia per mare non si mostrano disposte ad attaccare a fondo l'Austria così che questa potrebbe disporre contro di noi delle sue maggiori forze, mettendoci in condizioni pericolose d'inferiorità. E il Governo non può esporre il Paese ad un disastro. Tanto Krupensky quanto Rodd mi hanno detto che telegraferanno ai rispettivi Governi.

Quanto alle condizioni esposte nel mio telegramma Gab. n. 892 (2), Grey ha telegrafo a Rodd che alcune, come i consiglieri italiani nelle isole, concernono questioni di dettaglio, che richiederebbero lunghe trattative, e che l'accordo dovrebbe limitarsi ai punti essenziali pei quali egli lo crede facile.

Rodd mi ha promesso di non tener parola di questo colloquio nè con Kru· pensky nè con Barrère.

407

IL MINISTRO DEGLI ESTERI. DI SANGIULIANO. AGLI AMBASCIATORI A VIENNA, AVARNA E A BERLINO, BOLLATI

T. GAB. 970 (3). Roma, 23 agosto 1914, ore 10.

Per norma di linguaggio comunico a V. E. quanto segue: Ho dato oggi a Macchio e Flotow un pro-memoria che dimostra non essere vero che Italia faccia preparativi militari contro Austria. Ne mando copia a V. E.

Ho ripetuto a Flotow che tutti gli uomini politici italiani e la quasi totalità dell'opinione pubblica approva neutralità e vuole mantenerla. Gli ho esposti nostri sforzi per influire sulla stampa.

Ismail Kemal bey è venuto a parlarmi della situazione dell'Albania e della assoluta incapacità del Principe.

Io gli ho risposto essere nostra intenzione ferma di procedere d'accordo coll'Austria. Se egli come promise, mi farà proposte concrete le discuterò con Berchtold.

Macchio alla sua volta osservando che le cose in Albania vanno à la dérive mi ha, dietro mia richiesta, promesso di chiedere a Berchtold proposte concrete.

(l) -Evidentemente il telegramma venne &critto il 22 agosto. ma Dartì il 23. (2) -Vedi D. 201. (3) -Con T. gab. 117 (T. gab. 1178) l'incaricato d'affari a Berlino, Bordonaro, informò di aver comunicato il contenuto di questo te!. a Zimmermann che ne • Drese atto con compiacimento • e ringraziò.
408

IL MINISTRO DEGLI ESTERI. DI SANGIULIANO. AGLI AMBASCIATORI A VIENNA, AVARNA E A BERLINO, BOLLATI

T. GAB. 972. Roma, 23 agosto 1914, ore 11.

(Per Berlino). Suo telegramma Gabinetto n. 115 (1).

(Per Vienna). La R. Ambasciata a Berlino mi telegrafa quanto segue (tel&gramma da Berlino n. 1160/115). Io ho risposto quanto segue: (Per entrambi). Pregola spiegare a Zimmertnann quanto segue: Mi stupisce

che egli abbia dato importanza alla notizia che non conoscevo del New York Herald. Inghilterra e Francia non ci hanno chiesto libertà d'azione nell'Adriatico nè noi potevamo darla o negarla perchè è loro diritto fare tutte quelle operazioni militari che vogliono nelle acque non territoriali nostre e noi non possiamo nè vogliamo opporci allo esercizio del loro diritto. Noi non seguiremo neanche verso Potenze amiche ma non alleate l'esempio che ci diede l'Austria contro di noi suoi alleati nella guerra libica. È semplicemente poi assurdo immaginarsi che si possa discutere e trattare intesa navale tra Italia, Inghilterra e Francia quando Italia intende mantenere ferma propria neutralità.

409

IL MINISTRO A CETTIGNE, NEGROTTO CAMBIASO, AL MINISTRO DEGLI ESTERI. DI SANGIULIANO

T. 8247/36. Cettigne (2), 23 agosto 1914, ore 11,35 (pe1·. ore 20,15).

Mio telegramma n. 32. Scutari. Questo incaricato d'affari di Russia è venuto a dirmi avere ragione di credere che, dopo ritiro due ultimi contingenti, Montenegro si prepara occupare Scutari provocando probabilmente qualche incidente

che giustifichi sua azione. Egli ritiene poi che esista una intesa a tale scopo fra Montenegro ed elemento musulmano.

Ciò conformerebbe (l) espresso nel mio telegramma suddetto. Quanto a ..... -(2) essa non costituirebbe una novità (?) essendo noto che fra Governo montenegrino ed Essad pascià erano corse trattative all'occasione assedio Scutari intese a garantire al Montenegro il possesso di quella città. Non è del resto improbabile che Montenegro abbia continuato a tenersi in contatto con Essad.

Ufficialmente però si smentiscono simili propositi ed anche ieri il ministro degli Affari Esteri nel lamentare che Austria continuasse a fare passare armi Nòrd Albania, mi assicurava delle intenzioni leali del Montenegro nella questione di Scutari.

(l) -Vedi D. 371. Anche questo tel. venne comunicato a Zimmermann, v. nota al D. 407. (2) -Il telegramma fu trasmesso via Scutari.
410

IL CONSOLE A SCUTARI, DE FACENDIS, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. 8245/330. Scutari, 23 agosto 1914, ore 13 (per .ore 20,40).

Partenza distaccamento e Governo Scutari.

Ministro della guerra avendo con tre telegrammi urgenti ordinato Colonnello Vigliani di partire immediatamente senza condizione previa (?) partenza francesi, Vigliani aveva deciso partire senz'altro nè potevo ostacolare avendo mostrato ordine categorico suo Ministro. Sospesa tuttavia partenza ieri, distaccamento partito oggi contemporaneamente quello francese che recasi Antivari. Profittando miei rapporti cordiali con tutti colleghi presi l'iniziativa riunirei ieri per discutere situazione, Colleghi russo e francese alla mia proposta di collaborazione opposero di non aver istruzioni di poter entrare in rapporti con collega austro-ungarico. Avendo poi Commissione Controllo telegrafato governatore dover cedere potere consoli Grandi Potenze nuovamente colleghi russo e francese hanno rifiutato intervenire consegna Governo dicendo non aver istruzioni al riguardo dai rispettivi ministri a Durazzo e non essere (?) per essi sufficienti disposizioni Commissione Controllo. Comandante francese ha trasmesso quindi al console I. R. in qualità decano corpo consolare comunicazione della Commissione Controllo circa consegna Governo Scutari. Collega austro-ungarico ..... (2) oggi stesso consoli Grandi Potenze riunirsi. Consoli francese russo mi hanno detto ripetutamente che non avrebbero risposto prima di avere istruzioni ed hanno accampato che data impossibilità mantenere ordine unico rimedio sarebbe arrivo Montenegrini. Devo ad ogni modo segnalare attitudine inconciliabile colleghi russo francese assolutamente inopportuna se non poco seria. Ho telegrafato quanto sopra alla R. Legazione.

(I) -Gruppo errato.
(2) -Gruppo indecifrabile.
411

IL MINISTRO A BUCAREST, FASCIOTTI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. GAB. 1179/102. Sinaia, 23 agosto 1914, ore 16,40 (per. il 24, ore 10,55).

Un membro di questo Governo mi ha detto essere qui giunta notizia che 5i v·erificano gravi difficoltà nell'esercito austro-ungarico causa resistenza opposta da alcune nazionalità specialmente czeche e romene. Contro alcuni reggimenti czechi sarebbero state prese misure rigorosissime.

Circa opinione pubblica romena egli mi ha detto essere escluso che anche l'influenza personale del Re possa fare uscire Romania dalla neutralità. Egli dice Romania farà quello che farà Italia. Io confermo che tutto dipenderà dalle prime importanti vittorie ma non posso negare esiste qui, vivo malcontento nell'esercito contro Re Carlo per il suo contegno austrofilo.

412

IL CONSOLE A JANINA. NUVOLARI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI. DI SANGIULIANO

T. 8253/220. Janina, 23 agosto 1914, ore 18,35 (per. H 24, ore 23,35).

Sabato sera 22 corrente è giunto ordine da Atene a questo comando militare di tener pronte partire tutte le truppe qui di guarnigione concentrando a Janina la gendarmeria per la tutela ordine pubblico. Si crede che truppe marceranno verso Albania rioccupando intanto territori contestati. Foresti (?) ritorna oggi come governatore generale mentre generale Pa...las (l) assume comando quinto corpo d'armata. Comunicato Legazione.

413

L'AMBASCIATORE A PARIGI, TITTONI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI. DI SANGIULIANO

T. GAB. 11771142. Parigi, 23 agosto 1914, ore 20 (per. ore 23).

Faccio seguito al mio telegramma di ieri Gabinetto n. 136 (2).

Confermando quanto mi significava V. E. il Temps pubblica che offensiva russa sulla fontiera austriaca è molto più addietro che su frontiera germanica. Fino a tutto il 20 corrente nessun fatto d'armi serio era avvenuto sulla frontiera austriaca.

(l) -Due gruppi errati. Probabilmente il nome è Papulas. (2) -Vedi D. 398.
414

IL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO, ALL'AMBASCIATORE A LONDRA, IMPERIALI

T. GAB. 975. Roma, 23 agosto 1914, ore 20,25.

Suo telegramma Gabinetto n. 313 (1). Esso contiene alcune parole probabilmente inglesi non bene decifrabili. Capisco che costì si abbia interesse a spingerei presto alla guerra ma quanto Tyrrell le ha detto non ci garantisce affatto contro il pericolo che Austria richiami dal Nord contro di noi forze maggiori delle nostre. Finchè questo pericolo esiste il Governo italiano non esporrà certo il Paese ad un disastro. Io non credo affatto a seria sollevazione rutena.

415

IL CONSOLE A VALONA, LORI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. 8255/920. Valona, 23 agosto 1914, ore 21 (per. ore 23,25).

I notabili di Valona si riuniranno domani a Bisciani, presso Voiussa per nominare delegati da inviarsi domani l'altro località detta Fracula per parlamentare con insorti. In città vi è chi parla ancora di tentare una resistenza ad oltranza ma la grande maggioranza accetta entrare trattative come unico tentativo scongiurare una catastrofe. Secondo afferma uno dei parlamentari venuto ieri sera insorti numerosi e bene armati sarebbero animati odio vivissimo verso i Vallonesi e si manifesterebbero risoluti attaccare città e metterla a sacco; egli dice essere convinto che attueranno inesorabilmente il loro proposito eccetto che si venga ad un'intesa, nel qual caso dice che i capi allontanerebbero i loro uomini e farebbero entrare a prendere possesso di Valona solo una commissione di loro notabili.

I parlamentari di ieri sera non sono degli insorti ma prigionieri da essi rilasciati, portavano lettere ove si esprime il desiderio aprire trattattive per evitare spargimento sangue fraterno. La popolazione è nella massima angoscia; i varii propositi di resistenza si spuntano contro l'abbattimento generale e contro la realtà delle cose, che non sembra lasciare speranze da questo lato. Non vedendosi via di scampo si comincia a sentire vagamente accennare l'idea dell'E. V.: cedere ed unirsi all'insurrezione, se questa potesse scongiurare l'effettiva occupazione e la vendetta dei ribelli. Propendo a credere che allo stato delle cose questa dovrà finire per essere la soluzione purchè i ... (2) l'accettino: in questo caso anche a Valona per qualche giorno sventolerebbe la bandiera

turca.

Prego V. E. trasmettere R. Legazione.

15 -Documenti diplomatici -Serie V -Vol. I

(l) -Vedi D. 386. (2) -Gruppo indecifrabile.
416

IL MINISTRO A DURAZZO, ALIOTTI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. PER POSTA 8506. Durazzo, 23 agosto 1914. Telegramma del R. Console in Scutari n. 1700 (?). Il contegno ostile a riguardo del nostro distaccamento e le minacce di Ded Zogu a riguardo del Baldacci sembrano anche a parere di Bib Doda istigato dal noto barone Nopcia e dagli agenti austriaci che ·vogliono sbarazzarsi di ogni testimonio incomodo al momento in cui fervono le macchinazioni contro i Serbo-Montenegrini organizzate in mezzo alle bande malissore. Bib Doda mi informa in proposito che il noto ufficiale della riserva Rassler che poco fa ebbe un reciso rifiuto da parte del Principe cui proponeva di armare una banda contro la Serbia trovasi ora fra i Malissori in procinto di partire per la frontiera. Le armi sbarcate dal vapore austriaco « Andrassy ~ sarebbero state inviate in Zadrina presso il vescovo Colessi, il quale però avrebbe già un alterco col Rassler che l'accusava di aver rubato per proprio conto un certo numero di armi e munizioni. Rassler avrebbe pure voluto portar via ai Mirditi i due vecchi cannoni da montagna che il Governo albanese aveva affidato a Bid ];)oda per la difesa contro i ribelli maomettani. Pare che Nopcia l'organizzatore della spedizione sia pure sulle mosse verso la frontiera serba. Ritengo che si debba prestare ogni possibile protezione agli impiegati del cavo a San Giovanni inviando se necessario una torpediniera in quella rada per il tempo strettamente necessario. Intanto Bib Doda mi ha promesso inviare a Medua un suo capitano per chiamare all'ordine Ded Zogu e gli altri. Non appena si conoscerà il risultato di questo provvedimento, sarà il caso di considerare ulteriori misure di protezione a favore di quei connazionali anche per salvaguardare il nostro prestigio.

Comunico quanto precede a De Facendis affinchè egli avvisi utilmente V. E. sulla possibilità dei provvedimenti da prendersi.

417

L'AMBASCIATORE A PIETROBURGO, CARLOTTI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. 8289/890. Pietroburgo, 24 agosto 1914, ore 0,45 (per. ore 23,20). Mi viene confermato da ambasciatore francese che missione Halil e Taalat bey a Sofia e Bucarest è fallita. A questo Ministero degli Affari Esteri si

continua però a dubitare delle intenzioni Turchia. Si sarebbero notati concentramenti verso Erzerum.

418

IL CONSOLE A SCUTARI, DE FACENDIS, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. 8275/333. Scutari, 24 agosto 1914, ore 1,15 (per. ore 18,20). Governo Scutari.

Jeri in seguito invito decano del corpo consolare riunitici al Konak colleghi Francia Russia fecero pervenire lettera giustificante assenza con mancanza istruzioni: con collega austro-ungarico e inglese decidemmo prendere provvedimenti d'urgenza per mantenimento ordine. Per ....... (l) deferenza proposi non prendere provvedimenti ulteriori prima colleghi assenti avessero fatto noto decisione definitiva circa loro collaborazione. Fu con tale proposta chiuso processo verbale. Facendo visite d'uso Bairan ai mussulmani raccolsi da tutti compiacimento circa nuovo Governo città. Colsi l'occasione per raccomandare a tutti tranquilità accordo unico modo per permettersi mantenere situazione e non aumentare mire esterne con pretesto disordine. Città è tranquilla epperò nelle casse del Governo vi sono 1798 lire turche. Prego comunicare delegato Commissione Controllo. Ho telegrafato quanto precede alla R. Legazione.

419

IL MINISTRO DEGLI ESTERI. DI SANGIULIANO. ALL'AMBASCIATORE A COSTANTINOPOLI, GARRONI

T. 4851. Roma, 24 agosto 1914, ore 1,30.

Telegramma di V. E. n. 391 (2).

Date le attuali circostanze politiche R. Governo desidera evitare, qualunque incidente colla Turchia. Se quindi V. E. ha ragione di temere che autorità militari penetrino a forza a bordo del nostro stazionario per asportarvi apparecchi telegrafici parmi convenga togliere noi stessi apparecchi telegrafici se V. E. ritiene opportuno che lo stazionario rimanga costì oppure mantenere gli apparecchi e far rientrare lo stazionario in Italia se questo non sembra indispensabile costi.

420

IL MINISTRO DEGLI ESTERI. DI SANGIULIANO, AL MINISTRO A DURAZZO, ALIOTTI, E AL CONSOLE A V ALON A. LORI

T. 4852. Roma, 24 agosto 1914, ore 11,30.

(Per Durazzo). R. console Valona telegrafa: (tel. 8219/917) (3). Ho risposto:

(Per entrambi). Riservato.

Nella presente situazione internazionale R. Governo non invierà Valona né soldati né navi aventi efficienza bellica. V. S. vorrà perciò limitarsi a

(t. a. 8228/392), ritornando sulla preoccupazione che i militari non tenessero conto delle assicurazioni del Gran Visir, aggiungeva che il comandante dello shzionario non poteva ammettere l'eventuale asportazione dell'apparecchio radiotelegrafìco. Quindi Garroni chiedeva istruzioni sulla condotta da seguire.

proteggere ed imbarcare italiani austriaci tedeschi ed altri europei, vorra astenersi da ogni ingerenza nei riguardi di una eventuale azione degli insorti musulmani ed evitare incidenti o complicazioni.

I nostri marinai non dovranno agire a terra e non dovranno essere esposti a rischi.

(l) -Gruppo indecifrabile. (2) -Col 391 del 21 agosto (t. a. 8197/391) Garroni comunicava che la Sublime Porta aveva vietato l'uso della radiotelegrafìa nelle acque territoriali ottomane, ma il Gran Visir aveva assicurato che le navi mercantili non verrebbero molestate e non verrebbe richiesta la rimozione dell'apparecchio dello stazionario. Però non ostante queste assicurazioni poteva avvenire che le autorità militari non ne tenessero conto. Con successivo tel. dello stesso giorno

(3) Col tel. citato del 23 agosto Lori informava della tendenza di quelli di Valona di intendersi con gli insorti e a non insistere sulla fedeltà al Principe. • D'altra parte rifugiatiepiroti specie di Argirocastro si raccomandano a me (Lori) essendo allarmatissimi perchè temono che i Vallonesi vogliano abbandonarli alla mercè degli insorti dai quali temono eccessi e vendette per vecchi odi anche di sette religiose •. Tutti si rivolgono all'Italia e Lori chiede istruzioni.

421

IL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO, ALL'AMBASCIATORE A LONDRA, IMPERIALI

T. GAB. ss. 977. Roma, 24 agosto 1914, ore 5,15.

Suo telegramma Gab. n. 311 (1). Mi pare che V. E., se lo crede opportuno, possa dire francamente a Grey che quanto riferisce il R. Addetto navale è per noi una ragione di più per non uscire dalla neutralità, poichè mi conferma nel mio sospetto che Francia ed Inghilterra non vogliono usare della loro superiorità navale contro Austria, mentre operando nei porti dell'alto Adriatico anche abitati da italiani e impadronendosi di Cattaro potrebbero indebolire l'Austria per mare e per terra sia direttamente sia facilitando le operazioni serbe e montenegrine. Ora vista la nostra insufficienza preparazione militare e navale dipendente dal fatto che non prevedevamo la guerra europea, V. E. può dire a Grey che noi non pos

siamo prendere in esame la possibilità di uscire dalla neutralità finchè la Triplice Intesa non avrà agito a fondo per mare e per terra contro l'Austria. In ogni caso poi qualora noi prendessimo parte alla guerra e la flotta austriaca fosse ancora forte, noi porremmo come condizione sine qua non che le due flotte francesi ed inglesi cooperino con noi nell'Adriatico e non se ne allontanino né per operare contro la Turchia né per alcun altro scopo finché non sia distrutta la flotta austriaca con la loro piena ed efficace cooperazione e noi stessi non riconosciamo che la loro presenza non ci sarà più necessaria. Siccome in ogni caso se noi decideremo di uscire dalla neutralità ciò non potrà essere per ragioni interne molto presto, così per facilitarci questa decisione sarebbe urgente che flotta anglo-francese non perdesse tempo a fare operazioni serie e decisive contro l'Austria nell'alto Adriatico e che Russia inviasse le le maggiori forze possibili contro l'Austria. Ripeto a V. E. che noi non esporremo il paese ad un disastro, e perciò V. E. può, se lo crede opportuno, dire a Grey che noi non prenderemo in esame la possibilità di uscire dalla neutralità finché flotta anglo-francese non abbia agito seriamente contro Austria nell'A

driatico e finché non sapremo quante forze Russia destina contro Austria.

(l) Vedi D. 389

422

IL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO, ALL'AMBASCIATORE A LONDRA, IMPERIALI

T. GAB. s. 976. Roma, 24 agosto 1914, ore 8.

Suo telegramma Gabinetto n. 305 (l)

Il silenzio di Cambon e Benckerdorff deriva da istruzioni che devono aver ricevute dietro mia richiesta dai loro Governi perchè io credo necessario che trattative siano segretissime e perciò conversazioni devono aver luogo esclusivamente tra V. E. e Grey.

Noi non prenderemo neppure in esame la possibilità di uscire dalla neutralità senza prima essere bene assicurati sui più importanti oggetti politici e militari dei miei telegrammi.

423

L'AMBASCIATORE A VIENNA, AVARNA, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. GAB. 1184/119. Vienna, 24 agosto 1914, ore 9 (per. il 25, ore 0,10).

Telegramma di V. E. Gabinetto n. 970 (2).

Berchtold mi ha detto che prendeva atto di quanto V. E. aveva esposto al Barone Macchio per dimostrare come non era vero che Italia faceva preparativi militari contro l'Austria-Ungheria ma che non aveva ancora ricevuto promemoria che Ella gli aveva rimesso in proposito.

Mi ha informato poi avergli Macchio riferito ciò che avevagli fatto conoscere circa visita di Ismail Kemal bey circa condizione precaria Principe e situazione dell'Albania in generale.

Egli era disposto ad entrare in scambio d'idee colla E. V. desiderando procedere in pieno accordo con Lei. Ma credeva che nelle presenti gravi circostanze fosse più opportuno che Ella e non lui facesse proposte concrete in proposito che egli si riservava di esaminare.

424

IL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO, AL PRESIDENTE DEL CONSIGLIO DEI MINISTRI, SALANDRA

L. P. Roma, 24 agosto 1914.

Come vedrai la Triplièe Intesa vuole metterei alle prese coll'Austria, !asciandoci militarmente quasi soli contro di essa. Ciò non nello scopo di far male a noi, bensì, poco curandosi del male nostro, nello scopo di schiacciare la

Germania impedendo all'Austria di aiutarla colle sua maggiori forze, e concentrando i suoi sforzi per terra contro la Germania, e per mare pure contro la Germania, e, probabilmente, in caso di necessità sempre più probabile, contro la Turchia.

Non bisogna cadere in questo tranello, e bisogna premunirsi contro questo pericolo.

(l) -Vedi D. 348. (2) -Vedi D. 407.
425

L'AMBASCIATORE A VIENNA, AVARNA, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. 8284/1168. Vienna 24 agosto 1914, ore 9 (per ore 23,30).

Epiro. Telegramma di V. E. 3848 (?) (1). Berchtold mi ha detto che non era pervenuta fino ad ora alcuna notizia simile a quella trasmessa a V. E. dal

R. Console in Janina. Da quanto gli riferiva il Ministro I. e R. in Atene, non si aveva colà alcun sentore di una prossima avanzata dell'esercito greco in Epiro e non sembrava che Governo greco pensasse nelle gravi circostanze presenti alla questione epirota. Ad Atene si dichiarava di voler mantenere la neutralità ma si faceva intendere che difficilmente Grecia avrebbe potuto continuare in tale linea di condotta se Bulgaria fosse intervenuta nella guerra attuale.

426

IL MINISTRO A BUCAREST, FASCIOTTI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. GAB. 1185/103. Sinaia, 24 agosto 1914, ore 12 (per. il 25, ore 7).

Telegramma di V. E. 951 Gab. (2).

Secondo mi viene riferito, questo ministro di Russia nel fare a questo Governo comunicazioni di cui al mio telegramma Gabinetto n. 78 (3) ha aggiunto che nel caso in cui Romania intendesse uscire dalla neutralità per unirsi alla Russia nell'attuale guerra le sarebbero assicurati certi vantaggi come ad esempio annessione della Transilvania. Bratianu non avendo avuto l'aria di voler entrare in discorso su tale argomento ministro di Russia non ha insistito e gli ha detto che il suo Governo era soddisfattissimo della semplice neutralità. Non si è parlato per nulla dei rapporti tra Re Carlo e l'Imperatore di Germania nè di una convenzione militare. Si è trattato più che altro di una risposta russa all'offerta austro-ungarica della cessione della Bessarabia in caso di col

laborazione militare romena austro-ungarica. Malcontento russo mi viene recisamente smentito.

In quanto al Consiglio della Corona ve ne è stato uno solo ed è quello intorno a cui ho lungamente riferito coi miei telegrammi Gabinetto n. 55 (l) e 56 (2).

(l) -Questo numero è sbagliato: probabilmente trattasi del D. 402. (2) -Vedi nota al D. 316. (3) -Col tel. 78 del 15 agosto (t. a. 7775/78) Fasciotti riportava la smentita fatta dal ministro russo di concentrazione di truppe russe in Bessarabia.
428

IL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO, AGLI AMBASCIATORI A BERLINO, BOLLATI, E A VIENNA, AVARNA

T. 4854. Roma, 24 agosto 1914, ore 13,45.

(Per Vienna). Il R. Incaricato d'affari a Berlino telegrafa quanto segue: (telegramma 8234/664) (3): ho risposto a Bordonaro quanto segue:

(Per Berlino). Suo telegramma 664.

(Per tutti). Per norma di linguaggio con codesto Governo, coi giornalisti e con quante persone Ella crederà opportuno vedere, Le comunico quanto segue:

Il Governo è fermissimo nel proponimento di mantenere neutralità naturalmente se interessi vitali Italia non sono lesi da qualsiasi parte belligerante. Tutto porta a credere che non lo saranno e Governo tedesco può essere utile anzi necessario intermediario per facilitare ai Governi italiano ed austriaco l'attuazione pratica del loro concorde desiderio di mettere in armonia i rispettivi interessi, il che non è difficile.

Opinione pubblica italiana è quasi unanime per neutralità e così pure i capi e personaggi autorevoli di tutti i partiti politic.i. La piccola minoranza rumorosa che vorrebbe guerra contro Austria composta di cosidetti nazionalisti e di repubblicani non ha alcuna influenza. I socialisti che ne hanno molta sono energicamente per la neutralità. La quasi totalità degli italiani offesa dal modo come fu originata la guerra, ha simpatia per la Serbia e desiderio che l'Austria sia battuta ma fino ad un certo punto perchè capisce l'interesse dell'Italia a conservare un'Austria abbastanza forte e perchè pur non approvando la condotta della Germania in questa occasione, ha simpatia immutata per essa e desidera il suo bene. Ritiro depositi deriva da panico e da ben note cause economiche. Concentramento nostre truppe non è vero. Visita Witte non ebbe alcuna importanza politica. Ritiro truppe francesi dalle nostre frontiere si spiega perchè in Francia si conosce l'Italia meglio che in Germania ed in Austria e si giudica con criteri moderni e non antiquati ed aulici come costi e perciò si ha certezza che nessuno Governo in Italia avrebbe anche volendo la forza di trascinare il paese ad una guerra in favore dell'Austria contro le due grandi potenze liberali anche indipendentemente dalle nostre condizioni marittime.

IL CONSOLE A JANINA, NUVOLARI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. 8287/221. Janina, 24 agosto 1914, ore 15,20 (per. ore 20,30). Faccio seguito al mio telegramma n. 219 (1). Confermo che venerdì ad Argirocastro è stata innalzata la bandiera ellenica dalla popolazione greca e da una parte di musulmani i quali naturalmente non potevano fare opposizione. Ancora non consta che truppe regolari greche (di parte delle quali ho segnalato la partenza a quella volta il 22 corrente) siano entrate in Argirocastro. Qui si considera che lo innalzamento della bandiera in Argirocastro corrisponda (?) alla proclamazione dell'annessione alla Grecia da parte della popolazione rinnovando così caso Creta. Fino ad ora non risulta che nelle altre località Epiro autonomie sia avvenuto altrettanto. È opinione generale che al momento opportuno le truppe greche le quali hanno ricevuto ordine di tenersi

pronte rioccuperanno territori contestati creando così fatto compiuto. Comunicato R. Legazione.

(l) -Non rinvenuto. (2) -Vedi D. 63. (3) -Vedi D. 400.
429

IL GOVERNATORE DELL'ERITREA, SALVAGO RAGGI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. 8313. Asmara, 24 agosto 1914, ore 16,15 (per. il 25 ore 7,25).

Ministro in Addis-Abeba telegrafa quanto segue:

3599. 3 agosto -180. Riservatissimo Etiopia.

« Da qualche giorno sto notando nel Governo etiopico e specialmente in Ligg Jasu qualche sintomo inquietante per relazioni fra i due Governi. È stata infatti da questo Governo improvvisamente risollevata questione delle armi fornite a Degiac Garas Selassié, è stata nuovamente e con insistenza richiesta autorizzazione perchè truppe etiopiche possano eventualmente inseguire in territorio nostro Degiac Garas Selassié ed è stato infine nuovamente avanzato sospetto che Degiac Garas Selassié abbia ultimamente ricevuto altre armi dal Governo dell'Eritrea.

Per la questione armi consegnate al Degiac Garas Selassié nel dicembre scorso ho risposto presentando nota trasmessa a codesto Ministero con rapporto 50 dell'8 giugno; alla domanda per eventuale sconfinamento truppe etiopiche ho risposto di averne riferito a codesto Ministero dimostrando intanto inaccettabilità della domanda; al sospetto che Degiac Garas Selassié abbia ricevuto altre armi e munizioni ho risposto protestando sdegnosamente. È fuori di dubbio però che presente situazione diviene di giorno in giorno più insostenibile e che è necessario uscire da un equivoco cosi pericoloso e poco dignitoso. Stato attuale delle cose va indubbiamente attribuito alla tendenza e volontà personale di Ligg Jasu sul quale ha sopravvento influenza il consiglio della parte più tur

bolenta e sventata dei suoi capi, contro la quale non vale consiglio dei vecchi capi di Menelik sinceramente contrari a qualsiasi conflitto. Anche conflitto europeo ha enormemente contribuito ad esaltare spirito guerriero di questa gente. Persona di mia fiducia mi ha oggi confidato che Ligg Jasu ha in questi giorni segretamente ordinato suoi capi incominciare preparativi di guerra senza però dire scopo. D'altra parte troppo spontanea ed insistente assicurazione data da Negus Micael all'agente Adua che L preparativi che egli sta facendo si riferiscono esclusivamente a sua prossima venuta Addis Abeba mi riesce sospetta. Mi riservo telegrafare in forma più tassativa».

(l) Vedi D. 405.

430

L'AMBASCIATORE A PARIGI, TITTONI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. 8270/528. Parigi, 24 agosto 1914, ore 16,30 (per. ore 19).

Vesnic ha ricevuto un telegramma da Pachitch il quale gli dice di avere fatto vive pressioni sul Re Nicola affinchè si astenga dall'occupazione Scutari e di agire in qualunque direzione in Albania. Governo francese ha incaricato suo ministro a Cettinje di appoggiare il passo della Serbia.

431

L'AMBASCIATORE A TOKIO, GUICCIOLI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. GAB. 1201. Tokio, 24 agosto 1914, ore 17 (per. il 27, ore 12).

Ho avuto un colloquio or ora con questo ministro degli Affari Esteri. Nel separarci mi disse che attitudine Italia ha importanza massima in Questo gran momento storico. Venite dunque con noi.

432

IL MINISTRO AD ATENE, DE BOSDARI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. 8282/368. Atene, 24 agosto 1914, ore 17,55 (per. ore 19). Telegramma di V. E. n. 4813 (1). Musulmani in Epiro. Venizelos aveva già ricevuto da ministro di Grecia a Roma la domanda del R. Governo per ritorno dei musulmani rifugiatisi nei dintorni di Valona. Egli mi ha promesso fare possibile presso Zographos ed è sicuro che questi si presterà. Non è però sicuro nè si sente in grado di rispondere della sorte di quei musulmani una

volta siano rientrati in territorio albanese perchè è a sua conoscenza che sopratutto per opera del Dulis hanno commesso atrocità.

(l) Vedi D. 384.

433

IL MINISTRO AD ATENE, DE BOSDARI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. 8292/369. Atene, 24 agosto 1914, ore 17,55 (per. ore 19).

Telegramma di V. E. 4838 (1).

Come risulta dal mio telegramma 363 (2) già in base notizie contenute in questo giornale e senza attendere i rapporti di Nuvolari aveva fatto presente Streit e Venizelos i pericoli di una eventuale discesa Epiroti a Valona e da ambedue avevo riportato assicurazione che mi permettevano dedurre che quella discesa non avrebbe luogo. In seguito precitato telegramma ho di nuovo oggi intrattenuto Venizelos ,sull'argomento. Egli mi ha ripetuto con tono di assoluta sicurezza essere egli convinto che Epiroti non andranno Valona. Egli ritiene aver tanto operato e tanto parlato in tal senso che nessun greco e nessun epirota può legittimamente ....... (3) che occupazione Valona da parte elemento ellenico potrebbe svolgersi senza una verosimile reazione da parte Italia. In questa occasione Venizelos mi ha ripetuto con molta insistenza e con tono pressoché ufficiale facendo comprendere suo desiderio che le sue parole fossero ripetute a V. E. che Grecia desidera che dalla crisi attuale nasca circostanza tale da permettere all'Italia insediarsi Valona. Mi ha detto credere che se tale avvenimento potesse aver luogo ogni dissidio tra Italia e Grecia sparirebbe come per incanto. Su questo argomento debbo far presente a V. E. quanto egli le disse nella sua visita a Roma e quanto io osservo nella mia lettera particolare a V. E. del 14 gennaio n. 60 nonché i precedenti rapporti ivi citati. Venizelos ha accolto con vivissima soddisfazione la frase di V. E. che politica del R. Governo potrebbe esere di completo accordo con la Grecia ed ha voluto che gliene lasci un appunto per riferirlo esattamente al re Costantino.

434

L'AMBASCIATORE A LONDRA, IMPERIALI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. GAB. ss. 1186/318. Londra, 24 agosto 1914, ore 21,47 (per. il 25, ore 8).

Telegramma di V. E. n. 977 (4).

Grey mi ha fatto oggi chiamare. In relazione alle conversazioni mie con lui e con Tyrrell ed a quelle di V. E. con Rodd mi ha detto sembrargli che sui punti veramente essenziali delle varie condizioni formulate da V. E. si era, come egli mi aveva previamente dichiarato, già in massima d'accordo. Comunque mi ha dichiarato quanto segue:

l) circa Trentina, Trieste e status di Valona siamo d'accordo;

2) è evidente che se si fa la guerra insieme, anche la pace deve essere fatta in comune: d'accordo quindi anche su questo punto;

3) operazioni navali nell'Adriatico. Curchill interrogato ha risposto quanto appresso: «circa la sollevata questione navale l'Ammiragliato garantirà se necessario la cooperazione in azione navale. Esso considera la pronta distruzione della flotta austriaca come operazione urgente e vitale nella guerra navale e come operazione che soltanto può spianare la via per una decisiva fase offensiva in altro teatro. Ammiragliato osserva tuttavia che la sola flotta francese è almeno del 50 % più forte della flotta austriaca e con la partecipazione alla guerra della flotta italiana la forza navale contro l'Austria sarebbe schiacciante. Se vi fosse qualsiasi dubbio al riguardo, Ammiragliato sarebbe in grado di mandare grossi rinforzi ».

Nel comunicarmi questa risposta di cui mi ha dato copia Grey, riferendosi ad una· osservazione fatta da V. E. a Rodd circa la mancanza da parte inglese di sentimento spiccatamente ostile all'Austria, ha rilevato che il fatto, se era vero, prima della guerra, non lo è più ora perchè a guerra dichiarata, esista

o meno animosità, non si fanno più complimenti con nessuno. Circa l'azione offensiva militare russa Grey mi ha detto che, per quanto egli non sia competente in materia, gli sembra impossibile che l'Austria-Ungheria possa ritirare truppe dalla frontiera dove Russia ha già concentrato un milione di truppe. Sullo stesso argomento Colonnello di Stato Maggiore inglese mio.amico, al corrente di tutti i piani russi, mi ha detto che oltre al milione di truppe già pronte alla frontiera austriaca vi sarà un'altro milione fra due settimane. Per conseguenza se l'Austria-Ungheria ritirasse sue truppe aprirebbe semplicemente ai Russi la via di Vienn.a. Colonnello aggiungeva anzi esservi ogni motivo di ritenere che l'Austria invece di diminuire sarà costretta ad inviare alla frontiera russa altre truppe distogliendole da quelle ora con tanto sensibile insuccesso adoperate contro la Serbia.

Grey mi ha poi detto che raggiunta intesa sui punti principali le altre condizioni formulate da V. E. gli parevano di secondaria importanza e tali da poter essere discusse in seguito.

Circa concessioni ha rilevato che l'accordo è già intervenuto. Anche sull'indennità di guerra ha detto non esserci difficoltà e ha concluso testualmente cosi: « Vi sono poi altre cose che sarebbe prematuro discutere ora ma che potrebbero diventare possibili dopo che abbiamo combattuto assieme».

Su tutto ciò che mi ha detto oggi Grey naturalmente consulterà Parigi e Pietroburgo. La risposta di Grey mi pare precisa, esauriente e tale da dissipare sospetti e apprensioni sulle intenzioni della Triplice Intesa contro l'Austria. Sul punto concernente le forze russe non sarà difficile ottenere informazioni anche più concrete per mezzo dell'Addetto militare a Pietroburgo. Dichiarazioni fatte oggi da Grey saranno state telegrafate a Rodd ed io a scanso di equivoci sarò grato a V. E. telegrafarmi se linguaggio di lui corrisponda esattamente a quanto ho riferito col presente.

(l) -Vedi. D. 402. (2) -Vedi D. 245. (3) -Gruppo indecifrabile. (l) -Vedi D. 421.
435

IL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO, AI MINISTRI A BUCAREST, FASCIOTTI E A DURAZZO, ALIOTTI, E AGLI AMBASCIATORI A BERLINO, BOLLATI, A LONDRA, IMPERIALI, A VIENNA, AVARNA, A PARIGI, TITTONI, A PIETROBURGO, CARLOTTI

T. 4864. Roma, 25 agosto 1914, ore 0,20.

Kimara. (Per Vienna). Mio telegramma n. 4704 (1). (Per tutti). Questo ambasciatore d'Austria Ungheria confermando quanto

già mi è stato comunicato da Bosdari mi ha informato che Streit ha risposto ai ministri d'Italia e d'Austria Ungheria che il Governo greco rispetterà le decisioni delle Potenze.

436

L'AMBASCIATORE A PIETROBURGO, CARLOTTI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. GAB. R. 1187/74. Pietroòurgo, 25 agosto 1914, ore 1,50 (per. ore 14).

Constami che Triplice Intesa è più che mai decisa a non riprendere iniziativa delle note (?) tonversazioni con noi e ad attende:re che questa venga assunta dall'Italia a Londra nel modo convenuto. Non saprei nascondere a

V. E. subordinato parere che nostro contributo alla più rapida fine della guerra consistendo in buona parte nell'effetto morale della nostra presenza, che a tale effetto morale commisurandosi gli ampi compensi che possiamo reclamare, questi ultimi rischierebbero di venire molto ridotti ove nostra solidarietà giungesse tardiva allorquando quell'effetto fosse divenuto superfluo (?).

437

IL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO, ALL'AMBASCIATORE A BERLINO, BOLLATI

T. R. 4872. Roma, 25 agosto 1914, ore 4.30.

R. Ambasciatore a Costantinopoli telegrafa quanto segue:

(Teleg. a. 8250/396) (2). Voglia la S. V. attirare nella forma più amichevole attenzione di codesto Governo sui tentativi che si stanno facendo a Costantinopoli

per avvivare agitazione panislamica in Libia e pregarlo esercitare sua influenza per arrestarli. Governo del Re di fronte ai gravi pericoli di questa agitazione non può rimanere inattivo ed è perciò che d'intesa con questa Ambasciata di Germania è stato dato ordine al Governo della Libia di porre termine al soggiorno nella Colonia degli emissari tedeschi colà riuniti per eccitare Musulmani contro Francia Inghilterra. Oltre che per dovere di neutralità abbiamo dovuto deciderci impartire quell'ordine per la sicurezza stessa nostra colonia poichè data la neutralità di quelle popolazioni musulmane una volta iniziato un movimento di ribellione panislamico non sarebbe certo possibile arrestarlo ai confini del possedimento italiano, si rivolgerebbe per la forza delle cose anche contro di noi.

(l) -Vedi D. 282. (2) -Con questo tel. del 23 agosto Garroni comunicava che il Governo turco • è sempre sotto la diretta influenza germanica tanto che Costantinopoli appare come una città amministrata da tedeschi... Sotto tale infl.uenza si organizza tutto ciò che può nuocere agliavversari... e non si risparmiano tentativi per mantenere più viva che mai agitazione libica. Tedeschi sollecitano vanità e ambizioni turche facendo presumere che Turchia, senza occupazione diretta provincie perdute, possa riacquistare in esse supremazia di fatto ed apparenza •.
438

IL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO, ALL'AMBASCIATORE A VIENNA, AVARNA, E AL MINISTRO AD ATENE, DE BOSDARI

T. 4874. Roma, 25 aaosto 1914, ore 4,30.

Epiro.

(Per tutti). II R. Console a Valona telegrafa in data del 22:

(T. 8178/913) (1). Queste notizie sono segnalate anche da altra fonte. Si aggiunge che gli Epiroti guidati da ufficiali greci avanzano verso Valona e che i Greci hanno occupato molti villaggi intorno alla città che invoca la protezione dell'Italia.

(Per Vienna). Dal canto suo il R. Console a J anina telegrafa:

l) (T. 8229/219) (2). 2) (t. 8253/220) (3).

Al riguardo ho telegrafato al R Ministro in Atene quanto segue:

(Per Atene). Riferendomi anche alle notizie telegrafate da Nuvolari.

(Per entrambi). Prego V. S. di far confidenzialmente notare a Venizelos che non è vero che l'Italia abbia mire territoriali ma che :oer ragioni di sicurezza e di equilibrio l'opinione pubblica italiana probabilmente si ecciterebbe se si avverasse per opera di Greci qualche fatto che pur soltanto in apparenza contrastasse coi nostri interessi nell'Adriatico.

(Per Atene soltanto). Mentre bisogna evitare tutto ciò che nella situazione attuale possa formare ostacolo ad una intima possibile intesa fra Italia e Grecia.

(Per Vienna). Prego V. E. di segnalare a Berchtold il pericolo di una eventuale azione greca in Epiro e di informarlo di quanto ho telegrafato a Bosdari ottenendo possibilmente che egli impartisca istruzioni a quel ministro d'Austria

Ungheria d'appoggiarlo. Voglia fargli notare che in vista della urgenza non sarebbe stato possibile concertare previamente un passo in comune ma che questo potrà avvenire se Szilassy riceverà immediatamente le opportune istruzioni (1).

(l) -Vedi D. 394. (2) -Vedi D. 405. (3) -Vedi D. 412.
439

L'AMBASCIATORE A VIENNA, AVARNA, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. 8357/1172. Vienna, 25 agosto 1914, ore 8,10 (per. ore 22,15).

Nell'accennare al comunicato Stefani circa la neutralità dell'Italia, Forgach mi ha detto che esso avea prodotto una ·eccellente impressione nel Governo

l. e R. e che il ministero l. e R. aveva disposto perchè esso fosse riprodotto in tutti i giornali, essendo c·erto che non mancherebbe di produrre la stessa favorevole impressione anche sull'opinione pubblica della Monarchia.

Parlandomi poi in via privata delle informazioni trasmesse da Macchio, Forgac!h mi ha detto che questi si dimostrava nei suoi telegrammi animato della maggior fiducia verso il R. Governo e nell'insistere sulle leali dichiarazioni fattegli da S. M. il Re e dall'E. V. faceva rilevare la convenienza di non lasciarsi impressionare dal contegno della stampa italiana. Forgach ha soggiunto che questo linguaggio di Macchio non mancava di influire sopra Ministero l. e R. in senso assai benefico per i nostri rispettivi rapporti, ed ha ricordato a questo proposito il linguaggio tenuto negli ultimi tempi del suo soggiorno a Roma dal Mérey il quale, certo a causa della sua malattia, era divenuto eccessivamente sospettoso.

440

IL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO, AL PRESIDENTE DEL CONSIGLIO DEI MINISTRI, SALANDRA

L. P. Roma, 25 agosto 1914.

Spero che l'esito della grande battaglia nel Belgio calmi gli ardori dei nostri guerrafondai. Può ancora darsi che le sorti della guerra generale mutino. ma non mi pare molto probabile, tanto più che il partito della guerra in Romania, Bulgaria e Turchia prenderà forse il sopravvento dopo questa grande vittoria tedesca. È dunque più che mai necessario, almeno per ora: l) influire sulla nostra stampa, e ti prego di farlo subito energicamente, affinchè non comprometta i nostri rapporti con Austria e Germania; 2) coltivarli, e così faccio; 3) chiudere, pur preparandosi, almeno per qualche giorno, gli orecchi alle sirene anglofrancesi. Prudenza, riserbo, silenziosa preparazione militare, evitando, almeno oer ora, misure militari non veramente necessarie al confine austriaco.

(l) Il 25 agosto 1914 Avarna telegrafò (t. 8329) che Forgach gli aveva assicurato che avrebbe impartite le istruzioni desiderate da Di Sangiuliano, non astante che • Szilassy avesse g!à ricevuto in precedenza ordini di appoggiare i passi • di Bosdari per l'Epiro.

441

IL CONSOLE A V ALON A, LORI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO,

T. 8325/929. Valona, 25 agosto 1914, ore 22,10 (per. ore 23,30).

Il Presidente della municipalità mi ha vivamente pregato di far pervenire d'urgenza a Ismail Kemal bey, per mezzo di codesto Ministero seguente telegramma ..... (l) tradotto da Carbonara: « Il convegno cogli insorti di Sciak ha avuto luogo ieri sera a Fracula. Essi hanno chiesto: l) detronizzazione del Principe; 2) bandiera nazionale (?) c'On due colori: rosso e nero; 3) occupazione di Valona. Qualora però aderiamo loro domande ed allontaniamo le autorità locali, eccetto impiegati ....... (2) infine qualora ci impossessiamo cannoni fucili e munizioni appartenenti al Governo del Principe, allora passati due o tre giorni, essi manderebbero qui 200 o 300 persone, anche senz'armi per verificare se veramente applicate e mantenute condizioni di cui sopra, e per stringere legami di fratellanza. Insorti attendono nostra risposta circa punti surriferiti dopodomani giovedì, 27 c'Orrente, ore tre pomeridiane. Essi si sono astenuti· discutere altre questioni dicendo che ciò poteva essere (?) fatto in seguito e cioè quando si sarà costituita un'assemblea generale a Sciak.

Tenendo presente attuale nostra critica situazione e andamento cose, preghiamo caldamente comunicarci urgentissimamente vostre istruzioni e consigli e possibilmente sollecitare vostro ritorno. Firmato: Ibrahim Abdallah ».

442

IL MINISTRO AD ATENE, DE BOSDARI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. 8340/375. Atene, 25 agosto 1914, ore 22,10 (per. il 26, ore 12,10)

Telegramma di V. E. n. 4874 (3). Telegrammi del R. Console in Janina del 23 e 24 corrente. Per ciò che concerne idee generali di Venizelos circa rapporti italo-greci nel momento attuale non ho che riferirmi al mio telegramma 369 (4). Quanto alle notizie telegrafiche a V. E. da Janina, Valona e da altre parti circa avanzata dell'esercito greco in Epiro, Streit, cui ho creduto dovere testualmente comunicare quelle notizie, protestò energicamente contro di esse e ripeté fra gli altri argomenti che Grecia dovrebbe essere folle ad impegnare una parte del proprio esercito in Epiro andando incontro a difficoltà internazionali, al momento in cui essa si vede seriamente minacciata dalla Turchia e dalla Bulgaria. Egli ha vivamente insistito su questo punto affermandomi che minaccia

è seria e che preoccupa Governo ellentco, il quale in questi giorni si è veduto obbligato a mandare notevoli riniorzi alla frontiera. Pei negoziati di Bucarest non sono giunte ancora notizie positive.

(l) -Gruppo indecifrabile. (2) -Quattro gruppi indecifrabili. (3) -Vedi D. 438.

(4) Vedi D. 433.

443

IL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO, AGLI AMBASCIATORI A VIENNA, AVARNA, E A BERLINO, BOLLATI

T. R. 4895. Roma, 25 agosto 1914, ore 23,30.

Avendoci Governo russo proposto di affidare all'Italia protezione sudditi russi

nell'Impero ottomano in caso di rottura diplomatica con la Turchia, noi abbiamo

accettato.

Prego V. E. di informare riservatamente al momento opportuno e se il caso si presenterà di quanto precede codesto Governo facendogli comprendere che in seguito alla attitudine amichevole del Gabinetto di Pietroburgo verso l'Italia durante guerra italo-turca, noi non avremmo potuto rifiutare servizio domandatoci. Voglia aggiungere che questa nostra accettazione non significa affatto che noi vogliamo uscire dalla neutralità nè venir meno al fermo nostro proposito di migliorare sempre più i nostri rapporti con la Duplice Monarchia e la Germania.

444

IL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO, ALL'AMBASCIATORE A COSTANTINOPOLI, GARRONI

'I'. s. 4896 (1). Roma, 25 agosto 1914, ore 23,30.

Suo telegramma 373.

In seguito a scambio di idee con Gabinetto di Pietroburgo in ordine alle proposte fattaci di assumere eventualmente protezione sudditi russi nell'Impero ottomano e in seguito dichiarazione del signor Sazonoff che Governo russo pur mantenendo principio del rispetto delle capitolazioni lascia al R. Governo di decidere per quanto lo crederà possibile di farlo valere e di conseguirne applicazione autorizzo V. E. assumere protezione dei sudditi russi quando codesto suo collega di Russia gliene faccia formale richi:esta. V. E. in tale ,contingenza potrà a suo tempo esprimersi con Gran Visir nel senso che noi abbiamo accettato questo incarico anche nell'idea di rendere all'occorrenza dei servizi alla Turchia, che siamo perciò pienamente fiduciosi che Governo ottomano ci faciliterà nostro compito e siamo d'altra parte pronti accettare protezione sudditi ottomani in Russia qualora ce ne venga fatta domanda.

(t. 4897).

(l) La sostanza di questo telegramma venne comunicata a Carlotti lo stesso giorno

445

IL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO, ALL'AMBASCIATORE A LONDRA, IMPERIALI

T. GAB. SS. 981. Roma, 25 agosto 1914, ore 24.

Suo telegramma Gabinetto n. 315 (l) segretissimo.

Premetto che Barrère è venuto oggi a riparlarmi dell'argomento domandandomi a che punto siano le conversazioni di Londra. Per quanto io mi sia schermito ciò può essere pericolosissimo, ed è bene che senza che si sappia che tale desiderio viene da me, Grey ottenga dal Governo francese che gli dia istruzioni di non parlarmene.

Prego V. E. di dire a Grey che se egli o Krupenski me ne riparlerà io risponderò che siamo fermissimi nella neutralità anche se ciò non sia vero tanto più che qualche membro dell'Ambasciata francese ha parlato con un giornalista italiano fortunatamente patriotta.

Bisogna pure che V. E., senza destare sospetti contro di noi in Austria e Germania, trovi modo di far sì che flotta anglo-francese si affretti a compiere qualche operazione seria nell'Adriatico contro Austria e flotta austriaca. Salvo diverso avviso di V. E. sarebbe bene che per debito di lealtà Ella dicesse a Grey che tanto a cagione dell'attitudine di Germania ed Austria verso noi, che non ci dà motivo n è cagioni né pretesti ad attaccare l'Austria, quanto per gravissime ragioni inerenti alla nostra situazione politica interna ed al grado cui è giunta la nostra preparazione militare non è probabile, salvo eventi imprevisti, che sia molto prossima la nostra decisione di uscire o non uscire dalla neutralità. Perciò visto che Churchill reputava urgente la distruzione della flotta austriaca non aspetti per compierla la nostra decisione. Non ho visto Rodd a cagione di mia indisposizione ma avendo visto De Martino la conversazione cadde sul punto terzo del telegramma di V. E. n. 318 (2) ed egli si espresse nei termini riferiti da lui.

Per uso personale esclusivo di V. E. aggiungo che l'esito delle battaglie nel Belgio deve renderei particolarmente guardinghi, perchè non dobbiamo giocare sopra una carta l'esistenza stessa dell'Italia.

446

IL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO, AL MINISTRO A DU

RAZZO, ALIOTTI, AL CONSOLE A VALONA, LORI, E ALL'AMBASCIA

TORE A VIENNA, AVARNA.

T. PER POSTA 4901. Roma, 26 agosto 1914, ore 1,30.

Situazione in Albania (per Durazzo e Vienna). Il R. Console a Valona telegrafa in data 23: (T. 8255/920) (3).

(Per Valona). Suo telegramma n. 920.

16 -Documenti diplomatici -Serie V -Vol. I

Ho telegrafato in proposito al R. Ministro a Durazzo:

(Per tutti). Prego V. S. di far considerare al Principe la gravità di queste notizie e di persuaderlo che l'unico mezzo di evitare complicazioni ulteriori e massacri a Valona è quello di tentare un'intesa con gli insorti. Voglia esortare in mio nome S. A. a mostrarsi il più possibile conciliante.

(l) -Vedi D. 397. (2) -Vedi D. 434. (3) -Vedi D. 415.
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IL MINISTRO A BUCAREST, FASCIOTTI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. GAB. 1192/104. Sinaia, 26 agosto 1914, ore 6 (per. ore 10,50).

Ministro di Bulgaria ha detto al Signor Bratianu che l'Austria-Ungheria spinge Bulgaria attaccare Serbia, e Turchia ad attaccare Grecia. Egli ha quindi chiesto al Governo romeno impegno scritto che Romania non attaccherebbe in tal caso Bulgaria. Bratianu pur ripetendo che la Romania non si ritiene obbligata prendere armi per impedire violazione trattato Bucarest come ho riferito col mio telegramma n. 174 (l) e che perciò non interver,rebbe nel caso di una guerra bulgaro-serba-greca ha rifiutato rilasciare una simile dichiarazione scritta.

Radeff ha poi parlato col Re Carlo il quale ha detto che poteva contentarsi della semplice parola di Bratianu giacchè non v'è da temersi un cambiamento di Ministero.

Taalat bey ripete a tutti che la guerra tra Turchia e Bulgaria da un lato e Serbia e Grecia dall'altro è imminente, ma in seguito a quanto precede ho impressione che non sia più tanto sicuro del fatto suo giacchè ha detto a persona di fiducia mia che se Grecia accetta condizioni esposte nel mio telegramma n, 187 (2), Turchia è pronta garantirla, contro attacco bulgaro. Ministro di Russia mi ha detto che il suo Governo esercita energiche pressioni a Belgrado e Atene coll'appoggio della Inghilterra e Francia per indurre Serbia e Grecia fare immediatamente concessioni territoriali alla Bulgaria.

448

IL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO, AGLI AMBASCIATORI A VIENNA, AVARNA, E A BERLINO, BOLLATI

T. GAB. 984. Roma, 26 agosto 1914, ore 9,6 (3).

Prima Flotow e poi Macchio sono oggi venuti a dichiararmi che i rispettivi Governi aderiscono senza condizioni alla nostra interpretazione dell'art. settimo del trattato della Triplice Alleanza, non soltanto per la crisi attuale ma anche

la loro amministrazione ed in parte pagato alla S. P .•.

per tutta la durata del trattato, compresi ben inteso H significato e la estensione da noi dati alle parole « dans les régions des Balkans ». Macchio ha aggiunto che il suo Governo è pronto, appena la situazione sarà più chiara, ad entrare in discussione più concreta. Io ho preso atto ringraziando, e sarà bene che V. E. trovi modo di farsi ripetere tali dichiarazioni da codesto ministro degli Affari Esteri.

Ci siamo poi trovati d'accordo con Macchio nel constatare il desiderio dei due Governi di assidere su solide basi i rapporti austro-italiani in armonia alla situazione che deriverà dalla guerra e che è impossibile prevedere oggi.

(l) -Vedi D. 312. (2) -Le domande, esposte in questo tel. (t. a. 8366/187) del 25 agosto, erano: Bandiera ottomana e governatore pure ottomano per Scio, Samos, Mitilene e Lemnos· amministrazione autonoma senza ingerenza della Grecia; reddito delle isole sarà in parte impiegato per (3) -Secondo l'Oe-U. R. n. 45 la dichiarazione sarebbe stata fatta il 25 agosto.
449

L'INCARICATO D'AFFARI A BERLINO, CHIARAMONTE BORDONARO, AL MINISTRO DEGLI ESTERI. DI SANGIULIANO

T. GAB. 1194/120. Berlino, 26 agosto 1914, ore 9,15 (per. ore 24).

Telegramma di V. E. n. 984 (1).

In assenza di Zimmermann ho avuto oggi una conversazione con Borgen che mi ha confermato testualmente dichiarazione fatta a V. E. da Flotow e da Macchio circa interpretazione articolo settimo trattato Triplice Alleanza.

450

IL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO, AGLI AMBASCIATORI, A VIENNA, AVARNA, A BERLINO, BOLLATI, A PIETROBURGO, CARLOTTI, A PARIGI, TITTONI, A LONDRA, IMPERIALI

T. GAB. 985. Roma, 26 agosto 1914, ore 10.

Flotow e Macchio sono successivamente venuti oggi a trovarmi per smentire le intenzioni ostili e persino aggressive contro l'talia che vengono da alcuni attribuite ai rispettivi Governi.

Io ho risposto che non dubito affatto delle intenzioni dei due Governi, ma che purtroppo è assai diffuso in Italia il sospetto sulle intenzioni di alcuni ctrcoli militari austriaci verso di noi e sulla possibilità che a un dato momento la loro influenza prevalga. Flotow mi ha poi domandato se non crediamo contrario ai nostri interessi le operazioni delle flotte inglese e francese nell'Adriatico e se non crediamo opportuno fare qualche amichevole osservazione a Parigi e Londra.

Io ho risposto che tali osservazioni non sarebbero probabilmente accolte, che non abbiamo alcun diritto di farle e che non è probabile che finita la guerra quelle due Potenze vogliano stabilirsi nell'Adriatico.

(l) Vedi D. 448.

451

IL MINISTRO A BUCAREST, FASCIOTTI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. GAB. s. 1197/105. Bucarest, 26 agosto 1914, ore 10,20 (per. il 27, ore 12).

Tel. di V. E. n. 951 Gab. (l)

Sono informato che Bratianu nel parlare con questo ministro di Russia del contegno tenuto dalla Romania nelle presenti circostanze avrebbe espresso timore che esso non sia apprezzato al suo giusto valore dalla Russia e che questa (non) abbia a mostrarsi riconoscente in modo adeguato. Alla domanda del ministro di Russia di precisare le aspirazioni romene Bratianu si sarebbe schermito ed avrebbe detto che ministro di Russia poteva parlarne con Diamandy giunto qui improvvisamente giorni sono. È probabile che ministro di Russia finisca coll'assicurare Governo romeno che se esso continua nella neutralità le regioni abitate da Romeni che eventualmente in seguito alla guerra venissero in possesso della Russia sarebbero rimesse alla Romania. Non è da escludere che il Governo russo faccia anche ampie proposte d'una collaborazione armata romeno-russa.

452

NOTA DEL PRESIDENTE DELLA CONFEDERAZIONE SVIZZERA, HOFFMANN, AL MINISTRO D'ITALIA A BERNA, PAULUCCI

Berna, 26 agosto 1914 (2).

Par Note du 19 de ce mois, la Légation de Sa Majesté le Roi d'Italie, au nom de son Gouvernement, a bien voulu porter à la connaissance du Conseil Fédéral que, tout en n'étant pas une des Puissances signataires de l'Acte du 20 Novembre 1815, portant réconnaissance et garantie de la neutralité perpétuelle de la Suisse et de l'inviolabilité de son territoire, l'ltalie s'est toujours inspirée des principes consacrés par cet Acte, et que le Gouvernement du Roi est fermement résolu à observer cette attitude à l'avenir.

Le Conseil Fédéral remercie le Gouvernement de sa Majesté le Roi d'Italie de cette déclaration, à laquelle il est d'autant plus sensible que, se basant sur une politique conforme aux traditions et à la volonté du peuple suisse est résolu de défendre de toute sa force l'intégrité de son territoire contre tout aggresseur, il contihuera à observer une neutralité absolute à l'egard de qui ce soit.

En priant S. E. Monsieur le Ministre d'Italie de vouloir bien porter ce qui précède à la connaissance du Gouvernement Royal, le soussigné saisit l'occasion etc. etc.

(l) -Vedi nota al D. 316. (2) -Questa nota porta una data anteriore a quella del suo effettivo rilascio, che avvenne nel settembre in seguito a trattative.
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IL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO, ALL'AMBASCIATORE A LONDRA, IMPERIALI

T. GAB. ss. 987. Roma, 26 agosto 1914, ore 16.

Suoi telegrammi n. 411 e 414 (1).

Per uso personale esclusivo di V. E. osservo che il linguaggio di Grey e di codesta stampa non mi sorprende perchè corrisponde al carattere inglese, anzi credo che ulteriori possibili sconfitte renderanno popolo inglese ancora più tenace nella lotta, ma ben diverso è il caso per le nazioni latine e orientali e sopratutto pel popolo italiano. Non è possibile impegnare l'Italia in una guerra se non si ha la quasi certezza di vittoria sin dalle prime operazioni militari. Mi pare perciò ormai quasi certo che dovremo mantenere neutralità. Per riesaminare se sia possibile uscirne è indispensabile che prima Austria sia indebolita per mare e per terra. Naturalmente V. E. non può dire queste cose a chicchessia ma deve manovrare in modo che così avvenga senza parere che ciò venga da noi.

454

IL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO, ALL'AMBASCIATORE A VIENNA, AVARNA

T. 4909. Roma, 26 agosto 1914, ore 19.

Suo telegramma n. 119 (2).

Macchio ieri mi ha consegnato un promemoria sui provvedimenti da prendersi nell'ipotesi che cessi di funzionare la Commissione europea di Controllo sull'Albania.

Mi riservo di telegrafare in proposito.

Intanto gli ho risposto che, a mio parere, anche se la Commissione non dovesse funzionare durante la guerra conviene che sopravviva teoricamente per farla funzionare nuovamente in seguito, perchè io credo necessario ai buoni rapporti italo-austriaci un certo grado d'internazionalizzazione dell'Albania affinchè le due potenze adriatiche non restino «tete a tete >.

Macchio mi ha poi, a nome di Berchtold ringraziato per le istruzioni di procedere d'accordo coi colleghi austro-ungarici, date da me ai RR. Agenti in Albania, e mi ha assicurato di averle date nei medesimi sensi agli agenti austroungarici.

Macchio mi ha detto che Berchtold crede che Wied non possa sostenersi a lungo, che la partenza dei principini prelude alla sua, che non conviene impegnarsi in spese e rischi per lui e che bisogna fin da ora pensare al regime provvisorio da sostituirgli. Berchtold non crede praticamente possibile un Governo

provvisorio unico per tutta l'Albania, non esistendo alcuna personalità influente in tutto il paese. Berchtold crede perciò che sia da accettare, come un male minore, la proposta di Ismail Kemal bey d'una amministrazione cantonale, ma non se ne dissimula i pericoli, specialmente per l'Epiro. Egli chiede la mia opinione.

Io ho risposto che se non pare oggi possibile l'affidare il Governo provvisorio alla Commissione europea di controllo, e se ne risulta di fatto un'amministrazione cantonale, in tal caso Italia ed Austria, qualora i Greci occupassero l'Epiro e altri occupassero altre parti dell'Albania, dovrebbero a parer mio, condiviso da Macchio, considerare tali occupazioni come provvisorie e mantenere l'obbligatorietà delle deliberazioni di Londra.

Io gli ho finalmente detto che è necessario che Italia ed Austria confermino di mantenere fermi non soltanto per oggi ma anche per l'avvenire, i loro accordi relativi all'Albania.

Macchio ne conviene, ma sarà bene che V. E. ottenga una dichiarazione identica da Berchtold.

Mi riservo poi di riflettere alle varie singole questioni relative all'Albania trattate nella odierna conversazione con Macchio e poi riparlarne con me e telegrafare a V. E. Prego V. E. dirlo a Berchtold.

(l) -Evidentemente si tratta dei nn. 311 e 314. Il primo è il D. 389 e il secondo è del 22 agosto (t. a. 8224/314) col quale comunicava la dislocazione delle truppe austriache. (2) -Vedi D. 423
455

IL MINISTRO A DURAZZO, ALIOTTI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. R. 8379/829. Durazzo, 26 agosto 1914, ore 19,30 (per. il 27, ore 0,5). Stamane venne a trovarmi Lowenthal per dipingermi con colori assai foschi situazione Principe ..... (l) e domandarmi quali misure si dovessero prendere d'urgenza nel caso in cui partisse il Sovrano. Egli era in modo palese convinto della necessità non ritardare soluzione imposta dalle circostanze. Mi contentai dirgli che Governi Vienna e Roma avevano già contemplato ,eventuale consegna poteri alla Commissione di Controllo in caso di abdicazione volontaria ma che secondo me Principe non dovrebbe in qualsiasi ipotesi parlare di abdicazione bensl di eventuale viaggio all'estero. Si cadde quindi d'accordo che il meglio sarebbe per il Principe nominare Consiglio di reggenza composto della Commissione di Controllo e di un membro albanese per esempio Turkan pascià.

Turkan pascià mi ha esposto situazione finanziaria insostenibile. Ci sarebbero da pagare stipendi arretrati per la guarnigione Durazzo nella somma di circa

100.000 lire; uguale somma sarebbe dovuta il 1° settembre. Ciò non comprende stipendi ai funzionari; fornituré e somme di tutto ciò che dovuto a Valona e Scutari per ammontare ingente. Turkan pascià ne conclude che Principe null'altro abbia a fare che allontanarsi da Durazzo dopo pagate truppe e diretto proclama alla popolazione. Siccome Governo non dispone neppure di una lira in contanti, Turkan pascià suggerirebbe al Principe dare 100.000 franchi dalla

sua cassetta particolare per le truppe che sarebbero rimandate immediatamente ai loro paesi.

Egli spera però che tale somma sarebbe rimborsata al Sovrano sull'ammontare prestito. Alla sua domanda se questo pagamento sarebbe assicurato risposi essere mia opinione veramente personale che le Potenze sarebbero normalmente obbligate alla restituzione della somma anticipata dal Principe.

(l) Gruppo indecifrabile.

456

L'AMBASCIATORE A PARIGI, TITTONI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. GAB. S. P. 1195/155 (1). Parigi, 26 agosto 1914, ore 21 (per. il 27, ore 0,40).

Oggi ho avuto occasione di vedere Poincaré. Egli stesso mi ha parlato del discorso tenuto da V. E. a Barrère di cui al suo telegramma n. 943 Gabinetto (2) ed ha detto trovarlo giustissimo.

Mi ha comunicato che ieri V. E. aveva chiesto a Barrère se nel caso Italia avesse dichiarato guerra all'Austria le Potenze della Triplice Intesa si sarebbero impegnate a non fare la pace generale senza Italia. Poincaré mi ha detto che domanda era superflua e risposta affermativa ovvia e si è mostrato alquanto meravigliato che V. E. si sia intrattenuto di ciò con Barrère invece di farne tenere parola a Londra. Io ho risposto che V. E. non mi aveva fatto alcuna comunicazione al riguardo.

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L'AMBASCIATORE A COSTANTINOPOLI, GARRONI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. GAB. 1200/400. Therapia, 26 agosto 1914, ore 21 (per. il 27, ore 11).

Miei colleghi Inghilterra e Russia mi fanno discorsi incalzanti per persuadermi che Italia deve decidersi per la Triplice Intesa. Ho osservato che è già gran vantaggio per essa nostra neutralità poggiante su evidenti ragioni di diritto, di opportunità e forma ed aggiungendo che è errore quello di volerei spingere a decisione che sarebbe oggi assai male giudicata.

Wangenheim osserva, in forma piuttosto recisa come d'abitudine, che si riconoscono meritevoli di considerazioni alcune delle ragioni che ci hanno indotto alla neutralità, ma che nostro passaggio alla Triplice Intesa non potrebbe qualificarsi che come tradimento.

Pallavicini, sempre corretto, mi esponeva oggi tutte le ragioni per le quali noi abbiamo interessi morali e materiali a mantenere amichevole neutralità

riconoscendo che nostra dichiarazione aveva fondamento in circostanze che, oggi conosciute, devono essere favorevolmente interpretate.

Ho risposto che credo R. Governo deciso a mantenere più che mai sua benevola neutralità, che sarebbe però bene linguaggio Berlino e Vienna fosse tale da dissipare possibilmente anteriori equivoci, anche perché R. Governo avesse forza contro partiti che vorrebbero spingerlo a differente decisione, e insomma affievolire speranze della Triplice Intesa. Pallavicini se ne mostrò convinto e mi dichiarò che molto sperava dall'opera di Macchio.

(l) -Comunicato ad Imperiali il 27 agosto 1914 (T. gab. 991). (2) -Vedi D. 341.
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IL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO, AL MINISTRO A DURAZZO, ALIOTTI

T. 4912. Roma, 26 agosto 1914, ore 23.

Insorti Valona.

Lori telegrafa quanto segue: (tel. 8325/929) (1).

Nella presente situazione e per evitare gravi disordini con spargimento sangue questa soluzione appare accettabile. La prego di intrattenere il Principe facendogli nettamente presenti il pericolo gravissimo della situazione a Valona e l'urgenza di una pronta decisione. Ha il Principe i mezzi di respingere· gli insorti ed assicurare Valona e la regione circostante contro una loro avanzata ed occupazione? Se li ha provveda subito: se non li ha lasci che si addivenga ad una soluzione che in questi momenti appare accettabile. Per quanto riguarda il punto primo cioè detronizzazione, è bene avvertire il Principe che non abbiamo alcuna intenzione di detronizzarlo, anzi è in causa della presenza a Durazzo delle nostre forze navali che egli si mantiene sul trono. La richiesta degli insorti ha per noi il solo significato che gli insorti estendono a Valona quel loro dominio di fatto che già posseggono in gran parte del territorio albanese.

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IL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO, AGLI AMBASCIATORI A BERLINO, BOLLATI, E A VIENNA, AVARNA

T. 4913. Roma, 26 agosto 1914, ore 23.

(Per Berlino). R. Ambasciata Vienna telegrafa quanto segue: (tel. da Vienna

n. 8357l 1172) (2). Ho cosi risposto ad Avarna: (Per Vienna). Suo telegramma 1172. (Per entrambi). Ho appreso con vivo compiacimento quanto Forgach L~

ha detto riguardo al Barone Macchio. Le sarei grato se volesse far sapere a Berchtold che io sono convinto che quell'eminente diplomatico che qui ha pro

dotto in tutti la migliore impressione servirà efficacemente all'incremento dei buoni rapporti tra i due paesi.

Quanto a Mérey cui sono legato da sentimenti di sincera amicizia personale ho dovuto pur io constatare con vivo rincrescimento che non soltanto negli ultimi tempi ma anche prima la sua attitudine a nostro riguardo era ispirata ad eccessiva ingiustificata diffidenza. Egli volentieri attribuiva al Governo o a funzionari di questo Ministero piani machiavellici in danno dell'Austria Ungheria, assolutamente mancanti di qualsiasi lontano fondamento.

Avevo supposto per lungo tempo che Mérey tenesse qui un linguaggio diverso da quello usato col suo Governo: dovetti poi ricredermi ed è certo che questa attitudine dell'Ambaciatore I. e R. unita alla molto scarsa stima e considerazione che egli avea per l'Italia e per gli Italiani e che non esitava di manifestare con espressioni spesso troppo crude ebbe per effetto di creare a Vienna un ambiente artificiosamente falso a questo riguardo recando cosi danno alla fiducia e cordialità dei reciproci rapporti. Di tutto ciò si aveva sentore in Italia e ciò contribui a creare quell'ambiente che rese ancor più difficile al R. Governo prender parte alla guerra insieme agli alleati. V. E. potrà esprimersi in questo modo con Forgach e potrebbe cogliere questa occasione per attirare la sua attenzione sulle notizie pubblicate dai nostri giornali e specialmente in una corrispondenza da Trento al Giornale d'Italia sui preparativi militari austriaci alla frontiera italiana. Quella corrispondenza reca dettagli sull'armamento dei forti e la concentrazione di truppe. Notizie di questo genere, anche se vere, non ispirano diffidenza al R. Governo, ma di fronte all'allarme che esse gettano sulla già tanto diffidente opinione pubblica italiana potrebbero rendere necessaria qualche misura difensiva da parte nostra a scopo di tranquillizzare gli allarmi del pubblico ed impedire una campagna di stampa.

(l) -Vedi D. 441. (2) -Vedi D. 439.
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IL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO, ALL'AMBASCIATORE A VIENNA, AVARNA

T. 49H Roma, 26 agosto 1914, ore 23.

Insorti a Valona.

Le notizie da Valona diventano sempre più gravi. Insorti paiono decisi occupare città e di fronte eventuale resistenza si prevedono gravi disordini con massacri saccheggi. Noi abbiamo Valona una R. Nave ma intendiamo non sbarcare marinai e !imitarci proteggere ed imbarcare colonie europee. Tanto Italia che Austria hanno identico interesse che si faccia tutto il possibile perchè non avvengano in Valona dei disordini e vi si crei una situazione che dia pretesto od incoraggiamento ad una occupazione di Epiroti i quali rappresentano di fatto la lunga mano della Grecia. Una occupazione degli insorti musulmani è pure possibilmente da evitarsi ma sarebbe pur sempre meno grave di quella degli Epiroti.

Ora noi sappiamo che gli insorti hanno fatto ad alcuni Capi proposte seguenti:

(T el. 8325/929 dalle parole «I. detronizzazione..... generale a Sciak ») (l). Ho telegrafato ad Aliotti di informare di ciò il Principe di esporgli i gravissimi pericoli della situazione a Valona e l'urgenza di una decisione e di mostrargli che qualora egli non abbia mezzi per prontamente e sicuramente respingere insorti dai dintorni Valona converrebbe si adattasse ad accettal'e la soluzione da essi proposta per quanto conc·erne quella città.

Prego V. E. di parlarne con Berchtold e indurlo nel comune interesse dei due nostri Governi, nell'interesse del Principe ed a salvaguardia della popolazione di Valona a far dare da Lowenthal consigli nello stesso senso (2).

Per quanto riguarda il punto primo cioè « detronizzazione del Principe » osservo che noi non abbiamo intenzione alcuna di detronizzare il Principe ed anzi è in causa presenza Durazzo nostra forza navale che Principe si mantiene sul trono. Richiesta degli insorti ha per noi il solo significato che insorti estendano a Valona quel loro dominio di fatto che già posseggono su gran parte dell'Albania.

461

IL MINISTRO A DURAZZO, ALIOTTI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. PER POSTA 8446/827. Durazzo, 26 agosto 1914 (per. H 28).

Tentativi austriaci di sollevare gli Albanesi contro i Serbi. Da due fonti diverse mi giunge una notizia assai grave confermatami oggi da questo rappresentante di Serbia, il quale è venuto a dirmi di aver ricevuto ordini dal suo Governo di rivolgersi a questa Legazione per comunicarle i fatti concernenti relazioni serbo-albanesi.

A quanto pare sarebbero giunte il 22 corrente due lettere di Hassan bey che trovasi •ora nella bassa Dibra, una rivolta ad un membro del Governo di Durazzo di cui non si conosce il contenuto, ed un'altra ad un suo amico, il quale viene avvertito che le tribù delle due Dibre di Liuma e di Sati avrebbero risposto favorevolmente al progetto di fare un'incursione per sollevare gli Albanesi di Serbia. Da altra fonte mi viene detto che Hassan bey avrebbe chiesto denari. Sembra che l'Austria continui ad inviare fondi allo scopo di organizzare l'insurrezione (3). Ma il fatto più notevole confermatomi dal sig. Gavrilovitch sa·rebbe che nel proscritto della seconda lettera vien raccomandato di comunicare il contenuto al commissario al controllo austro-ungarico sig. Kral. Il rappresentante si dimostra irritato e sospetta la connivenza se non la tacita acquiescenza di alcuni membri del Governo albanese, pur scolpando il Principe e Turkhan pascià.

(l) -Vedi D. 441. (2) -Con tel. del 28 agosto (t. a. 8481/1197) Avarna informava che Berchtold avrebbe dato istruzioni a Lowenthal c di dare consigli nel senso stesso di quelli che sarebbero stati dati da Alio t ti ». (3) -Con altro tel. dello stesso giorno (T. 8446) Aliotti comunicava che un emissario di Hassan bey spargeva a Durazzo la notizia di un prossimo sbarco di armi a S. Giovanni di Medua e che questa notizia spiegava c l'ostilità a riguardo degli elementi italiani per partedegli Albanesi austriacanti dell'Albania settentrionale e soprattutto l'atteggiamento di Ded Zogu a riguardo degli italiani stabiliti a San Giovanni •.
462

IL MINISTRO A DURAZZO, ALIOTTI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. PER POSTA 8447/825. Durazzo, 26 agosto 1914 (per. il 28).

Azione giovane turca in Albania.

Dopo la partenza da Durazzo di Bekir Aga che diede la sua parola al Principe di non ingerirsi più degli affari albanesi, è stato notato l'arrivo a Durazzo di alcuni hodgià, già annunziato dal telegramma di Lori n. 824 del 24 corrente. Pare che questi hodgià, supposti emissari dei Giovani Turchi, avrebbero incarico di far cessare ostilità esistenti fra il Governo e gli insorti per provocare una migliore intesa fra gli albanesi e far iniziare l'attacco contro i Serbi. È notevole d'altra parte come gli stessi austriacanti ormai abbandonano il Principe probabilmente perchè lo considerano come un impiccio ai loro progetti di sollevazione contro la Serbia. Essi ritengono con ragione che partito il Principe sarà facile comporre il dissidio dell'Albania centrale ed organizzare l'incursione oltre frontiera. Circola in proposito la voce, che merita però conferma, secondo la quale sarebbero giunti in mezzo ai ribelli alcuni emissari da Dibra e da Nati incaricati d'indurre i ribelli a cessare le ostilità per rivolgere i loro sforzi contro la Serbia.

463

L'AMBASCIATORE A PIETROBURGO, CARLOTTI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. GAB. ss. R. 1204/75. Pietroburgo, 27 agosto 1914, ore 1,20 (per. ore 20) (l).

Mi consta da sicura fonte che stante imminenti operazioni offensive contro Austria questo Stato Maggiore ha passato in minuta disamina negli ultimi giorni attuale posizione esercito austro-ungarico. Da essa è risultato:

l) che in Galizia e Bucovina si trovano dieci Corpi d'Armata con ugual numero di divisioni di Landwehr e quasi tutta la cavalleria;

2) che quattro Corpi d'Armata sono impegnati con Serbia;

3) che un Corpo d'Armata trovasi in Ungheria orientale verso la frontiera romena; 4) che contro Francia non fu inviato un intero Corpo d'Armata ma solo un certo numero di truppe speciali:, finalmente

5) che un Corpo d'Armata è disseminato a distanza verso l'interno ma lungo vari centri con tutta la frontiera italiana e che si incomincia a rinforzarne i vari centri con aggiungere formazioni di Landwehr.

Premesso che l'avanzata dell'esercito russo in Germania è subordinata alla condizione di avere previamente liberato il proprio fianco sinistro dalla minaccia

austriaca della quale è necessario sbarazzarsi in modo definitivo ossia dopo di aver fiaccato e disperso il nemico, non sembra potersi dubitare di quanto mi viene del resto da ogni parte confermato circa imminente potentissima offensiva russa in Galizia. Siccome V. E. ne avrà già avuto notizia questa si è già iniziata con esito prospero ma andrà intensificandosi ognora più con sopraggiungere di sempre maggiori forze. Le attuali oltrepassano già i 600.000 uomini.

Tutto ciò posto sembrami vi sia bisogno a domandarsi se non sia giunto il momento di determinare la nostra azione e di spingerla rapidamente prima che Austria arrivi a rafforzare con formazioni di Landwehr e mentre nostre operazioni coinciderebbero con quelle della Russia, circostanza questa di cui è superfluo rilevare il valore. A tali domande rispondo per parte mia che ora più propizia di questa per regolare i nostri confini coll'Austria e per acquistare la signoria dell'Adriatico difficilmente potrà presentarsi (1).

R. Addetto militare le cui informazioni concordano pienamente con quelle contenute nel presente telegramma sarebbe gratissimo a V. E. se volesse darne comunicazione di urgenza al Capo dello Stato Maggiore.

(l) Con tel. del 4 sett. (t. a. 8752/633) Carlotti comunicava la notizia che l'esercito russo dell'est aveva occupato Leopoli e l'esercito del nord aveva messo in piena rotta otto Corpid'Armata austriaci avventuratisi fin sotto Dublino.

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L'AMBASCIATORE A LONDRA IMPERIALI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI. DI SANGIULIANO

T. GAB. SS. 1203/321. Londra, 27 agosto 1914, ore 3,8 (per. ore 23).

Telegramma di V. E. Gab. n. 981 (2).

Circa prima parte telegramma di V. E. intratterrò prossimamente Grey insistendo perchè delle sue giustissime domande sia tenuto, da Barrère e da altri, il dovuto conto.

Circa seconda parte, valendomi della latitudine benevolmente !asciatami da

V. E. mi permetto con massimo ossequio sottoporle seguenti osservazioni:

L'iniziativa di conversazioni con Grey sulle condizioni cui in certa eventualità ipotetica l'Italia potrebbe uscire dalla neutralità è partita da noi, avendo Grey esplicitamente dichiarato più volte a me e fatto dichiarare da Rodd a V. E. che, per quanto desiderasse averci compagni in questa immane lotta, pretendeva (sic) !asciarci completamente liberi rendendosi conto della delicata nostra situazione. Ottenuto un primo assenso di massima alle condizioni suddette noi abbiamo insistito per avere affidamenti più concreti sia sotto l'aspetto politico, sia sotto quello militare. Ed anche tali affidamenti ci sono stati dati da Grey ed è da supporre che ci saranno confermati dai Governi di Francia e Russia coi quali egli si è messo in comunicazione. Ciò premesso io non debbo dissimulare a V. E. mia apprensione sulla impressione, non certo favorevole, che farebbe su Grey un mio linguaggio sostanzialmente nei termini prescritti dal telegramma di V. E. Siffatto linguaggio attraverso debita circonlocuzione diplomatica suonerebbe pra

ticamente così: l'Italia sia per mancanza di plausibile pretesto, sia a causa della grave situazione interna e della insufficiente preparazione militare, non si crede per il momento sicura di potere lottare vittoriosamente con l'Austria, malgrado la ultra precaria condizione della Monarchia minacciata per mare dalla flotta francese e dalla flotta inglese e per terra dagli eserciti serbo e russo. L'Italia quindi intende aspettare che la flotta austriaca sia distrutta o quasi e che Russia abbia inflitto gravi sconfitte agli eserciti austriaci, e quando ciò sarà avvenuto deciderà se le conviene o no di decidersi a uscire dalla neutralità. Comunicato da Grey a Londra e Parigi il sugo di questo linguaggio, è prevedibile che i due Governi rispondano: quando noi avremo già inflitto all'Austria per mare e per terra una sconfitta che tutto lascia ritenere più che probabile, saremo in grado di provvedere ai cas!. nostri senza ulteriore bisogno dell'assistenza italiana. In tal caso venendo naturalmente a mancare i motivi della quasi ottenuta acquiescenza alle condizioni da noi formulate, è chiaro che la Triplice Intesa non si crederebbe più tenuta a dare soddisfazione alle nostre aspirazioni nazionali e potrebbe invece, al momento della pace, ritenere preferibile dare alla questione di Trieste e all'assetto generale adriatico una soluzione non confacente coi nostri interessi. In tale eventualità parmi lecito dubitare che noi rimasti completamente isolati ci troveremmo in grado di opporci con le armi alle decisioni della Triplice Intesa vittoriosa sostenuta dalla Serbia. Nella migliore ipotesi noi ci troveremo potentemente (?) indebitati verso la Triplice Intesa qualora essa si decidesse a consentire alla realizzazione delle nostre aspirazioni nazionali malgrado nostra continuata neutralità. Per lo stesso motivo è pure da presumere che anche gli eventuali indispensabili accordi con Inghilterra e Francia per l'assetto delle questioni mediterranee orientali sarebbero se non compromesse rese indubbiamente difficili.

Per tutti questi motivi a me parrebbe sconsigliabile di tenere a Grey linguaggio nei termini indicati telegramma di V. E. È preferibile invece dire nel massimo segreto che avvenimenti così fulminei ci hanno colto in un momento di riorganizzazione delle nostre forze militari ma che ora stiamo attivamente completando nostra preparazione militare alla frontiera orientale e che quando saremo pronti, ciò avv,errà fra qualche settimana, avviseremo Grey delle decisioni definitive del Governo. Non mi dissimulo che anche questo linguaggio potrebbe essere giudicato a Parigi e Pietroburgo tutt'altro che soddisfacente, ma almeno esso avrebbe alquanto meno l'aria di una franca confessione di semi impotenza che mi parrebbe per il presente e per il futuro in sommo grado lesiva al prestigio e interessi Italia. Medesime considerazioni mi farebbero pure ritenere desiderabile di astenermi dal far qualsiasi tentativo diretto od indiretto per influenzare decisioni a riguardo della flotta austriaca di questo Ammiragliato. Tale tentativo, temo molto, produrrebbe disastrosa impressione ledendo prestigio Regia Marina, oggetto qui, secondo mi riferisce addetto navale, di cordialissime simpatie, di sincera ammirazione di fervide speranze.

Attenderò ciò stante ulteriori ordini di V. E. prima di parlare a Grey. Permettomi in conclusione di attirare tutta l'attenzione del Governo di S. E. sulla convenienza per noi in vista sopratutto del futuro di non sciupare unanime calorosa simpatia in questi momenti a nostro riguardo prevalenti non solo nel Governo ma e sopratutto, nella Nazione tutta intera.

(l) -Con tel. del 28 agosto (T. gab. 998) Di Sangiuliano rispondeva: c Il Governo è deciso a mantenere la neutralità naturalmente salvo eventi imprevisti •· (2) -Vedi D. 445.
465

L'AMBASCIATORE A VIENNA, AVARNA, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

'l'. 8436l 1188. Vienna, 27 agosto 1914, ore 7,30 (per. il 28, ore 0,30).

Telegramma di V. E. n. 4913 (1).

Forgach col quale mi espressi nel senso indicato dal telegramma suddetto,

mi ha detto dal suo lato che qui si aveva tratta l'impressione che Mérey, sebbene

molto intelligente e attivo, avesse talvolta ecceduto nei suoi rapporti con la

Consulta e fosse andato oltre le istruzioni impartitegli da Vienna. Ciò pareva

essersi verificato specialmente negli ultimi tempi del suo soggiorno a Roma, a

causa probabilmente della sua malattia.

Quanto a preparativi militari austro-ungarici alla frontiera italiana Forgach mi ha detto poteva assicurarmi che tutte le truppe di guarnigione ai confini verso gli Stati coi quali Monarchia ..... (2) le cui truppe erano però naturalmente in numero inferiore. Egli ha aggiunto essere esatto che i forti al confine italiano sono stati messi in stato difesa ma ciò è accaduto ovunque anche nei forti verso la Svizzera e Germania ed anzi si stanno ora costruendo anche delle fortificazioni ..... (2) per la difesa di Vienna (mio telegr. segreto n. 18) (3).

Circa l'invio di truppe italiane al confine austriaco esso aveva sollevato nelle pololazioni finitime un certo allarme e Forgach ha soggiunto che gli sembrava fosse opportuno di non ammassare troppe truppe in quelle regioni.

Egli ha concluso col dire che riteneva essere della massima importanza e necessità di evitare qualsiasi incidente al confine comune e che a tale scopo Governo I. e R. aveva impartito alle autorità militari competenti ordini di dare severissime istruzioni ai comandanti delle truppe di confine.

466

IL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO, AGLI AMBASCIATORI A LONDRA, IMPERIALI, E A PARIGI, TITTONI

T. 4926. Roma, 27 agosto 1914, ore 8.

Etiopia.

R. Ministro Addis Abeba telegrafa (tel. 8313) (4).

Prego V. E. di richiamare su quanto precede attenzione di codesto Governo affinchè esso possa per mezzo del proprio rappresentante in Addis Abeba influire opportunamente sul Governo abissino (5).

(l) -Vedi D. 459. (2) -Gruppo indecifrabile. (3) -Non rinvenuto. (4) -Vedi D. 429. (5) -Il 28 agosto Tittoni comunicava (t. a. 9466/541) che Delcassé • ha promesso di telegrafare subito al ministro di Francia ad Addis Abeba nel senso desiderato • . Lo stesso giornoanche Imperiali comunicava (t. a. 8476/430) che Grey avrebbe dato istruzioni telegrafiche nel senso desiderato e si sarebbe adoperato perchè il Governo francese facesse altrettanto.
467

IL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO, AGLI AMBASCIATORI A BERLINO, BOLLATI, A LONDRA, IMPERIALI, A PARIGI, TITTONI, A PIETROBURGO, CARLOTTI, A VIENNA, AVARNA, AL MINISTRO A DURAZZO, ALIOTTI E AL CONSOLE A SCUTARI, DE FACENDIS

T. 4929. Roma, 27 agosto 1914, ore 8.

Amministrazione Scutari (1).

Questa Ambasciata d'Austria Ungheria mi comunica che il Governo I. R. accetta la proposta dei ministri austro-ungarico e francese che l'amministrazione di Scutari sia affidata dopo la partenza dei distaccamenti ai consoli con la cooperazione di Albanesi cristiani e musulmani. Questa accettazione è subordinata alla adesione dell'Italia e della Germania e alla condizione che tutte le decisioni siano prese all'unanimità. II consol,e d'Austria-Ungheria a Scutari ha ricevuto istruzioni di procedere in ciò d'accordo col suo collega d'Italia.

468

IL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO, AL PRESIDENTE DEL CONSIGLIO DEI MINISTRI. SALANDRA

L. P. Roma, 27 agosto 1914.

Ti restituisco la telefonata. Valenti (2) alla Consulta ha parlato col solo Garbasso. Questi lo riconosce, ma nega avergli detto ciò che si trova nella telefonata. Io credo però che qualche cosa gli sia sfuggita, e sul resto Valenti abbia ricamato. Garbasso, nella sua non breve carriera, ha sempre avuto incarichi delicati, richiedenti segretezza, e in ogni modo, se questa volta si è sbottonato un po' troppo, dopo la mia conversazione con lui credo non gli capiterà più.

Quel che è più grave è che allo stesso Valenti qualche indiscrezione sulle conversazioni di Londra è stata fatta all'Ambasciata francese. Perciò oggi ho parlato chiaro a Barrère, come vedrai in brevissimo sunto dai telegrammi in partenza.

Le ragioni per mantenere la nostra neutralità mi sembrano molto aumentate. In ogni modo, poichè tutto è possibile e non bisogna esser colti alla sprovvista, ieri ho avuto un colloquio con Cadorna, che mi ha mandato poi l'unita lettera e l'unito pro-memoria. Credo utile, quando tu vorrai, un colloquio tra te, me, Cadorna, Revel, e se credi, Grandi e Viale.

Monti ti parlerà d'un desiderio, ben modesto, dei Gesuiti, che forse potranno esserci utili nel Conclave.

ALLEGATU.

IL GENERALE CADORNA AL MARCHESE DI SANGIULIANO

Roma, 27 agosto 1914.

Eccellenza,

In relazione all'invito fattomi nella conversazione di ieri, le invio l'unito promemoria. In esso ho parlato della Francia solo per mettere in equazione tutti gli elementi del problema, sebbene io sia convinto che, trattandosi di questione di vita

o di morte, la Francia non abbasserà le armi se non quando sarà addossata ai Pirenei. Mi permetto di esprimerle il desiderio che al convegno con S. E. il Presidente del Consiglio intervenga anche il Capo di Stato Maggiore della Marina.

Quanto all'ufficiale da inviare eventualmente a Londra, le proporrò un distinto Generale che conosce molto bene l'inglese.

IL CAPO DI STATO MAGGIORE DELL'ESERCITO A S. E. IL MINISTRO DEGLI ESTERI

N. 2 Ris.mo Personale ROMA

PROMEMORIA

Condizioni da richiedersi ai Governi ed agli Stati Maggio1·i deHe Potenze della Triplice Intesa, per un intervento deHe forze militari ita.liane in favore deHe Potenze stesse.

Note marginali di mano Premetto che, allo stato attuale delle cose, è difficile

del marchese di Di

Sangiuliano. poter presagire da quale delle parti combattenti sia per pendere il successo finale delle armi. Motivo per cui si può affermare che, nel momento in cui si scrive, le forze militari dell'Italia potrebbero anche

dorna, che perciò ha

si possa intuire, per quanto possibile, quale sarà la situa

preparato questo promemoria. zione militare che all'esercito italiano verrebbe creata dalle stesse potenze, a favore delle quali questa intervenisse.

l. -Occorrerebbe avere qualche maggiore conoscenza

sopratutto qualche affidamento circa la sua perseveranza

a Tittoni, che non ha

ancora risposto. nella lotta. Ciò ha relazione diretta colla quantità di forze che l'Austria U. potrebbe rivolgere contro di noi, in rapporto a quelle della Russia; e, sopratutto, ciò influisce sulla possibilità che a noi sia lasciato il tempo necessario per una conveniente preparazione, dato che la nostra mobilitazione e radunata richiedono, dopo l'ordine di mobilitazione, un mese circa prima di poter operare a massa.

2. -Occorre, quindi, che la Russia faccia conoscere quante forze totali essa è in grado di destinare effettivamente

posito da vari giorni un

subordinatamente alla situazione generale della lotta e alla

telegramma di Carlotti che ho mandato a Caconvenienza in cui essa si trova di fare lo sforzo principale

dorna.

verso Germania.

3. --Che la Russia si impegni ad attaccare a fondo l'Austria U., tanto più fortemente, quanto maggiori saranno le forze sottratte dalla Galizia e inviate contro di noi. Conquistata la Ga1izia, la Russia dovrà proseguire su Vienna. 4. --Qualora, malgrado l'offensiva russa, l'Austria U. portasse contro di noi forze così notevoli, da sconsigliarci l'offensiva oltre Isonzo, noi manterremmo nel Friuli e verso il Trentino un atteggiamento difensivo-controffensivo, iv modo da immobilizzare le suddette forze A.-U., sottraendole al teatro di guerra principale, ove si deciderà della somma delle cose.

Non si dubita che la Serbia e il Montenegro spiegheranno la massima energia per penetrare in Bosnia-Erzegovina.

Sotto il punto di vista navale, presi gli accordi con

S. E. il Capo di Stato Maggiore della Marina, ammiraglio conte di Revel, indico le seguenti condizioni:

b) Una forza francese uguale alla nostra: (all'uopo l'amm. di Revel potrebbe precisare il nome delle navi): nonchè un numero di siluranti possibilmente superiore alle

c) Le forze inglesi che attualmente si trovano nel

sin dal primo momento. Ci avevo già pensato io Mediterraneo (7).

dal primo giorno. (Veditelegramma in partenzaGab. 892) (1).

NOTA

molto dura, a motivo di quel clima speciale, occorre che la truppa sia provvista di conveniente equipaggiamento simile

a quello invernale delle nostre truppe da montagna (8). ogni caso. Le serie all'uopo occorrenti dovrebbero essere preparate per 600.000 uomini almeno.

Il Tenente Generale Capo di Stato Maggiore dell'Esercito

L. CADORNA

(l) -Il 29 agosto Carlotti telegrafava (t. a. 8527/614) che c Russia non è propensa conferire Governo Scutari ai Consoli anche perchè essi non disporrebbero di alcuna forza per far rispettare le loro decisioni •. (2) -Probabilmente si tratta di una conversazione telefonica intercettata dalla Censura. Valenti Teofilo (figlio dell'economista Prof. Ghino) era redattore nell'ufficio romano del Corriere della sera. (l) -Non lo credo. determinare (l) la decisione. Per conseguenza, prima di deli (2) -Ciò io dissi a Caberare, occorre la conoscenza di taluni elementi (2), da cui

(3) lo avevo già chiecirca la capacità combattiva restante della Francia (3), e ste queste informazioni

(4) Abbiamo in procontro l'Austria U. (4) nel momento del nostro intervento,

(5) Verità degna di a) La nostra squadra sia al completo (5). Mr. de la Palisse.

(6) Deve obbligarsi a nostre (6). cooperare nell'Adriatico

(7) Idem. Siccome già dall'ottobre la traversata del Carso incomincia ad essere disagiata, e nello inverno essa diventa

(8) Ciò sarà utile in

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IL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO, ALL'AMBASCIATORE A PARIGI, TITTONI

T. GAB. 990 (1). Roma, 27 agosto 1914, ore 15.

Suo telegramma gabinetto n. 155 (2).

Per non offendere Barrère non ho potuto in seguito a ripetuta iniziativa di lui declinare finora in modo assoluto di rispondergli qualche cosa sul delicato argomento, ma io insisto vivamente affinchè egli riceva categoriche istruzioni di non più parlarmene. Prego V. E. dirlo francamente a Delcassé e Poincaré con reciproca promessa di segreto. È bene dir loro lealmente che noi quasi certamente manterremo neutralità ma qualora dovessimo uscirne poniamo come condizione sine qua non che le conversazioni siano esclusivamente tenute a

17 -Documenti diplomatici -Serie V -Vol. I

Londra tra Grey ed Imperiali e che nessuno dei tre ambasciatori della Triplice Intesa me ne tenga più parola. Solo a Londra vi è garanzia di segretezza. Infatti qualcuno di questa Ambasciata francese ne ha parlato persino ad un giornalista che fortunatamente per patriottismo ha taciuto.

(l) -Comunicato ad Imperiali il 27 agosto 1914 (T. gab. 991). (2) -Vedi D. 456. II 29 agosto 1914 Tittoni telegrafò (t. gab. 1228) di aver parlato a Delcassé, il quale aveva trovato • giustissime • le considerazioni esposte ed aveva • pro· messo di telegrafare a Barrère nel senso • indicato.
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L'AMBASCIATORE A PARIGI, TITTONI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. 8415/534. Parigi, 27 agosto 1914, ore 15,30 (per. ore 19,45).

Telegramma di V. E. n. 4921 (1).

È difficile dare un giudizio sicuro sulla situazione militare perchè il Governo dopo aver ceduto un momento alle esigenze della opinione pubblica comunicando con sufficienti dettagli l'insuccesso dell'offensiva del 22 e 23 non ha dato più alcuna notizia precisa. Conversando coi Ministri ho potuto dai loro discorsi sbrogliare questo: confermato il ritiro in Alsazia sulle posizioni difensive; trasportata alla frontiera belga una parte delle truppe di Alsazia col comandante in capo Generale Pau; annunziato un arretramento della linea di difesa a Saint Dié e ciò che fa ritenere che i Francesi hanno perduto il colle di Sainte Marie, restando così aperti ai Tedeschi dei passi della cresta dei Vosgi; in Lorena si è accentuato un movimento offensivo dinanzi Nancy e, si dice, con qualche successo; l'azione bellica è stata ieri poco vivace e frammentaria nel fronte che si stende da Montmédy a Givet, invece è stata vivissima presso Mons; continuato un combattimento accanito tra le truppe inglesi ed i Tedeschi che eseguono un movimento aggirantissimo ala sinistra franco-inglesi. Sull'esito di questa azione importantissima si mantiene assoluto silenzio. Se Inglesi saranno respinti verso centro francese la via di Lilla rimarrà scoperta facendosi poco assegnamento su riserve che si concentrano su linea difensiva Saint Quintin-Amiens. È probabile che il nuovo gran Ministero della Difesa Nazionale voglia dare maggiori notizie. La crisi ha avuto luogo specialmente per eliminare il ministro della Guerra Messimy contro il quale le lagnanze erano generali. I nuovi ministri godono la fiducia della Francia ma essi giungono troppo tardi. Clémenceau non è entrato nella combinazione perchè voleva che Viviani gli cedesse la presidenza. Nel suo giornale critica acerbamente l'azione del Governo. In Parigi circolano voci rassicuranti e si diffonde generalmente apprensione poichè dai più si ritiene che le truppe francesi potranno arrestare il nemico per un tempo più o meno lungo ma che bisogna attendersi a vederlo presentarsi dinanzi a Parigi. Tutte le speranze sono riposte nell'offensiva e su possibilità che i Russi giungano a Berlino prima che i T·edeschi a Parigi.

(l) Con tel. del 25 agosto (T. Gab. 8360/152) Tittoni chiedeva istruzioni sulla condotta da seguire in caso di investimento di Parigi e proponeva che egli dovesse seguire il Presidente della Repubblica e il ministro degli Affari esteri; che all'ambasciata rimanesse • qualcuno del personale per far valere i diritti di inviolabilità ed extraterritorialità e per gli eventuali rapporti col Comandante il Corpo di occupazione •: che il console e il personale del Consolato dovessero rimanere. Con tel. del 27 agosto (t. 4921) Di Sangiuliano approvava le proposte di Tittoni e lo pregava di mandare • informazioni nonchè il suo parere sull'esatta situazione militare •·

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IL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO, AGLI AMBASCIATORI A LONDRA, IMPERIALI, A PARIGI, TITTONI, A PIETROBURGO, CARLOTTI, A VIENNA, AVARNA, A BERLINO, BOLLATI

(Ed. parzialmente in I. B. B. VI n. 183; L'intervento dell'Italia n. 36;

I. i W. n. 178, Z. R. p. 277)

T. GAB. s. 988. Roma, 27 agosto 1914, ore 17.

Oggi Barrère mi ha ripetuto che la flotta anglo-francese non occuperà Valona. Ad alcune sue vaghe allusioni ho risposto che siamo e saremo fermissimi nel mantenere la neutralità.

(Per Vienna e Berlino). Se V. E. lo crede opportuno può informarne confidenzialmente ed a voce codesto ministro degli Affari esteri.

(Per Londra, Parigi e Pietroburgo). Ciò risponde alle decisioni attuali del Go-· verno ma se anche dovessero mutare risponderò ugualmente in questo senso a chiunque, sia a Barrère sia a chiunque altro me ne parli, dovendo le eventuali conversazioni tenersi unicamente a Londra tra Imperiali e Grey.

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IL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO, AL MINISTRO A DURAZZO, ALIOTTI, E AL CONSOLE A VALONA, LORI

T. 4939. Roma. 27 agosto 1914. ore 20.

Situazione Albania.

Comandante « Agordat » riferisce che Prefetto Valona in relazione ad accordi già intervenuti fra il Principe ed i Giovani Turchi avrebbe risposto alle domande degli insorti con una controproposta intesa a pacificare la popolazione musulmana col Princ.ipe, a formare, dietro compenso austriaco, delle bande armate al comando di Bekir Aga e, dopo liberati i prigionieri, ad assalire la Serbia. Secondo il detto comandante qualora detta proposta fosse accolta la favorevole disposizione attualmente esistente a nostro riguardo sarebbe cambiata totalmente. Prego V. S. di farmi conoscere in proposito il suo parere.

Notizia che Comitato giovine turco avrebbe dato ai propri agenti in Albania istruzione sospendere qualunque agitazione insorti contro Principe Wied operando invece contro i Serbi è pe·rvenuta anche a cognizione del R. Ambasciatore in Costantinopoli (1).

(l) Con tel. del 30 agosto (t. a. 8541/959) Lori smentiva le notizie riferite nel tel. di Di Sangiuliano.

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IL MINISTRO A DURAZZO, ALIOTTI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. 8471/834. Durazzo, 27 agosto 1914, ore 24 (per. il 28 ore 22).

Il Principe e la Principessa hanno avuto ieri sera ed oggi alcuni colloqui con Turkan pascià, in seguito ai quali sembrano decisi recarsi quanto prima all'estero probabilmente in Romania. Mio collega austro-ungarico crede che Principe non può rimanere a Durazzo più di tre giorni. Mio collega Germania insiste (?) perchè una partenza troppo differita (?) non provochi qualche grave umiliazione per il Principe, sia per parte dei ribelli sia per parte (?) delle truppe governative che non ricevono loro paghe. Bid D<lda è partito stamane e molti kossovesi (?) dichiarano che se ne andranno entro due giorni se non ricevono gli arretrati. Il Principe sta ora esaminando col personale di Corte i mezzi di soddisfare possibilmente le truppe e di preparare una partenza in condizioni decorose. Il ministro Romania crede pure che s'imponga una soluzione senza ulteriore indugio e ..... (l) mezzi di rimpatrio soldati romeni. Con tutto ciò regna la massima confusione e indecisione mentre situazione peggiora giornalmente. Sarà indispensabile anche dopo partenza Principe lasciare Regia nave «Dandolo» a protezione (?) stranieri e per eventuale custodia del Palazzo.

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L'AMBASCIATORE A LONDRA, IMPERIALI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. GAB. S. 1210/322. Londra, 28 agosto 1914, ore 6,8 (per. il 29, ore 1).

Nel primo mio colloquio con Grey sul noto argomento, io, dopo aver specificato le condizioni formulate da V. E., credetti dovere rilevare la somma corretteza e delicatezza del Governo di S. M. il quale, malgrado la mutata situazione, si dichiarava come prima pronto a restituire a suo tempo il Dodecaneso. Premesso quindi che non era più l'ambasciatore che parlava al Segreta.rio di Stato, ma un amico ad un amico, dissi a Grey che per me sarebbe stata una grande consolazione di potere riuscire a conservare all'Italia le isole o almeno Rodi, consolazione tanto maggiore in quanto della soluzione concordata l'anno scorso le circostanze resero me artefice principale. Se egli quindi avesse creduto potere modificare le vedute finora manifestate al riguardo e mettermi così in grado di dare una notizia che speravo gradita a V. E., ignara di tutto, 10 lo avrei considerato come un favore personale del quale gli sarei stato eternamente grato. Grey sorridendo con benevolenza, rispose non poteva naturalmente darmi alcun affidamento ma pronunziò la frase da me riprodotta tra

v.irgolette nel mio telegramma Gabinetto n. 288 (l): analoga frase ripetè poi nel successivo colloquio mio telegramma Gabinetto n. 318 (2), pregando che la cosa rimanesse per il momento un segreto fra noi due. Al che io assentii assicurando che trattavasi di un'idea mia strettamente personale della quale non avevo nemmeno reso edotto V. E. cui desideravo eventualmente fare una sorpresa.

Stavano così le cose quando ieri ricevetti un biglietto di Churchill che mi pregava di andarlo a vedere nella serata. Dopo alcune frasi gentili sui sentimenti di benevola simpatia del Governo inglese a mio riguardo, egli disse che essendo stato informato da Grey delle personali mie conversazioni circa isole, gli importava di dichiararmi che la tenace opposizione contro il passaggio delle isole all'Italia era partita appunto per motivi non politici ma unicamente strategici, dall'Ammiragliato, ma che tale naturale e doverosa opposizione contro Italia appartenente alla Triplice Alleanza e pertanto possibile nemica dell'Inghilterra non avrebbe più ragione di esistere contro Italia eventualmente alleata del suo Paese. Questo aveva desiderato dichiararmi semplicemente a titolo di osservazione tecnico-strateg,ica perchè delle considerazioni politiche non spettava a lui occuparsi. Ringraziatolo ripetei a lui che conversazione mia con Grey su questo argomento aveva avuto carattere assolutamente personale, al punto che io non ne aveva nemmeno informato V. E. Rispose sapeva ciò benissimo avendoglielo Grey spiegato; ciò nondimeno gLi era parso bene mettermi al corrente del pensiero dell'Ammiragliato autorizzandomi a fare della sua dichiarazione l'uso che credessi. Si parlò poi della guerra.

Il Primo Lord dell'Ammiragliato manifestò l'assoluta certezza del trionfo finale. Dovesse anche la guerra durare 10 anni mai a nessun patto l'Inghilterr-a e la Russia faranno la pace prima di avere sconfitto la Germania, demolito il sistema di Governo militarista ad assicurato all'Europa ed all'umanità una lunra era di pace. Circa le operazioni attuali sulla frontiPra francese disse di non nutrire preoccupazioni di sorta anche se i Tedeschi arrivano a Parigi. Più essi avanzano, peggio sarà per loro perchè perderanno sempre più forze ed incontreranno difficoltà sempre maggiori per far fronte indietro ed affrontare le poderose masse russe. Intanto Inghilterra padrona del mare ed assicu>."at<~ Ja ripresa della sua attività commerciale continuerà a mandare truppe sul continente e se necessario non esiterà nemmeno al momento opportuno ad introdurre il servizio obbligatorio (di questa per ora recondita intenzione ho avuto sentore anche da altra fonte sicura). In conclusione disse che qualunque cosa facciano i Tedeschi sono « doomed ». È questione solo di tempo ma Inghilterra e Russia non hamio fretta. Alla eventuale partecipazione Italia, Churchill con molta delicatezza non fece la menoma allusione. Mi ripetè soltanto quanto Grey mi aveva comunicato circa le operazioni della flotta anglo-francese nell'Adriatico. Ad un mio accenno tendente a sapere quando si pensa di distruggere la flotta austriaca, rispose, non si domanderebbe meglio ma essa si è rinchiusa dentro Pola ed al pari della flotta tedesca nel mare del Nord non sembra intenzionata ad uscire al largo. Fortificazioni di Pola sono difficilmente attaccabili da parte

del mare, converrebbe attaccarle da terra ed allora la flotta austriaca sarebbe costretta di uscire. In caso di bisogno egli ha una forte squadra di navi da battaglia pronta ad ogni evenienza. (Credo si tratti della squadra che avrebbe dovuto andare nel Mediterraneo se noi avessimo partecipato alla guerra contro l'Inghilterra). Del resto, soggiunse, una flotta che non osa combattere è una flotta già condannata. Churchill concluse che decisione leale e giusta presa dall'Italia di rimanere neutrale aveva cagionato vero sollievo al Governo ed alla Nazione inglese che ritenevano inconcepibile un conflitto armato fra i due Paesi tradizionalmente amici. Confido V. E. vorrà approvare che io mi sia permesso di parlare delle isole per quanto in via strettamente personale e quindi in nessun modo impegnativo pel R. Governo. Ma, essendosi presentata una propizia occasione avrei creduto mancare ad un dovere patl'liottico col non fare un tentativo per assicurare al nostro Paese possesso almeno di Rodi, sapendo bene quali interessi la maggioranza dei nostri concittadini annette, se pure per motivi sentimentali, alla cosa. Comunque, trattandosi di conversazione personale mirante non a cedere ma a conservare, suppongo che mia iniziativa non potrebbe presentare inconvenienti di sorta quand'anche Governo di S. M. crederà di non dover ritenere alcune isole.

Gradirò molto conoscere il pensiero di V. E. e possibilmente la sua approvazione.

(l) Gruppo indecifrabile.

(l) -Vedi D. 269. (2) -Vedi D. 434.
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L'AMBASCIATORE A VIENNA. AVARNA, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. 8484/1196. Vienna, 28 agosto 1914, ore 9 (per. il 29, ore 1,30).

Telegramma di V. E. 4909 (1). Berchtold al quale ho parlato del telegramma mi ha detto divideva parere di V. E. che convenisse fare sopravvivere teoricamente la Commissione di Controllo per farla funzionare nuovamente in seguito, essendo necessario ai buoni rapporti italo-austriaci un certo grado di internazionalizzazione dell'Albania per impedire che le due potenze aariatiche restino « tete à tete ». Non aveva ..... (2) indizi che il Pr'ncipe fosse disposto a lasciare l'Albania ma egli era nell'impossibilità di sostenersi a lungo mancandogli i mezzi necessari e non avendo seri appoggi presso ..... (2) Albania. Consentiva poi con V. E. che qualora i Greci occupassero l'Epiro od (?) altra potenza (?) occupasse altra parte dell'Albania, Austria-Ungheria ed Italia dovrebbero considerare tali occupazioni come provvisorie e mantenere l'obbligatorietà di Londra. Berchtold mi ha dichiarato infine che siccome mi aveva fatto già conoscere in altre occasioni, era necessario che l'Austria-Ungheria e l'Italia « accennassero » (3) loro proponimento di mantenere fermo non soltanto per oggi ma anche per l'avvenire l'accordo relativo all'Albania.

(l) -Vedi D. 454. (2) -Gruppo indecifrabile. (3) -Completato con una ripetizione dell'ultimo periodo del tel. fatta il 31 agosto (T. 8484).
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L'AMBASCIATORE A VIENNA, AVARNA, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. GAB. 1209/121. Vienna, 28 agosto 1914, ore 9,10 (per. il 29, ore 2).

Telegramma di V. E. Gab. n. 984 (1).

Berchtold mi ha confermato oggi che Governo Imperiale e Reale aderiva senza restrizioni alla nostra interpretazione dell'art. 7 del trattato della Triplice Alleanza e non soltanto per la crisi attuale ma per tutta la durata del trattato stesso. Per cui la condizione cui quella accettazione era subordinata nella dichiarazione rimessami il primo corrente -mio telegramma Gab. n. 93

(2) -doveva considerarsi come nulla. Berchtold mi ha dichiarato inoltre che Governo Imperiale e Reale aderiva pure al significato ed all'estensione da noi data alle parole: «Dans !es régions des balcans », e che era sua intenzione non appena la situazione sarebbe più chiara ad entrare in discussioni più concrete con noi in conformità alle disposizioni dell'art. 7 suddetto. Ed ha concluso col dirmi che egli era animato dell'identico desiderio dell'E. V. di assidere, cioè, su solida base i rapporti itala-austriaci in armonia alla situazione che deriverà dalla guerra.

477

IL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO, ALL'AMBASCIATORE A PARIGI, TITTONI

T. GAB. 994 (3). Roma, 28 agosto 1914, ore 13.

Suo telegramma n. 534 (4). Per evidenti ragioni e nei limiti nei quali le previsioni sono possibili, a noi, premerebbe avere il parere di V. E. e del R. Addetto militare sui punti seguenti:

l. Per quanto tempo ancora si crede probabile che i Tedeschi non potranno allontanare dal teatro di guerra francese forze considerevoli per rivolgerle contro la Russia.

2. Quali siano le probabili conseguenze dell'aggiramento cui accenna

V. E.

3. -Quale sia la forza di resistenza della Francia e la sua probabile durata in caso di ulteriori sconfitte. 4. -Come mai i Francesi non capiscono che il loro interesse non è di tentare offensiva ma di guadagnare tempo. 5. -Se Parigi può resistere e per quanto tempo.
(l) -Vedi D. 448. (2) -T. Gab. 918/93 del l• agosto 1914. (3) -Comunicato ad Imperiali il 30 agosto 1914 (T. Gab. 1055). (4) -Vedi D. 470.
478

IL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO, ALL'AMBASCIATORE A LONDRA, IMPERIALI

T. GAB. 995 (1). Roma, 28 agosto 1914, ore 16,20.

Suo telegramma Gabinetto n. 321 (2).

Sul linguaggio da tenere con Grey Ella che è sul posto può giudicare me

glio di me ma è bene che V. E. sappia che è quasi certo che l'Italia manterrà

neutralità. Aggiungo per uso personale di V. E. che Austria e Germania ci

hanno in questi giorni assicurato che malgrado nostra neutralità intendono con

servare buoni rapporti con noi e che la piega degli eventi bellici fa prevedere

che saranno vittoriose così che il R. Governo non può esporre il paese ad un

disastro senza alcun legittimo motivo e senza alcun pretesto. Se la situazione

c,ambierà si potrà riesaminare la nostra attuale decisione di mantenere neutralità

e certo tra i motivi che potrebbero modificarla vi sarebbe una previa efficace

azione per mare e per terra della Triplice Intesa contro l'Austria.

È superfluo poi avvertirla della necessità assoluta e vitale pel nostro Paese

che Austria e Germania nulla sappiano nè ora nè mai delle conversazioni avve

nute tra noi e la Triplice Intesa.

479

IL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO, AL PRESIDENTE DEL CONSIGLIO DEI MINISTRI, SALANDRA

L. P. Roma, 28 agosto 1914, o'l'e 19,40.

Nuova vittoria tedesca a St. Quentin. Mi è parso utile inviare una nuova

doccia fredda ad Imperiali e Carlotti.

L'osservazione segnata in rosso nell'ultimo articolo della «Vita~ mi conferma nel timore che l'inopportunissimo articolo di Torre (3) accresca la pericolosa diffidenza d'Austria e Germania verso di noi.

480

IL MINISTRO A BUCAREST, FASCIOTTI, AL MINISTRO DEGLI AFFARI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. GAB. s. 1215/108. Bucarest,28 agosto 1914, ore 20,55 (per. il 29, ore 13,40).

Ho avuto con questo ministro degli Affari Esteri un lungo confidenziale colloquio che credo utile riassumere

Circa contegno della Romania ripeté che essa rimane neutrale di fatto pur non volendo vincolarsi con una formale dichiarazione di neutralità. Egli ha però subito..... (l) che la Romania vorrebbe stare dalla parte del più forte e perciò..... (l) a vedere di giungere ad una intesa con noi per il presente e per l'avvenire ed io ho replicato che non ero in grado di prendere nessuna iniziativa in proposito ma ero pronto ad ascoltare e riferire quello che Governo romeno fosse per dirmi assicurandolo dei sentimenti cordialmente amichevoli del R. Governo. Mi ha poi chiesto che cosa vi sia di vero nelle voci riprodotte dai giornali di negoziati italo-francesi e specialmente italo-inglesi. Io gli ho ripetuto che noi rimaniamo neutrali, ma egli ha replicato che tutto ciò è bene per il presente ma non provvede al prossimo avvenire quando i nostri interessi saranno fatalmente in giuoco. Si è poi lamentato meco della condotta di questi ministri d'Austria Ungheria e di Germania che assediano continuamente Re Carlo facendosi ricever da S. M. od incontrandolo nei boschi una od anche due volte al giorno. Incidentalmente mi ha confermato il passaggio del treno speciale germanico con seicento od ottocento ufficiali, macchinisti e marinai per le due navi da guerra tedesche comprate dalla Turchia di cui al mio telegramma n. 192 (2) e si è lamentato ..... (l) col Ministro di Germania per l'imprudenz·a con cui tale trasporto è stato eseguito tanto che lo stesso ministro di Germania è andato ad incontrare il treno alla stazione di Sinaia.

Mi ha poi detto che il Governo romeno si attiene alla Convenzione dell'Aja autorizzando passaggio di denaro, viveri ed anche armi e munizioni per tutti i belligeranti imparzialmente, ma vuole che almeno si rispettino le forme sicchè è fermamente deciso a non più permettere incidenti del genere di questo ultimo.

Ha dnfine riconosciuto esatto quello che mi era giunto all'orecchio da alta fonte e cioè che in realtà Governo romeno era stato costretto a consentire rifornimento di viveri e combustibile liquido all'Austria-Ungheria e Germania ed anche questo transito di marinai per la Turchia perchè deve ancora ricevere da sessanta a settenta mila fucili dalla prima e munizioni ecc. dalla seconda ed es.se solo a queste condizioni consentono a fornirglieli.

Circa trattative greco-turche il ministro degli Affari Esteri mi ha detto essere sicuro non giungeranno ad un risultato positivo almeno per le isole e desidera solo che finiscano qui con rinvio e non con una rottura.

Egli considera Turchia come completamente in balia della Germania che le ha dato denaro, navi ed armi e la fa agire a suo talento. Ritiene anzi che l'insistenza quasi morbosa della Germania e dell'Austria-Ungheria per far impegnare Turchia e Bulgaria nella guerra non può spiegarsi che colle non ottime condizioni dei due eserciti alleati.

Mi ha detto di aver consigliato a Talaat bey di non impegnarsi in una guerra da cui la Turchia non trarrà in nessun caso alcun vantaggio. Gli è parso che Talaat bey e Halil si sorveglino reciprocamente ed ha emesso dubbio che abbiano anche essi ricevuto personalmente denaro dalla Germania. Circa Bulgaria mi ha confermato che questa vuole concludere una alleanza colla Romania

ma ha aggiunto che il Governo romeno se è disposto ad una alleanza con tuttt gli Stati balcanici non ·intende invece legarsi con un solo di essi. Mi ha confermato quanto avevo saputo da altra fonte e riferito all'E. V. col mio telegramma Gabinetto n. 104 (l) circa domanda di questo ministro di Bulgaria al Signor Bratianu. In relazione al mio telegramma Gabinetto n. 82 (2) aggiungo poi che Lahovary ha fatto parlare all'ex ministro Filippescu dei suoi colloqui con S. E. Tittoni. Se Filippescu me ne parlerà mi terrò sul terreno della neutralità.

Mi pare però che ormai troppe persone sono informate di questi colloqui. Avverto incidentalmente che Filippescu è tornato or ora da Berlino e Vienna ove ha veduto dei personaggi uffic-iali. Egli dice che l'indignazione contro di noi è al sommo specialmente nelle sfere militari e che dobbiamo guardarci le spalle dai nostri alleati per l'avvenire.

(l) -A questo tel. ne segui un altro dello stesso giorno (T. Gab. 997) col quale Di Sangiuliano confermava la decisione del Governo di mantenere la neutralità • salvo eventi imprevisti •. (2) -Vedi D. 464. (3) -Il 27 agosto il Corriere detta Sera aveva pubblicato una corrispondenza da Roma. firmata da Andrea Torre (direttore dalla redazione romana del Corriere delta Sera, scriveva della politica estera) la quale, anche per la grande esibizione tipografica (titolo su tre colonne: Di fronte alta grande guerra: attesa e preparazione) aveva fatto molto rumore ed era satta sottolineata maliziosamente da La Vita giornale romano notoriamente in rapportiintimi con le Ambasciate delle Potenze centrali. L'articolo di Torre, che era contro una durata indefinita della neutralità e per un'intensa preparazione diplomatica e militare, adombrava la necessità di un intervento • non a cose compiute, ma prima che gli eventi si decidano, e per deciderli in conformità dei nostri interessi>. (vedi anche ALBERTINI, Venti anni p. 330). (l) -Gruppo indecifrabile. (2) -Non pubblicato.
481

L'AMBASCIATORE A PARIGI, TITTONI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. GAB. s. 1206/158 (3). Parigi, 28 agosto 1914, ore 23,40 (per. iL 29, ore 3,15).

Rispondo ai cinque quesiti di cui al telegramma di V. E. n. 994 (4):

l. Non è possibile che per ora i Tedeschi distraggano grandi forze dal teatro di guerra francese. Dovrebbero p~rima rompere le tre linee di difesa delle Ardenne, della Lorena e d'Alsazia e battere in battaglia decisiva le tre armate francesi che sono dietro quelle. Ora fino a questo momento i Tedeschi se hanno respinto l'offensiva francese non hanno riportato nessun successo decisivo che possa paragonarsi a quello del 1870. Il paragone che si è fatto a Berlino della vittoria che riportarono in Lorena con quella del 1870 non regge. Però è difficile fare previsioni poichè da un momento all'altro la perdita di una grande battaglia in una zona può compromettere la difesa di tutte le altre.

2. -Se l'aggiramento tedesco dell'ala sinistra francese alla frontiera belga, circa il quale si hanno scarsissime notizie, riuscisse sarebbe aperta ai Tedeschi la strada di Parigi poichè non si deve contare molto sulla resistenza che le truppe di riserva potrebbero opporre sulla linea Saint-Quentin -Amiens. 3. -In caso di ulteriori sconfitte la resistenza della Francia non durerà certo meno dei sei mesi del 1870. 4. -I Francesi hanno ora capito che la tentata offensiva è stata un errore. È specialmente per ciò che il ministro della Guerra Messimy che l'ha voluta si è dovuto dimettere. Ora i Francesi cercheranno di guadagnare tempo con una difesa tenacissima ostinatissima. 5. -Non bisogna contare molto sulla resistenza di Parigi. La zona trincerata che cinge la città ad una distanza media di 25 chilometri dovrà in qualche

punto cedere alle potentissime artiglierie d'assedio ed allora i Tedeschi tenteranno come a Liegi di entrare 1in città lasciandosi dietro le fortificazioni.

Se la guarnigione sarà in grado di opporsi a questo tentativo la resistenza potrà prolungarsi. In breve tempo i Tedeschi giunti a distanza utile potranno bombardare la città che dovrà arrendersi non essendo possibile che si lasci ridurre ad un mucchio di rovine come Mons e Charleroi.

(l) -Vedi D. 447. (2) -Non rinvenuto. (3) -Comunicato ad Imperiali il 30 agosto 1914 (T. Gab. 1005). (4) -Vedi D. 477.
482

IL MINISTRO A DURAZZO, ALIOTTI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. PER POSTA 8562/837. Durazzo, 28 agosto 1914 (per. H 31).

Insorti Valona. Telegramma di V. E. n. 4912 (1).

D'accordo con Lowenthal ho in via del tutto amichevole espresso a Turkhan pascià la nostra opinione sopra situazione a Valona. Abbiamo io ed il mio collega fatto rilevare la necessità, secondo il modo di vedere dei nostri rispettivi Governi, di addivenire ad una soluzione pacifica nei negoziati fra gli insorti e la città di Valona per evitare uno spargimento di sangue. Turkhan pascià ha riconosciuto il pericolo di una ripresa inconsulta delle ostilità per parte delle autorità di Valona che non possiedono (sic) truppe sufficienti nè danaro. Egli perciò in presenza mia e di Lowenthal ha chiamato Feizi bey per raccomandargli di occuparsi della questione secondo i criteri qui sopra indicati e di richiamare in proposito l'attenzione dei notabili di Valona ove Feizi si reca questa notte.

Comunico copia di questo telegramma a Lori per sua norma personale, affinchè egli sappia pure regolarsi col suo collega d'Austria-Ungheria.

Ho preso cura di evitare che dalla conversazione di Turkhan pascià nasca qualsiasi impressione che noi siamo contrari alla permanenza del Principe in Albania.

483

IL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO,

ALL'AMBASCIATORE A VIENNA, AVARNA

(Ed. parzialmente in SALANDRA, La neutraZitd, pp. 230-31 ).

T. 4983. Roma, 29 agosto 1914, ore 1,15.

Suo telegramma n. 1183 (2). V. E. può rassicurare Tisza e chiunque altro cui giudicherà opportuno parlarne che non dubito affatto che Agenzia Stefani darà alle notizie che riceverà dall'Agen~ia ungherese la massima pubblicità. Faccio presso Friedlander i passi opportuni e confido di riuscire. Sarà meno facile ottenere da molti giornali italiani che le riproducono non tanto per

ragioni poldtiche quanto perchè le notizie di fonte francese sono redatte in forma più artistica e più adatta alla mentalità italiana. Quelle di fonte tedesca ed austriaca hanno una intonazione antiquata aulica reazionaria autoritaria feudale e clericale per cui 'in Italia fanno più male che bene. Tisza che ha mente elevata ed appartiene ad un paese parlamentare dovrebbe capirlo. Il telegramma di Conrad e i telegrammi discorsi e proclami dei due Imperatori d'Austria e di Germania sono proprio quello che ci vuole per produrre in Italia l'effetto opposto. Financo i proclami dello Czar hanno intonazione più liberale.

Le manifestazioni di fonte francese sono eloquenti ed informate a spirito moderno laico democratico e liberale che produce buona impressione in Italia (1). Hanno prodotto buona impressione gli articoli del F1·emdenblatt del Neue Wiener Tageblatt.

Salandra deplora vivamente l'articolo di Torre che molto a torto si considera interprete del suo pensiero. V. E. può rassicurare in proposito codesto Governo assicurandolo che non esiste alcun dissenso nel Governo il quale è unanime per la neutralità approvata dalla quasi totalità del paese.

Cercherò persuadere qualche giornale a mandare un corrispondente a Budapest, ma dubito che si troverà chi voglia andarci potendo temere arresto

o peggio se usa quella libertà di linguaggio cui i giornalisti italiani sono abituati.

(l) -Vedi D. 458. (2) -Con questo tel. del 28 agosto (t. a. 8452/1183) Avarna informava che il Governo ungherese desiderava fare qualche cosa • affinchè la stampa italiana sia meglio informata di quello che avviene. Tisza confida che avanti evidenza fatti nostra stampa mostrerà maggiore imparzialità •. All'uopo il Governo ungherese avrebbe concorso largamente alla spesa del servizio che l'agenzia telegrafica ungherese avrebbe fatto alla Stefo.ni; sarebbero state usate tutte le agevolazioni possibili al corrispondente di un autorevole giornale italiano, la censura sarebbe stata usata blandamente e sarebbero state concesse agevolazioni telegrafiche.Avarna raccomandava vivamente la cosa.
484

IL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO, AGLI AMBASCIATORI

A BERLINO, BOLLATI, A LONDRA, IMPERIALI, A PARIGI, TITTONI,

A PIETROBURGO, CARLOTTI, A VIENNA, AVARNA

T. 4982. Roma, 29 agosto 1914, ore 1,15. Epiro. Il ministro di Francia in Atene ha ricevuto istruzione di consigliare al Governo ellenico che nessuna iniziativa sia presa da esso o dagli Epiroti in

Epiro. Il Governo francese si adopera perchè identico consiglio sia dato anche dai Governi inglese e russo.

485

IL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIIANO, ALL'AMBASCIATORE A VIENNA, AVARNA, E AI MINISTRI A BUCAREST, FASCIOTTI, A DURAZZO, ALIOTTI, AD ATENE, DE BOSDARI

T. 4985. Roma, 29 agosto 1914, ore 1,15. Epiro. Questo ministro di Grecia mi ha fatto seguente comunicazione: Governo ellenico ha dato a rappresentanti italiano ed austro-ungarico 1in Atene assicurazioni formali che la notizia relativa ad un'azione dell'esercito greco in Epiro

é assolutamente destituita di fondamento e che Governo ellenico si attiene strettamente al pr,incipio di non ingerirsi negli affari interni albanesi.

Del pari destituite di fondamento, secondo le informazioni pervenute al Governo di Atene, sono le voci circa pretesa intenzione Epiroti marciare su Valona. Ad ogni modo in questi ultimi giorni Governo ellenico ha rivolto vive raccomandazioni a Zographos di far si che venga evitata qualunque azione contro Valona. Zographos ha risposto escludendo che gli Epiroti abbiano mai avuto l'intenzione di marciare su Valona ed assicurando che Epiroti non oltrepasseranno mai, a meno che non vengano provocati ed attaccati dagli Albanesi, la linea di frontiera da essi attualmente occupata.

Quanto precede per sua opportuna notizia.

(l) Qui termina il testo di Salandra.

486

L'AMBASCIATORE A LONDRA, IMPERIALI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. GAB. s. 1222/324. Londm, 29 agosto 1914, ore 3 (per. ore 22). Ad ogni buon fine mi tocca prevenire V. E. che, secondo mi riferisce Addetto navale, vera direzione operazioni navali nell'Adriatico non è qui ma in Francia, visto che Comando Supremo è affidato all'Ammiragliato francese al quale naturalmente questo Ammiragliato è molto riluttante dare consigli, tanto più poi che, secondo prinoipi tattici navali inglesi, si considerebbe sommo errore di attaccare dal mare fortificazioni così importanti come quella di Pola. Due notevoli Ammiragli inglesi in conversazione privata con Addetto navale gli dicevano ieri che quando anche Italia partecipasse alle operazioni navali nell'Adriatico non converrebbe mai attaccare Pola dal mare. Tutto ciò ben inteso non esclude che se la flotta austriaca ne offrisse il destro, qui si desidererebbe molto vederla distrutta ciò che senza fallo avverrebbe qualora essa uscisse al largo. Addetto navale considera importante in questo momento specialmente il brillante successo dell'azione navale preannunziata ieri da lui mentre svolgevasi. Due incrociatori t,edeschi tipo «Mainz » e «Koln » affondati, un terzo fuggito in fiamme, molti cacciatorpediniere avariati. Delle forze inglesi sembra abbiano avarie importanti soltanto incrociatore

di terza classe « Ametist » e cacciatorpediniere « Laertes ». Addetto navale comunicherà marina ulteriori particolari appena possibile.

487

IL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO, ALL'AMBASCIATORE A VIENNA, AVARNA

T. 4973. Roma, 29 agost.o 1914, ore 3,45. Situazione Valona. Prego V. E. di comunicare a Berchtold che il R. Console a Valona ha preso

accordi coi Comandi delle Regie Navi colà stazionanti per provvedere eventualmente alla protezione del console e della colonia austro-ungarica.

488

L'AMBASCIATORE A BERLINO, BOLLATI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI. DI SANGIULIANO

T. GAB. 1218/123 (1). Berlino, 29 agosto 1914, ore 7,50 (per. ore 23,30).

Come ebbi l'onore di esporre verbalmente a V. E. Iii mio recente viaggio a Roma aveva qui vivamente interessato l'opinione pubblica e specialmente la stampa; e al mio ritorno a Berlino (2) fui assalito da numerose domande di giornalisti 1i quali desideravano sapere dal mio labbro quanto poteva essere pubblicato circa l'attitudine dell'Italia nell'attuale conflitto e i motivi che li avevano determinati. Sembrandomi impossibile nella graVIità del presente momento di sottrarmi interamente a questa richiesta ho creduto opportuno di esporre oggi al rappresentante berlinese della autorevolissima Kolnische Zeitung le considera2lioni che ravvisavo più importanti a spiegare al pubblico germanico, la linea di condotta adottata dal R. Governo.

Le mie dichiarazioni circa il tenore delle quali mi ero precedentemente inteso con Zimmermann saranno pubblicate a Colonia domani mattina senza indicazione del mio nome ma come provenienti da persona in grado di conoscere le idee e le intenzioni del R. Governo. Valendomi autorizzazione generica contenuta nel telegramma di V. E. n. 4854 (3) nella impossibilità di chiedergli, in vista d'urgenza, una speciale autorizzazione preventiva, ho creduto potere procedere in questa guisa esprimendomi del resto nel senso preciso delle istruzioni da V. E. impartitemi.

489

L'AMBASCIATORE A BERLINO, BOLLATI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI. DI SANGIULIANO

T. GAB. 1217/122 (4). Berlino, 29 agosto 1914, ore 7,57 (per. ore 23),

Telegramma di V. E. Gabinetto n. 984 (5).

Per quanto la dichiarazione stata fatta a V. E. da Flotow circa l'interpretazione dell'art. settimo del trattato della Triplice Alleanza fosse stata già qui confermata a Bordonaro (telegramma di questa Ambasciata Gabinetto

n. 120) (6) pure ho creduto opportuno parlarne oggi a Zimmermann, il quale me ne ripetè testualmente il tenore soggiungendo che quella dichiarazione po

teva forse essere considerata superflua da parte del Governo ge:rmanico che fin da principio aveva diviso il punto di vista ma che esso aveva tenuto a confermarla ora dal momento che anche il Governo austro-ungarico erasi determinato ad accettare senza condizioni quella nostra interpretazione.

Zimmermann espresse la fiducia che la discussione più concreta nella quale i due Governi eransi mostrati disposti ad entrare al riguardo avrebbe avuto risultato favorevole per le relazioni austro-itaHane e mi assicurò che il governo germanico non avrebbe dal canto suo nulla trascurato per facilitare il raggiungimento di una intesa fra i due alleati.

(l) -Il 31 agosto 1914 (T. Gab. 1011) Di Sangiuliano telegrafò a Bollati: • Prego tele!lrafarmi subito in chiaro testo dichiarazioni pubblicate •. (2) -Bollati, dopo il suo viaggio a Roma, era rientrato a Berlino il 28 agosto 1914 (t. 8450). (3) -Vedi D. 427. (4) -Comunicato ad Avarna il 31 agosto (T. Gab. 1011). (5) -Vedi D. 448. (6) -Vedi D. 449.
490

NOTA DELL'AMBASCIATORE RUSSO A ROMA, KRUPENSKI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO (Ed. in Z. R., p. 276; I. B. Rehie II, B. VI n. 161).

Roma, 29 agosto 1914.

L'Autriche a envoyé dix corps d'armée contre les forces russes sans compter les divisions de la Landwehr et presque toute sa cavalerie. Ces troupes sont dejà concentrées en Galicie et englobeés dans l'action. Trois ou quattre corps d'armée austrichiens ont été lancés contre !es Serbes et ont beaucoup souffert des defaites qu'ils ont subì. Sur la frontière italienne il n'y a ainsi pas plus d'un corps d'armée, en attendant que so1ent pretes les réserves que formera l'Autriche.

491

L'AMBASCIATORE A COSTANTINOPOLI, GARRONI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. 8522/422. Therapia, 29 agosto 1914, ore 14,45 (per. il 30, ore 6).

Wangenheim, venuto oggi per comunicave recentissima vittoria germanica sulle truppe francesi a Maubeuge, ha preso occasione per ripetere che a Berlino sono ormai convinti delle ragioni che ci hanno indotti alla neutralità e che anche (l'imanendo noi tali Germania si interesserà per definizione nostri intèressi dandoci Albania (?) Valona ed altro, in modo da poter poi stipulare nuovo trattato più esplicito da pubblicarsi. Ha aggiunto che suo Governo è sicuro potere presto trasportare truppe dalla Francia in Prussia per fronteggiare e battoce Russi. Germania è ferma nei suoi propositi, egli conclude, e non teme tutti i suoi avversari.

492

L'AMBASCIATORE A LONDRA, IMPERIALI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. GAB. ss. 1220/323 (1). Londra, 29 aaosto 1914. ore 15,01 (per. ore 21).

Chiamato da Grey per altri affari ho profittato occasione per ripetergli fermo proposito di V. E. di non discutere noto argomento con ambasciatore a Roma e l'ho messo al corrente della indiscrezione commessa dal Se2retario di Ambasciata francese a Roma. Ho aggiunto che nel caso R. Governo credesse eventualmente dover esaminare possibilità per noi di uscire dalla neutralità, V. E. pone come condizione sine qua non che eventuali conversazioni abbiano luogo esclusivamente qui tra me e lui nella cui discrezione Ella ripone fiducia assoluta. Grey ha risposto indiscrezione essere oltremodo deplorevole ed egli avrebbe provocato a che V. E. non sia più esposto a inopportune interrogazioni.

Nel corso della conversazione io ho fatto ben capire a Grey, valendomi dell'argomento che mi pareva di natura a produrre su di lui maggiore e più favorevole impressione che l'abbandono neutralità e rivoltarci d'un tratto contro potenze con cui fummo per trentadue anni alleati, ci riesce assai difficile per prendere una così grave decisione. Questo argomento ha avuto il suo effetto. Grey avendo ripetuto che sapeva benissimo difficoltà nostra posizione. Con la sua abituale delicatezza egli non ha aggiunto una sola parola che potesse essere interpretata come una insistenza anche mascherata per indurci a proseguire conversazione ed a prendere decisioni contrarie neutralità o come un rincrescimento per nostra esitazione. Mi parrebbe ciò stante opportuno in presenza sopratutto di quanto V. E. mi · significa con i telegrammi Gabinetto ·n. 995 (2) e 997 (3) lasciare ora la conversazione al punto in cui io la ho condotta ieri e non riprenderla più nè qui nè altrove fino al momento in cui

-o ·il R. Governo avrà preso decisioni definitive di unirsi alla Triplice Intesa ovvero precise domande ulteriormente rivolteci per conoscere nostre intenzioni ci ponessero nella necessità di dare in un senso o nell'altro una risposta più categorica, dei termini della quale sarà a suo tempo giudice V. E. Per parte mia se interrogato da Grey mi limiterò ad ascoltare e riferire puramente e semplicemente. Per quanto concerne mantenere per ora e per più tardi segreto sulle intervenute conversazioni è mia impressione che se si può fare assegnamento sulla discrezione di Grey è prudente non contare troppo su quelle della Francia e della Russia le quali in caso di un nuovo raffreddamento nostre relazioni con esse potrebbero in futuro per scopo loro politica essere indotte a commettere qualche infedeltà né data l'oscurità in cui siamo ora sullo svolgersi futuri avvenimenti e sulla vittoria finale parrebbe

remissivamente a me ci convenga insistere perchè Grey ottenga da Panigi e Pietroburgo impegno di eterno segreto. Tale insistenza sarebbe troppo significativa e potrebbe lasciare adito a sospettare sul tenore nostre conversazioni con Berlino e Vienna a prescindere poi dalla probabilità che a guerra terminata Francia e Russia potrebbero non mantenere siffatto impegno. Riterrei quindi _:u-eferibile di discorrere con Grey del delicatissimo argomento tenendo presente sempre che Grey sarebbe sempre in diritto di ricordarci che da noi e non dall'Inghilterra è partita iniziativa conversazione sulla base di precisare condizioni da noi formulate.

(l) -Il 31 agosto 1914 Di Sangiuliano rispose: • Sono d'accordo con V. E.» (T. Gab. 1009). (2) -Vedi D. 478. (3) -In nota al D. 478.
493

L'AMBASCIATORE A COSTANTINOPOLI, GARRONI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. GAB. s. 1221/230 Costantinopoli, 29 agosto 1914, ore 16,30 (per. il 30, ore 8,10).

Circa le voci qui circolanti di una nostra possibile azione contro AustriaUngheria, Wangenheim mi dice che in tal caso la Monarchia per non mutare i propri piani, non opporrebbe alcuna resistenza alla nostra invasione ma a guerra finita si riserverebbe, se vittoriosa, di cascarci addosso con tutte le sue forze. Naturalmente ho ..... (l) rassicurato il mio collega sul nostro fermo proposito di osservare neutral<ità, del quale, del resto il Gabinetto di Berlino deve essere a perfetta conoscenza.

494

L'AMBASCIATORE A COSTANTINOPOLI, GARRONI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. GAB. 1219/231. Therapia, 29 agosto 1914, ore 16,35 (per. il 30, ore 4,10).

Potenze della Triplice Intesa sempre sono d'avviso di trascinare gli eventi e di evitave una immediata rottura colla Turchia che sarebbe invece desiderata dalla Germania per rimanere padrona del campo. Ambasciatore di Spagna però mi dice che malgrado questa intenzione, non è da escludere che avvenimenti possano precipitare se Turchia non desiste dai suoi affronti a dette Potenze. Rittene che attitudine del Governo ottomano div,errà più provocante ed insolente quando le riparazioni delle due navi tedesche siano ultimate. In tal caso azione dell'Inghilterra combinata probabilmente con quella russa sarà fulminea ,e decisiva.

r8 -Documenti diplomatici -Serie V -Vol. I

(l) Gruppo indecifrabile.

495

IL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO, AGLI AMBASCIATORI

A LONDRA, IMPERIALI, A PARIGI, TITTONI, A PIETROBURGO, CAR

LOTTI, A VIENNA, AVARNA, A BERLINO, BOLLATI

T. GAB. 999 (1). Roma, 29 agosto 1914, ore 19.

(Per tutti). Oggi ad alcune allusioni di Krupensky ho risposto che salvo naturalmente minaccia che non pare probabile ai suoi interessi, l'Italia manterrà neutralità.

(Per Vienna e Berlino). Giudichi V. E. se sia opportuno che Ella ne informi confidenzialmente codesto Governo.

(Per tutti). Ho anche visto Flotow che si è mostrato lietamente sorpreso che la vittoria decisiva tedesca sia avvenuta prima del tempo previsto, è per· fettamente sicuro dell'esito della guerra contro la Russia.

La sola cosa che lo preoccupa è il pericolo che l'Inghilterra voglia far durare molto a lungo la guerra. Io gli ho risposto che così credo e che ciò risponde al carattere inglese, ma che a questo pel'icolo si potrebbe ovviare offrendo a tempo opportuno eque condizioni di pace a tutti i belligeranti. Gli ho soggiunto che il Governo italiano sarà lieto di cooperare a tempo opportuno per affrettare la pace.

496

L'AMBASCIATORE A BERLINO, BOLLATI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. 85151703. Bertino, 29 agosto 1914, ore 19,50 (per. il 30, ore 0,10).

In -conformità delle istruzioni statemi impartite verbalmente da V. E. ho confermata oggi a Zimmermann, il quale nell'assenza del Cancelliere e di Jagow rappresenta qui Gov-erno Imperiale, formale assicurazione che R. Governo è fermissimo nel proposito di mantenere la neutralità nell'attuale conflitto europeo, naturalmente salvo il caso che gli interessi vitali dell'Italia fossero lesi da qualsiasi parte belligerante, eventualità che tutto porta a credere non debba avverarsi. Gli ho data quindi comunicazione di tutto quanto era contenuto nel telegramma di V. E. 4854 (2). Zimmermann accolse con molta soddisfazione mie dichiarazioni, e mi assicurò dal canto suo che Governo germanico non avrebbe mancato di adoperarsi del suo meglio per facilitare ai Governi italiano e austriaco l'attuazione pratica del loro concorde desiderio di mettere in armonia rispettivi interessi.

(l) -Con tel. del 1° settembre 1914 (T. Gab. 1242/122) Avarna comunicò di aver informato Berchtold della risposta data da Di Sangiuliano all'ambasciatore russo e che Berchtold aveva ringraziato della comunicazione. (2) -Vedi D. 427.
497

IL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO, ALL'AMBASCIATORE A LONDRA, IMPERIALI

T. GAB. 1000. Roma, 29 agosto 1914, ore 20

Suo telegramma Gabinetto n. 322 (1).

Trovo molto opportuno quanto V. E. ha detto per le isole ed interessantl le risposte. Solamente osservo che per conseguire questo scopo bisogna vincere e per ora i nemici della Germania sono sconfitti.

So benissimo che l'Inghilterra e Russia possono sostenere guerra lunghissima ma non è così per altri.

498

IL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO, AL CONSOLE A VALONA, LORI

N. 5001. Roma, 29 agosto 1914, ore 20,30.

Insorti.

Suo telegramma n. 493 (2).

In considerazione nuove minacce degli insorti autorizzo V. E. adoprarsi ma con prudenza per la buona riuscita delle trattative tra notabili ed insorti. Se queste fallissero V. E. vorrà opportunamente adoperarsi affinchè siano evitflte violenze e spargimento di sangue. Se Ella ne ha modo voglia adoperarsi persuadere insorti inopportunità insistere per bandiera turca e qualora non venisse possibile ottenere che ne sia spiegato il significato.

La autorizzo alle spese occorrenti.

499

IL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO, AL CONSOLE A VALONA, LORI

T. u. 5002. Roma, 29 agosto 1914, ore 20,30.

Suo telegramma 942 (3).

Ismail Kemal prega comunicare Ibrahim Abdallah il seguente telegramma:

« Come vi ho risposto col mio precedente telegramma le condizioni proposte sono accettate. Noi siamo pronti a far prendere dalla popolazione di Yalona l'ammdnistrazione del paese, a non riconoscere i rappresentanti del Governo centrale di Durazzo ad assumere incarico assicurare la sicurezza del

paese colle forze esistenti, a delegare due persone per intendersi coll'assemblea di Sciak senza che questa intervenga ulteriormente nell'amministrazione del nostro Paese, a riconoscere gli impegni che per gli Albanesi derivano dal Protocollo di Londra il quale garantisce la nostra indipendenza nazionale ed integrità teerritoria1e, ad appoggiare le rivendicazioni leggittime di tutta la popolazione albanese in quanto concerne la sorte definitiva dell'Albania sottomettendosi alle decisioni delle Potenze protett11ici. Noi manterremo la bandiera dai colori nazionali senza la quale il paese perderebbe il solo simbolo della sua indipendenza e diventerebbe ipso facto la preda dei vicini. Ecco le condizioni essenziali che i nostri fratelli dell'altra parte accetteranno riconoscendo giustezza nostre osservazioni e non distaccandosi dal loro patriottismo che dirige senza dubbio ogni loro azione. Se siete d'accordo telegrafate ed io verrò immediatamente Valona. Fate loro capire che in ogni modo una rissa tra Valona ed essi creerebbe gravi difficoltà !internazionali che metterebbero in pericolo nostra esistenza nazionale. Vi prego pesare gravità loro azioni e pensare responsabilità che assumono di fronte storia ed Islam ». Firmato Ismail Kemal.

(l) -Vedi D. 474. (2) -Con questo tel. del 28 agosto (t. a. 8480/943) Lari informava che gli insorti erano più intransigenti e chiedevano • piena adesione di Valona all'insurrezione, rinvio autorità governative eccetto impiegati finanza, bandiera turca, occupazione città con grosso distaccamento di 500 e forse 1000 uomini armati •. Avrebbero atteso risposta per domenica e lunedì avrebbero passato la Voiussa. Hanno scelto bandiera turca a scopo popolarità fra i musulmani. Dichiarano fedeltà al Protocollo di Londra, ma il nuovo Principe dovrà essere nominato col loro consenso e che sia musulmano. Promettono di non commettere violenze. (3) -T. a. 8483/942 del 28 agosto col quale il Presidente della municipalità di Valona chiedeva istruzioni a Ismail Kemal bey sulle trattative con gli insorti.
500

IL CONSOLE A VALONA, LORI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. u. 8518/954. Valona, 29 agosto 1914, ore 22 (per. il 30, ore 0,10).

Ho telegrafato Aliotti quanto segue:

Una Commissione di Notabili di Valona e dei rifugiati ha fatto formale richiesta a me e al mio collega austro-ungarico di prendere noi governo città per evitare occupazione da parte ribelli e le possibili gravi conseguenze per persone e averi. D'intesa col collega austro-ungarico abbiamo risposto che avremmo telegrafato per chiedere superiore autorizzazione e che eravamo però d'avviso in ogni caso essere necessario tale misura sia eventualmente adottata di comune accordo con ribelli e che questi dichiarino accettare impegnandosi rinunziare in tal caso occupazione città. Poichè termine ultimo accordato dagli insorti scade domani, si è stabilito che parlamentari cercheranno ottenere dilazione fino martedì e fissare per quel giorno un abboccamento tra noi e delegati ribelli. Prego dunque V. S. favorirmi d'urgenza sue istruzioni in proposito e anche circa nota questione bandiera specie ove ribelli insistessero per innalzamento bandiera ottomana che non mi sembrerebbe ammissibile. Mettiamo al corrente vice-console russo invitandolo, ove creda, partecipare nostra eventuale azione.

Se prima nostra partenza per convegno martedì non avremo ricevuta autorizzazione aderire dchiesta suesposta dei Notabili Valona, ci limiteremo nel convegno ad esercitare buoni uffici in senso umanitario. Collega austriaco telegrafa come sopra alla sua Legazione. In caso ritardi suo telegramma, egli prega

V. S. prendere eguali accordi con ministro austriaco e trasmettere risposta nostro tramite (1).

(l) Questo tel. venne comunicato ad Avarna il 30 agosto (t. 5034) con la preghiera di far • conoscere parere Berchtold al riguardo •.

501

IL CONSOLE A JANINA, NUVOLARI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. PER POSTA 8740/244. Janina, 29 agosto 1914, (per. H 30, ore 1).

Faccio seguito al mio telegramma 221 (1). Proclamazione annessione territori contestati attesa per domenica 23 corrente, non ha avuto luo1eo ufficialmente da parte Governo autonomo, evidentemente per ordine Governo Atene dovuto forse a considerazioni politiche internazionali od a qualche fatto nuovo sopravvenuto all'utima ora. Anche occupazione militare territorrio suddetto, che sembrava imminente, essendo arrivato il 22 sera corrente l'ordine di tener pronte le truppe, è stata rinviata forse perché in seguito agli eventuali accennati motiv'i si è giudicata mutata la situazione grave e non si è creduto ancora giunto il momento opportuno. È lecito comunque attendere tra breve il realizzarsi di tali avvenimenti per i quali tutto è predisposto. Permane il fatto che ad Argirocastro sono state innalzate e continuano ad esserlo da una parte della popolazione, compresi alcuni timidi musulmani, bandiere elleniche.

Oggi mi viene riferito che ad Argirocastro si trovano gendarmi regolari greci. Avvenendo la proclamazione dell'annessione si dice che nei territori contestati potrebbe essere intanto istituito un governo civile che l'amministrerebbe in nome Re di Grecia sull'esempio del regime già seguito a Creta e questo fino a tanto che fosse possibile alla Grecia di far sanzionare dalle grandi Potenze l'annessione. Nessuna notizia è qui ancora pervenuta circa un movimento d'avanzata degli Epiroti oltre Tepelen verso Valona. Però la possibilità di tale movimento è già stata da me segnalata ripetutamente con rapporto e telegramma e non è affatto da escludere. Il signor Forest nominato Governatore dell'Epiro non è ancora giunto ma si attende di giorno in giorno. La sua venuta è collegata indubbiamente colla nuova fase in cui sta per entrare la questione epirota. Egli viene con ogni probabilità per facilitare opera Governo autonomo circa l'occupazione e rioccupazione dei territori contestati creando magari altre complicazioni e per cogliere così il frutto del lavoro di organizzazione del movimento epirota dell'uno e dell'altra dei quali egli è stato incontestabilmente il principale artefice. Comunicato alla R. Legazione.

502

IL MINISTRO A DURAZZO, ALIOTTI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. PER POSTA 8565/840. Durazzo, 29 agosto 1914 (per. il 31).

Telegramma di V. E. n. 4939 (2). Azione dei Giovani Turchi in Albania. Riesce assai difficile afferrare le intenzioni vere e l'azione dei Giovani Turchi fra i Musulmani d'Albania in questo momento. Pare però assai probabile che

emissari più o meno diretti dei Giovani Turchi cerchino d'accordo o parallelamente coi soliti agenti austriaci di incitare la popolazione contro la Serbia. Trattasi di una di quelle alleanze momentanee i cui risultati non è facile prevedere. Le notizie comunicate coi miei telegrammi 825, 826, 827 (l) sembrano dimostrare un'azione concertata fra austriaci, buona parte degli Albanesi di Dibra Liuma con l'aiuto morale dei Turchi contro i Serbi.

Qui circola la voce che Bekir Aga abbia ricevuto sussidi dalla Legazione d'Austria; la cosa garantitami da buona fonte è sintomatica anche se non del tutto fondata, cioè come sintomo dell'ambiente.

Credo ormai che il Principe sia stato abbandonato dagli Austriaci per due motivi. 1° perchè egli è ritenuto incapace se anche amico dell'Austria; 2° perchè i ribelli dell'Albania centrale a nessun costo accetterebbero una riconciliazione col Sovrano; anzi essi avrebbero dichiarato di non aver nulla da temere per parte dei Serbi e di non essere disposti a combattere oltre frontiera, finchè l'Albania non fosse invasa dagli stranieri.

Allo stato attuale delle cose è molto facile che gli Albanesi musulmani o cattolici di Liuma, Dibra bassa e molti Malissori allettati dal danaro austriaco profuso in rilevante quantità si decidano ad iniziare incursioni dalle parti di Prizrend. lpek, Giacova, Cossovo alla prima notizia di un'avanzata vittoriosa degli Austriaci in Serbia o nel Sangiaccato. È più difficile che questo movimento si estenda nell'Albania centrale fra Tirana, Elbassan, Cavaya.

È evidente che l'Italia incontrerà una certa ostilità, per lo meno temporanea, presso gli elementi pagati, od incitati dagli Austriaci e dai Giovani Turchi. Giova infine notare che la lunga passività dell'Italia riesce a grave detrimento del nostro prestigio.

(l) -Vedi D. 428. (2) -Vedi D. 472.
503

IL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO,. ALL'AMBASCIATORE A PARIGI, TITTONI

T. GAB. P. 1001. Roma, 30 agosto 1914, ore 9.

Tu che conosci nostro Paese sai benissimo che sarebbe follia impegnarlo in una guerra con così poche probabilità di vittoria. Aggiungi che manca finora ogni motivo ed ognì pretesto vista l'attitudine finora amichevole in varie importanti quistioni che Austria e Germania tengono verso di noi. Forse la nostra neutralità e il mantenimento dei nostri buoni rapporti con Austria e Germania potranno ad un dato momento giovare per renderei utili alla Francia per la pace e per le sue condizioni. Inoltre appare se non da parte della Russia almeno da parte delle flotte francese ed inglese una certa tendenza a risparmiare l'Austria.

Tutto ciò può mutare in seguito ma per ora il Governo e la quasi totalità dell'opinione pubblica sono per la neutralità. Ti ho informato in breve sunto

di questa situazione affidandomi al tuo tatto pel linguaggio da tenere costì. In ogni modo è necessario che codesto Governo si renda conto che la più assoluta segretezza ora ed in avvenire sulle conversazioni che si sono tenute e su quelle che si possorio tenere è condizione essenziale per potere noi rendere qualche utile servizio alla Francia sia diplomaticamente sia in tutti quei modi che le circostanze comporteranno.

(l) Il tel. 825 è il D. 462, il tel. 826 non si è rinvenuto e il tel. 827 è il D. 461.

504

IL GOVERNATORE DELL'ERITREA, SALVAGO RAGGI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. 8556. Asmara, 30 agosto 1914, ore 11,15 (per. il 31 ore 3,30).

Legazione Addis Abeba telegrafa quanto segue:

29 agosto -188 riservato. Etiopia. Ho avuto ieri occasione intrattenermi contemporaneamente coi miei colleghi di Francia ed Inghilterra sulla situazione in Etiopia e sull'atteggiamento di questo Governo in relazione al conflitto europeo e sulle sue pretese intenzioni aggressive contro l'Italia.

Tanto il mio collega di Francia che Inghilterra mi hanno assicurato che il Governo etiopico ha ad essi rispettivamente dichiarato che esso intende mantenere contegno neutrale ed amichevole di fronte potenze europee ed ha formalmente smentito notizie che attribuiscono al Governo etiopico intenzioni aggressive contro Italia. Però entrambi mi hanno chiaramente lasciato comprendere che nel caso di partecipazione diretta dell'Italia alla guerra contro la Francia e l'Inghilterra essi contavano e non sarebbero stati eventualmente alieni dallo spingere l'Abissinia ad aggredire l'Eritrea (1). Conflitto europeo continua a mantenere in Abissinia in (sic) vivo stato di eccitazione che si rivolge naturalmente contro di noi per le specialissime condizioni dell'Eritrea che rappresenta la sola e naturale aspirazione espansionistica dell'Abissinia. Situazione Tigrai continua dall'altra parte mantenersi (tal<e da) destare sospetti e malumori contro noi ed a costituire eventualmente pretesto di conflitto.

Confermo nuovamente che i vecchi capi dell'Imperatore e le persone più serie ed influenti sono sinceramente contrarie a qualsiasi conflitto con l'Italia ma non è possibile dire quale influenza decisiva possano avere su Ligg Jasu gli elementi più di tutti turbolenti e desiderosi di un conflitto. Nessun ordine mobilitazione v,enne dato anzi essi sono formalmente smentiti dal Governo ma è evidente si stanno facendo preparativi dei quali oggi stesso non posso affermare importanza. Io non credo che per ora l'Abissinia voglia realmente provocare un conflitto coll'Italia ma credo sia necessario tener ·conto dello stato di spirito che ho sopra esposto e che sta prevalendo in Abissinia.

(l) Con te!. del 2 sett. (t. 5057) Di Sangiuliano informava Imperiali e Tittoni di aver risposto a Colli che • può assicurare i suoi colleghi di Francia e Inghilterra che noi manterremo la neutralità e saremo lieti se a suo tempo potremo dare ai loro due paesi nelle trattative per la pace prova di cordiale amicizia: confidiamo intanto che essi influiscano ad Addis Abeba per la pace •. II tel. a Colli dello stesso giorno è il n. 5060.

505

IL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO, AL MINISTRO A BUCAREST, FASCIOTTI

T. GAB. 1004. Roma, 30 agosto 1914, ore 16.

Rispondo al suo telegramma Gabinetto Segreto n. 108 (1), per norma eventuale di linguaggio della S. V.

Agli ambasciatori della Triplice Intesa io ho sempre risposto che Governo italiano è deciso mantenere neutralità se interessi Italia non sono minacciati o lesi, il che finora non pare probabile. Ancora impossibile prevedere chi vincerà. Saremmo lietissimi di una intesa colla Romania pel presente e per l'avvenire e approvo in proposito sua risposta.

Le conversazioni tra Tittoni e Filippescu furono tenute senza istruzioni ed anzi senza saputa del Governo. So che le sfere militari tedesche ed austriache sono e soprattutto erano irritate contro l'Italia per la neutralità ma ora pare che i due Governi si rendano conto delle nostre ragioni e mostrino almeno per ora, disposizioni amichevoli.

506

L'AMBASCIATORE A BERLINO, BOLLATI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

(Ed. in Z. R. pag. 278: I. B. Rehie II Band VI n. 200: riassunto in L'Intervento dell'Italia, n. 41)

T. 8548/714 (2). Berlino, 30 agosto 1914, ore 21 (per. il 31 ore 1).

Ho già potuto constatare che durante queste due settimane di mia assenza da Berlino, un notevole mutamento si è prodotto nella opinione pubblica germanica la quale riconosce il diritto e l'interesse che aveva l'Italia a rimanere neutrale. Un certo risentimento verso di noi persiste naturalmente nei circoli militari ma in tutti gli altri il rancore che si era manifestato al primo annunzio è ora considerevolmente diminuito e va progressivamente dissipandosi. Ho udito più volte affermare che qualunque sia l'esito della guerra in Italia non avrebbe nulla da temere da parte dei suoi alleati i quali cominciano già a ravvisare la sua neutralità, purchè lealmente e costantemente mantenuta, come attitudine amichevole non priva di vantaggi per loro. Fra questi vantaggi si annovera in prima linea quello r.he Italia come la sola Grande Pot·enza europea rimasta fuori dell'immane conflitto potrebbe non certo ora ma più tardi al momento opportuno prendere iniziativa di un'azione intesa a ristabilire la pace fra le altre Potenze: e che questo nobile compito, mentre le ass1cura un titolo imperituro alla riconoscenza dell'umanità, le darebbe anche veste e diritto ad int·ervenire in modo effettivo nel regolamento delle questioni che sorgeranno a guerra finita ed a farvi valere le sue legittime aspirazioni.

(l) -Vedi D. 480. (2) -Comunicato il 31 agosto agli ambasciatori a Parigi, Londra, Vienna, Berlino, Pietroburgo e Costantinopoli (t. 5035).
507

IL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO, AL MINISTRO A DURAZZO, ALIOTTI, E AL CONSOLE A SCUTARI, DE FACENDIS

T. 5032. Roma, 30 agosto 1914, ore 22,45. Azione austriaca. (Per Durazzo). Ho telegrafato a De Facendis: (Per tutti). Mi si assicura che ufficiali austriaci dirigono la costruzione di trincee intorno ad Alessio dove sarebbero raccolti dai 4 a 5 mila combattenti in parte cattolici mirditi malissori in parte serbi musulmani provenienti dai territori nuovamente conquistati. Mi si riferice inoltre che molti ufficiali austriaci travestiti continuano a

sbarcare a San Giovanni di Medua e si recano in montagna per propaganda. Prego V. S. controllare esattezza di queste notizie e riferirmi.

508

IL MINISTRO A BERNA, PAULUCCI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI. DI SANGIULIANO

L. P. Berna, 30 agosto 1914.

Pochi giorni dopo il mio ritorno a Berna, nella visita di dovere al Presidente, mi si presentò facilmente il destro di far convergere la nostra conversazione sul tema della neutralità svizzera ed in primo luogo sulla asserita volontà del popolo e del Governo elvetico di difendere questa neutralità contro qualsiasi aggressore.

Parlando amichevolmente in camera caritatis col signor Hoffman dei pregiudizi inveterati esistenti nei due paesi, allusi a quanto gli avevo detto altre volte sui timori che si nutrivano da noi, timori ch'io riteneva infondati, ma che trovavano la loro ragione d'essere, oltre che nelle fortificazioni erette esclusivamente al nostro confine, in certe imprudenze di linguaggio dello Stato Maggiore Svizzero. Egli che era militare non poteva certo ignorare che per gli ufficiali svizzeri non vi era che un solo ipotetico nemico, l'Italia, mentre dagli altri tre canti la Confederazione mostrava di sentirsi sicura. Questo stato di cose aveva generato un altro forte pregiudizio in Italia, di cui si era fatta eco pure la nostra più autorevole stampa, che, data cioè la scarsa simpatia qui nutrita per noi, l'Italia non fosse sicura alla sua frontiera elvetica. Non che si temesse da noi una invasione svizzera e la ripetizione della discesa del Cardinale di Sion, ma molti credevano in Italia che la Confederazione, in caso di guerra del nostro paese con uno degli altri tre vicini della Svizzera, avrebbe lasciato traversare il proprio territorio da un esercito a noi nemico, sia che questo venisse da levante, sia da ponente.....

Il Presidente, che mi aveva ascoltato con molta attenzione, m'interruppe sorridendo, chiedendomi se fossi io pure della scuola dell'On. Luzzatti, ed aggiungendo che purtroppo certe « gaffes » e « gasconnades » di alcuni ufficiali svizzeri avean potuto dare consistenza a quelle voci. Ma egli poteva solennemente riaffermare che «la Svizzera avrebbe difeso la propria neutralità contro qualsiasi invasore, da qualunque lato questi venisse, schierandosi dalla parte dell'avversario». Il permettere tacitamente il passaggio di un esercito straniero, sia con una larvata difesa del territorio, sia con una semplice protesta di forma, sarebbe stato il suicidio del paese. L'inviolabilità e neutralità cui si sarebbe così rinunziato, costituivano invero l'essenza stessa e la sola ragione d'essere della Confederazione. E, per una naturale successione d'idee, il Presidente, abbandonando la difensiva, mi assalì dicendo che qui pure esisteva un fortissimo pregiudizio antitaliano e che questo pregiudizio era apparentemente fortificato dai fatti.....

Fra tutte le grandi Potenze essere l'Italia la sola che non garantisca la neutralità elvetica; non avere infatti il nostro paese ancora aderito all'Atto europeo del 1815. Esser questa nostra astensione troppo sovente ricordata dai nemici dell'Italia quasi noi volessimo « riservarci » per violare a tempo debito quella neutralità alla quale sembravamo invece annettere tanto valore. Risposi al Signor Hoffman che l'Italia, ultima venuta fra le grandi Potenze, avere sempre implicitamente riconosciuto quell'Atto, ma che se la Svizzera ci teneva a che si mettessero, come suol dirsi, i punti sugli i, ne avrei informato subito il mio Governo. Ero certo che non vi sarebbero state difficoltà in proposito, ma per rendere la cosa ancora più accetta all'Italia e finirla una buona volta coi timori reciproci, io mi permettevo suggerire che al nostro spontaneo riconoscimento della neutralità elvetica, fatto con nota ufficiale, il Governo federale rispondesse, dal suo canto colla assicurazione esplicita che tale neutralità sarebbe stata sempre difesa, non solo contro di noi (che dei quattro vicini eravamo i meno bellicosi e pericolosi), ma anche contro gll altri.

Il :Presidente mi rispose subito che la mia proposta gli andava a genio e che egli ne avrebbe parlato ai suoi colleghi nella prima seduta del Consiglio. Lo ringraziai, pregandolo di studiare pure la formula più adatta, nel caso che le nostre idee (di cui mi riservavo di riferire a V. E.) fossero accettate dal Consiglio stesso.

Fu in seguito a questo primo colloquio che il Presidente mi rimise ieri personalmente in qui unito (l) schema di nota da scambiarsi. fra il R. Ministero e la Legazione elvetica in Roma, schema accettato alla unanimità dal Consiglio. Per rendere più esplicita la formula proposta, mi permisi di fare aggiungere, nel testo presentatomi, la frase, et résolu de défendre l'intégrité de son territoire contre tout aggresseur (che ho sottolineato nel testo qui annesso). Il Presidente accettò l'aggiunta senza difficoltà.

Ho saputo da una confidenza fattami da uno dei consiglieri, che, nel corso della discussione, vi fu chi fece osservare come la formula da sottoscriversi dalla Svizzera potrebbe suonare avvertimento ad una Potenza con la quale la Confederazione ebbe sempre i più intimi rapporti. Ma prevalse l'opinione del Presidente che la formula visait tout le monde, e che niuno quindi dover trovare in quelle parole generali il proprio indirizzo particolare.

Aggiungo infine che naturalmente ho serbato a questo riguardo il più asso

luto silenzio e che di quanto precede sono appena a cognizione i sette consiglieri

federali. Il Presidente non credette d'informarne il ministro della Confederazione

presso la R. Corte, desiderando prima conoscere il pensiero del nostro Governo

così sulla questione in genere come sulla formula in particolare.

Data la delicatezza dell'argomento, se vi fossero difficoltà in materia, o se

V. E. desiderasse schiarimenti, potrei venire subito a Roma.

Pregandola di volermi cortesemente, per mio discarico, farmi segnare ricevuta telegrafica di questa lettera, Le offro signor ministro, gli atti della mia profonda osservanza.

(l) È la dichiarazione di cui al D. 452.

509

L'AMBASCIATORE A BERLINO, BOLLATI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. 8549/713. Berlino, 30 agosto 1914, ore 21 (per. il 31, ore 1).

Questo ministro di Grecia ha avuto incarico di comunicare al Dipartimento degli Affari Esteri che in seguito a domanda del R. Ministro in Atene, Governo eUenico aveva chiesto al Signor Zographos l'assicurazione che gli insorti epiroti si sarebbero astenuti da qualsiasi azione contro Valona. Zographos avrebbe consentito a dare tale assicurazione esprimendo soltanto dal canto suo il desiderio che da parte degli Albanesi tanto di quelli rimasti fedeli al Principe quanto degli insorti, fosse evitato ogni attacco contro gli Epiroti.

510

L'AMBASCIATORE A PARIGI, TITTONI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. GAB. 1230/170. Parigi, 30 agosto 1914, ore 23,55 (per. il 31, ore 4,15).

Telegramma di V. E. n. 1001 (l) Gabinetto segreto. Personale per me.

Condivido pienamente le tue idee. Qui io ho manifestato nelle mie conversazioni la mia simpatia per la Francia trascinata a cosi terribile guerra e la mia riconoscenza per quanto è stato fatto qui per gli Italiani ma non ho detto una parola che potesse fare supporre che noi uscissimo dalla neutralità.

Ho trovato il massimo riguardo e specialmente dopo quanto tu dicesti a Barrère nessuno ha più alluso con me alla futura attitudine dell'Italia. Che intanto essa sia apprezzata me lo dimostrarono le manifestazioni di grandissima..... (2) che ho trovato nei cittadini di tutte le classi che da quando io sono qui tornato hanno avuto rapporti con me. Per le ulteriori conversazioni terrò conto di quanto altro mi dici.

(l) -Vedi D. 503. (2) -Gruppo indecifrabile.
511

IL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO, ALL'AMBASCIATORE A VIENNA, AVARNA

T. 5033. Roma, 30 agosto 1914, ore 24.

Neutralttà Albania.

Ci risulta da vari indizi e da precise informazioni provenienti da fonti diverse che il Governo austro-ungarico forse non si rende sempre interamente conto della necessità di astenersi da qualunque atto che sia o possa essere interpretato come violazione della neutralità albanese che secondo il modo di vedere del R. Governo dev'essere ad ogni modo salvaguardata in omaggio alle deliberazioni di Londra delle quali Berchtold ha dichiarato a V. E. (Suo telegramma n. 1196) (l) di voler mantenuta l'obbligatorietà, ed anche nell'interesse militare dell'Austria per non dare giustificazione ad eventuali violazioni della neutralità albanese da parte della flotta anglo-francese. Siamo informati per esempio che a San Giovanni di Medua o nelle vicinanze sono state sbarcate e stanno per essere sbarcate ingenti quantità di armi e munizioni destinate ad armare Albanesi contro la Serbia, che allo stesso scopo sono stati mandati a Trieste per essere caricati su piroscafi diretti a Durazzo e assicurati contro i danni della guerra con notevole sacrificio pecuniario non sostenibile da ditte private molti vagoni di armi e munizioni, che l'elemento austrofilo in Albania fa attiva propaganda contro la Serbia ed ha abbandonato il Principe alla sua sorte perchè teme che la permanenza di esso possa ostacolare i suoi progetti.

Prego V. E. di richiamare nel modo più amichevole l'attenzione di Berchtold sui pericoli anche nell'interesse dell'Austria di una siffatta azione. Per quanto egli al pari di noi, ritenga secondo è detto nel sopra citato telegramma di V. E. che qualunque eventuale occupazione di territorio albanese debba essere considerata come provvisoria, importa evitare atti di violazione della neutralità dell'Albania che produrrebbero uguale violazione da parte di altri Stati.

Se un'occupazione parziale di territorio albanese fatta dalla Grecia dalla Serbia o dal Montenegro avrà per volontà delle Potenze e in forza delle deliberazioni di Londra carattere provvisorio molto diverso potrebbe essere il caratt,ere della violazione della neutralità albanese compiuta da una delle grandi Potenze qualora avvenisse in seguito alla persistenza austriaca nel voler far servire l'Albania ai fini della propria guerra. Voglia infine V. E. far notare a Berchtold che il rinnovarsi di fatti che costituiscono una violazione della neutralità albanese per opera dell'Austria-Ungheria avrebbe probabilmente per primo effetto d'indurre i Governi francese ed inglese a stabilire una base d'operazione navale sulle coste dell'Albania modificando forse dopo la guerra l'equilibrio dell'Adriatico e danneggian<!o durante la guerra l'Austria. V. E. col suo tatto potrà far osservare a Berchtold che oltre la legittima tutela dei nostri interessi ci spinge a parlargli nel senso suddetto un sentimento amichevole verso l'Austria.

(l) Vedi D. 475.

512

IL MINISTRO A DURAZZO, ALIOTTI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI. DI SANGIULIANO

T. PER POSTA 8639/843. Durazzo, 30 agosto 1914 (per. il 2 settembre).

Epiro.

Telegramma di V. E. n. 4985 (1). Credo alla importanza di non lasciar passare senza eventuali rimostranze l'assicurazione data da Zographos che gli Epiroti non oltrepasseranno mai la linea di frontiera da essi occupata a meno di essere provocati ed attaccati dagli Albanesi. Giova infatti rilevare e far rilevare che i Greco-epiroti occupano un territorio assai vasto compresi Koritza, Colonia, Skrapari etc. ove le popolazioni albanesi espulse hanno diritto di rientrare tosto

o tardi sia pacificamente sia coll'aiuto di forze albanesi. Zographos ed i suoi compagni che hanno violato apertamente i loro impegni non potrebbero opporsi al ritorno degli Albanesi nei loro focolari senza venir meno a tutte le assicurazioni date alle Potenze ed alla Commissione di Controllo. È ovvio però che qualsiasi protesta attuale contro i Greco-epiroti e la Grecia non sortirebbe alcun effetto pratico se non seguita da qualche atto coercitivo tale da convincere la politica panellenica essere indispensabile un cambiamento di rotta.

513

L'AMBASCIATORE A PIETROBURGO, CARLOTTI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI. DI SANGIULIANO

T. GAB. SS. R. 1233/77. Pietroburgo, 31 agosto 1914, ore 1,30 (per. ore 11,10).

Telegramma di V. E. n. 966 (2).

Delcassé ha qui telegrafato che V. E. nel suo colloquio con Barrère gli ha lasciato comprendere che, viste le assicurazioni dateci dall'Austria e Germania, la probabilità della nostra uscita dalla neutralità sono ridotte al minimo. In analogo senso ha pure telegrafato Krupensky.

514

L'AMBASCIATORE A VIENNA, AVARNA, AL MINISTRO DEGLI ESTERI. DI SANGIULIANO

T. 8577/1210. Vienna, 31 agosto 1914, ore 8,10 (per. ore 22,45).

Epiro.

Telegramma di V. E. n. 4974 (3).

Ho tenuto parola a Rappaport del telegramma suddetto. Egli mi ha detto che il Console I. e R. in Janina aveva dal canto suo fatto pervenire alcuni

giorni or sono notizie analoghe al Conte Berchtold. Quanto a Mehemet bey Konitza che è fratello di Faik bey, ma ha idee politiche diverse da lui, si tratta di persona che sebbene abbia assai bei modi deve essere considerato come poco sicuro. Egli fu prima console ottomano a Corfù; si recò poscia, durante la riunione degli ambasciatori, a Londra per patrocinare la causa dell'Albania. Dati i suoi precedenti, Rappaport ha aggiunto che non si stupiva del suo contegno presente, quale fu segnalato dai rispettivi nostri consoli. Circa situazione in Epiro Rappaport mi ha detto che egli credeva che non appena il Principe avesse lasciata l'Albania (e ciò avrebbe dovuto accadere oggi stesso) i così detti Epiroti avrebbero preso possesso dell'intero Epiro dichiarando decaduto accordo di Corfù.

(l) -Vedi D. 485. (2) -Vedi nota (2) al D. 352. (3) -Del 29 agosto col quale Di Sangiuliano comunicava il D. 365.
515

L'AMBASCIATORE A VIENNA, AVARNA, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. 8578/1209. Vienna, 31 agosto 1914, ore 8,10 (per. ore 22,45).

Situazione Valona. Telegramma di V. E. 5034 (1).

Berchtold che ho intrattenuto del telegramma di V. E. suddetto, mi ha detto di essere d'avviso che i consoli aderiscono alla domanda dei notabili di Valona e dei rifugiati e che aveva dato istruzioni in questo senso al console I. R. in Valona, purchè i ribelli vi consentano e s'impegnino a non fare atti di violenza verso gli abitanti della città e dei dintorni.

Circa la questione della bandiera Berchtold mi ha detto che non aveva motivi di prendere una decisione giacchè il console I. R. non gli aveva nulla telegrafato al riguardo, cosicchè egli si confermerà alla decisione che sarà presa in proposito.

516

L'AMBASCIATORE A VIENNA, AVARNA, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. 8587l 1211. Vienna, 31 agosto 1914, ore 8,10 (per. ore 23,40).

Berchtold mi ha chiesto se V. E. mi avesse comunicato il nuovo colloquio della E. V. avuto di rec•ente con Macchio ·Circa amministrazione cantonale in Albania nonchè circa idee esposte nella lettera che avevagli ..... (2) in proposito:

Avendo risposto negativamente Berchtold mi ha detto che stava preparando la proposta (?) a quella lettera nella quale avrebbe fatto conoscere che aderiva in linea generale alle idee di V. E. cioè: l) che Commissione Internazionale di Controllo doveva sussistere anche dopo (?) partenza del Principe dal

l'Albania; 2) che i limiti dell'Albania e sua neutralità fissati dalla riunione di Londra dovrebbero essere rispettati; 3) che non si pronuncia per ora sulla questione dell'amministrazione cantonale in Albania ma che se in avvenire si fosse sviluppata di fatto non vi si dovrebbe far opposizione.

(l) -Vedi nota al D. 500. (2) -Gruppo indecifrabile.
517

L'AMBASCIATORE A VIENNA, AVARNA, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. 8590/1212. Vienna, 31 agosto 1914, ore 8,10 (per. ore 23,40).

Neutralità Albania. Telegramma di V. E. 5033 (1). Ho richiamato nel modo più amichevole l'attenzione di Berchtold su quanto

V. E. espone nel suo telegramma suddetto.

Per quanto riguarda lo sbarco di armi e munizioni a San Giovanni di Medua destinate ad armare gli Albanesi contro Serbia, Berchtold mi ha detto che le indagini sin qui eseguite non avevano portato ad alcuna constatazione in proposito ed ha ricordato la supposizione già fatta da Rappaport di cui al mio telegramma 1157.

Circa i vagoni di armi e munizioni mandati a Trieste per essere caricati su piroscafi diretti a Durazzo mi ha detto che egli lo ignorava completamente che sarebbe tosto ordinata una severa inchiesta, ma che la cosa gli sembrava tanto meno verosimile in quanto che non comprendeva da chi avrebbero potuto essere inviate in Albania delle armi, ciò essendo assolutamente in contraddizione con la intenzione del Governo I. e R. che non desiderava violare la neutralità dell'Albania. Quanto all'attiva propaganda contro la Serbia da parte degli elementi austrofili, Berchtold ha osservato che non sapeva nemmeno se tali elementi esistessero tuttora in Albania ed ha poi aggiunto che credeva che in questo momento gli Albanesi pensassero piuttosto alla situazione dell'Albania che a fare una politica in favore di questo o di quello. Ad ogni modo egli non avrebbe mancato di segnalare al proprio ministro in Durazzo ed ai consoli II. e RR. in Albania le cose da me espostegli impartendo loro l'istruzione di far comprendere all'evenienza che questa supposta propaganda non corrispondeva affatto alle intenzioni del Governo I. e R.

Berchtold mi ha detto che si rendeva interamente conto dell'assoluta necessità di astenersi da qualsiasi atto che potesse essere interpretato violazione neutralità albanese.

Egli condivide interamente il modo di veder del R. Governo che questa neutralità doveva essere salvaguardata ad ogni costo in omaggio alle deliberazioni di Londra, riconoscendo che (?) ciò corrispondeva pure all'interesse militare della Monarchia per non giustificare una eventuale violazione della neutralità albanese da parte della flotta franco-inglese. E mi ha pregato di rassicurare in modo formale V. E. facendole conoscere Governo I. e R. era fermamente deciso a non violare la (?) neutralità dell'Albania e di non servirsi di questo Paese ai propri fini di guerra.

(l) Vedi D. 511.

518

IL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO, ALL'AMBASCIATORE A BERLINO, BOLLATI

T. GAB. 1008 (1). Roma, 31 agosto 1914, ore 8,30.

Suo telegramma Gab. n. 122 (2).

Lietissimo di quanto V. E. mi comunica. Se come credo intenzioni di Vienna e Berlino sono sincere i sospetti che avevamo per l'avvenire possono considerarsi come dissipati. Persisto però sempre nell'opinione che una azione costante ed efficace del Governo tedesco può mettere in armonia gli interessi dell'Italia e dell'Austria e assidere su salde basi i reciproci rapporti tra due paesi che reciprocamente si comprendono poco.

519

IL MINISTRO A BUCAREST, FASCIOTTI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. GAB. s. 1240/109. Bucarest, 31 agosto 1914, ore 8,45 (per. Hl• settembre ore 0,30).

Telegramma di V. E. n. 1004 (3).

Per quanto non si tratti di argomento di mia competenza tuttavia credo mio dovere insistere nel segnalare il risentimento che il nostro contegno ha provocato a Berlino e specialmente a Vienna. Se opportunità del momento ha consigliato a quell'ambiente militare attenuare ora le manifestazioni le quali per quanto mi consta erano state nei primi tempi vivacissime non per questo possiamo illuderci che il risentimento sia sparito. Per la conoscenza che ho dell'ambiente austriaco, pei precedenti all'E. V. ben noti e qui confermatimi, pei propositi manifestati ed i preparativi fatti in tempi non lontani dall'Austria-Ungheria alla nostra frontiera, per la convinzione ormai radicata e confermata dal movimento antiaustriaco esistente in Italia che su di noi nè Austria-Ungheria nè Germania potranno più contare, mi sembra sia da temere che ove sorti della guerra volgano favorevoli ai due Imperi, l'Italia non abbia ad essere sottoposta alle più dure prove.

Per quanto il nostro buon diritto sia evidente, è innegabile che noi siamo considerati dai nostri alleati come fedigrafi, talchè il rappresentante d'una Potenza più o meno neutra ebbe a dire giorni or sono, ripetendo presumibilmente quanto aveva sentito dal ministro d'Austria-Ungheria, che per trenta anni non troveremo più alleati.

Così stando le cose interessi del nostro avvenire e forse anche della stessa integrità nazionale mi sembra debbano consigliarci di farci valere, di garantirci contro simile pericolo sia mediante opportune trattative sia con quelle decisioni che parranno utili al R. Governo.

Dopo aver esposto rispettosamente quanto precede a V. E. per dovere di

funzionario ripeto, ad evitare ogni malinteso e per mettere in grado preventiva

mente V. E. di smentire qualunque voce in contrario, che io mi limiterò confer

mare essere R. Governo deciso mantenere neutralità se interessi dell'Italia non

sono minacciati o lesi.

Così ho detto a Filippescu venuto a vedermi ieri l'altro ed ho aggiunto che,

essendo pronto entrare in conversazioni col Governo romeno, egli e gli altri

ex ministri e ministri che sono partigiani d'una intesa italo-romena devono

mettersi d'accordo col Presidente del Consiglio perchè ne prenda iniziativa.

Filippescu e Take-Jonescu sono stati ricevuti dal Re a cui hanno detto che

si sarebbero opposti con ogni mezzo ad una collaborazione militare coll'Austria

Ungheria. Lo stesso linguaggio hanno tenuto i più autorevoli ministri. Re Carlo

ha risposto che si inchinava alla volontà del paese e che come Sovrano Costitu

zionale avrebbe conformato le sue decisioni alla volontà stessa. Frattanto movi

mento anti-austriaco si accentua anche nell'esercito ed è fomentato dalla Russia

con abili misure, quali adozione lingua romena nelle chiese della Bessarabia.

(l) -Comunicato ad Avarna il 31 agosto 1914 (T. Gab. 1011). (2) -Vedi D. 489. (3) -Vedi D. 505.
520

IL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO, AL MINISTRO A BERNA, PAULUCCI

T. GAB. 1012. Roma, 31 agosto 1914, ore 16.

Pregola telegrafarmi suo parere sui motivi che hanno indotto la Svizzera a chiamare altre due classi pur avendo una ingente forza sotto le armi. Destano qualche diffidenza in Germania ed Austria alcuni articoli della Gazette de Lausanne che assicurasi essere in relazione più o meno intima con codesta

R. Legazione. Pregola telegrafarmi schiarimenti.

521

IL CONSOLE A VALONA, LORI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. 8571/970. Valona, 31 agosto 1914, ore 16,30 (per. ore 17,15). Seguito mio telegramma n. 966 (1). Commissione cittadini presieduta dal Sindaco ha già preso possesso del Governo della città. Sindaco Ibrahim Abdallah eletto Governatore. Prefetto Negib bey mi ha comunicato ufficialmente sua cessazione funzioni. Con insorti fu convenuto verranno qui per constatare insediamento Governo

locale e controllare inventario cannoni e mitragliatrici appartenenti Governo Durazzo e che rimarranno sequestrati. Essi si impegnarono non permettere

19 - Documenti diplomatici -Serie V -Vol. I

venuta Valona della gente di Malacastra e Musachia che si abbandonerebbero a vendette e saccheggi. Fu convenuto altresì insorti non si ingeriranno ulteriormente amministrazione città. La città per ora è abbastanza tranquilla salvo inquietitudini di qualche persona più compromessa e parmi previsioni siano prevalentemente ottimiste. Convegno parlamentari teri, a quanto riferiscesi, terminò con grande effusione e abbracciamenti. In questo momento mi giunge voce però che noto capitano Ghilardi farebbe difficoltà per consegnare le armi. I volontari che erano alla Voiussa sono stati ritirati.

Telegrafato quanto precede alla R. Legazione.

(l) Non pubblicato.

522

IL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO, AGLI AMBASCIATORI A VIENNA, AVARNA E A BERLINO, BOLLATI

T. GAB. 1014. Roma, 31 agosto 1914, ore 17.

(Per Vienna). Mio telegramma Gabinetto n. 1011 (1).

Ho telegrafato a Bollati quanto segue:

(Per Berlino). Mio telegramma Gabinetto n. 1008 (2).

(Per entrambi). Mi sono oggi epresso con Flotow nei medesimi sensi non dissimulandogli che era assai diffuso in Italia il sospetto ora quasi dissipato che l'Austria se vincitrice volesse poi aggredirci.

Prego V. E. di esaminare se Ella possa cominciare a sondare il terreno costì per concretare gli eventuali compensi all'Italia in caso di ingrandimento dell'Austria.

523

IL MINISTRO A DURAZZO, ALIOTTI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. 8588/845. Durazzo, 31 agosto 1914, ore 19 (per. il 1• settembre ore 3,10).

Nonostante disperata situazione e gli ammonimenti pervenutigli da ogni lato, il Principe è ricaduto in un'inerzia passiva concepibile solo per chi lo conosce a fondo.

Il mio collega di Germania irritatissimo di questa indecisione ha dichiarato a Turkhan pascià che ormai rimane solo un'uscita vergognosa per il Principe che se la sarebbe meritata. Il Ministro austro-ungarico non nasconde il suo scontento per il ritardo alla partenza del Sovrano temendo disordini in città.

Turkhan pascià mi ha dichiarato stamane di aver fatto capire al Principe che dinanzi all'impossibilità pagare i di lui mercenari, questi non tarderebbero saccheggiare città e che quindi si deve prendere immediatamente la sola decisione permessa (?) da impellenti necessità. Egli mi ha confidato la sua intenzione

in seguito al parere unanime del Corpo diplomatico di parlare al Principe, anche ora più chiaramente, concludendo che rassegnerebbe le sue dimissioni e partirebbe per l'estero in caso di risposta non soddisfacente.

Mi sono contentato di far rilevare a Turkhan pascià il punto di vista dei ministri stranieri a cui preme sicurezza nella ..... (l) specialmente al riguardo degli stranieri. Ho soggiunto che il Principe ed i suoi Ministri sarebbero responsabili in caso di errori e di imprudenze non ammissibili per parte delle autorità. Ciò aveva per scopo di porre in sodo la responsabilità risultante dalla presenza a Durazzo di bande indisciplinate che il Governo non ha voluto sciogliere in tempo per impedire minacciati disordini.

È probabile che la crisi si risolva entro pochi giorni. Però sono già da temersi disordini poichè la gente armata di Bairam Zurri e di Issa Bollettinas reclama pagamento delle somme dovute di cui Principe non dispone più. Si temono anche eventuali saccheggi del Palazzo se cose si prolungano eccessivamente.

È possibile che il Principe speri ancora qualche soccorso in danaro dal Re di Romania. Si dice pure che la Principessa inconsolabile per la perdita della Corona influisce per la resistenza, non sapendo di aver compromesso in tal modo l'ultima speranza di conservare almeno in apparenza il trono.

(l) -In nota ai DD. 489 e 518. (2) -Vedi D. 518.
524

IL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO. AL PRINCIPE DI BULOW

(Ed. in SALANDRA, Billow e le neutralità in Corriere della Sera 28 ottobre 1926; MACCHIO. Wahrheit! Furst Billow und ich in Rom 1914-15, Wien 1931, pp. 32-34)

L. P. Roma, 31 agosto 1914.

Ce n'est qu'aujourd'hui que j'ai reçu votre lettre du 19 (2).

Permettez-moi d'abord de Vous exprimer mes condoléances les plus sincères pour la perte dou1oureuse que Vous venez d'essuyer. Je ne Vous ai pas écrit plus tòt parce-que je n'était pas tout à fait siìr de l'autenticité de la nouvelle. Votre frère est tombé héroiquement pour sa Patrie et cela doit, sans aucun doute, atténuer Votre douleur.

Puisque sans le moindre doute il n'y aura pas de guerre entre l'Italie et l'Autriche, nos préoccupations sur les intentions hostiles de l'Autriche contre nous étant presque écartées, j'espère que j'aurai le plaisir de Vous revoir l'hiver prochain à Rome, et alors je Vous dirai, sur les causes de notre neutralité, certaines choses, que je ne puis pas écrire, car une lettre, malgré toutes les précautions, peut toujours s'égarer.

Vous n'ignorez pas qu'au vingtième siècle aucun gouvernement ne peut

engager son pays dans une grande guerre, dont l'enjeu est l'existence mème de

la Nation, sans le consentement de l'opinion publique, et nos alliés ont dès le début mené les choses de manière à froisser l'opinion publique italienne dans tous les sentiments, les principes et les intérets auxquels elle tient le plus.

Elle a toujours vu avec méfìance les ambitions territoriales de l'Autriche dans les Balkans et l'Adriatique: elle a toujours eu de la sympathie pour les faibles menacés par les forts: elle croit, avec une foi profonde, aux principes libéraux et au principe de nationalité: elle considère l'indépendance réelle et la irrtégrité territoriale de la Serbie comme un rempart et un élément d'équilibre nécessaire à ses intéréts. C'est contre tout cela que l'agression de l'Autriche contre la Serbie a été dirigée, et de cette agression a découlé la guerre: cette agression a été préparée sans nous informer, sans entendre notre avis, mais, comme on voyait que quelque chose se préparait, nous n'avons jamais caché à nos alliés nos :prévisions, qui se sont toutes réalisées, et notre point de vue. Nous leur avons prédit que la Russie, la France et l'Angleterre auraient fait la guerre si l'Autriche ne modérait pas ses demandes: que la Roumanie serait restée neutre: que l'Italie ne se croyait pas liée par le traité d'alliance à prendre part à la guerre, vu que le traité est défensif, que l'origine de la guerre était une agression de l'Autriche contre la Serbie et que nos alliés n'avaient pas respecté les clauses qui établissent la nécessité d'un accord préalable avant de créer une situation pouvant amener une guerre européenne. Le pays étant unanime et ferme, le gouvernement ne pouvait pas se révolter contre la volonté souveraine de la nation entière, et, dès le 24 juillet, Salandra et moi nous l'avons répété de la façon la plus formelle à Flotow.

Depuis ce jour nous avons entretenu avec·les gouvernements de Vienne et de Berlin un échange d'idées, qui a fait disparaitre presque entièrement le soupçoh qu'on avait en Italie d'une attaque de l'Autriche contre nous après cette guerre, et qui fait éspérer que les rapports entre les trois puissances sortiront peut-étre modifìés, mais probablement raffermis de cette crise, et qu'on pourra les établir sur la base solide de l'harmonie des intérèts réciproques, en confermant leurs accords à la situation, qui découlera de la guerre et qui sera probablement fort différente de celle en vue de laquelle la forme actuelle du traité de la triple alliance a été rédigée.

Méme pendant la guerre nous espérons de pouvoir, gràce à la neutralité, rendre des services à nos alliés, en contribuant à limiter et à faciliter la conclusion de la paix à des conditions assurant à l'Europe de longues années de repos.

Je tiens, en attendant, à rectifìer une impression qui, d'après ce que vous me dites, doit etre assez répandue en Allemagne. Quoique des prévisions siìres ne soient pas possibles, nous avons toujours pensé que les probabilités de victoire étaient pour l'Allemagne, mais, quand je vous exposerai de vive v o ix tout ce que je ne puis pas Vous écrire, Vous verrez que l'hésitation n'était pas possible et que nous ne pouvi!ons pas nous décider pour la neutralité.

J'en comprends tous les inconvénients et tous les dangers, mais j'espère que par une attitude loyale et ferme nous pourrons sauvegarder nos intérets et jouer un ròle utile à nos alliés et à la paix de l'Europe.

(l) -Gruppo indecifrabile. (2) -Vedi D. 342. Il 2 settembre Di Sangiuliano inviò a Salandra copia della lettera di Blilow e della risposta.
525

IL CONSOLE A JANINA, NUVOLARI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. 8596/236. Janina, 31 agosto 1914, ore 20,45 (per. il l" settembre ore 9,5).

Ottava Divisione di stanza a Doliana, 30 chilometri nord di Janina, con effettivo ridotto composta di cir.ca 4 mila uomini compresa artiglieria, è partita stamane 31 agosto per Prevesa OV'e si imbarcherà sembra con destinazione a Kavalla.

Ottava Diviskme che, secondo mi viene riferito, sarebbe specializzata come corpo di sbarco forma colla nona qui di guarnigione quinto corpo d'armata di stanza in Epiro.

Partenza truppe è dovuta evidentemente all'incerta situazione balcanica ed a timore di un possibile conflitto greco-turco. In vista di ciò sembrerebbe prorogata rioccupazione militare alto Epiro che però resta sempre in programma.

Nei territori contestati trovansi sempre al comando di ufficiali dell'esercito regolare circa 5 mila regolari greci che passano come insorti. Al momento prescelto -e questo ha molta probabilità di accadere -queste truppe trasformandosi di nuovo in regolari greci; ed a questo basterà loro rimetter sui berretti lo stemma greco ora toltosi, potrebbero prendere possesso dei territori contestati in nome Grecia e compiere eventualmente o come insorti o come regolari greci -secondo meglio converrà al Governo di Atene -movimento avanzata su Valona al quale sembra che gli Albanesi non siano in grado di opporre alcuna resistenza. Comunicato R. Legazione.

526

L'AMBASCIATORE A BERLINO, BOLLATI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

(Ed. in Rivista Storica Italiana, anno LXI, fase. II (MCMXLIX), pp. 253-255)

L. P. (1). Berlino, 31 agosto 1914.

Come V. E. avrà rilevato dal mio telegramma n. 703 (2), io ho dato a questo Governo l'assicurazione circa la neutralità n~i termini che da Lei mi erano stati prescritti. L'ho data per obbedire alle istruzioni categoriche da Lei ricevute, e benchè ciò fosse contrario alla convinzione mia: che il proposito di uscire dalla neutralità già esiste fin d'ora nel R. Governo, e che si aspetta solo lo svolgersi degli avvenimenti in un determinato verso per tradurlo in atto. Questa mia convinzione è originata dal fatto che le istruzioni di V. E. mi apparvero difficilmente conciliabili con quanto mi era stato detto da S. M. e da S. E. il Presidente del Consiglio; con un cumulo di circostanze e di indizi venuti a mia conoscenza;

e anche con altre asserzioni di V. E. stessa. Queste ultime si riferiscono, essen· zialmente, alla questione dei nostri provvedimenti militari. Mentre io dovevo qui «smentire la supposizione di movimenti concernenti soltanto il confine austriaco» (Dispaccio di V. E. n. 449 del 26 agosto) (1), V. E. nell'ultimo colLoquio che ,ebbi con Lei a Roma, m'aveva detto che, in realtà, quei movimenti avranno luogo per il 20 % verso il confine francese, e per l'SO % verso il confine austriaco: e che questa sproporzione era causata, in primo luogo dall'essere la nostra frontiera verso la Francia meglio difesa che non quella verso l'Austria, e in secondo luogo da ciò, che da parte della Francia non avevamo oramai più nulla a temere, mentre da parte dell'Austria ogni sorpresa è sempre possibile. Avendo io osservato che, motivando in tal modo le mie dichiarazioni, non si sarebbe certo potuto raggiungere qui quell'effetto tranquillizzante che ce ne ripromettevamo, V. E. lo ammise, e mi disse di non menzionare quest'ultima spiegazione. E così feci; ma l'impressione profonda ne è rimasta in me, ed essa fu ancora aggravata da un telegramma da V. E. diretto al Duca Avarna (a me comunicato coll'altro n. 4913, del 27 agosto) (2) nel quale Ella parla di preparativi militari austriaci alla frontiera italiana e dice che, di fronte al pericolo dell'allarme che essi gettano nella nostra opinione pubblica, ciò potrebbe render necessaria qualche misura difensiva da parte nostra. Ora, è constatato che all'inizio della guerra l'Austria aveva quasi completamente sguarnito la sua frontiera verso l'Italia; e che soltanto in seguito alle nostre misure militari, essa si determinò (a quanto mi risulta, non all'insaputa, e fors'anche dietro consiglio di qui) a concentrarvi nuove truppe e a prendere altri provvedimenti difensivi. Non parmi dubbio che il primo passo venne da parte nostra; ma il palleggiarsi così la responsabilità dell'iniziativa, come lo si è vi&to ultimamente fra Germania e Russia, conduce fatalmente alla guerra.....

Ora, io non ebbi mai, nè dopo quanto ho visto a Roma, posso avere la pretesa nè la minima illusione di influire in qualsiasi modo per fare adottare una decisione, o per far mutare una decisione già presa. Ma la mia coscienza mi ordina imperiosamente di nulla lasciare di intentato per cercare di impedire ciò che io considero come supremamente funesto al mio Paese. Non voglio più insistere sulla slealtà dell'atto. V. E. mi ha un giorno obiettato che l'uomo politico deve saper sacrificare anche la riputazione per gli interessi vitali della Patria. Ma qui non si tratta soltanto della riputazione di un uomo (che, del resto, non sarebbe nemmeno V. E., poichè non appare possibile che Ella si addossi la responsabilità di una politica cosi diametralmente contraria a quella da Lei sempre seguita) si tratta del buon nome e dell'onore d'Italia, che riceverebbero una macchia indelebile, ove essa si volgesse contro i suoi alleati, colpendoli alle spalle in un momento di supremo pericolo, e appunto quando la fortuna delle armi sj mostrasse loro avversa.

Mi si abbietta che ciò si farebbe soltanto quando gli interessi d'Italia venissero minacciati. Ma in qual modo? Per quante prove di insipienza abbiano date i governanti di Vienna, non è supponibile, non è verosimile che essi vogliano ora, da tante parti minacciati, cercarsi « de gajeté de coeur » un nuovo nemico,

provocando l'Italia. Scartata questa ipotesi, rimane quella che con un attacco all'Austria, noi si voglia profittare dell'occasione per realizzare aspirazioni nazionali da lungo tempo nutrite. Ora, io non so quali offerte concrete ci siano state fatte dalle Potenze della Triplice Intesa (da un mese nessun telegramma dei RR. Ambasciatori a Londra, Parigi e Pietroburgo viene più comunicato a Berlino, nè io ne potei prendere visione a Roma), ma da quanto è stato reso di pubblica ragione, dalle interviste che con tanta prodigalità i diversi Delcassé hanno largito ai compiacenti nostri giornalisti, risulta che esse sarebbero pronte ad accordarci Trento, Trieste, Dalmazia, l'Albania, ecc. Colla stessa generosità mi affretto a soggiungerlo ed a biasimarlo, se non uomini di Stato (fatta eccezione per il solo Andrassy) almeno pubblicisti e politicanti germanici ed austriaci ci offrono Nizza, Corsica, Tunisi, Malta, perfino l'Egitto! In realtà, io posso ammettere che l'acquisto di Trento e di Trieste (per quanto, circa quest'ultima, molte riserve sianvi a fare, date le aspirazioni dell'invadente marea slava) possa costituire il prezzo della nostra azione contro gli alleati di ieri ed a condizione che questi siano battuti. Ma è siffatta eventualità, non dico sicura, ma anche soltanto probabile? Certo i pericoli che circondano la Germania e l'Austria sono immensi: ma immense sono pure la forza, la resistenza, la preparazione sopratutto della prima, e un esito definitivamente favorevole ad esse non credo possa essere scartato: credo anzi che abbia ancora per sè un grado maggiore di probabilità. Aggiungo che potrebbe anche darsi che noi vincessimo l'Austria, e che, ciò malgrado, il risultato fin11le della guerra fosse, grazie alla vittoria della

Germania, in favore dei nostri ex alleati: e che si presentasse cosi il caso inverso di quello che si produsse nel 1866, quando l'Italia sconfitta acquistò Venezia, mentre ora l'Italia vittoriosa potrebbe perderla e perdere fors'anche qualcosa di più. Poichè l'indignazione per quello che si chiamerebbe il tradimento dell'Italia sarebbe e in Austria e in Germania così profondo e violento e generale, che contro l'Italia, più ancora che contro gli altri nemici si volgerebbero le vendette e i propositi di conquista dei vincitori. E debbo pure aggiungere che, al primo annuncio di una nostra entrata in azione contro l'Austria (sopratutto se come è prevedibile, si avverasse dopo un insuccesso di essa e della Germania) l'esasperazione di questo popolo sarebbe cosi tremenda che la vita delle molte decine di migliaia di italiani residenti in Germania sarebbe esposta ai più veri e sicuri pericoli.

M'arresto, perchè l'animo rifugge inorridito dalle conseguenze di quella nostra decisione. A me, che ho forse idee troppo ristrette e una visione non abbastanza elevata degli interessi della Patria, la via contraria si presenta chiara, leale e anche non priva di vantaggi. Oramai, gli effetti della nostra neutralità sono, qui e in Austria, scontati: la convinzione che essa ci era imposta dalle circostanze, dai precedenti e dagli interessi nostri, è già penetrata, come .telegrafai ieri, non solo nelle sfere governative, ma an,·he nell'opinione pubblica germanica. Se noi manteniamo sinceramente tale neutralità fino alla fine della guerra, si può esser certi che i nostri alleati non solo non ce ne serberanno rancore, ma saranno anche disposti, se vincitori, a tener conto in certa misura delle nostre legittime aspirazioni. A questo riguardo, la dichiarazione che è stata fatta ultimamente a V. E. da codesti ambasciatori di Germania ed AustriaUngheria circa l'interpretazione dell'art. 7 del Trattato della Triplice Alleanza mi sembra di grandissima importanza e tale da costituire una solida base per opportuni negoziati. Nè credo sia da trascurasi l'eventualità, cui accennavo nel mio telegramma n. 714 (1), di un intervento dell'Italia neutrale come intermediaria di pace fra le altre Grandi Potenze, eventualità che le darebbe diritto farsi valere con voce autorevole ed ascoltata, a profitto degli interessi propri, nel regolamento dei conti che si farebbe a guerra finita.

Di queste cose ho parlato or ora a lungo col Prinr.ipe di Bi.ilow, il quale mi diceva di averne scritto a V. E. e, da vecchio e sincero amico dell'Italia, s~ mostrava profondamente turbato e preoccupato per le decisioni che da molte parti le si attribuivano. Io mi studiai naturalmente di rassicurarlo del mio meglio, pur esponendogli i motivi che avevano determinato finora la nostra linea di condotta, e di molti dei quali egli riconosceva il fondamento. Egli diceva pure che, contrariamente a quanto si crede in generale, e quanto vien detto ufficialmente da quei Governi, vi sono fondate ragioni di supporre che Francia ed Inghilterra non vogliano spingere le cose all'estremo, e non siano aliene dall'entrare da qualche tempo in negoziati, a condizione beninteso che la Germania si mostri essa pure non intransigente, il che il Principe credeva di poter assicurare.

Il tono di questa lettera (ed io ne chiedo venia a V. E.) non è certo quale si conviene ad un subordinato di fronte al suo superiore, ad un ambasciatore di fronte al ministro degli Affari esteri. Ma, oltre che le cose da me scritte le erano già state dette a voce, e V. E. ebbe l'indulgenza di ascoltarle, io crede che, in momenti di suprema gravità come questo, le considerazioni personali non abbiano più assolutamente alcuna importanza: ed io m'inchinerei a qualsiasi decisione Ella volesse prendere a mio riguardo. Mentre la Patria è in pericolo io, che purtroppo ho perduto la fede, piego il capo e prego Dio perchè voglia salvare l'onore e le sorti d'Italia.

P. S. -Gli ultimi telegrammi di V. E. mi aprono l'animo a qualche maggiore speranza. Io sarei lietissimo se dovessi fare ammenda onorevole e riconoscere che ho avuto tutti i torti nello scrivere questa lettera.

(l) -A questa lettera Di Sangiuliano rispose il 9 settembre: • Ho ricevuto la sua interessante lettera del 31 agosto e le risponderò fra qualche giorno. Stia tranquillo •. Non risulta che abbia effettivamente risposto. (2) -Vedi D. 496. (l) -Non pubblicato. (2) -Vedi D. 459.
527

L'AMBASCIATORE A BERLINO, BOLLATI, ALL'AMBASCIATORE A VIENNA, AVARNA (Ed. in Rivista Storica Italiana, anno LXI, fase. II (MCMXLIX), pp. 252-253)

L. P. Berlino, 31 agosto 1914.

Mi è vivissimamente rincresciuto che non abbiamo potuto incontrarci negli ultimi nostri soggiorni in Italia. Sarebbe stato per me di somma utilità ed importanza l'avere con te qualche scambio d'idee nella attuale gravissima situazione.

L'impressione che ho avuta a Roma è stata semplicemente disastrosa; mi sono convinto che da noi si va fatalmente, si vuole andare alla guerra coll'Au

stria! Ripugnandomi di rimanere l'istrumento di una politica, che io considero sleale e funesta alla patria io avevo dato, come te, le mie dimissioni; mi si obbligò a ritirarle, facendo appello al mio patriottismo, e mi si costrinse a ritornare a Berlino. Ho dovuto piegare il capo, ma non sono per nulla rassicurato e ho creduto mio assoluto dovere dirigere al ministro la lettera personale, di cui -per tua informazione strettissimamente confidenziale -qui ti mando una copia. Dimmi che cosa ne pensi. Le dichiarazioni di S. M. e del Presidente del Consiglio, cui accenno nella mia lettera, erano queste: alla mia domanda se potevo dar qui l'assicurazione che non saremmo usciti dalla neutralità, ambedue risposero di no! Il ministro degli esteri mi disse poi il contrario... Pensa quale fiducia potevo avere nelle sue parole!

Che tristi tempi, amico mio sembra di fare un sogno orrendo. Che cosa avverrà di noi, del nostro povero paese? Qui, malgrado tutto, hanno una fiducia incrollabile nella vittoria finale...

Voglimi bene e credimi sempre con antica cordialissima amicizia.

1o settembre.

P. S. -Le recenti, vere e grandi vittorie germaniche (ma, e gli austriaci?) hanno senza dubbio migliorato la situazione, e gli ultimi telegrammi di Roma se ne risentono già. Ma tant'è: io mando ugualmente le lettere.

(l) Vedi D. 506.

528

IL MINISTRO DEGLI ESTERI. DI SANGIULJANO, ALL'AMBASCIATORE A VIENNA, AVARNA

T. 5039. Roma. ]o settembre 1914, ore 3.

Suo telegramma 1196 (1).

Concordo pienamente dichiarazioni fatte da Berchtold circa opportunità che l'Italia e l'Austria-Ungheria accentuino loro proponimento di mantenere fermo non solo per oggi ma anche per l'avvenire loro accordo per l'Albania.

Prego V. E. intrattenerne ancora Berchtold int2ressandolo a manifestare il suo pensiero circa il modo concreto di dare esecuzione a quel divisamento.

530

IL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO, ALL'AMBASCIATORE A PIETROGRADO (2), CARLOTTI

T. 5044. Roma, 1° settembre 1914, ore 3.

Amministrazione Scutari.

Telegramma di V. E. n. 614 (3).

Affidando amministrazione di Scutari ai consoli si manterrebbe fermo, anche

in mezzo alle attuali così gravi difficoltà principio della neutralità ed interes

::;amento di tutte le Potenze all'Albania, sotto la garanzia di tutte le Potenze. Con ciò si preverrebbe anche eventualità che Austria possa violare neutralità albanese ai fini della sua guerra con la Serbia. Pertanto io riterrei sommamente opportuna suddetta misura.

Prego esprimersi in tal senso presso codesto Governo.

~30.

IL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO, ALL'AMBASCIATORE A COSTANTINOPOLI, GARRONI

T. R. 5051. Roma, 1° settembre 1914, ore 3.

Suo telegramma Gabinetto 396 (1).

Per rispondere analoga domanda mio collega delle Colonie pr.ego telegrafarmi se nell'ultimo periodo di quel suo telegramma Ella abbia inteso parlare d'azione svolta da codesta Ambasciata imperiale di Germania.

(l) -Vedi D. 475. (2) -Con decreto firmato il 31 agosto, dallo Zar Nicola Il, il nome di Pietroburgo venne cambiato in quello di Pietrogrado. (3) -Vedi nota al D. 467.
531

L'AMBASCIATORE A LONDRA, IMPERIALI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. GAB. s. 1245/330. Londra, 1° settembre 1914, ore 3 (per. ore 24).

Siccome ho già riferito nè Grey nè altri mi hanno mai rivolto sollecitazioni a partecipare guerra. Ciò non distrugge però mia impressione che nostra collaborazione sia qui più che mai desiderata. Secondo mi risulta da fonte sicura

S. M. il Re Giorgio ha parlato recentemente due volte della cosa a persona di sua fiducia e nostro amico mostrando grande premura a che l'Italia non tardi a prendere una decisione e non perda occasione propizia che potrebbe non più ritrovarsi di realizzare aspirazioni nazionali e stabilire su base duratura sua amicizia con Inghilterra. Intenzioni di questo Governo di !asciarci assolutamente liberi mi pare confermato da un incidente che fin ora non ho narrato. Due settimane fa e precisamente il giorno della imponente dimostrazione davanti all'Ambasciata di S. M., ricevetti, non senza sorpresa, un biglietto urgente dello scudiero di servizio prevenendomi che S. M. desiderava vedermi alle ore 16. Mentre stavo per andare a palazzo, ricevetti avviso telefonico confermato più tardi da una lettera di Lord Stanfordhan che causa riunione inaspettata di un consiglio privato S. M. non avrebbe potuto più ricevermi. E da quel giorno non ho saputo più nulla delle vicende di questa udienza da me non chiesta.

• è sempre sotto la diretta influenza germanica... sotto tale influenza si organizza tutto ciò che può nuocere agli avversari da parte del mondo musulmano e non si risparmianotentativi per mantenere più viva che mai agitazione libica. Tedeschi sollecitano vanità ed ambizioni turche facendo presumere che Turchia senza occupazione diretta provincie perdute, possa riacquistare in esse supremazie di fatto ed apparenza •.

Per un sentimento di delicatezza ho considerato il fatto come non avvenuto e non ho voluto investigare i motivi del subitaneo cambiamento rivolgendo in proposito domande a Grey o a Nicolson o ad altri.

(l) Con questo tel. del 23 agosto (t. 8250/396) Garroni comunicava che il Governo turco

532

IL MINISTRO A BERNA, PAULUCCI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. GAB. s. 1246/251 (1). Berna, lo settembre 1914, ore 7 (per. il 2, ore 0,30 ).

Telegramma di Gab. n. 1012 (2).

Richiamo due classi sul quale V. E. chiede mio parere è inesatto. Furono chiamate come si fa ogni anno le reclute del 1895 per visita sanitaria e quelle del 1894 per la scuola. Forse questa circostanza originò equivoco. Svizzera anzichè aumentare diminuisce adesso forze mobilizzate. La « Landsturm » fu licenziata e lo fu pure una brigata della « Landwehr ». So pure da ottima fonte che il generalissimo fu invitato, e ciò per misure economiche, a ritenere sotto le armi ciò che è assolutamente necessario. Devo pur aggiungere, perchè la cosa può essere stata erroneamente interpretata, che i volontari furono avvertiti di annunziarsi (sic) per essere inscritti nei ruoli della « Landsturm ».

Quanto poi agli articoli della Gazetta de Lausanne sulla neutralità, so che il mio collega di Germania è convinto, non prestando fede alle mie smentite formali, che essi fossero da me ispirati e ciò perchè gli argomenti ivi svolti erano su per giù quelli di cui mi ero servito io in una delle primordiali nostre conversazioni, mentre io non aveva fatto che ripetere ciò che era stato pubblicato dalla Tribuna, Corriere della Sera e Stampa. Ad un redattore della Gazette de Lausanne che venne da me per conoscere mio avviso sulla dichiarazione di neutralità, io risposi semplicemente col dargli gli articoli dei tre giornali suggerendo di tesserei sopra il suo. Egli così fece ma per dare maggiore risalto all'articolo immaginò una forma di intervista con un diplomatico «di passaggio». Sfortunatamente il «di passaggio» che apparve nel Dovere e nella Basler Nachrichten fu invece soppresso nel giornale di Losanna e ciò confermò il mio collega nella sua idea assurda, senza osservare quanto, oltre agli argomenti della nostra stampa, uguali questi ai miei, il redattore vi avesse aggiunto di suo. Ebbi invece una intervista col Prof. Bovet venuto qui appositamente da Zurigo e che pubblicò nella Revue di Losanna l'articolo da me inviato a V. E. col mio rapporto n. 398 dell'll corrente (3), articolo di cui niun sospettò l'ispirazione e che fu ampliato nell'ultimo numero della Wissen und Leben. Mi permetto infine di far osservare che non bisogna dimenticare che la Gazette de Lausanne è interamente favorevole al1a Francia e che non deve meravigliare che cerchi qualche volta creare equivoci e diffidenza fra noi e i nostri alleati.

(l) -Comunicato a Bollati il 3 settembre 1914 (T. Gab. 1024) dalle parole: <Quanto agli articoli • fino a < vi avesse aggiunto di suo > e « Mi permetto • fino alla fine, con l'istruzione di valersene come e se credesse. (2) -Vedi D. 520. (3) -Non pubblicato.
533

L'AMBASCIATORE A PARIGI, TITTONI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. 8602/553. Parigi, lo settembre 1914, ore 9,25 (per. ore 13,10).

Delcassé mi ha detto oggi, a domanda dell'Ambasciata d'Inghilterra, ha disposto perchè sia impedito il transito delle armi nella colonia di Gibuti.

534

IL GOVERNATORE DELL'ERITREA, SALVAGO RAGGI AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. 8624. Asmara, lo settembre 1914, ore 9,35 (per. ore 19,20).

R. Legazione Addis Abeba telegrafa quanto segue: « 31 agosto. 189. Etiopia. Membri Governo etiopico e stesso Ligg Jasu coi nostri sono in continui ottimi rapporti personali, persistono smentire tassativamente qualsiasi intenzione aggressiva Etiopia a nostro riguardo e attribuiscono presente stato spirito, segnalato mio telegramma n. 188 (1), alla agitazione pochi male intenzionati, e più ancora alla fantasia ed eccitazione europei di Addis Abeba. Questi ultimi infatti sono vivamente eccitati per conflitto europeo, e mi risulta che i pochi sudditi germanici e austro-ungarici, alcuni dei quali godono di una certa dimestichezza e influenza presso Ligg Jasu, si sforzano di far apparire atteggiamento neutrale Italia nel conflitto europeo come tradimento per le due Potenze alleate e minaccia per Etiopia. Miei rapporti con Legazione Francia, Germania, Inghilterra sono ottimi».

535

IL MINISTRO DEGLI ESTERI DI SANGIULIANO, AGLI AMBASCIATORI A

PARIGI, TITTONI, A LONDRA, IMPERIALI, E A PIETROGRADO, CARLOTTI T. GAB. S. 1016. Roma, 1° settembre 1914, ore 10.

(Per tutti meno Pietroburgo). Mio telegramma Gabinetto n. 988 (2). Il R. Ambasciatore a Pietroburgo telegrafa quanto segue: (tel. n. 1233/77) (3). Ho risposto a Carlotti come segue:

(Per Pietroburgo). Suo telegramma Gabinetto n. 77. Segreto.

(Per tutti). Per qualche tempo abbiamo avuto sospetto che Austria e Germania volessero vendicarsi più tardi della nostra neutralità. Eliminato ora questo

sospetto confermo a V. E. nostro fermo proposito mantenere neutralità salvo naturalmente eventi imprevisti. Saremo lieti se potremo dare alla Triplice Intesa del pari che ad Austria e Germania prove di amicizia contribuendo alla pace ad eque condizioni.

(l) -Vedi D. 504. (2) -Vedi D. 471. (3) -Vedi D. 513.
536

IL MINISTRO AD ATENE, DE BOSDARI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. 8666/383. Atene, lo settembre 1914, ore 14 (per. ore 16,50).

Telegramma di V. E. 4992 (1).

Voci di intesa fra Italia e Grecia sulla base dell'occupazione di Valona da parte dell'Italia e della cessione Grecia del resto Epiro hanno circolato anche qui ed 1in tal senso fu interpretato il mio recente passo circa Valona presso Venizelos (mio telegramma 369) (2) del quale si ebbe notizia confusa nella stampa. Questo mio collega russo mi parlò della cosa dicendomi che sarebbe stata ottima soluzione alla quale egli avrebbe dato volentieri sua cooperazione.

Gli ho risposto spiegandogli, fino a quel punto che ciò mi parve opportuno, natura di quel mio passo, ed assicurandolo che per quanto a me consta Italia era ben lungi dal pensare occupazione di Valona.

537

L'AMBASCIATORE A LONDRA, IMPERIALI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. GAB. s. 1244/329. Londra, lo settembre 1914, ore 15,2 (per. ore 24).

Recatomi ieri al Foreign Offi.ce incontrai Steed. Mi chiese che cosa facevamo noi. Gli risposi che ci manteniamo strettamente neutrali. Replicò che informazioni prdvate giuntegli recano invece che Italia si prepara alla guerra, che non ha ancora dichiarato causa seria impreparazione militare cui si sta cercando di rimediare. Citò ad esempio la mancanza di scarpe ai soldati e la decisione delle autorità militari di concedere un premio di 15 lire per ogni riserVIista che si presentasse con un paio di scarpe nuove. Risposi: vedo che ne sapete più di me, ma io mi permetto di dubitare dell'esattezza di questa infor· mazione. Proseguendo Steed disse che Italia non deve dimenticare che a cinque chilometri da Trieste la popolazione non è più italiana ma slovena. Se l'Italia si muove ora ad intervenire come liberatrice degli slavi del sud acquisterà enorme prestigio che le eviterà in futuro grossi fastidi nel caso della realizzazione delle aspirazioni nazionali per Trieste. Se invece o resta tranquilla

-o lascia alla Serbia ed al Montenegro la parte di liberatori, si prepari che (?)

• che le truppe greche hanno occupato i villaggi di Vassiar e Zapocik • , e smentiva le voci di intesa con la Grecia.

avvengano..... (l) grosse noie per il futuro. Questi consigli furono naturalmente da me ascoltati senza replica e senza osservazioni di sorta. Mi risulta che impressioni di Steed sono condivise in altri circoli al corrente dei pensieri e delle tendenze di questi circoli slavi e slavofili.

(l) -Con questo tel. del 29 agosto Di Sangiuliano comunicava di sapere da buona fonte

(2) Vedi D. 433.

538

IL CONSOLE A VALONA, LORI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. 8627/974. Valona, 1° settembre 1914, ore 21,20 (per. ore 22).

Insorti sono giunti poco fa in numero di circa 1500, ripartiti in tre battaglioni; la popolazione è impressionata per il loro numero, che non sarebbe conforme ai patti. Si sono accampati attorno a Valona e alcuni drappelli stanno facendo il loro ingresso in città, finora senza incidenti e senza attitudine ostile. Giunge notizia però che a Gorischta presso Kudert è avvenuto uno scambio di fucilate; mancano particolari sull'origine e l'entità dell'incidente.

539

L'AMBASCIATORE A COSTANTINOPOLI, GARRONI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. GAB. 1248/232. Costantinopoli, 1• settembre 1914, ore 22 (per. il 2, ore 13).

Stamane Wangenheim modificando quanto riferii con mio telegramma Gabinetto n. 230 (2) mi disse che qualora Italia si fosse messa contro il blocco austro-tedesco, quattro Corpi d'Armata sarebbero scesi contro di noi. Non avendo creduto rilevare accenno, non potrei dire se 'intendesse parlare di truppe tedesche inoltrantisi per la Svizzera o austriache. Mi confermò però che ora a Berlino si è convinti delle nostre buoni ragioni e che impressioni cattive sono svanite essendo ristabilite buone relazioni antecedenti. Dall'insieme del suo discorso non rimane però in me questa convinzione.

540

IL MINISTRO A DURAZZO, ALIOTTI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. PER POSTA 8736. Durazzo, 1" settembre 1914 (per. il 4).

Trasmissione poteri.

D'accordo coi miei colleghi d'Austria-Ungheria, Germania e Francia, ho insistito presso Turkhan pascià affinchè i poteri siano dal Principe consegnati alla C.I.C.

Il Ministero si scioglierebbe. Il Principe propenderebbe sempre per nominare una reggenza. Senonchè per motivi già esposti nel mio telegramma n. 838 (l) per evitare cioè difficoltà cogli insorti si cercherà di evitare che la Commissione abbia una delega troppo diretta o una rappresentanza troppo appariscente per parte del Principe. Perciò è facile che si rinunci all'idea di istituire ufficialmente una Reggenza. Turkhan pascià a cui si è offerto di entrare alla C.I.C. si è riservato di riflettere per motivi personali di amor proprio, ma propende lasciare Albania col Principe. Tutti gli attuali propositi sono però soggetti a modifìcazioni sino a che si troverà un assetto più stabile in armonia colle esigenze e le condizioni delle regioni insorte.

(l) -Gruppo indecifrabile. (2) -Vedi D. 493.
541

IL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO, ALL'AMBASCIATORE A VIENNA, AVARNA, AI MINISTRI AD ATENE, DE BOSDARI, A DURAZZO, ALIOTTI, AI CONSOLI A DURAZZO, GALLI E A VALONA, LORI

T. 5068. Roma, 2 settembre 1914, ore 2,30.

Epiro.

(Per tutti). Questo ministro di Grecia nel comunicarmi un telegramma inviato da Zographos al Ministero degli Affari esteri in Atene e secondo il quale forti gruppi di Albanesi armati si andrebbero concentrando fra Tepelen e Salieri nonchè nella città di Berat, mi ha pregato a nome del suo Governo di influire presso autorità albanesi perchè venga evitato qualunque atto ostile dagli Albanesi presso gli Epiroti e ciò allo scopo di non provocare possibili reazioni da parte dii questi ultimi.

(Per Vienna). Ho dato tassative istruzioni ai nostri rappresentanti in Albania di adoperarsi in questo senso d'accordo coi colleghi di Austria-Unghel"lia.

Quanto precede per sua opportuna notizia.

(Per Atene). Prego V. S. di far noto a codesto Governo che ho impartito ai RR. Rappresentanti in Albania tassative istruzioni nel senso da esso desiderato, aggiungendo che R. Governo, fondandosi sulle reiterate formali assicurazioni del Governo ellenico, confida che esso, da parte sua, vorrà efficacemente adoperarsi presso Zographos affinchè eventualmente gli Epiroti non traggono pretesto da ipotetiche provocazioni e minacce degli Albanesi per violare deliberazioni di Londra relative all'Albania.

(Per tutti meno Vienna, Atene e Galli). Raccomando vivamente alla S. V. adoperarsi d'accordo con suo collega d'Austria-Ungheria presso codeste autorità perchè Albanesi si astengano da qualsiasi atto ostile contro Epiroti.

(Per Galli). V. S. vorrà adoperarsi d'accordo con suo collega d'AustriaUngheria presso Commissione Internazionale perchè essa interponga tutta l'auto

rità ed il prestigio di cui gode presso Governo albanese al fine di persuaderlo della necessità che le più severe misure siano adottate per evitare possibili provocazioni degli Albanesi contro gli Epiroti.

(l) Con questo tel del 28 agosto (t. a. 8563/838) Aliotti informava di essersi accordato con Lowenthal di dire al Principe che, in caso di sua partenza la C. I. C. «è l'istituzione più indicata per ricevere in consegna i poteri... Abbiamo notato un desiderio non confessato ma assai vivo di Turkhan pascià di essere nominato reggente •· Ma egli non sarebbe accetto ai ribelli c a meno che sia assistito dalla C. I. C. e non figuri direttamente nelle trattative colla popolazione la quale ha fede solo nell'Europa. Anche il ministro di Germania e il ministro di Francia sono del parere che la C. I. C. dovrebbe prendere in mano il Governo •·

542

L'AMBASCIATORE A BERLINO, BOLLATI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. GAB. 1254/124 (1). Berlino, 2 settembre 1914, ore 3,5 (per. ore 18).

Telegrammi di V. E. n. 1008 e 1014 (2).

In una conversazione avuta or ora con Zimmermann ho creduto opportuno accennargli a quanto V. E. aveva detto a Flotow circa sospetto diffuso in Italia che l'Austria-Ungheria se vincitrice volesse poi aggredirci.

Zimmermann si affrettò a smentirlo con molto ,calore e con molta insistenza. Se al primo annunzio, egli disse, in Austria-Ungheria ed in Germania hanno potuto manifestare un poco di delusione e di rincrescimento per la nostra neutralità, ambedue i Governi si sono però subito resi conto delle difficoltà (?) specialissime della nostra situazione e dei motivi impellenti che avevano determinato quella nostra decisione. I due Governi non ce ne serbano alcun rancore, non pensano affatto a «vendicarsene ~ e ci tengono ora come prima a mantenere le migliori relazioni con Italia. Zimmermann asseriva potere ciò assicurare nel modo più positivo tanto per Germania quanto per l'Austria-Unghel'lia la quale non ha certo i disegni che le furono attribuiti: non li ha perchè non ha ragione di averli perchè non avrebbe i mezzi per attuarli e perchè in ogni caso la Germania non mancherebbe di intervenire per distorgliernela. Egli mi diede lettura di un telegramma di Tschirscky rendente conto di un colloquio con Avarna nel quale erasi studiato di rassicurare quest'ultimo circa i pretesi provvedimenti militari austriaci alla frontiera italiana che a parere suo non esistevano soggiungendogli che una franca spiegazione fra i due Governi avrebbe potuto facilissimamente chiarire la situ'lzione. Il linguaggio di Zimmermann mi ha provato quanto egli tenesse a dissipare qualsiasi nostra anche più lontana apprensione o preoccupazione a questo riguardo.

543

IL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO, AL MINISTRO A DURAZZO, ALIOTTI

T. PER POSTA 5070. Roma, 2 settembre 1914, ore 3,50.

Gendarmeria a Valona. Suo telegramma n. 821 (3).

Capitano Moltedo è tornato a Valona.

Prego V. S. farmi proposte concrete circa mezzi e modalità di un nostro interessamento nell'organizzazione della polizia tanto a Durazzo quanto a Va

lona. Questo nostro interessamento dovrebbe avere per effetto di metterei su di un piede di parità con l'Austria-Ungheria e per scopo di evitare il danno da lei temuto pel prestigio italiano.

(l) -Comunicato ad Avarna il 3 settembre 1914 (T. Gab. 1023). (2) -Vedi DD. 518 e 522. (3) -La mancanza, che talvolta si riscontra, del numero di partenza non permette di individuare questo documento.
544

IL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO, AL MINISTRO A DURAZZO, ALIOTTI, E AL CONSOLE A V ALONA, LORI

T. 5075. Roma, 2 settembre 1914, ore 6.

(Solo per Durazzo). Ho telegrafato Lori quanto segue:

(Per tutti). Profughi epiroti a Valona.

Risolta ormai questione situazione interna Valona presentasi necessità e possibilità provvedere ritorno loro sedi profughi epiroti riuniti Valona.

A mezzo Governo greco furono già fatte pratiche presso Governo provvisorio Epiro per libero indisturbato ritorno questi profughi loro sedi. Zographos rispose essere disposto non ostacolare questo ritorno ma desiderare garanzie contro disordini che eventualmente potrebbero venire provocati da questi profughi. Trattasi adesso trovare modo più opportuno per fornire queste garanzie. Sembra che esse potrebbero essere fornite secondo usi locali con invio alcuni capi albanesi presso Zographos Colonnello Condoulis e promessa formale di mantenimento ordine da parte loro tribù.

Qualora V. S. creda utile o necessario che queste trattative vengano condotte da Ismail Kemal bey per l'influenza che egli ha su coteste popolazioni albanesi e per le sue r,elazioni con capi Governo epirota, potrei invitare Ismail Kemal bey venire subito costì per questo scopo.

545

L'AMBASCIATORE A VIENNA, AVARNA, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. 8668/1213 (1). Vienna, 2 settembre 1914, ore 7,50 (per. ore 23).

Neutralità albanese. Mio telegramma 1212 (2).

Forgach mi ha detto che Berchtold aveva deciso di far pubblicare dalla « Politische Correspondence » di oggi il seguente comunicato che verrà trasmesso all'« Agenzia Stefani » : « Siccome ci viene comunicato da fonte competente, il Governo I. e R. nonostante la guerra attuale, mantiene ferme tutte le deliberazioni concernenti l'Albania prese dalla riunione degli Ambasciatori di Londra.

oo -Documenti diplomatici -Serie V -Vol. I

Esso è particolarmente deciso di mantenere ferma la neutralità dell'Albania.

Qualunque attacco contrario al diritto degli Stati balcanici finitimi diretto contro

i territori attribuiti all'Albania dalle decisioni dell'Europa non potrebbe dunque

in nessun caso costituire una presa di possesso duratura. Il Governo I. e R. si

trova fortunatamente anche a questo riguardo in piena armonia con le vedute

del Governo italiano:».

Forgach mi ha fatto conoscere inoltre che nella presente situazione conveniva assai difficile avere informazioni esatte (?) circa gli sbarchi delle armi a S. Giovanni di Medua, ma che appariva sempre più fondata l'ipotesi già enunciata nel mio telegramma 1157 (1). Quanto vagoni di armi e munizioni mandate a Trieste per essere caricate su piroscafi diretti a Durazzo, Forgach mi ha detto che si era appurato trattarsi di vecchi fucili Mauser acquistati dal Governo albanese, i quali non avendo potuto essere trasportati in quel porto a cagione della guerra, erano stati internati a Lubiana in attesa della decisione che verrà presa al riguardo. Rappaport dal suo lato mi ha dato la stessa informazione circa questi fucili, aggiungendo che sono gli stessi che il Governo albanese spera poter ora venir in possesso facendoli..... (2) per l'Italia. Al riguardo dovrebbero anzi essere state intavolate trattative fra il Governo albanese e Aliotti.

(l) -Il 3 settembre 1914 Di Sangìuliano comunicava questo telegramma ad Aliottì (t. 5111) con la seguente istruzione: • Prego V. S. darmi spiegazioni circa queste trattative ed esercitare la opportuna sorveglianza affinchè questa fornitura dì armi venga compresa nel conto di parità •. (2) -Vei:l.i D. 517.
546

IL GOVERNATORE DELL'ERITREA, SALVAGO RAGGI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. 8709. Asmara, 2 settembre 1914, ore 8,10 (per. iL 3, ore 19,20).

R. Ministro in Addis Abeba telegrafa quanto segue:

2 settembre, 190. Riservato. Etiopia.

Stato eccitazione già da me segnalato quale contraccolpo conflitto europeo perdura vivissimo in Etiopia e (?) specialmente in Addis Abeba dove voce generale proclama imminente apertura ostilità Etiopia contro Italia. A sollevare e confermare tali voci contribuiscono innegabilmente gli evidenti (?) preparativi militari che Abissinia sta facendo. Ieri ho conferito.a questo proposito con Fitaurari Abte Ghiorghis al quale ho fatto rilevare tutto il pericolo della presente situazione ed egli mi ha nuovamente e formalmente assicurato che tanto Governo etiopico che Ligg Jasu stesso sono assolutamente alieni, contrari a qualsiasi conflitto con l'Italia per il quale non esiste motivo e che non risponde interessi Etiopia. Fitaurari Abte Ghiorghis mi ha dichiarato che voci di preparativi militari sono esagerate e che essi sono motivati verso il nord dall'(?) atteggiamento Degiac Garasellassiè e necessità di mettere fine agitazione da lungo tempo provocata da lui (?) verso politica del Governo (?) e dalla (2) ..... di possibili sconvolgimenti provocati nelle colonie inglese e germanica dal conflitto europeo. Io sono perfet

tamente sicuro che tanto Fitaurari Abte Ghiorghis che Governo etiopico sono sinceramente contrari al conflitto con l'Italia e fanno ogni sforzo per impedirlo ma non escludo che presente agitazione mantenuta viva specialmente dai capi tigrini possa avere conseguenze pericolose. Mi è specificatamente dubbio contegno Ras Micael. Conferisco oggi in proposito coi colleghi di Francia e Inghilterra:>),

(l) -Vedi D. 369. (2) -Gruppo indecifrabile.
547

L'AMBASCIATORE A LONDRA, IMPERIALI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI. DI SANGIULIANO

T. GAB. R. 1255/337 (1). Londra, 2 settembre 1914, ore 9,55 (per. il 3, ore 6,50).

Ministro di Romania si diceva stamane privo di informazioni sulle intenzioni suo Governo. A titolo di opinione strettamente personale basata sulla conoscenza che ha delle vedute generali di Bratianu e di altri cospicui uomini politici egli esprimeva opinione che Romania ha tutto da perdere e nulla da guadagnare entrando ora in azione in aiuto dell'Austria-Ungheria. Si acquisterebbe inimicizia della Russia sapendo bene d'altra parte di non potere mai contare sulla buona fede e la riconoscenza dell'Austria-Ungheria che le rimprovererebbe sempre sua esitazione ed in nessun caso se vittoriosa consentirebbe ad appagare le aspirazioni nazionali romene in Transilvania.

Re Carlo, è vero, sia per i suoi sentimenti di famiglia sia per amicizia verso Imperatore Francesco Giuseppe, vorrebbe molto partire in guerra invocando come giustificazione gli impegni del trattato di alleanza; questo argomento è però ribattuto dagli uomini del Governo sia con quello dell'animosa avversione generale della Nazione contro l'Austria-Ungheria sia con l'altro che Austria stessa violò trattato l'anno scorso quando volle, minacciando persino misure militari, interdire alla Romania di assalire la Bulgaria. Sul contegno ora molto equivoco della Turchia e Bulgaria potrebbe a parere del ministro esercitare una forte influenza il dubbio sulle decisioni romene. Al riguardo il ministro m'ha ricordato che Rumania sarebbe tenuta in base a protocollo segreto dell'anno scorso a prestare assistenza alla Grecia e Serbia in caso di violazione trattato Bucarest e qualora Bulgaria tollerasse senza opporvisi con la forza il passaggio truppe ottomane sul suo territorio. Naturalmente se scoppiasse conflitto fra Grecia e Turchia per causa delle isole, Romania non sarebbe impegnata ad intervenire. Il ministro riassumeva le sue impressioni ripetendo sembrargli: l) che Romania difficilmente potrebbe rimanere neutrale in caso di violazione trattato Bucarest;

V. -S. darmi il suo parere in proposito •.

2) a riguardo del conflitto fra le grandi Potenze riteneva possibile Romania regolare suo contegno eventuale in base a quello dell'Italia. Ad ogni buon fine prego V. E. tener presente del tutto queste..... (l) manifestazioni in conversazioni private, rappresentano soltanto vedute personali del ministro, mio vecchio amico, il qu<l;le ignora quelle del suo Governo.

Interesserebbe però conoscere parere di Fasciotti su tutto quanto precede.

(l) -Comunicato a Fasciotti il 3 settembre (T. Gab. 1022) con la seguente nota: « Prego
548

IL CONSOLE A SCUTARI, DE FACENDIS, AL MINISTRO DEGLI ESTERI. DI SANGIULIANO

T. 8661/337. Scutari, 2 settembre 1914, ore 11 (per. ore 17,35).

TeLegramma V. E. 5032 (2). Azione austriaca. Ad Alessio trovansi attualmente milleseicento Mirditi e cento Malissori; vi è anche Bib Doda.

Sono state fatte trincee per difendere città dagli insorti; vi è stato qualche ufficiale austriaco che si sarebbe recato verso Cossovo; ad Alessio vi è sempre noto agitatore Barone Nopcia che istiga ad un'azione contro Serbia e Montenegro.

Come altre volte ho riferito sono state distribuite armi austriache con adesione di Bib Doda il quale dette lasciapassare ad Hassan bey e seguaci per recarsi a Cossovo attraversando Mirdizia; sono passate anche due spedizioni di munizioni, una di 300, altra di 200 cavalli, più 6 cavalli con denaro che Hassan bey ha largamente distribuito alle popolazioni delle montagne. Agenti austriaci sotto le direttive di Kral vanno orientando nuovamente loro azione che, disinteressandosi ormai di Wied, cerca riavvicinarsi popolazione mussulmana, tentando da una parte conciliazione con cattolici e facendo d'altra parte intravvedere possibilità Principe musulmano. A tutto ciò pare non sia estraneo Bib Doda il quale inviò ieri ad Alessio 6 notabili musulmani di Scutari per tentare l'accordo dichiarando essere ormai chiaramente necessario sostenere politica turca la sola che abbia effettivamente influenza e potenza in Albania. Inviai ieri ad Alessio persona con incarico rendersi conto attitudine Bib Doda. Questi diceva che soluzione attuale situazione in Albania richiedeva anzitutto partenza Wied.

Con solita grossolana furberia mentre si mostrava contrario azione Barone Nopcia si diceva desideroso conferire con me non sapendo quale attitudine assumere e facendo intravvedere sua titubanza causata incertezza successo (?) finale austriaco, solito tentennamento di Bib Doda per potere al postutto rimanere amico del maggiore offerente marciando per ora sulle foreste e sui sussidi da una parte, sulle lusinghe e (?) credo sul denaro di Kral dall'altra. Il Cadì intanto

parlandomi dell'invito di Bib Doda ai notabili musulmani mi chiedeva ieri come avrebbero dovuto regolarsi musulmani se Austria corrispondendo alle loro aspirazioni avesse proposto promessa elezione Principe musulmano quale Buranedin figlio di Abdul Hamid ed attirando a sè appoggio di tutta la popolazione albanese, sia cattolica, sia musulmana. Gli ho risposto che egli avrebbe dovuto pel momento evitare qualsiasi impegno ed intanto io avrei chiesto di conoscere pensiero del

R. Governo in proposito.

(l) -Gruppo indecifrabile. (2) -Vedi D. 507.
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IL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO, ALL'AMBASCIATORE A VIENNA, AVARNA

T. 5080. Roma, 2 settembre 1914, ore 15.

Neutralità Albania. Telegramma di V. E. n. 1212 (1).

Prendo atto con la maggiore soddisfazione delle precise dichiarazioni fattele

da Berchtold in merito neutralità Albania che egli pure riconosce debba essere

mantenuta ad ogni costo.

Siccome però Berchtold Le ha obbiettato che in generale non gli parvero

verosimili notizie a noi pervenute circa invio armi da parte Austriaci a Medua

ed a Durazzo, stimerei opportuno ch'Ella con le dovute cautele trovasse modo

di dirgli che tali notizie vengono confermate da più parti. Che armi e munizioni

siano state sbarcate a Medua verso la metà dello scorso mese da un piroscafo

austro-ungarico proveniente da Fiume e precisamentE; dal piroscafo denominato

«Andrassy » della Compagnia di Navigazione Adria risulta da precise informa

zioni fornite dal Comandante il distaccamento italiano d'Alessio al R. Console

in Scutari. Tacendo la fonte dell'informazione Ella potrebbe fare a Berchtold il

nome del piroscafo suddetto anche per facilitargli l'inchiesta che egli ha promesso

di ordinare circa i segnalati invii di armi di provenienza austriaca in Albania.

550

IL MINISTRO DEGLI ESTERI. DI SANGIULIANO. AGLI AMBASCIATORI A BERLINO, BOLLATI E A VIENNA, AVARNA

'T. 5083. Roma, 2 settemb1·e 1914, ore 15.

R. Ministro in Addis Abeba teleJlrafa:

«Ieri sera conferito con Fitaurari Abte Ghiorghis che è tuttora persona più autorevole e nel quale ho piena fiducia. Gli ho detto situazione internazionale

Europa ed atteggiamento neutrale dell'Italia basato sul diritto sui suoi sentimenti e sul suo interesse. Fitaurari Abte Ghiorghis mi ha formalmente pregato di far sapere che Governo etiopico ha deciso di rimanere estraneo al conflitto europeo e di tenere un atteggiamento assolutamente neutrale ed amichevole.

Mi ha confidenzialmente dichiarato che la situazione interna Abissinia ed il suo stesso interesse non le permette un atteggiamento diverso e che egli è perfettamente d'accordo con Ras Micael per combattere influenze che vorrebbero indurre Ligg Jasu a profittare critica situazione europea per qualsiasi intervento Abissinia. È però fuori dubbio che tale intervento non potrebbe eventualmente esplicarsi che contro noi e solo nell'eventualità di una nostra partecipazione al conflitto e essenzialmente quando nostra partecipazione al conflitto fosse rivolta contro Francia e Inghilterra alle quali sarebbe facile spingere e indurre Governo etiopico ad aggredire Eritrea». Ho creduto opportuno informare di quanto prec·ede V. E. affinchè Ella possa rendersi conto dei pericoli ai quali ci saremmo esposti se av,essimo preso parte alla guerra contro la Francia e l'Inghilterra ed affinchè parlando con codesto ministro degli Affari Esteri Ella se ne valga se e come crederà più ·conveniente.

(l) Vedi D. 517.

551

L'AMBASCIATORE A BERLINO, BOLLATI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. 8675/727. Berlino, 2 settembre 1914, ore 19,48 (per. ore 23).

Telegramma di V. E. n. 4872 (1). Di quanto concerne l'agitazione panislamica in Libia questo R. Incaricato di Affari aveva già parlato prima del mio ritorno al Dipartimento affari esteri dove gli fu risposto che non se ne sapeva nulla. Avendo io oggi riparlato con Zimmermann questi mi assicurò che non vi sono emissari tedeschi in Libia. Egli sapeva però che aveva qualche sospetto e qualche preoccupazione da parte nostra l'attività dell'attuale reggente il consolato imperiale a Tripoli. Zimmermann non poteva credere che un funzionario consolare germanico si fosse comportato in modo da venir meno ai riguardi che gli erano imposti dalla sua posizione. In ogni modo siccome il titolare di quel consolato Dottor Tilger che aveva sempre avute ottime relazioni colle nostre autorità e si trovava assente per malattia è ora ristabilito, egli ha ricevuto ordini di raggiungere immediatamente la sua residenza. Zimmermann avea ieri comuni-· cato quanto precede a Flotow dandogli quindi istruzioni di ottenere che il reggente del consolato potesse partire da Tripoli in modo sicuro senza correre il pericolo di essere arrestato da navi nemiche.

(l) Vedi D. 437.

552

IL MINISTRO A BUCAREST, FASCIOTTI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. GAB. 1257/110. Bucarest, 2 settembre 1914, ore 20 (per. il 3, ore 1).

Malgrado le tendenze personali del Capo del partito conservatore Marghiloman a fare uscire Romania dalla neutralità per collaborare militarmente coi due Imperi il Comitato direttivo del partito ha oggi deciso all'unanimità di mantenel'e immutato contegno di neutralità di fatto decisa nel Consiglio della Corona. Però, così tra i membri più importanti del partito, come tra alcuni ministri in carica, ed altri eminenti personaggi liberali e conservatori democratici, va accentuandosi la tendenza a fare prendere alla Romania le armi in appoggio della Triplice Intesa. Avanzata russa in Bucovina ha rinfocolato not·e aspirazioni irredentiste su questa regione e sulla Transilvania. Uno dei più alti ufficiali dell'esercito romeno mi diceva oggi non essere possibile che la Romania rimanga a lungo nella neutralità ma dovere escludere nell'attuale stato degli animi che essa possa marciare in sostegno dell'Austria-Ungheria.

Condivido parere che difficilmente Romania potrà conservare neutralità atteso che difficilmente l'opinione pubblica si adatterebbe a vedere terminare una guerra europea senza che la Romania ne traesse qualche beneficio.

In quanto alla parte in favore della quale Romania combatterebbe non posso per ora pronunziarmi giacchè se simpatie sono per la Francia e le antipatie contro l'Austria-Ungheria, è innegabile che il Re Carlo nulla lascierà d'intentato per fare pendere la bilancia in favore ctella Germania le cui eventuali vittorie decisive non potranno non avere qui grande influenza. In ogni caso nostro contegno ha ora ed avrà in seguito grande peso sulle decisioni della Romania.

553

IL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO, AL MINISTRO A DURAZZO, ALIOTTI

T. 5091. Roma, 2 settembre 1914, ore 20,30. Mi viene assicurato che si cerca di attribuire la sospensione versamenti sull'anticipo dieci milioni a una decisione dell'Italia coll'accreditare costì l'impressione che Austria-Ungheria non ha versato i suoi cento mila franchi a causa nostra sospensione versamento dei noti franchi duecentomila. Ora sta in fatto che noi eravamo così disposti e pronti a fare il versamento che il denaro fu fatto trasportare a Bari per facilitarne trasporto in Albania. I centomila franchi austriaci invece sono tuttora a Vienna e un nostro ripetuto e

confidenziale sugge~imento a Nogga di farli trasportare a Trieste e di recarsi colà ad incassarli è rimasto lettera morta.

La sospensione del nostro versamento fu dovuto a un telegramma così redatto: « payons pas » del Wiener Bank Verein diretto alla Banca Commerciale che le aveva chiesto se avrebbe fatto il versamento dei 100.000 franchi.

È ben vero che quel « payons pas » fu successivamente interpretato da questa Ambasciata d'Austria-Ungheria nel senso che non vi erano i mezzi sicuri di trasportare il denaro da Trieste a Durazzo, ma, ripeto, il suggerimento dato a N ogga circa come ovviare a tale difficoltà non ha avuto alcun seguito.

Dunque ne consegue che non è la decisione nostra quella che ha motivato il non versamento da parte dell'Austria-Ungheria e la sospensione dei pagamenti sul noto prestito.

V. S. valendosi di questi dati vorrà trovar modo di far divulgare l'esatta versione dei fatti e di rettificare le voci e le impressioni in contrario.

554

IL MINISTRO DELLE COLONIE, MARTIN!, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. ss. 8686/1588. Roma, 2 settembre 1914, ore 20,45 (per. iL 3 ore 8).

Mi rifer~sco a1. telegramma n. 123 del 31 agosto u. s. (l) del R. Agente diplomatico in Cairo a codesto Ministero degli Affari Esteri, che ne ha trasmesso copia a questo delle Colonie in data l c. m., circa la partenza per la Cirenaica di Suleiman el Baruni, e dell'Ufficiale bengasino Abdul Selam Bu Ghesciata e l'invio di ingenti somme di denaro ad Ahmed Scerif, in relazione con la determinazione che sarebbe stata presa nel Consiglio dei Ministri ottomano di continuare l'invio di soccorsi ai ribelli della Cirenaica.

Non ho bisogno di rappresentare a V. E. la gravità dei fatti riferiti dal Comm. Serra, e come urga correre ai ripari.

Prego, pertanto, l'E. V. di voler dare opportune istruzioni al R. Ambasciatore a Costantinopoli, affinchè, accertate le dette informazioni, agisca con ogni energia presso la Sublime Porta. Prego anche V. E. di voler interessare Sir Rennel Rodd affinchè si impedisca l'entrata in Cirenaica dei due emissari sopra indicati ove, come è probabile, prendano la via dell'Egitto; ed analoghe istruzioni La prego di voler impartire al R. Agente diplomatico al Cairo. Sarò grato a V. E. se si compiacerà di tenermi informato di quanto crederà di fare tn proposito e dei risultati di tale Sua azione.

• noto Sulliman el Baruni Senatore ottomano è arrivato da Costantinopoli assieme ufficiale bengasino Abdul Bughesciat e che questi due partiranno domani per la Cirenaica. Suddetto ufficiale in un colloquio segreto con informatore presente El Mauhub ha detto che accompagna El Baruni. portare con sè 5.000 lire sterline destinate a Sidi Ahmed.

Informatore assicura in modo formale che in un recente Consiglio dei Ministri turchi è stato deciso continuazione degli invii di soccorsi agli arabi della Cirenaica. A questa decisione si sarebbero opposti Giavid bey Ministro delle Finanze e Giamal pascià Ministro della Marina; ma Enver bey fece pressioni sugli altri Ministri e decisione è stata presa a maggioranza voti. Questa decisione seguita dall'invio in Cirenaica di El Baruni personaggio ufficiale munito di somma rilevante dimostra chiaramente intenzione Governo ottomano fomentare resistenza

araba •.

(l) Con questo tel. (t. a. 8593/123) Serra comunicava di aver saputo da un informatore che

555

IL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO. AGLI AMBASCIATORI A VIENNA, AVARNA E A BERLINO, BOLLATI

T. 5093. Roma, 2 settembre 1914, ore 22,20.

Etiopia.

Il R. Ministro in Addis Abeba telegrafa: (te!. 8624) (1).

Prego V. E. di chiedere a codesto Governo che vengano date istruzioni al suo rappresentante in Addis Abeba di esercitare azione pacificatrice su Governo etiopico e calmare propri connazionali. (Per Vienna). Ricordando gli intrighi già orditi anche in passato a nostro danno dal Signor Schrimmer.

556

IL CONSOLE A DURAZZO, GALLI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. 8696/486. Durazzo, 3 settembre 1914, ore 8,15 (per. ore 12,25).

Assunzione Governo.

In prossimità partenza Principe, Turkhan pascià, convocata ieri Commissione Controllo per intendersi modalità preservare poteri. Principe proponeva nominare reggente Turkhan pascià o Consiglio o Reggenza composta da Commissione Controllo sotto la Presidenza di Turkhan pascià. Ad evitare possibili opposizioni ribelli decisi non riconoscere Principe e nessuna autorità da lui nominata, Commissione Controllo ha proposto puramente e semplicemente poteri nelle sue mani da parte del Principe. In pari tempo Commissione Controllo ha chiesto pagamento gente armata e assicurazione loro partenza e licenziamento tutti impiegati. Infine Commissione Controllo decise recarsi oggi da insorti trattare Bessa generale ingresso città e annunziare che Governo sarebbe assunto da Commissione Controllo. Tali decisioni furono esposte Principe che le accettò. Commissione Controllo si è recata presso insorti per decidere punti suindicati.

Insorti dopo aver avuto istruzioni da Comitato centrale che travasi Valona e che è stato interpellato telegraficamente, faranno comunicazioni per iscritto loro decisioni. Essi si sono dimostrati lieti per assicurazione prossima partenza Principe, propensi a Bessa generale dalla quale parrebbe volersi (esclusi?) i bey e diretta da ufficiali turchi tra cui trovasi noto Irfan bey. Taluni degli insorti hanno mostrato sentimenti (2) ..... ad Essad. Opinione Commissari è che solo a condizione di molto tatto e condiscendenza e salvo improvviso mutamento di decisione insorti, Commissione Controllo che è sprovvista autorità, mezzi e forza, non potrà esercitare (2) ..... pronti entrare pacificamente Durazzo rispettando persone beni. Circa futuro Governo non sembrerebbero disposti accettare Commissione Controllo, ma sembra vorrebbero Governo nazionale da essi indicato limitandosi seguire consigli della Commissione Controllo accettandone controllo. Accenno esclusione da Bessa dei bey sembrerebbe confermare fondo economico

loro moto. D'altro canto essi sono comandati (?) che un (?) compito molto limitato ed illusorio di controllo pare estremamente difficile di poter esercitare funzioni di Governo tanto più che certamente esterne influenze spingono insorti ad opposizione contro di essa.

(l) -Vedi D. 534. (2) -Gruppo indecifrabile.
557

IL MINISTRO A DURAZZO, ALIOTTI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. 8692/851. Durazzo, 3 settembre 1914, ore 9,30 (per. ore 12,35).

Principe è partito stamane alle 8. Giungerà Venezia sabato. Egli non ha ancora preso disposizioni circa proseguimento viaggio perchè tuttora privo risposta dal Re di Romania e ignora se si recherà Sinaja oppure Germania. Decisione sarà presa dopo arrivo Venezia. Prego avvisare quelle autorità a cui la «Misurata» comunicherà a suo tempo decisione Principe circa meta (?) momento arrivo. Principe è accompagnato da Turkhan pascià e seguito.

558

IL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO, ALL'AMBASCIATORE A LONDRA, IMPERIALI

T. GAB. 1019. Roma, 3 settembre 1914, ore 10.

Dai suoi telegrammi Gabinetto segreto n. 329 (l) e n. 330 (2) sembra che in In2hilterra si abbia ancora fiducia nella vittoria finale. Prego V. E. per mia norma farmi conoscere su che cosa si fonda tale fiducia finora smentita dai fatti e contraria alle previsioni più probabili.

559

IL MINISTRO A DURAZZO, ALIOTTI. AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. 8698/854 (3). Durazzo, 3 settembre 1914, ore 12 (per. ore 17,30).

Telegrammi di V. E. 5068 (4) e 5085 (5). Anche mio collega austrO'ungarico è di avviso che Governo albanese non poteva come ora Commissione di Controllo non può raccomandare con utilità agli Albanesi astenersi atti ostili contro Epiroti. Queste autorità non hanno più nessun mezzo azione in Epiro. Nè profughi potrebbero fidarsi promesse Zographos sotto il cui nome sono state commesse crudeltà e mancanza di buona fede anche di fronte Europa. Sola garanzia efficace sarebbe quella di una o più potenze accompagnata qualche seria minaccia di repressione contro eventuali eccessi.

Informo ad ogni modo che alcuni profughi giunti Valona che professano spiccata devozione verso l'Italia mi hanno dichiarato che salvo Valona popolazione Albania meridionale diffida specialmente lsmail Kemal bey per sue passate losche relazioni con Grecia. Perciò affidamento sia diretto sia per mezzo di Ismail Kemal bey potrebbe ridondare a scapito del nostro presfigio se profughi patissero nuovamente per parte di Greci.

(l) -Vedi D. 537. (2) -Vedi D. 531. (3) -Questo telegramma fu trasmesso per radio da Durazzo a Brindisi e poi fu inoltrato a Roma. (4) -Vedi D. 541. (5) -Si tratta di indicazione errata perchè il tel. 5085 riguarda spostamenti del personalediplomatico.
560

IL MINISTRO A DURAZZO, ALIOTTI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. 8717/832. Durazzo, 3 settembre 1914, ore 12 (per. ore 20,15).

Partenza Principe. Conformemente istruzioni R. Governo è stato ritirato distaccamento marinai a causa {?) partenza Principe. Commissione Controllo ha assunto poteri affidatile dal Principe ma di fronte ai ribelli, per evitare difficoltà, in nome dell'Europa.

Palazzo reale è sorvegliato da alcuni gendarmi e dai Cavas delle Legazioni italiana e austriaca. Per maggiore garanzia Commissione Controllo vi ha fissato il luogo delle sue riunioni.

561

L'AMBASCIATORE A PIETROGRADO, CARLOTTI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. 8705 /626. Pietrogrado, 3 settembre 1914, ore 18,15 (per. ore 20,15). Telegramma di V. E. n. 5044 (1). Scutari. Sazonoff ritiene praticamente difficile se non impossibile porre in contatto fra loro consoli delle Potenze belligeranti e fare loro adottare di comune accordo

disposizioni di governo. Egli non vede in qual modo dopo richiamati contingenti internazionali si potrebbe far rispettare dalla popolazione volontà dei consoli.

562

IL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO, AL MINISTRO A DURAZZO, ALIOTTI

T. 5109. Roma, 3 settembre 1914, ore 23,45.

Commissario austro-ungarico. Ho ricevuto da De Facendis seguente teleg. che Le comunico ad ogni buon fine, non sapendo se egli ne abbia inviato regolarmente copia alla S. V.

(ll Vedi D. 529.

(Tel. n. 8661/337) (1). Pregola riferirmi quanto risulti a Lei ed a Galli circa questi segreti maneggi del Sig. Kral, perchè io possa eventualmente richiamare su di essi l'attenzione di Berchtold, che anche recentemente mi ha dato le più formali assicurazioni che Governo austro-ungarico intende rispettare lealmente neutralità Albania, quale fu stabilita dai deliberati a Londra.

563

L'AMBASCIATORE A VIENNA, AVARNA, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

R. 1867/648. Vienna, 3 settembre 1914 (per. l'11 ).

Risp. a D. n. 41526/648. Segret. Gen. del 20 luglio scorso.

In risposta al dispaccio del 20 luglio scorso, indicato in margine, ho l'onore di informare l'E. V. che il Ministero I. e R. degli Affari Esteri presso il quale non avevo mancato di far pratiche nel senso delle istruzioni contenute nel dispaccio suddetto, mi ha testé fatto conoscere che consente al testo da noi proposto.

Il Ministero I. e R. medesimo aggiunge che il ministro d'Austria-Ungheria in Durazzo ha conseguentemente ricevuto l'istruzione di conformarsi al testo seguente:

«Le Marquis de San Giuliano et le Comte Berchtold sont convenus à Abbazia da ce que, dorénavant, les ministres d'Autriche-Hongrie et Italie à Durazzo ne feront ni entre eux, ni avec le Gouvernement albanais, d'arrangements définitifs au sujet des fornitures, mais qu'ils se borneront à communiquer à leurs Gouvernements respectifs les désirs y afférant du Gouvernement albanais, afin que ceux-ci puissent prendre une décision ».

564

IL MINISTRO A DURAZZO, ALIOTTI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI. DI SANGIULIANO

T. 8856. Durazzo, 3 settembre 1914 (per. il 6, ore 9).

Contrabbando armi dal Montenegro per gli insorti albanesi. Tel. V. E. 5046 (2).

Già da tempo ebbi notizia indiretta dell'invio di armi spedite da un gruppo di Albanesi residenti a Dulcigno a destinazione dei rlibelli. Non si può precisare lo scopo di questo contrabbando, ma da molti indizi è lecito presumere che i Montenegrini abbiano chiuso g1i occhi sul contrabbando per continuare le buone relazioni coi musulmani di Scutari e dell'Albania centrale. Il mio collega d'Austria-Ungheria m'informa d'aver saputo che nel campo degli insorti è

giunto, provendente da Dulcigno un cannone calibro 75 di fabbricazione italiana. Ma egli mi ha soggiunto che l'origine italiana di quel pezzo non significa niente al riguardo dell'Italia. Egli crede che si tratti dei soliti maneggi del Montenegro e della Serbia in Albania. Siccome gli Austriaci hanno esercitato contrabbando d'armi fra i Gheghi malissorli e notoriamente spingono questi ultimi, come quelli di Dibra e Liuma, ad attaccare i Serbo-montenegrini, è naturale che questi ultimi profittino della solita zizzania albanese per operare una diversione.

(l) -Vedi D. 548. (2) -Con questo tel. del 1° settembre Di Sangiuliano comunicava ad Aliotti e De Facendis la conferma della partenza da Dulcigno per Slinza • di un veliero con armi e munizioni destinate dal Montenegro agli insorti • e pregava ambedue di « cercare di appurare quale potesse essere vero scopo invio da parte Montenegro ad insorti albanesi>.
565

IL MINISTRO A DURAZZO, ALIOTTI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. PER POSTA RR. 8855/857. Durazzo, 3 <;ettembre 1914 (per. il 7). Azione Giovani Turchi in Albania. Vi è luogo a supporre che l'Austria d'accordo colla Germania cercherà per mezzo dei Giovani Turchi fomentare movimento presso gli elementi musulmani in Albania allo scopo deciderli aiutare insurrezione albanese fra quelli di Cossovo contro la Serbia. II Kral sarebbe uno dei principali organizzatori di questi maneggi in Albania. Mi consta d'altra parte in maniera ineccepibile che il Governo germanico ha dato istruzioni a questi suoi agenti in Albania di cons~gliare al Principe ed al suo Governo di iniziare e secondare la campagna contro i Serbi. Senonché da quanto vengo assicurato questo rappresentante germanico avrebbe preso su di sè di non dare nessun seguito a tali istruzioni nei riguardi del Principe e cui non avrebbe fatto nessuna comunicazione. Questa informazione serve dunque esclusivamente come indizio. A cura della Corrispondenz Bureau continuano a giungere notizie sulla guerra e specialmente notizie tendenti ad eccitare il fanatismo musulmano contro la Triplice Intesa. Degli estratti di tali notizie servono, dopo essere stati

opportunamente confezionati, a pubblicare bollettini che si affiggono e diffondono in città.

566

IL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO, ALL'AMBASCIATORE A VIENNA, AVARNA, E AI MINISTRI AD ATENE, DE BOSDARI E A DURAZZO, ALIOTTI

T. 5113. Roma, 4 settembre 1914, ore 0,45. Amministrazione albanese. (Per Atene e Durazzo). Ho telegrafato ad Avarna quanto segue; (Per Avarna). Mio tel. 4909 (1).

(Per tutti). Questo ambasciatore d'Austria-Ungheria mi ha comunicato che Berchtold condivide pienamente mio avviso che Italia ed Austria debbano

prendere fin d'ora nettamente posizione contro ogni eventuale proposta di stabilire in Albania, dopo la partenza del Principe Wied, un'amministrazione cantonale, poichè essa, oltre a presentare non lievli pericoli sarebbe del tutto contraria alle deliberazioni di Londra.

Pertanto qualora si stabilissero di fatto tali amministrazioni cantonali le due potenze si asterranno dal favorirle.

Barone Macchlio mi ha inoltre riconfermato che Governo austro-ungarico, in pieno accordo con noi, intende siano mantenute assolutamente ferme ed integre deliberazioni di Londra le quali sanciscono i principi fondamentali relativi a frontiere dell'Albania ed alla neutralizzazione dello Stato albanese. Siccome Austria-Ungheria trovasi in stato di guerra con Potenze della Triplice Intesa, essa non potrebbe associarsi eventualmente a nostri passi presso quei Governi per far rispettare decisioni di Londra relative all'Epiro, ma sarebbe ben disposta e pronta ad appoggiare qualunque nostro passo che noi credessimo fare al riguardo presso Governo Atene. Quanto precede per sua opportuna notizia.

(l) Vedi D. 454.

567

L'AMBASCIATORE A BERLINO, BOLLATI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. 8741/730. BerLino, 4 settembre 1914, ore 2;~0 (per. ore 16,35).

Telegramma V. E. n. 5093 (1). Ove se ne presenti l'occasione non mancherò di valermi dei nuovi argomenti forniti da R. Ministro Addis Abeba circa pericolo cui ci saremmo esposti in Etiopia se avessimo preso parte alla guerra contro Francia e Inghilterra. Da quanto riferisce Colli suo telegramma ulteriore riprodotto in quello di

V. E. n. 5093 (2) sembra però risultare che pericolo avrebbe potuto pure sorgere ove alla guerra avessimo partecipato in senso opposto. Chiederò a questo Governo che vengano subito date istruzioni desiderate al suo ministro in Addis Abeba.

568

IL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO, ALL'AGENTE DIPLOMATICO AL CAIRO, SERRA

T. s. 5120. Roma, 4 settembre 1914, ore 3,30.

Suo telegramma 123 (3). D'accordo con mio collega per le Colonie prego

V. S. voler con ogni energia e massima sollecitudine cercare di porre riparo all'azione che da Costantinopoli si va svolgendo per fomentare nella Cirenaica resistenza araba tentando di ottenere se possìbHe da codeste autorità che a El Barani e all'ufficiale bengasino Abdul Selam Bu Geschiata sia impedita entrata Cirenaica attraverso Egitto.

Prego tenermi informato esito sue pratiche. Tutti i maneggi di agitazione panislamica in Cirenaica sono in questo momento estremamente pericolosi per la stessa Inghilterra per la ripercussione che indubbiamente essi hanno in Egitto e nel Sudan. L'autorità bnitannica ha quindi un interesse suo proprio nell'ostacolarle.

(l) -Vedi D. 550. (2) -Vedi D. 555. (3) -Vedi nota al D. 554.
569

IL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO, ALL'AMBASCIATORE A COSTANTINOPOLI, GARRONI

T. s. 5122. Roma, 4 settembre 1914, ore 3,30.

Facendo seguito al mio telegramma 5076 (1), ed intesa col mio Collega delle Colonie prego V. E. di voler dopo accertat·e informazioni del Comm. Serra agire con ogni energia presso Sublime Porta per porre riparo come Le sarà possibile all'azione da costà diretta a fomentare resistenza araba in Cirenaica. Prego tenermi informato di quanto Ella avrà creduto di fare e del risultato.

570

IL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO, ALL'AMBASCIATORE A VIENNA, AVARNA, E AL CONSOLE A SCUTARI, DE FACENDIS

T. 5123. Roma, 4 settembre 1914, ore 3,30.

Azione austriaca in Albania.

(Per entrambi). Da fonte degna di fede ricevo seguenti informazioni: Un noto emissario austriaco in Albania, nativo di Ragusa e residente da vari anni a Scutari, il 30 agosto u. s. si recò in Austria allo scopo ottenere 25.000 fucili che gli sarebbero stati accordati e che verrebbero inviati quanto prima a Scutari. Il 31 agosto suddetto emissario, accompagnato da altro notabile albanese cristiano originario di Scutari, ebbe luogo colloquio coll'important·e funzionario I e R. I due emissari avrebbero detto di sapere positivamente che non appena i Tedeschi saranno a Parigi imporranno ritiro flotta anglo francese dall'Adriatico e scoppierà a Scutari un movimento nazionalista albanese, cui parteciperanno cristiani e mussulmani. Si cercherà sbarazzare Scutari da ogni elemento italiano; quindi un corpo di Albanesi di ogni confessione, armato con i fucili austriaci marcerà contro il Montenegro e la Serbia.

(Per Scutari). La prego di eseguire costì le più diligenti indagini circa le informazioni anzidette e riferirmi sollecitamente in proposito.

(Per Vienna). Informazioni suddette sarebbero in parte avvalorate da seguenti circostanze che mi vengono riferite dal R. Console in Scutari e sulle quali richiamo speciale attenzione dell'E. V.: (telegr. 8661 /337) (2) dalle parole: «Come altre volte ho riferito... » alle parole «SU denaro di Kral dall'altra».

(l) -Con questo tel. Di Sangiuliano comunicava a Garroni il tel. 8593/123 ricordato in nota al D. 554. (2) -Vedi D. 548.
571

L'AMBASCIATORE A LONDRA, IMPERIALI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. GAB. ss. 1260/353. Londra, 4 settembre 1914, ore 4,6 (per. ore 24).

Tyrrell pranzò ieri sera con noi in famiglia. Conversammo assai lungamente in via affatto privata e famigliare. A proposito delle notizie d'Albania mi confessò che qui non si capisce motivo pel quale noi, data la massima importanza che giustamente annettiamo a Valona, assistiamo indifferenti a che venga quivi inalberata la bandiera ottomana. Premesso che di quanto avviene ora fuori dell'Inghilterra io non ho altre informazioni all'infuori di quelle dei giornali inglesi perchè quelli italiani giungono soltanto saltuariamente e con grande ritardo, dissi che ragionando a testa mia mi pareva naturale che il R. Governo esitasse ad occupare Valona ed a mettere così il dito in un complicato ingranaggio. Replicò che non si tratterebbe di occupazione ma di un semplice invio di navi per imporre il rispetto delle decisioni dell'Europa che ha sottratto l'Albania dalla dominazione ottomana. Accennato poi ai perduranti preparativi attivi intrighi austriaci attualmente in intima relazione con la Porta, egli mi ripetè quanto mi aveva detto Steed..... (l) contrastante con principi fondamentali cui Italia deve la sua unità e malcontento dei Serbi per la nostra inazione in questa guerra di liberazione della nazionalità e sulle spiacevoli conseguenze che i nostri interessi in Adriatico non mancheranno in futuro di derivare da tale nostro contegno passivo e dalla naturale perdita di prestigio ed influenza italiana presso le popolazioni sud slave, delle quali ci tornerebbe conto invece di assicurarsi la nostra simpatia e la riconoscenza dimostrando loro la nostra potenza. A ciò risposi ripetendo a lui gli argomenti addotti a Grey nel suo ultimo colloquio (mio telegramma Gabinetto n. 353) (2) per spiegare i motivi principali che ci costringono a conservare la neutralità. Replicò Tyrrell: «Avete mostrato di conoscere bene Grey adducendo argomenti più di ogni altro di natura a produrne su lui favorevole impre.ssione. Grey perfettamente conscio della delicatezza della vostra posizione intende più che mai !asciarvi assolutamente liberi di prendere la decisione che giudicherete più conforme vostri interessi. In tale intento ha fatto capire a Sazonoff, che ogni giorno si sveglia con nuove idee e nuove proposte spesso mal digerite e di più o meno difficile realizzazione pratica, la necessità di !asciarvi in pace e !asciarvi fare a modo vostro, perchè al postutto degli interessi italiani giudice competente non è nè l'Inghilterra nè la Russia

ma solamente l'Italia. Si tratta però di discernere quali e dove sono i vostri veri interessi e se vi conviene anche dal punto di vista della vostra posizione di grande potenza liberale che la liberazione della popolazione sud slava avvenga per opera della Triplice Intesa e della Serbia e del Montenegro senza alcuna partecipazione dell'Italia coll'inevitabile legittima conseguenza di ampliare e

consolidare sempre più la posizione e l'influenza serba nell'Adriatico. L'Italia trovasi ora in una posizione privilegiata, chiaro essendo che da questa guerra l'Austria uscirà annientata e la Francia stessa moralmente assai indebolita per il fatto che all'atto finale verrà bene fuori che essa è stata in realtà salvata dalla Russia e dall'Inghilterra. Vedete dunque quale partito voi potete trarre da questa fortunata congiuntura per il vantaggio dei vostri interessi materiali e morali non solo nell'Adriatico ma anche nel Mediterraneo. Tutto sta però che scegliate bene il momento psicologico e non corriate per soverchia circospezione il pericolo di giungere troppo tardi nel qual caso la vostra collaborazione sarà ritenuta inutile e i benefizi saranno assai discutibili. Tyrrell mi narrò che al momento di lasciare Londra ambasciatore di Germania in preda a vivissima agitazione gli manifestò la sua preoccupazione per il fanatismo avventuroso in cui si è imbarcata la Germania sfidando la Russia e l'Impero britannico con a fianco un «semi cadavere» per alleato combattente. D'altra parte il consigliere d'Austria-Ungheria disse pure al momento della partenza: «La Germania ci ha messi dentro e noi siamo ingenuamente caduti nella trappola ». Tyrrell considera la situazione dell'Austria-Ungheria gravissima. Informazioni qui giunte da Pietroburgo recano che interi reggimenti slavi sono passati con armi e bagaglio ai Russi. Steed mi ha detto ieri e Tyrrell ha confermato che emissari segreti (due carpentieri cittadini americani) giunti da Praga hanno informato questa Ambasciata russa che Boemia è pronta alla rivoluzione. Ho pure saputo che il contegno delle truppe francesi di prima linea è stato perfetto, perfido invece fu quello dei territoriali che scapparono come pecore con grande indignazione e sorpresa delle truppe inglesi che combatterono eroicamente con grand·e disgusto (sic) dell'Imperatore che concentrò contro di esse forze schiaccianti con l'intento fallito di accerchiarle e costringerle alla resa. Nelle truppe francesi mal condottesi sono state fatte fucilazioni in massa. Generale Dalstein è stato fucilato e sembra lo sarà anche Porcin. Impressione qui destata dalle condizioni di impreparazione francese e dalla condotta dei territoriali è stata immensa sembrando inverosimile che dopo 44 anni di aspirazioni alla rivincita l'esercito francese abbia finora dato di sè ·Così poco edificante spettacolo. Kitchener però tornato ieri sera da Parigi è rimasto molto soddisfatto per il piano concretato con il Capo di Stato Maggiore francese e per la constatazione fatta dell'avere la Francia disponibile all'infuori della guarnigione di Parigi quasi un milione di uomini costituenti il fiore delle sue truppe animate da morale altissimo. Impressione qui prevalente è che con l'arrivo davanti a Parigi la Germania ha raggiunto il massimo dei suoi temporanei successi, che da ora in poi dovranno andare fatalmente diminuendo per la necessità in cui si troverà, non essendo riuscita ad accerchiare le truppe alleate, di assediare da un lato Parigi e continuare dall'altro la guerra addentrandosi sempre più in Francia dove avrà il grosso dell'esercito francese rinforzato da truppe indiane, canadesi, australiane e probabilmente fra qualche tempo anche giapponesi che per l'odio feroce nutrito contro Tedeschi anelano di recarsi a combatterli in Europa. Al Governo giapponese a titolo di compenso la Russia e l'Inghilterra sono disposte a lasciare una maggiore libertà d'azione in Cina. Intanto i Russi continueranno, malgrado possibili perdite ed insuccessi, ad avan

zare verso Vienna e Berlino.

21 -Documenti diplomatici -Serie V -Vol. I

E giunto q_ui ieri un messaggio Presidente Stati Uniti esprimente calda simpatia per la nobile azione dell'Inghilterra a tutela dei principi democratici e della protezione dei deboli e della santità dei trattati e manifestante viva riprovazione contro la Germania..... (l) per condurla con metodi assolutamente incivili.

(l) -Annotazione del decifratore: • Manca forse qualche parola >. (2) -Vedi D. 492.
572

IL MINISTRO A BUCAREST. FASCIOTTI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. GAB. 1261/111. Bucarest, 4 settembre 1914, ore 8 (per. il 5, ore 13,15).

Telegramma di V. E. 1022 Gab (2).

Non posso che confermare quanto ho già lungamente riferito intorno al contegno della Romania. Ho veduto stamane Bratianu sempre esitante sulla via da scegliere. Mi ha ripetuto le solite argomentazioni pro e contro la neutralità insistendo sul pericolo che dalla guerra una grande Potenza esca troppo potente. Conclusione è stata che egli ha cercato sapere quello che faremo noi, senza volere dire, anche forse perchè non lo sa con precisione, quello che faranno loro. Ho ripetuto che rimaniamo neutrali finchè interessi non sono lesi o minacciati ma egli non mi è parso molto persuaso. Ha accennato senza insistere che la Romania rimarrà neutrale finchè rimarremo neutrali noi e mi ha detto avvertirlo due giorni almeno prima se noi ci decidessimo a marciare. Ho osservato che la situazione è molto più difficile per la Romania che non per l'Italia a cagione della Bulgaria. Caratteristico è il fatto che Bratianu ha parlato della Austria-Ungheria e della Germania come di Potenze amiche e non più alleate. In conclusione mi confermo sempre più nell'opinione che su Bratianu non si può far calcolo, mentre al momento opportuno si potrebbe agire sulla maggioranza dei Ministri e degli altri uomini politici. Risentimento contro Austria-Ungheria cresce tra i borghesi e specialmente tra i militari; finanze sono esauste in seguito alle spese militari eccezionali. Prego considerare quanto precede come strettamente confidenziale.

573

IL CONSOLE A VALONA, LORI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. 8749/991. Valona, 4 settembre 1914, ore 8 (per. ore 21,40).

Telegramma V. E. 5068 (3).

Non ho potuto fare finora la comunicazione richiesta da Zographos a causa della situazione e della incertezza circa esistenza di un'autorità albanese determinata a cui rivolgersi e sopratutto perchè mancano tuttora istruzioni attese fin oggi collega austro-ungarico associarsi mio passo.

Prego V. E. eventualmente sollecitare tali istruzioni a meno autorizzarmi agire solo naturalmente presso insorti. Osservo però che colla nuova situazione creata da partenza Principe comunicazione per essere efficace dovrebbe essere fatta a Durazzo ai dirigenti dell'organizzazione di Shiak. Anche Mustafà Hilmi si reca colà.

Mi permetto osservare anche tale comunicazione la quale dato svolgimento faccende di Epiro sembra in verità una sfida da parte di Zographos, potrebbe produrre sfavorevole impressione far risorgere voce di accordo segreto fra noi e Greci, perciò mi parrebbe da evitare che la facessimo da soli e meglio sarebbe fosse fatta Commissione di Controllo.

Secondo una notizia telefonica da Skoza il comandante greco della regione attigua avrebbe fatto sapere colà avere ordini tassativi da Atene di occupare Valona e Berat senza indugio.

Voci di avanzata greca circolano qui da ieri ma manca sicura conferma. Tali voci danno però da pensare mettendole in relazione con richiedenti Zographos la quale ha tutta l'aria di essere precisamente destinata a mascherare un progetto di avanzata e preparare un pretesto essendo facile ai Greci epiroti provocare

o anche inventare occorrendo l'attacco albanese al quale si allude.

Giova aggiungere che, fino a questo momento qui nulla ancora risulta di preparativi o intenzioni da parte di Albanesi di attaccare Greci epiroti nelle località già occupate.

(l) -Gruppo indecifrabile. (2) -Vedi nota al D. 547. (3) -Vedi D. 541.
574

L'AMBASCIATORE A VIENNA, AVARNA, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. 8759/1218. Vienna, 4 settembre 1914, ore 9 (per. ore 23,5).

EtiGpia. Telegramma di V. E. n. 5093 (1).

Berchtold, che ho intrattenuto del contenuto del telegramma suddetto, mi ha detto che se sudditi austro-ungarici residenti ad Addis Abeba si fossero comportati nel modo indicato nel telegramma stesso avrebbero agito contrariamente alle intenzioni del Governo I. e R.

Berchtold ha aggiunto che avrebbe impartito al rappresentante I. e R. in Addis Abeba istruzioni nel senso desiderato dall'E. V.

575

L'AMBASCIATORE A VIENNA, AVARNA, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. 8758/1219. Vienna, 4 settembre 1914 (per. ore 22,40).

Accordo per Albania. Telegramma di V. E. n. 5039 (2). Nell'intrattenere Berchtold delle dichiarazioni da lui fatte venerdl scorso l'ho interessato a farmi conoscere suo pensiero circa modo concreto di dare esecuzione

al proponimento delle due Potenze adriatiche di mantenere non solo per oggi ma anche per l'avvenire loro accordo per Albania. Berchtold mi ha detto che egli aveva creduto esprimersi meco nel senso in cui V. E. erasi espresso con Macchio (telegramma di V. E. n. 4909) (l) per far constatare che egli divideva pienamente opinione di Lei al riguardo. Ed ha aggiunto che a suo parere il modo migliore per raggiungere lo scopo suddetto sarebbe stato quello che i due Governi si concertassero insieme in ogni fase della questione albanese, sia circa la sostanza degli accordi, sia circa modo procedere per applicazione.... (2) su cui gli accordi stessi si basano.

(l) -Vedi D. 555. Precedentemente, nello stesso giorno, Avarna aveva comunicato (t. a. 8757/1217) che Berchtold gli aveva • detto che si rendeva conto dei pericoli ai quali (ci) saremmo esposti se avessimo preso parte alla guerra contro la Francia e l'Inghilterra •. Queste due informazioni vennero comunicate il 6 sett. al ministro italiano in Addis Abeba. (2) -Vedi D. 528.
576

IL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO, AGLI AMBASCIATORI A BERLINO, BOLLATI, A LONDRA, IMPERIALI, A PIETROGRADO, CARLOTTI, A PARIGI, TITTONI E A VIENNA, AVARNA

(Ed. in I. B., B. VI n. 219)

T. GAB. 1027. Roma, 4 settembre 1914, ore 18,15.

Avevo preparato il seguente telegramma: (Per Berlino: per V. E.). (Per tutti meno Berlino: per il R. Ambasciatore a Berlino). (Per tutti): ma desidero conoscere il suo parere prima di darvi corso: «Per

i prossimi giorni si preparano in varie parti d'Italia adunanze ad iniziativa dei nazionalisti dei repubblicani e dei socialisti riformisti nello scopo di forzare la mano al Governo e spingerlo ad una guerra contro l'Austria. L'agitazione continuerà. Il Governo italiano pur non potendo in conformità alle istituzioni liberali del Paese adottare gli efficaci metodi repressivi che si adoperano altrove

\ in tali casi, è sicuro di impedire che quella corrente prevalga ed è sorretto nella sua politica di neutralità dalla immensa maggioranza del Paese. Tuttavia sarebbe opportuno e prudente dare alla opinione pubblica assai preoccupata dell'equilibrio dell'Adriatico una qualche soddisfazione che almeno per un certo tempo porrebbe un argine all'agitazione. Noi potremmo con questo unico scopo occupare temporaneamente con un piccolo distaccamento l'isolotto di Saseno assumendo l'obbligo di evacuarlo dopo la guerra e lo assicuro a V. E., ed ella può dirlo a Zimmermann, senza alcun secondo fine e senza alcuno scopo territoriale. Noi non vogliamo far ciò se non d'accordo con l'Austria, sulla base degli impegni vigenti fra i due Paesi. Ma è sempre difficile trattare questi affari direttamente col Governo austriaco che non capisce queste esigenze dei paesi parlamentari e democratici e prende sempre la decisione opportuna quando ha cessato di esserlo. D'altra parte non vorrei esporre ad un rifiuto o a nuove diffidenze i delicati rapporti austro-italiani che io lavoro a migliorare. Per ciò bisognerebbe che Zimmermann esponesse a Berchtold con parere recisamente favorevole questo progetto che certamente servirebbe a facilitare la posizione del R. Governo di fronte alla pubblica opinione italiana. Le adunanze politiche sopra accennate essendo assai prossime urgerebbe a'Vere risposta possibilmente entro questa settimana.

Il Governo Austro-ungarico dovrebbe anche considerare che colla provvisoria occupazione di Saseno, l'Italia renderebbe un segnalato servizio alla politica del Gabinetto di Vienna nei riguardi dell'Albania e del mantenimento delle deliberazioni di Londra. Difatti mentre il Governo ellenico ha dichiarato di non volersi ingerire negli affari interni albanesi, esso ci ha contemporaneamente fatto conoscere (mio telegramma n. 4985) (l) che Zographos e gli Epiroti non intendono marciare su Valona a meno che non vengano provocati ed attaccati dagli Albanesi musulmani. Ora da notizie attendibili risulterebbe che la parte più intransigente degli Epiroti non sarebbe aliena dal provocare, come sarebbe facile, un conflitto locale coi musulmani per toglierne pretesto ad una mossa contro Valona. Se l'Austria-Ungheria non ne fosse impedita dalla guerra, noi l'avremmo pregata di associarsi a noi in questa misura di carattere precauzionale contro le invadenti aspirazioni elleniche. Riteniamo che l'occupazione provvisoria di Saseno fatta dall'Italia di pieno e pubblico accordo con l'Austria Ungheria servirà di efficace e sufficiente monito alle probabili pericolose ambizioni degli Epiroti che sono la longa manus di Atene e contribuirà a sventare l'opera dei promotori dell'agitazione anti-austriaca.

(l) -Vedi D. 454. (2) -Gruppo indecifrabile.
577

IL MINISTRO A DURAZZO, GALLI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO,

T. 8769/491. Durazzo, 4 settembre 1914, ore 20,30 (per. il 5, ore 0,25).

Condizioni ribelli. Con inviti (?) Municipio Durazzo ribelli hanno definito modalità ingresso città e consegna. Ribelli entreranno città domani mattina ore 10 e garantiscono..... (2) proprietà persone. Esigono consegna Konak dove si trovano ancora mobili Principe ma affermano voler rispettare quanto in esso contenuto. Circa Commissione Controllo, chiedono essa faccia consegna quanto appartiene cessato Governo sia in danaro che in mobili che registri amministrazione. Questo punto non potendo essere accettato senza implicare effettivo riconoscimento Governo ribelli e fine mandato affidatole da Governi (?) in seguito partenza Wied, Commissione Controllo consegnerà oggi alla Municipalità poco danaro trovato e Municipalità farà essa direttamente consegna quant'altro richiesto. A Commissione Municipalità ribelli hanno dato assicurazione (?) riconoscono alla Commissione di Controllo attribuzioni stabilite da Conferenza di Londra. A tale verbale dichiarazione in contrasto con comunicazione scritta di ieri non si crede possa essere attribuito molto valore. Circa bandiera ribelli hanno dichiarato verrà innalzata la medesima che a Valona.

(l) -Vedi D. 485. (2) -Gruppo indecifrabile.
578

L'AMBASCIATORE A COSTANTINOPOLI, GARRONI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. GAB. 1262/236. Costantinopoli, 4 settembre 1914, ore 20,35 (per. iL 5, ore 14,15).

Enver bey rispondendo ai miei discorsi concernenti Libia mi ripeteva ieri che solo per mezzo del Governo ottomano (intendeva dire per mezzo suo) possiamo arrivare ad una intesa col Senusso; che qualunque altra intromissione rimarrà senza risultato, compresa quella del Khedive che egli conosce nei suoi dettagli. Aggiungeva essere disposto occuparsi lealmente della cosa previa intesa su concessioni a farsi al Senusso, sembrando il momento opportuno. Risposi che non avevamo finora accettato la sua cortese offerta perchè essendo nuovo il Governatore Cirenaica desideravamo fosse egli· prima in condizione di conoscere ambiente, ma che R. Governo non avrebbe mancato di riprendere in considerazione l'offerta. Che intanto in giorno da determinarsi lio avrei sentito le sue idee circa basi accordo Senussi.

Avendo Enver bey ripetuto che Inglesi pei loro interessi avevano sempre veduto con piacere nostra lotta con Senussi, ritengo che egli voglia ora occuparsi nostro accordo per accrescimento del suo prestigio col Capo della setta e per lasciare a questa mani libere contro Inghilterra. Visto che finora per altra via nulla di concreto sia riuscito, parmi nulla vi sia a perdere tentando questa.

Gradirò sollecite istruzioni. Da speciale informatore risulterebbe che beduini sarebbero stati recentemente forniti armi da Inghilterra, quando essa temeva nostra azione colle alleate. Prego comunicare Ministero delle Colonie.

579

L'AMBASCIATORE A VIENNA, AVARNA, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. 8776/1221. Vienna, 4 settembre 1914, ore 21 (per. il 5, ore 23,5).

Neutralità albanese. Telegramma di V. E. n. 5080 (1).

Ho fatto conoscere a Berchtold che V. E. prendeva atto con la massima soddisfazione delle dichiarazioni fattemi da lui in merito alla neutralità dell'Albania, che egli pure riconosceva dover essere mantenuta ad ogni costo. Gli ho (parlato) quindi dell'invio di armi a Medua e a Durazzo, che era confermato da varie parti e risultava da informazioni precise. Quanto secondo invio Berchtold mi ha ripetuto ciò che aveva detto Forgach e cioè che si era appurato trattarsi di fucili Mauser acquistati dal Governo albanese e trasportati a Trieste per essere imbarcati per l'Albania. Non avendo potuto essere inoltrati a Durazzo, i fucili suddetti erano stati internati a Lubiana. Circa gli sbarchi di armi e munizioni a Medua mi ha detto che non aveva ancora ricevuto i risultati dell'inchiesta che era in

corso. Ho fatto osservare a Berchtold che non comprendevo come mai vi fossero difficoltà per avere le notizie suddette giacchè, come gli avevo già comunicato precedentemente, si sapeva che il trasporto era stato effettuato sulla nave «Andrassy » appartenente alla Società Adria e non vi era dubbio che lo sbarco avesse avuto luogo 'perchè sulla scorta di questi dati positivi non si tardasse ad assumere informazioni circa lo speditore delle armi il destinatario di esse e la ragione dello sbarco a San Giovanni di Medua.

Berchtold mi ha promesso di far sollecitare l'inchiesta ed ha aggiunto che, in vista anche delle notizie pubblicate in modo sicuro dai nostri giornali circa gli invii delle armi stesse e dei commenti fatti in proposito, stava pensando alla questione di pubblicare un comunicato per smentire categoricamente che il Governo austro-ungarico aveva parte in quell'invio.

(l) Vedi D. 549.

580

IL DELEGATO PRESSO LA COMMISSIONE INTERNAZIONALE DI CONTROLLO IN ALBANIA, GALLI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

R. 499. Durazzo, 4 settembre 1914 (per. l'B).

Mi pregio trasmettere all'E. V. copia, qui unita, di una comunicazione fatta per iscritto dai rivoltosi contemporaneamente alla città e alla Commissione Internazionale di Controllo.

Da tale comunicazione risulta chiaramente, non solo la decisione di non voler ammettere il Governo della Commissione di Controllo, ma anche il fermo proposito di volere escludere qualunque ingerenza della Commissione stessa, sicchè non sarà possibile nelle presenti condizioni e fino a che esse durino, che la Commissione di Controllo esplichi una qualunque utile attività.

Dell'identico parere sono i miei due colleghi qui presenti.

(Annesso).

LE PROGRAMME DE L'ENTRÉE À DURAZZO AUQUEL A ADHÉRÉ LE CONSENTEMENT GÉNÉRAL

l. -Puisque nous ne voulons pas nuire à la population innocente de Durazzo que nous considérons comme nos frères, nous voulons que cette population ouvre les bras de la fraternité en arborant sur le pont le drapeau du consentement, tandis que nous garderons nos positions fortifiées et nous enverrons d'abord cinq délégués de notre part qui se rencontreront avec la population de Durazzo sur le pont. Entretemps la population de Durazzo devra conduire au pont pour délivrer au détachement spécial qui sera envoyé de notre part toute sorte de munitions et d'engins de guerre qui se trouvent soit aux positions spéciales, soit dans les maisons privées et alors le commandant général Selman Aga et le comité centrai de Shiak en délivreront un reçu officiel.

2. --Après la remise des armes la population de Durazzo doit envoyer son chefs et 200 gens du peuple qui feront la paix avec nous. 3. --Ensuite entrera à Durazzo un détachement armé qui, ayant pour guide les exigences de la civilisation et de la fidélité, assure l'inviolabilité de la personne de nos frères de Durazzo sans causer aucun dégat pas méme une aiguille; nous déclarons que notre armée nationale gardera bien le bazar et les coins des quartiers en assurant la pleine liberté et la sécurité la plus absolue des magasins et boutiques qui doivent étre ouvertes. 4. --Puisque la nation albanaise a obtenu, pour la gràce et l'aide des grandes puissances, son indépendance administrative, la population de Durazzo doit etre unanime pour répousser toute intervention dans son gouvernement et elle doit préparer d'urgence les moyens du progrès et de salut. 5. --Jusqu'à l'arrivée du chef général Mustafa bey Ibrahim Aga zadé d'Indrogi qui se trouve en service, le comité administratif sera formé par son remplaçant Ali Kadri et par le commandant général Selman Agà qui rédigeront provisoirement les actes du gouvernement en perfectionnant et assurant l'ordre public par les garanties absolues accordées par toute la nation. 6. --Les registres des comptes financiers et les documents de la justice et de toute l'administration y compris les documents des affaires intérieures et étrangères, qui se trouvent dans les bureaux officiels déposés au nom de gens du de Wied, doivent etre confiés au comité général, et jusqu'à son arrivée, au cornité que la population formera par des gens capables. 7. --Puisque l'Europe a reconnue l'indépendance de la nation albaneise, la souveraineté de la ville de Durazzo appartient à la nation albanaise et le prince de Wied ayant été déclaré déchu du tron albanais, les fonctions de la commission de contròle ont pris également fin, naturellement jusqu'à ce que l'Europe prenne des décision ultérieures de sorte que la nation a pleins droits pour former un gouvernement régulier et indépendant en repoussant toute intervention étrangère dans nos affaires, d'après les stipulations du droit international. 8. --La nation albanaise exprime ses remerciements aux ambassadeurs des grandes puissances qui ont reconnu et notifié nos droits légitimes et elle considère comme son premier et le plus important devoir d'honorer et sauvegarder les édifices des grandes puissances de Durazzo.

21 aoiìt 1914. Le vice-président du comité centrai des Shiak et commandant général

SELMAN

581

RELAZIONE DEL SEGRETARIO GENERALE, DE MARTINO, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

s. (1). Roma, 4 settembre 1914.

Nel primo periodo della guerra, le prev1s10ni furono per la vittoria della Triplice Intesa (l); attualmente le previsioni (2) sono per la vittoria di Germania e Austria-Ungheria. Occorre sin da ora esaminare se, quando e come agire per evitare che questa seconda eventualità riesca di danno agli interessi dell'Italia e per assicurarci, anzi, tutti i possibili vantaggi.

A mio parere non bisogna perdere tempo per negoziare coi due Imperi la nostra neutralità (3), mentre è ancora negoziabile.

I due Imperi mostrano oggi di apprezzare la nostra neutralità, che approvano, e ci sono larghi di assicurazioni e di incitamenti a mantenerla con fermezza. Sarà tale la loro attitudine quando Francia fosse definitivamente debellata

-o quando iniziati i prelimìnari di pace? (4)

si sono ritrovate.

Il Prtncipe di Bti.low scrive al Marchese di San Giuliano: « J'ai assisté au Congrés de Berlin. Corti et Cairoli croyaient bien faire en ne se rengeant ni d'un cOté ni de l'autre et en louvoyant entre les différentes Puissances. Quel a été le résultat? L'Italie a été la seule Puissance qui alors n'a retiré aucun profit de la situation ».

Questa citazione è da notare, no'n già per dimostrare, come vorrebbe Bti.low, che dovremmo prendere le armi a favore dei due Imperi, ma per provare che nei circoli politici tedeschi, con o senza «risentimento», si ritiene che la neutralità potrà condurre l'Italia alla rinunzia e alla compromissione dei suoi vitali interessi.

Noi non possiamo fare la guerra a fianco dell'Austria, ma non vogliamo una ripetizione del Congresso di Berlino.

Qual'è la parte che verosimilmente i due Imperi, vittoriosi su tutta la linea, serberebbero all'Italia neutrale nell'assestamento generale?

Non sarei alieno dal fare la seguente previsione, desumendola dal fatto della recente adesione dei due Imperi alla nostra interpretazione dell'articolo VII del Trattato di alleanza, che stabilisce i compensi territoriali. Si prevedono dunque acquisti territoriali austriaci che tocchino interessi italiani, e si prevedono analoghi compensi a nostro favore. Tali acquisti territoriali dell'AustriaUngheria, oltrechè nell'interno della Penisola Balcanica (ex-Sangiaccato), dovranno forzatamente interessare l'Adriatico e l'equilibrio di quel mare (5). Si rammenti la notizia da Vienna di aspirazione austriaca ad una striscia di littorale che unisca la Dalmazia all'Albania in caso di fusione serbo-montenegrina. (Vedi tel...... ) Sono note le antiche e radicate aspirazioni austriache sulla zona di Scutari d'Albania; conseguenza: isolamento o annessione del Montenegro, Lowcen, Cattaro formidabile base navale, minaccia immanente all'Italia. Risultato: rovina della nostra posizione di Potenza Adriatica (6).

Quali i compensi che a noi si offriranno allora in base all'articolo VII? Non credo sarebbe Valona (7), unico compenso adeguato. Valona italiana è per l'Austria danno maggiore che non per l'Italia Valona austriaca (8). Una sponda del Canal d'Otranto è già italiana; se italiana divenisse anche l'altra sponda, con Valona, avremmo noi le chiavi nell'Adriatico (9).

Credo pertanto che l'Austria non ci offrirà Valona come compenso e che solamente se costretta dalle circostanze (10), si rassegnerà.

Il Governo austro-ungarico ci ha fatto sapere recentemente che intende mantenere, anche per l'avvenire, i vigenti nostri accordi per l'Albania. Io interpreto questa dichiarazione come appresso: Albania autonoma per la regione di Valona e forse di Durazzo, e per questa parte restano in vigore gli accordi. Annessione all'Austria dell'Albania Settentrionale, e per questo (12) entrerebbe in vigore l'articolo VII che stabilisce il compenso territoriale.

E questo compenso territoriale all'Italia io ritengo che nel pensiero di Berlino e di Vienna dovrà essere fuori dell'Adriatico, cioè nel Mediterraneo (13ì, e a spese della Francia o dell'Inghilterra, in modo da creare opposizione di interesse fra Italia e quelle Potenze o una di esse (14). A seconda dell'esito generale della guerra, potrebbe essel'e anche Tunisi.

L'acquisto di Tunisi (centomila italiani) -Biserta sarebbe un acquisto grandioso (15) -e non sarebbe male di accertare sin da ora il modo di vedere in proposito dei Governi germanico e austro-ungarico (16).

Ma l'acquisto di Tunisi, o altro acquisto mediterraneo che potrebbe essere anche di ,gran lunga meno importante (per esempio: un'isola del Dodecaneso), compenserebbe la nostra rinunzia all'Adriatico? (17) Non credo.

In caso di completa vittoria dei due Imperi centrali, l'interesse vitale italiano maggiormente minacciato è l'Adriatico. Fin da ora dobbiamo correre ai ripari, facendo ogni sforzo per salvare l'Italia da quella rovina, assicurandoci almeno la coscienza di nulla aver trascurato.

Non manca, a mio parere, una buona base di azione diplomatica italiana presso Germania e Austria-Ungheria -e sopratutto presso Germania (18) allo scopo di salvare, in quanto sia possibHe, i nostri interessi adriatici.

Questa base consta di due elementi:

l) L'interesse della Germania ,di mantenere in vita la Tdplice Alleanza dopo la guerra vittoriosa (19). La Germania sarà circondata da una Europa ostile e più o meno tacitamente ribelle alla risultante egemonia teutonica (20). Non credo si ripeterà, con alcuno degli attuali belligeranti, il caso di Sadowa seguita dall'alleanza austro-prussiana (21). Dopo Sadowa entrarono in azione interessi comuni che non esistono con alcuno dei belligeranti di oggi (22). Una fossa non colmabile sarà scavata tra Germania e Inghilterra e Francia per effetto della egemonia teutonica (23), e tra Austria e Russia (24) per la forza del panslavismo (25). D'altra parte l'Austria-Ungheria, per quanto rafforzata dalla vittoria (poichè tale è la nostra ipotesi), non offrirà sufficiente appoggio morale alla Germania circondata da nemici (26). Le cause di interna debolezza dell'Austria-Ungheria non cesseranno di agire (27), e sopratutto in caso di annessione di nuove popolazioni slave, diventeranno dopo poco tempo più pericolose (28). La Germania, vittoriosa, ha necessità di far vivere la Triplice Alleanza; l'amicizia dell'Italia le è indispensabile (29); praticamente essa si contenterà di una Italia, come pel passato, fedele aH'alleanza con qualche giro di valzer (30), sopratutto la Germania avrà da temere che l'Italia entri a far parte di opposti aggruppamenti o intese.

2) Ciò posto, la Germania si renderà facilmente conto della seguente verità: sarà possibile che la Triplice alleanza costituisca un organismo vitale se, per patto dell'Austria-Ungheria, rimanga leso un vitale interesse italiano, qual'è l'equilibrio dell'Adriatico (31). Io credo quindi che la ,politica più lungimirante della Germania appoggerà, in quanto possibile, gli interessi dell'Italia, contro la politica a corta veduta della Duplice Monarchia (32).

Come iniziare, sin da ora (33), il negoziato per la tutela dei nostri interessi adriatici?

L'articolo lo del Trattato di Alleanza contiene la seguente disposizione: «Les hautes Parties contractantes..... s'engagent à procéder a un échange d'idées sur !es questions politiques et économiques d'une nature générale qui pourraient se présenter et se promettent en outre leur appui mutue! dans la limite de Ieurs propres intérets ».

Questa esplicita disposizione è stata, direttamente dall'Austria-Ungheria, indirettamente dalla Germania, violata a danno dell'Italia (34) colla recente intrapresa bellica contro la Serbia. L'azione austriaca contro la Serbia toccava manifestamente interessi italiani di natura politica ed economica (35), e ciò tanto nell'ipotesi di acquisti territoriali dell'Austria-Ungheria quanto nell'ipotesi di nessun acquisto territoriale (36). Questo punto è stato ampiamente dimostrato nella corrispondenza ufficiale. Mi limiterò, per memoria, ad accennare agli opposti interessi italiani ed austriaci in ordine alle ferrovie balcaniche ed alla lunga e tenace opera italiana per la ferrovia Danubio Adriatico, la quale per noi ha vitale importanza economica e politica (37).

I nostri alleati avevano dunque l'obbligo chiaro ed esplicito, in forza del trattato, di procedere ad uno scambio preliminare di idee con noi, per darci campo di armonizzare i nostri interessi coi progetti dell'Austria-Ungheria (38).

Ora, a me pare che, come punto di partenza, sia da opporre formalmente al Governo austro-ungarico (in replica al pro-memoria dell'Ambasciata I. e R. dell'll agosto scorso) la suddetta trasgressione all'articolo primo del Trattato

Solleveremo così la questione dell'equilibrio dell'Adriatico e tanto maggiore probabilità avremo di preservare, almeno in parte, i nostri interessi, quanto più ci mostreremo intransigenti (41).

L'andamento della guerra, la sua maggiore o minore durata, i risultati della guerra tra Austria e Russia e tanti altri elementi più o meno prevedibili (fattore economico, rifornimenti, ecc.) determineranno se gli interessi adriatici dell'Italia saranno in definitiva bene o male tutelati (42).

Molte ipotesi si possono fare; ed una, non fra le migliori, potrebbe essere questa: che l'Italia, come compenso degli acquisti territoriali dell'Austria nell'alto Adriatico, ottenga un diritto qualsiasi sull'isolotto di Saseno, che comanda la baia di Valona (43).

Per questo riflesso io ritengo si debba sin da ora fare il possibile per creare il fatto compiuto di una nostra occupazione (proclamata provvisoria) dell'isolotto di Saseno (44). Dovremmo provocare una ragione locale che paia forzarci la mano (45). Dalla Grecia e dalla Triplice Intesa (già lo sappiamo) non avremmo ostacoli. Di fronte alla Germania e all'Austria faremo valere anche considerazioni nostre di ordine interno e la necessità di tranquillizzare l'eccitata nostra opinione pubblica (46). Io credo che, all'occorrenza, potremmo impunemente forzare la mano all'Austria ( 47). L'occupazione provvisoria di Saseno rientrerebbe certo nelle disposizioni dell'articolo VII, e darebbe all'Austria il diritto a compenso (48). Orbene, di due cose l'una: o l'Austria sarà vittoriosa nel conflitto europeo, e il compenso, cioè l'occupazione dell'Albania settentrionale, se lo prenderà in ogni caso; ovvero l'Austria sarà sconfitta e la nostra occupazione di Saseno non avrà compromesso nulla.

Che cosa potrebbe accadere a noi nella peggiore delle ipotesi? Che nella sistemazione generale, per imposizione dell'Austria e della Germania, fossimo costretti ad abbandonare Saseno (49).

Ma questa 1potesi, per l'onore dell'Italia, è meno dannosa che se lasciassimo rovinare la nostra posizione di Potenza adriatica senza nulla aver tentato per salvarla (50).

E viceversa poi quell'abbandono di Saseno darebbe un maggior obbligo morale (51) ai due Imperi Centrali di facilitare a noi i compensi mediterranei di cui ho sopra fatto cenno, dato che, come io ritengo per fermo, la Germania abbia interesse a tenere in vita la Triplice Alleanza.

L'isolotto di Saseno, come stato di fatto quando ci presenteremo al futuro Congresso europeo, potrebbe essere il punto d'appoggio di una difesa dei minacciati nostri interessi adriatici (52).

P. S. L'occupazione di Saseno dovrebbe essere eseguita dall'Italia in seguito a delegazione delle Potenze firmatarie della deliberazione di Londra.

(l) -Le cifre fra parentisi corrispondono ad annotazioni di Di Sangiuliano, che però non

(39) coll'invito formale di procedere ora e subito a quello scambio d'idee che venne omesso al tempo debito (40).

582

L'AMBASCIATORE A BERLINO, BOLLATI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. GAB. s. 1263/125. Berlino, 5 settembre 1914, ore 1,25 (per. ore 15).

Telegramma di V. E. Gabinetto n. 1027. (1). Riservandomi sottoporre a V. E. eventuali ulteriori considerazioni mi affretto a comunicarle le prime impressioni in me arrecate dal proposito ieri enunciatomi. Ciò che io temo venga rilevato è la mancanza di nesso logico fra la premessa e le conseguenze. Si capisce difficilmente come mai, per opporsi ad una corrente dell'opinione pubblica che spinge alla guerra contro l'AustriaUngheria, si voglia adottare una misura che all'opinione pubblica dovrebbe essere annunziata come presa d'accordo con Austria-Ungheria stessa e che logicamente parrebbe diretta contro Tripliée Intesa. Infatti, se opinione pubblica nostra è preoccupata dell'equilibrio dell'Adriatico, ciò parrebbe dovere accadere in questo momento non per fatto dell'Austria-Ungheria, la cui flotta è oramai ridotta alla impotenza o per lo meno alla immobilità, ma per fatto della flotta franco-inglese percorrente quel mare o anche per fatto della Grecia notoriamente favorita e sostenuta dalla Triplice Intesa. La Triplice Intesa avrebbe quindi apparentemente ogni ragione di opporsi alla nostra occupazione di Saseno; se interrogata da noi, come dovrebbe esserlo, in .forza delle decisioni della conferenza di Londra, essa ciò malgrado vi aderisse è purtroppo a prevedersi

che sorgerebbe qut e a Vienna il sospetto che noi ci siamo posti preventivamente d'accordo con essa. In ogni modo sarebbe difficile distruggere qui e a Vienna l'impressione che noi vogliamo profittare delle attuali difficoltà della Austria-Ungheria per violare sottomano gli accordi sull'Albania e alterare a nostro profitto l'equilibrio dell'Adriatico. Si potrebbe, è vero, d'altra parte obiettare che .siccome ciò che più si teme qui e a Vienna è una nostra azione contro il Trentino, il vederci prendere posizione in tutt'altra direzione sarebbe forse considerato come un minore male. Ma data l'eccitazione qui ed a Vienna dominante da un lato per la immensa gravità dei pericoli minaccianti, e dall'altro per i grandiosi successi già ottenuti, io pavento che quel nostro progetto, soprattutto pel sospetto cui ho sopra accennato, possa incontrare resistenza anche a Berlino e soprattutto a Vienna e che ciò possa servire di occasione e pretesto appunto a quella guerra coll'Austria-Ungheria che si dice di volere evitare.

Per conseguenza in conformità alle convinzioni da me profondamente sentite e francamente esposte a V. E. sarei d'avviso che meglio varrebbe astenersi dal progetto "di occupazione di Saseno e consacrarsi invece sinceramente ed assiduamente all'opera di impedire che prevalgano in Italia le correnti bellicose, opera nella quale V. E. dice essere il R. Governo sicuro di riuscire sorretto come è dalla immensa maggioranza del Paese. In ogni modo ove queste mie osservazioni non mutassero le decisioni di V. E. io non mancherei di fare subito, per ottenere al progetto il consenso del Governo Imperiale, tutti quei tentativi che sarebbero indispensabili prima di dare attuazione al progetto stesso.

(l) Vedi D. 576.

583

IL CONSOLE A VALONA, LORI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. uu. 8783/998 (1). Valona, 5 settembre 1914, ore 1,55 (per. ore 14,30).

Genabi Adii mi fa sapere Epiroti attaccarono località Zemblan dichiarando volerla occupare per marciare su Valona. Popolazione fece resistenza ed ebbe luogo conflitto. Vi furono alcuni morti. Zemblan è stata occupata. Prego comunicare R. Legazione.

Il 10 settembre Bosdari comunicava (t. 8978/396):

• Venizelos non ha notizie della presa di Zemblan da parte Epiroti e quanto presunteIntenzioni di questi di marciare su Valona non ho che da ripetere cose da lui già tante volte dette. A mio modo di vedere conviene però tener conto dei gravi mutamenti avvenuti in Albania in questi ultimi giorni. Se è vero come qui si afferma che bandiera ottomana sventola su tutta !"Albania verrà naturale per Epiroti domandarsi perchè Europa ed in modo speciale Italia tollera questa infrazione alla convenzione Londra e non vogliono ammettere le altre •.

(l) Questo tel. venne comunicato 1"8 settembre (t. 5187) a Bosdari con la seguente Istruzione: • Pregola parlarne a Venizelos senza indicare fonte della notizia e fargli rilevare che la notizia se è esatta avrebbe speciale gravità •; e ad Avarna perchè ne informasse Berchtold. Il 9 settembre Avarna informò (t. 8951/1229) di aver comunicato la notizia a Rappaport, il quale aveva risposto che • finora non era pervenuta alcuna notizia analoga al Ministero degli affari esteri •.

584

IL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO,

AL MINISTRO AD ATENE, DE BOSDARI, E AL CONSOLE A VALONA, LORI

T. 5131. Roma, 5 settembre 1914, ore 2. Profughi Epiro. (Per tutti). Cav. Galli comunica seguente telegramma diretto dalla Commissione di Controllo a Zographos: « Commissione Internazionale Controllo, vista la penosa situazione e la mancanza d'ogn~ mezzo d'esistenza e l'impossibilità di procurarsene, degli emigrati epiroti che si trovano presentemente nel distretto di Valona, vi prega di volerle comunicare d'urgenza sotto quali condizioni e garanzie potrebbe effettuarsi il loro rimpatrio». Galli comunica poi che Zographos ha risposto al telegramma suddetto che egli non ha nulla in contrario al ritorno dei profughi ma che è esitante, nello stato attuale delle cose, prendere responsabilità sicurezza loro vita ed averi; propone invece pregare Grecia che incarichi sue truppe della necessaria protezione. (Per Valona). Ho telegrafato ad Atene quanto segue: (Per tutti). È evidente come non si possa ricorrere mezzi suggeriti da Zographos. D'altra parte non v'ha dubbio che, data autorità e prestigio di cui egli gode presso Epiroti, a Zographos non manca modo, se lealmente lo vuole, di provvedere sicurezza e protezione profughi rimpatrianti. Prego pertanto V. S. voler

rinnovare passi presso codesto Governo affinchè continui sua influenza su Zographos nel senso desiderato.

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IL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO, AL MINISTRO A DURAZZO, ALIOTTI

T. 5132. Roma, 5 settembre 1914, ore 2. Epiro. Suo telegramma 854 (1). Se per speciali condizioni in cui versa l'Albania, i nostri passi diretti ad

influire presso gli Albanesi perchè si astengano da ogni atto ostile o provocazione contro gli Epiroti ncm possono sempre essere accompagnati da tutto il successo che sarebbe desiderabile, ritengo tuttavia opportuno che da parte nostra si persista nella stessa linea di condotta seguita fin qui per dimostrare di fronte alle Potenze, anche di fronte all'Albania ed alla Grecia, lealtà e sincerità dei nostri propositi.

Non potrei poi consentire con la S. V. che una garanzia efficace contro possibili atti inconsulti da parte di Albanesi si avrebbe solo se raccomandazioni delle Potenze fossero accompagnate da serie minacce di repressione contro eventuali disordini. Siccome è da ritenere che oggi meno che mai tali minacce potrebbero essere eseguite, esse, mentre non raggiungerebbero lo scopo di prevenire efficacemente disordini, nuocerebbero al prestigio dell'azione delle Potenze in Albania, giacchè è pericoloso ed impolitico fare minacce senza esser decisi ad eventualmente tradurle in atto.

(l) Vedi D. 559.

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IL CONSOLE A SCUTARI, DE FACENDIS, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. 8788/343. Scutari, 5 settembre 1914, ore 2,10 (per. ore 17,10).

Montenegrini e insorti. Telegramma di V. E. n. 5046 (1).

È noto che movimento insorti è stato indubbiamente sorretto dalla Serbia e dal Montenegro che hanno aiutato tali elementi di disordine e disgregamento per evitare che consolidamento Wied annientasse definitivamente aspirazioni sull'Albania. Sembra quindi coerente invio armi insorti tra cui si dice trovasi anche qualche montenegrino. Insorti che dirigevano Alessio trovavano appoggio questo console montenegrino sostenuto francese i quali poi assicuravano perfetta intesa fra Montenegro e Essad. Recente proclama insorti disconoscendo Commissione Controllo corrisponde pensiero analogo fatto intendere da questo console montenegrino H quale mostrasi disposto aiutare ogni causa torbida in Albania. Con fine occupazione internazionale Martinovic attendeva immediato arrivo Montenegrini subordinatamente insorti. Maldisposto mantenimento ordine in seguito partenza distaccamenti egli ha cercato intralciare opera pacificazione consoli Grandi Potenze incaricati difficile amministrazione Scutari ove avrebbe preferito incidenti ed anarchia che giustificassero eventuale intervento.

Nella scelta componenti consiglio locale per mezzo console francese ha accampato ingiustificate pretese in nome della comunità ortodossa che conta meno migliaio persone, minacciando conseguenze: riferirò con rapporto. Sono stati tentati segni di croce nelle moschee affinchè fanatismo mussulmano reagente contro tali pretese ingiurie dei cattolici provocassero gravi torbidi: furono trovati colpevoli, un musulmano ed un montenegrino.

Ora risultato inchiesta sembra parallelismo azione austriaca e montenegrina verso gli insorti. Ho telegrafato quanto precede alla R. Legazione.

587

L'AMBASCIATORE A BERLINO, BOLLATI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. GAB. 1265/126. Berlino, 5 settembre 1914, ore 2,50 (per. ore 20).

Ebbi ieri una lunga conversazione col Principe Biilow. Mi disse che ~arlava come tedesco ma anche come vecchio e sincero amico dell'Italia cui strettamente lo legavano ricordi, affetti ed interessi. Per il bene d'Italia egli esprimeva l'ardente voto che l'attuale nostra politica non venisse mutata. La dichiarazione della nostra neutralità, è inutile dissimularlo, aveva bensì fatto da principio assai penosa impressione in tutta la Germania; ma la valuta2lione dei motivi che l'avevano determinata, presto compresi ed apprezzati dal Governo germanico, cominciava a farsi strada anche nella popolazione. Si può quindi essere certi che ove la neutralità venga mantenuta le buone rela

• appurare quale potesse essere vero scopo invio armi da parte Monteneero ad insorti albanesi».

zioni fra l'Italia ed i suoi alleati non avranno a soffrirne e potranno essere conservati e consolidati dopo la guerra collo stesso reciproco vantaggio di prima. Il Principe sapeva della dichiarazione stataci fatta dai due Governi circa interpretazione dell'E. V. dell'art. 7° del trattato e vi attribuiva grandissima importanza dicendo che ciò provava il fermo proposito da parte loro di dare soddisfazione alle note legittime aspirazioni. Avendogli io a questo punto obiettato che per meglio corroborare la nostra convinzione a tale riguardo sarebbe stato necessario pensare fin da ora in che cosa avrebbe consistito il compenso a noi spettante in cambio di ingrandimenti territoriali dell'Austria-Ungheria nei Balcani, il Principe mi replicò che ciò sarebbe assai difficile data l'impossibilità di prevedere ora di fronte alla colossale gravità degli avvenimenti che si svolgono, le conseguenze dell'attuale conflagrazione europea. Avendogli io accennato al Trentino il Principe mi affacciò le note obiezioni circa la difficoltà d'ordine morale di staccare dalla Monarchia un territorio che da otto secoli fa parte dei possessi della Monarchia degli Asburgo. Ma egli soggiunse questa non essere per le due parti che una questione secondaria di fronte alla questione capitale per i nostri destini delle relazioni dell'Italia con i due Imperi. L'Italia può essere certa che Austria-Ungheria e Germania se vincitrici faranno onore ai loro impegni verso essa, e che saranno vincitrici malgrado il cumulo dei nemici e l'immensità dei pericoli, ciò non è permesso dubitarne dopo i grandissimi successi ottenuti e la forza di resistenza del popolo che esse hanno rivelato. È dunque anche positivo interesse nostro mantenerci uniti a quelli che hanno provato di essere i più forti. Se non lo facessimo le conseguenze potrebbero essere per noi fatali. Biilow pur protestando che non voleva in alcun modo enunciare una minaccia, diceva che una nostra azione contro Austria-Ungheria avrebbe inevitabilmente tratto in campagna contro anche Germania la quale ad onta dei suoi impegni dalle altre parti avrebbe potuto facilmente mandare alcuni Corpi d'Armata attraverso Tirolo. Ma egli ardentemente sperava che ciò non sarebbe mai accaduto; e che Governo italiano continuando nella politica fin qui segnata mantenendo una neutralità sincera e leale esercitando come ha già fatto cominciare a fare una influenza moderatrice sulla stampa astenendosi da ogni misura militare che potesse essere interpretata come una sua provocazione verso l'Austria-Ungheria avrebbe eloquentemente smentito i propositi che malevolmente da taluni gli vengono attribuiti e provveduto alla salvezza ed all'avvenire

del Paese. Biilow era estremamente commosso nel dirmi tutto ciò.

(l) Con questo tel. del 1° settembre, diretto al ministro a Durazzo e al console a Scutari, Sangiuliano, parlando di un piroscafo partito da Durazzo per Slinza, chiedeva di

588

L'AMBASCIATORE A LONDRA, IMPERIALI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. GAB. 1269/334. Londra, 5 settembre 1914, ore 3,25 (per. ore 23). Telegramma di V. E. n. 1019 (1). Fiducia inglese nel successo finale è assoluta perchè basata sulla giustizia

della causa, sulla decisione concorde della Nazione e sugli ampi mezzi di cui si dispone per assicurarne il trionfo. Come un secolo fa Inghilterra fece guerra

a Napoleone e non alla Francia cosi oggi con uguale indomita risolutezza essa fa guerra all'Imperatore Guglielmo ed ai principi medioevali e anti-democratici del Governo tedesco e non alla Germania. Pur di conseguire tali nobili intenti nessun sacrificio di uomini e di denaro sarà risparmiato. Nazione unanime, forte dell'appoggio incondizionato di tutto l'Impero britannico che all'appello della Madre Patria ha risposto con concorde entusiasmo superiore a qualsiasi aspettativa, è pronta a prolungare la guerra per anni pur di conseguire scopo. Nè per quanto è dato di prevedere, potrà Imperatore di Germania aver ragione di questa fermissima determinazione se non riesce a strappare all'Inghilterra il dominio del mare, eventualità questa che per il momento almeno non potrebbe entrare nel campo delle ipotesi probabili. I successi militari tedeschi in Francia sono qui considerati come semplici episodi preliminari. Essi sono bensi deplorati per la ripercussione che eserciteranno sulla durata della guerra ma nel fondo non giunsero assolutamente inattesi nè hanno trovato impreparati gli alleati i quali prevedendone possibilità avevano escogitato altri piani che durante recente gita Kitchner a Parigi sono stati meglio studiati e perfezionati. Non si ritengono, in alcun modo qui, provate vittorie dei tedeschi, non riusciti malgrado perdite colossali ad accerchiare le truppe alleate che non commetteranno errore di rinchiudersi a Parigi ma si sforzeranno in base a medesimi criteri dell'esercito russo contro Napoleone, col ritirarsi successivamente, di attirare nemico nel cuore della Francia infliggendo grosse perdite e allontanandolo sempre più dal teatro orientale. Con questo piano si mira a dare alle enormi masse russe il tempo necessario, ad onta magari di possibili rovesci, di avanzare in direzione di Berlino e di Vienna. Inghilterra prepara intanto nuove truppe ed oltre milione circa di armati odierni conta fra un paio di anni avere un altro milione di truppe di primo ordine con le quali se necessario darà addosso ai Tedeschi qualora non siano ancora a quell'epoca sfiniti ed esausti. Mentre commercio tedesco è distrutto o quasi, quello inglese, grazie al dominio dei mari, va sempre più rifiorendo. Risorse economiche inglesi sono incomparabilmente superiori a quelle germaniche. Lloyd George mi ha detto che tra India, Estremo Oriente, America Settentrionale e Meridionale, valori di portafoglio inglesi ascendono a quattro miliardi di lire sterline. Aggiungasi che nazione inglese che finora non aveva in pari grado afferrato significato e importanza della guerra se ne va di giorno in giorno rendendo conto. Oggi con i discorsi del Primo Ministro e di Bonar Law si è iniziata campagna nazionale per spiegare al popolo motivi che hanno costretta Inghilterra a scendere in campo. In ogni angolo del Regno Unito questo vangelo umanitario e patriottico sarà spiegato dalle più eminenti personalità della maggioranza, ciascuno accompagnato da un rappresentante dell'opposizione. I più accaniti guerrafondai con a capo Lloyd George sono divenuti gli estremi radicali laburisti e pacifici anelanti combattere per distruggere causa efficiente della guerra. Mi auguro essere riuscito col mio resoconto a dare a V. E. una nozione esatta delle disposizioni di questo Paese che sta scrivendo ora una nuova grande pagina nella sua già gloriosa storia. Impossibile adegua• tamente descrivere calma, moderazione, semplicità, mancanza di jattanza, ineluttabile tenacia di propositi, fiducia nel successo che si constata dappertutto. Una Signora dell'alta società che ha due figli alla guerra mi diceva ieri che le madri aventi (figli) a casa non sono da invidiare. Dato questo stato di animo

22 -Documenti diplomatici -Serie V -Vol. I

generale parmi chiaro che •i Tedeschi s'illudono grossolanamente se sperano che questa guerra potrà terminare con una pace basata su formula diplomatica e con lievi reciproche condizioni. Purtroppo fatalità delle circostanze lascia prevedere che alla fine della guerra vi dovrà essere per forza un vincitore ed un vinto. Per conseguenza, o Impero britannico scomparirà e Inghilterra diverrà una Potenza di secondo ordine, o Imperatore ed il militarismo prussiano dovrà essere ridotto alla impotenza. Mi giungono al momento giornali recanti discorso odierno Primo Ministro e di Bonar Law. Da esso V. E. trarrà conferma delle conside

razioni sottomesse a V. E. per il bÈme dell'umanità e del mondo civile, per gli interessi soprattutto supremi del mio Paese confesso non saprei senza profondo terrore contemplare disastrose conseguenze di un trionfo dei principi e dei sistemi .di cui il militarismo prussiano si è fatto così crudele ed implacabile banditore (1).

(l) Vedi D. 558.

589

I:.'AMBASCIATORE A BERLINO, BOLLATI, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. GAB. uu. 1264/127 (2). Berlino, 5 settembre 1914, ore 4,30 (per. ore 21 ).

Telegramma di V. E. Gabinetto n. 1027 (3).

Dopo di aver spedito a V. E. mio telegramma Gabinetto n. 125 (4) ho avuto una conversazione or ora con Zimmermann. Prendendo argomento dalla situazione albanese che appariva inestricabile dopo la partenza di Wied io gli dissi che ciò che da noi destava maggiore preoccupazione era la sorte di Valona. Pur non volendo mettere in dubbio assicurazioni del Governo greco e nemmeno quelle di Zographos era permesso supporre che le esortazioni di ambedue non fossero ascoltate e che gli Epiroti profittassero delle attuali complicazioni per invadere città. Era quindi molto naturale che in Italia si studiasse ogni mezzo per prevenire tale eventualità contraria ai nostri interessi. Fra questi mezzi io dissi a Zimmermann vi sarebbero per esempio la occupazione provvisoria da parte nostra di Saseno la quale comanda entrata del golfo di Valona. Io accennai a questo progetto come a mia idea personale aggiungendo che esso avrebbe anche vantaggio di acquietare e soddisfare nostra opinione pubblica giustamente assai sensibile per tutto ciò che concerne equilibrio Adriatico. Aggiunsi pure che questa nostra occupazione che sarebbe beninteso per la sola durata della guerra e senza alcun secondo fine territoriale, non dovrebbe avere nemmeno una punta diretta contro Grecia la quale con atto legislativo aveva già rinunziato al possesso di Saseno. Zimmermann che mi aveva attentamente ascoltato mi rispose

non vedeva dal canto suo alcuna obiezione a quel mio progetto purchè però esso non fosse tradotto in atto senza previ precisi accordi con Austria-Ungheria. Gli replicai che era beninteso (?) che accordo con Austria-Ungheria dovesse essere pieno e reso di pubblica ragione e sviluppai le altre considerazioni contenute nel telegramma di V. E. concludendo che per ottenere il consenso eventuale den'Austria-Ungheria io faceva assegnamento sicuro sull'intervento di lui. Ed egli mi promise che avrebbe subito telegrafato a Vienna e contemporaneamente parlato a. questo ambasciatore d'Austria-Ungheria per fargli conoscere (1)... mio progetto esprimendo il suo parere interamente favorevole ad esso. Ripeto che tutto ciò è stato da me detto a Zimmermann come mia idea personale e che rimane quindi sempre aperta una riserva per un eventuale mutamento di decisione.

(l) -Con tel. dell'8 settembre (t. gab. 1282/338) Imperiali comunicava che anche l'ambasciatore degli Stati Uniti a Londra, Page, era dello stesso parere e che quest'ultimo aveva • telegrafato a Washington essere egli (Page) fermamente convinto che anche nel caso in cui i Tedeschi fossero a Parigi, aperture di neutri per la pace sarebbero accolte con indignazione ». (2) -Questo telegramma venne comunicato ad Avarna il 6 settemb~·e (t. gab. 1030) con la seguente annotazione: « Prego V. E. sospendere ulteriori pratiche fino a nuove istruzioni •. (3) -Vedi D. 576. (4) -Vedi D. 582.
590

L'AMBASCIATORE A VIENNA, AVARNA, AL MINISTRO DEGLI ESTERI, DI SANGIULIANO

T. GAB. 1266/123 (2). Vienna, 5 settembre 1914, ore 5,8 (per. ore 2.1).

Telegramma di V. E. Gabinetto n. 1027 (3).

Rispondo subito al telegramma suddetto dell'E. V. Io non credo che Berchtold si opporrebbe all'occupazione di Saseno con un piccolo distaccamento alla condizione che noi assumessimo l'obbligo di evacuarlo dopo la guerra.

V. E. infatti sa che Berchtold mi ha dichiarato sempre di rimettersi a Lei interamente per tutto ciò che Ella avesse deciso circa le varie questioni riguardanti l'Albania, e che si sarebbe quindi associato a qualsiasi provvedimento. Ella «avesse» (4) creduto prendere nello interesse dell'avvenire dell'Albania «stessa» (4) pur non potendo darci che il suo appoggio morale soltanto. Non dubito che si renderebbe perfettamente «conto» (4) delle considerazioni che spingono il R. Governo ad una tale occupazione provvisoria, per dare in questo momento una qualche soddisfazione alla nostra opinione pubblica assai preoccupata dell'equilibrio dell'Adriatico e facilitare così la sua posizione di fronte ad essa. Ed egli comprenderebbe pure che con tale temporanea occupazione noi renderemo un servizio alla politica austro-ungarica nei riguardi dell'Albania, giacchè essa contribuirebbe a mantenere intatte le deliberazioni di Londra e sarebbe atta a prevenire una eventuale occupazione di Valona per parte degli Epiroti ed a sventare l'opera dei promotori delle agitazioni antiaustriache in Italia.

Non avrei quindi difficoltà ad intrattenere direttamente della cosa Berchtold senza che egli venga predisposto a dare il suo consenso alla occupazione da

12l Questo telegramma venne comuni